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EAN : 9791097515072
150 pages
Éditeur : LA TRACE (20/08/2018)

Note moyenne : 4.54/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Le simple d'esprit avec son sourire figé "TOUJOURS COUNTEN", nous qui le croisons, que savons-nous de lui ? Il nous raconte ses joies, ses peines et ses angoisses, ses amours, ses douleurs dans une époque et un environnement rudes.

Son monde n'est pas tout à fait le nôtre, mais le notre est-il si différent du sien ?
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Yaena
  24 septembre 2018
Je referme la dernière page du roman « Simple d'esprit, le fada de Bousieyas » et l'histoire me poursuit. Les images qu'a fait naître la plume de Jean-Claude Lefebvre tournent dans ma tête. Elle est obsédante la plume de Jean-Claude Lefebvre. Je ne le connaissais pas mais je suis contente de cette découverte. J'aime la façon dont il décrit cette nature sauvage qui caractérise la montagne. On a l'impression tantôt de respirer cet air glacé qui vous coupe le souffle, tantôt de sentir l'odeur de l'herbe fraîche tout en profitant des rayons du soleil. On part en balade, on respire le grand air, on entend l'eau ruisseler au milieu des rochers, on sent le vent qui nous fouette le visage. Il réussit à faire de ces montagnes un personnage à part entière de son roman. En peu de pages (150) il nous immerge dans ce petit village perdu au milieu des montagnes : coupé de tout l'hiver et relié au reste du monde grâce aux muletiers l »été.
Cet univers il nous le fait découvrir à travers les yeux de Jean-Noël alias lou fada, un gamin pas tout à fait comme les autres qui deviendra un homme pas tout à fait comme les autres. A sa naissance les choses se sont mal passées et s'il a survécu il en a gardé quelques séquelles, d ‘abord physiques ; son visage est marqué, mais surtout mentales ; il n'est pas comme les autres il ne voit pas le monde de la même façon. Catalogué simple d'esprit les autres l'appellent lou fada et disent de lui qu'il est « toujours couten ». La vérité c'est que Jean-Noël suit les conseils de sa mère : sourire pour que les autres le laissent en paix. Donner l'impression qu'il est toujours content pour ne pas qu'ils s'acharnent à le faire souffrir.
J'ai été très touchée par l »histoire de Jean-Noël. On veut bien tolérer (pas accepter il ne faut pas exagérer) les gens différents mais à condition qu'ils soient conformes à ce qu'on attend d'eux. Les simples d'esprit sont heureux c'est bien connu. Alors il faut qu'ils sourient quoi qu'il arrive. C'est ce que va faire Jean-Noël mais pas seulement il va se battre pour avoir de vraies raisons d'être toujours content. Mais la vie ne lui fera pas de cadeaux. Son envie de vivre, d'être heureux est touchante. Mais ce qui m'a le plus frappé c'est cette solitude à laquelle sa différence le condamne. Même s'il est entouré de gens qui l'aiment sa différence ne lui permet pas de s'identifier aux autres, ni les comprendre et inversement. On sent page après page cet attachement aux autres et en même temps cet isolement que rien ne semble pouvoir briser. Sauf peut être Néant, un âne lui aussi un peu différent. Cette différence va le rapprocher de Jean-Noël qui va faire de cet âne son confident.
J'ai regretté que certains personnages ne soient pas plus denses, plus consistants. Certains sont pour moi restés à l'état d'ébauche et c'est dommage. Toutefois j'ai beaucoup aimé Georges : un homme un peu rustre, taiseux, mais avec un coeur d'or. J'aime beaucoup ces personnes avec qui on peut partager de longs silences sans ressentir aucune gène. C'est comme ça que j'ai perçu Georges.
Au delà du thème principal ce roman c'est aussi celui d'un quotidien simple, parfois rude mais heureux. Une vie d'un autre temps tuée peu à peu par les avancées technologiques. C'est la disparition d'un mode de vie.
Ce roman bien qu'empreint de mélancolie ne sombre ni dans la mièvrerie ni dans le pathos. L'écriture est poétique et je suis vraiment très tentée de découvrir les autres romans de cet auteur.
Merci beaucoup à Babelio qui grâce à sa masse critique m'a permis une fois encore de faire une belle découverte. Merci également aux éditions La trace pour cet envoi.
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Symphonie
  21 septembre 2020
On appelle le Fada, le Simple d'esprit, l'Idiot du village et lorsqu'il ne comprend pas ce que les gens lui disent, il sourit. Il sourit tout le temps malgré les moqueries dont il est l'objet à cause de son faciès disgracieux. Né un soir de Noël, d'un accouchement difficile, pour son plus grand malheur, il en garde des séquelles à vie. Mais une mère aime toujours l'enfant qu'elle a porté de long mois et tout particulièrement le petit Jean- Noël qui a tardé à naître. C'est d' ailleurs cette mère prévenante qui lui a conseillé de toujours sourire malgré la cruauté des propos dont il est la proie " ça les fera taire de te voir toujour counten va, mon Jean-Noël ! " Et chaque fois qu'elle lui baise la joue, il n'est plus un Simple d'esprit, un Fada mais le Petit prince des étoiles...
Au fil du temps, il va s'essayer à divers métiers, tantôt muletier, puis charpentier et bûcheron. Les animaux sont ses amis dont Néan, un âne qui deviendra son plus fidèle compagnon. Soutenu par une famille aimante, le voilà devenu un gaillard aux épaules solides, un homme à la carrure impressionnante.
Malgré sa différence, il va connaître les premiers émois du coeur en la personne de Marie, une écorchée de la vie tout comme lui. Elle est belle Marie et de Jean-Noël, elle ne voit que la beauté de son coeur. L'amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre les conduira jusqu'au mariage suivi de la naissance de leur fils Gabriel. Rien ni personne ne pourra compromettre les sentiments qui les unis.
Mais la vie parfois revêt son manteau de tristesse et de désillusion. Et Marie, fascinée par la vie parisienne trépidante, de plus en plus distante depuis son départ pour suivre quelque temps les études de leur fils Gabriel devenu un beau jeune homme instruit, dont les fréquentations sont à l'opposées de celles qu'elle connaît à la campagne avec Jean-Noël, va bouleverser l'ordre des choses. Perdu, sans nouvelles de celle qu'il aime, son chagrin est sans nom. Vivant désormais dans l'espoir fou du retour de sa bien aimée, ses journées se suivent vides de sens malgré le soutien de son fidèle ami George.
Et voilà qu'un beau jour, il aperçoit là-bas dans le lointain, une silhouette qui s'avance d'un pas hésitant et désolé, dans sa direction...
Ce récit est une nouvelle pépite. La vie du Simple d'esprit, le Fada de Bousiéyas " toujours counten " décrit avec tellement de sensibilité, de poésie et de cruauté par la plume de Jean-Claude Lefebvre vous fendra le coeur, c'est du moins l'impact qu'il a eu sur le mien...

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tiben
  17 juillet 2019
Quelle belle découverte que ce Simple d'esprit de Jean-Claude LEFEBVRE aux éditions La Trace. Une couverture magnifique, une écriture somptueuse, une histoire aussi touchante que marquante… Je l'ai refermé depuis bientôt 15 jours mais il résonne toujours en moi tant il est fort et intense..
Passant le week-end dans l'Ubaye, cette lecture s'est avérée à la fois de circonstance mais également une opportunité d'échanger avec l'auteur en personne.
« Chiéou lou Fada de Bousiéyos. Je suis le FADA DE BOUSIEYAS : « lou fada », chez nous, tout en haut des montagnes, c'est le simple d'esprit, l'idiot du village. Mais c'est plus gentil de dire « lou fada… ». « Lou Fada » : c'est celui à qui « lou boun Diéou » a donné d'être « toujours countent » comme dit maman.
Le narrateur, « Lou Fada », c'est Jean-Noël. Né la veille de Noël, d'où son prénom, il a failli ne jamais voir le jour tant l'accouchement a été difficile… Marqué à vie dès les premières secondes par des séquelles à la fois physiques et intellectuelles, il n'en fallait pas moins pour qu'il soit catalogué comme l'idiot du village.
