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EAN : 9782818014806
160 pages
P.O.L. (05/01/2012)
3.27/5   92 notes
Résumé :
Plusieurs destins s'entrelacent dans ce nouveau récit de Nathalie Léger. Ils se nouent autour d'un film, "Wanda", réalisé en 1970 par Barbara Loden, un film admiré par Marguerite Duras, une œuvre majeure du cinéma d'avant-garde américain. Il s’agit du seul film de Barbara Loden. