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ISBN : 2253150819
Éditeur : Le Livre de Poche (19/06/2001)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 11 notes)
Résumé :

Quand une femme parle, on regarde sa bouche, ses jambes. On la juge. Quand une femme parle, est-ce qu'on l'écoute ? Suzanne parle, parle affreusement, jusqu'à nous envahir. Suzanne est une voix cassée par la vie. Son amant vient de mourir, Timothée, marié-un enfant, un homme comme on en fait, vite mangé par la maladie. Avec son deuil et sa vie en morceaux, Suzanne se fait des idées, elle broie du noir, s'invente de nouve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
MaloWoisard
  09 juin 2015
J'ai le souvenir curieusement précis d'au moins un article de presse outré il y a une quinzaine d'années, associant "Viande" à d'autres textes de la même génération, dévalués en termes excédés, excessivement pudibonds. Viande, c'est cru parce que c'est vrai. Un texte catapulte qui s'avale d'une traite, que je glisserai facilement entre des mains adolescentes parce qu'on y trouve le ton de ces ados que je croise sans cesse et car on leur évitera quelques pièges de la vie, dans d'autres mains pour une fraîcheur d'écriture de Claire Legendre qui rafraîchit l'esprit. A sa manière roman d'apprentissage, "Viande" expose le corps qu'on découvre, dont on se sert et dont d'autres se servent, arme comme victime, corps rarement triomphant ou exultant mais moyen et soi tout à la fois, qu'on découvre et apprivoise, autant qu'il peut nous perdre. Trois parties qui pourraient être trois nouvelles autonomes, particulièrement la première que j'ai préféré et qui pourrait se suffire à elle-même, qui démarre presque comme un conte fantastique et trouve sa vraie clé au retournement final confirmé à la fin du roman. C'est malin, même brillant. du coup, j'adhère moins à la deuxième partie, peut-être plus attendue. C'est livré à la première personne et cela démontre, démonte, justement sans faire donneur de leçon. "Tout le monde en parle, de cul". Là, on montre, sans le voyeurisme facile qu'on a dû reprocher parfois à l'époque mais, comme si on vivait de l'intérieur. On sent malgré tout toute une inventivité et un grand travail d'élagage, un dépouillement, la volonté d'être juste tout de suite, dans le je comme dans le jeu, par exemple d'une science des noms : qu'on pense aux évocations liés à "Timothée" "Octave" "Myrtille" "Eglantine" "Suzanne" etc. ! Si "Viande" m'a semblé un peu moins abouti ou plus inégal que d'autres oeuvres plus récentes de Claire Legendre, peut-être aussi parce que d'autres de ses sujets m'avaient plus touché, "Viande", cela fonctionne et cela sert ! "Qu'est ce que ça peut bien vous foutre le nom de celui qui a mal, du moment qu'il a mal ?" En exposant, pas seulement cela, le sexe comme une misère potentielle, dans la veine de "Matricule" que j'avais adoré, qui témoigne de la complexité du couple à vivre une paternité, on croise un auteur qui démythifie et casse les préjugés faciles. "Viande", emballé c'est pesé ? Non, cela ouvre les yeux et invite à nuancer, bien loin des jugements à l'emporte pièce que j'avais croisé il y a 15 ans.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Erzuli_CapoteErzuli_Capote   13 mars 2012
"Ce jour-là, j'ai décidé que j'aurais une bite, et qu'elle supporterait la vue du sang. Pas une bite petit-bourgeois, qui fait la dégoutée à la moindre occasion, et vous file des complexes pour le reste de la vie. Non: une bite loyale, entière. Un bon petit soldat de bite qui fait vaillamment son travail. De bon coeur. Sans se taire. Une bite comme on n'en fait plus. La tienne, je la retiens: elle m'a rendue rancunière. Sale bite bégueule d'abruti."
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Erzuli_CapoteErzuli_Capote   13 mars 2012
"Dès aujourd'hui, je sais que mon corps n'est pas un objet de plaisir. Est-ce bien ce même corps qui a été sensuel, la même sueur, la même peau qui a inspiré le désir? Bande, bandaison, moisson. Je n'ai plus que ce rêve de lacérer le sexe à grands coups de couteau, le tuer, anéantir la douleur."
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Erzuli_CapoteErzuli_Capote   13 mars 2012
"Erection du matin, chagrin."
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Videos de Claire Legendre (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claire Legendre
Vous avez peur des araignées, du vide, du regard des autres, de la maladie. Qu’on vous trahisse, qu’on vous abandonne, que les prédictions de la petite gitane se réalisent.
Vous arrêtez de fumer, vous fuyez les insectes et les confidences médicales, vous évitez de monter sur scène, de prendre l’avion, de tomber amoureux, de vous pencher au balcon. Vous ne passez pas le permis de conduire et vous commencez à lire les romans par la fin, un peu comme on mettrait une ceinture de chasteté.
Vous croyez que vous êtes paré, qu’on ne pourra jamais vous prendre au dépourvu, qu’il ne vous arrivera rien.
Et puis on découvre un papillon dans votre poitrine, vous le sentez battre des ailes. Vous ne pourrez pas faire mine de l’ignorer…
Essai autobiographique sur la peur, Le nénuphar et l’araignée explore les symptômes, les sources et la genèse de l’angoisse, de la plus intime à la plus ordinaire.
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