Page après page, chapitre après chapitre, nous voguons aux côtés de Jean-Noël, de ses premières respirations à son dernier souffle. Nous grandissons avec lui, nous avons nos premiers émois amoureux, nos fiertés et déceptions, nos joies et tristesses…
Comment se construire quand on est différent ? Comment le vit-on? Quand surtout on est « vu » comme différent, comme un simple d'esprit subissant moqueries et autres ingratitudes ? Notre monde est-il différent ? de vrais questions subtilement amenées et abordées par l'auteur.
Se révolter, Jean-Noël le fera et ça lui coûtera. Loin d'être idiot, il sait s'adapter et donner le change. Toujours le sourire aux lèvres, toujours content lui a dit maman.
J'ouvre une parenthèse et m'écarte un peu du fond pour parler de forme: L'utilisation du patois, quelle belle trouvaille ! Un parfait mariage avec le thème, la campagne, les villageois, les anciens… Quel bonheur ! Je ne pouvais qu'adhérer ayant personnellement connu ce genre de situation dans mon petit village landais. A la terrasse du bistrot du coin ou durant les repas familiaux, c'était une tradition ! Que d'aucuns continuent à faire vivre, mais qui malheureusement se perd comme tant de valeurs du passé…
« Elle avait la peau douce et chaude maintenant…Elle a relevé la tête, ses yeux brillaient de mille points d'or, elle a pris ma bouche dans un baiser de chaleur de lèvres, de goût de cerise brûlante, de tournement de tête et ce fut une tempête de corps, de douceur de peau, d'éclairs de désir et d'envie de nous, d'éboulement de plaisir encore et encore, roulant sans fin, corps emmêlés l'un à l'autre jusqu'à l'explosion de soleil comme un feu d'artifice du 14 juillet, un grand bonheur d'amour. »
Il découvre l'amour. C'est Marie, son alter ego, orpheline, mise à l'écart… 2 écorchés de la vie en quelque sorte, mais deux battants qui sourient à la vie et profitent. La encore, que d'émotions, que de sentiments profonds ressentis à la lecture des lignes… L'écriture de Jean-Claude est vraiment très évocatrice. Avec elle, il aura un fils, sa fierté. Mais il connaîtra aussi l'abandon et l'affront de l'adultère, avant le retour et la mort de Marie. Toujours fidèle, amoureux, jamais Jean-Noël ne déviera, ne transigera avec ses valeurs.
« Avec Néan nous sommes descendus comme si on avait des ailes et je me répétais : « je veux la marier Marie, je veux la marier » mais arrivé vers chez nous il m'est venu le doute : est-ce qu'un Fada peut se marier .... le doute, c'est terrible, c'est comme la pourriture dans un fruit, si on le laisse il gâte tout, dans mon grand bonheur tout neuf il y avait une épine. »
Il aura son ami indéfectible, l'âne Néan. Comment ne pas s'attacher à ces deux personnages. Car oui Néan c'est un vrai personnage dans ce récit, fidèle accompagnateur, confident, ami à qui il partagera ses interrogations, ses moments de doute mais aussi de joie. Un duo aussi atypique que touchant.
Et que dire enfin, pour ne pas être trop dithyrambique, de ce superbe voyage que nous faisons, tant l'écriture est descriptive et poétique. On se promène dans la nature, on visualise les montagnes, on frissonne avec la neige, on ressent la tempête ou l'orage. On randonne, on découvre, on a réellement l'impression d'y être. Une vraie bouffée d'oxygène, un moment hors du temps.
« La vie en montagne ne coule pas, elle saute comme la Tinée de caillou en caillou, de vasques bouillonnantes en gravières tranquilles, de douceur en douleur, de chaleur en fraîcheur, de gerçures et d'onglées en sueur et brûlures, de saison en saison »

Vous l'avez compris, point de pathos, ni de mièvreries. Bien au contraire, même si la mélancolie est présente, c'est un récit tout en sensibilité servi d'une remarquable écriture. Comment il pouvait en être d'ailleurs autrement. C'est non seulement la marque de fabrique des éditions de la Trace, mais il aurait été impossible de traiter aussi intelligemment et justement la question de la différence.
Les pages se tournent, le temps s'écoule sans qu'on y prenne garde. Impossible d'abandonner ce texte, impossible de le lâcher avant d'en connaître l'épilogue tant c'est beau, c'est fort, c'est émouvant.
Je ne peux que vous recommander très fortement cet ouvrage. Vraiment ! Merci Jean-Claude, merci Florence et Jean-Philippe pour avoir publié une si belle oeuvre à nouveau.
Bon voyage à tous.
4,5/5

Lien : http://www.alombredunoyer.co..
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nathavh
  08 novembre 2018
Attention pépite ! ♥♥♥
Un grand merci à Jean-Philippe Laffont et aux jeunes éditions "La Trace" pour la découverte de cette pépite. Un livre que je n'aurais sans doute jamais découvert autrement, et quelle erreur, je serais passée à côté d'un petit bijou !
Avant de parler de l'histoire, je tiens à souligner la beauté de l'objet. le livre est soigné, avec un visuel magnifique qui reflète à merveille l'esprit du livre. Bravo.
Exercice difficile, trouver les mots sur ce récit magnifique. C'est parti !
Direction Bousieyas, un petit village des Alpes Maritimes dans l'arrière pays niçois.
C'est un 24 décembre que verra le jour Jean-Noël dit le Fada de Bousieyas.
La naissance s'annonce difficile, le bébé ne vient pas, il neige, il faut aller à la rencontre du docteur dans cette nature hostile, traîneau et mules sous la neige, braver le froid ! Il faudra utiliser les fers pour que Jean-Noël voit le jour. Il en sera marqué à vie, un oeil fermé, le visage déformé à tout jamais.. Il ne respirera pas de suite laissant quelques séquelles au niveau de son développement intellectuel.
Un chouette professeur le prendra à l'école mais au départ de celui-ci, il sera rejeté, deviendra la risée de tous au village. L'amour de ses parents le portera, lorsqu'au village on l'embêtera, pour éviter les affrontements il suivra les conseils de sa maman , il sourira, se forgera une carapace.
"Toujours counten" , on dit de lui , se sera la façon d'éviter des reproches et d'avoir la tranquillité, d'éviter que l'on s'acharne sur lui et devienne le souffre-douleur.
Mais pourtant, il n'en est pas si insensible, il nous raconte ici son histoire, nous donne sa vision des choses.
Il est sensible, il ressent toutes ces choses en dedans mais à du mal à s'exprimer. L'amour inconditionnel de ses parents, la bienveillance de Georges son parrain et son confident "Néan", un âne du Poitou différent comme lui, lui permettront d'avancer, d'apprendre le métier de muletier de son père, de garder des chèvres en montagne.... et surtout de vivre comme tout le monde, une vie simple au rythme des saisons.
Un magnifique récit, une plume poétique, bien particulière qui m'a séduite d'entrée de jeu. L'écriture est sensible comme notre "fada", magnifique.
Elle nous décrit à merveille la montagne, la nature. On ressent la tempête, l'orage, la neige, on voit littéralement les paysages, on ressent la nature en soi.
Un roman qui nous parle d'un autre temps, nous sommes au siècle dernier. Il nous parle de la modernisation, de la fin du métier de muletier avec l'arrivée des routes, de la période de la première guerre..
Les mots, l'apprentissage auront une place importante. Amour, différence, regard des autres sont des thèmes abordés tout en sensibilité, un roman magnifique, à découvrir de toute urgence.
Vous l'avez compris c'est vraiment un immense coup de coeur, un livre qui m'a touchée.
Ma note : ♥♥♥♥♥
Lien : https://nathavh49.blogspot.c..
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zazimuth
  18 octobre 2018
C'est vraiment un très très beau livre !!!
Reçu dans le cadre de la dernière Masse Critique Babelio, je remercie la jeune maison d'édition La Trace pour ce livre qui est déjà très beau d'aspect (qualité du papier, typographie agréable...). le graphisme de la couverture représente bien l'histoire à mes yeux.
Le Fada de Bousieyas, c'est Jean-Noël qui raconte sa vie (avec quelques passages ajoutés par un narrateur externe) dans les Alpes, né à la fin du 19ème siècle, contemporain de la modernisation des campagnes et des transports après la première guerre mondiale.
Depuis son plus jeune âge, le fils de Jean le muletier et Sophie, sa femme qui élève des chèvres, est surnommé le fada "toujours content" parce qu'un accouchement difficile lui a laissé les traces des forceps sur le visage et un esprit "simple".
Ses parents aimants, son parrain Georges et son oncle et sa tante bienveillants l'élèvent en lui apprenant comment vivre en respectant le rythme de la montagne et des saisons en quasi autosuffisance.
Il mène une vie heureuse au contact de la nature et de son âne Néan, un baudet du Poitou, discriminé aussi car différent des animaux locaux.
Sa vie va basculer un été lorsqu'il découvre la petite chevrière qui estive dans les alpages...
C'est une très belle histoire d'amour.
C'est un portrait magnifique servi par une écriture sensible et une atmosphère sensuelle (les cinq sens sont sollicités par les descriptions de la nature et de la vie à la montagne au fil des saisons : les couleurs, les odeurs, les sensations de l'air ou de la neige, les chants des bêtes et des éléments ou le silence...).
Je vous le recommande chaudement !
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
SymphonieSymphonie   21 septembre 2020
Chez nous, il y a de la tendresse, bien plus qu'avec des mots, quand : l'échine courbatue et " lou magou " ( lou magou, pioche à deux dents ) sur l'épaule au soir de la récolte d'un sac de pomme de terre, un couple se prend la main pour regarder le ciel où le disque d'or plonge dans une mer pourpre. Et quand à la veillée, bien protégé du gel qui fait gémir dehors le vieux toit de bardeau, autour de l'Ancien, chacun tend son oreille pour ne rien oublier de la voix chevrotante qui craque avec le feu. Alors, dansent les ombres , au rythme des légendes, pendant qu'un nourrisson tète le sein de sa mère.
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nathavhnathavh   08 novembre 2018
Le mariage, c'est une histoire d'amour, pas de différence, il faut deux êtres qui s'aiment... S'ils s'aiment, ils n'ont pas besoin d'être pareils. Un garçon et une fille ce n'est pas parce qu'ils sont différents de ceux qui les entourent qu'ils ne peuvent pas s'aimer, se marier et être heureux. Le mariage c'est comme une soupe de légumes à laquelle tu ajoutes de l'huile d'olive. L'huile et la soupe sont différentes, la preuve, c'est que, l'huile flotte sur la soupe et comme cela ce n'est pas particulièrement bon. Par contre si tu brasses les deux ça devient goûteux, mais si tu veux que ça le reste, il faut continuer à brasser jusqu'à la dernière cuillerée. Le mariage c'est pareil, ce n'est pas la différence qui emporte, c'est d'entretenir jusqu'au bout.
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YaenaYaena   23 septembre 2018
Nous sommes arrivés chez nous avec la lune. Elle posait plein de poissons d'argent sur les champs de neige et la forêt se découpait en ombres chinoises, dans un silence juste froissé par le glissement des skis.
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SymphonieSymphonie   21 septembre 2020
Nous, les simples d'esprit, les gens vivent à côté de nos visages déformés, de nos sourires figés comme des grimaces, mais jamais ils ne se demandent si on est heureux ou dans le chagrin, parce que chez nous ça se voit mal, alors ils nous mettent l'étiquette " d'imbécile heureux toujou coutent..."
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YaenaYaena   23 septembre 2018
Dans notre herbe, que broutent les moutons, poussent des gentianes bleues comme la nuit, des arnicas et des boutons d'or plus jaunes que le soleil et de petites pensées sauvages blanches et mauves qui frissonnent au vent comme les idées dans ma tête.
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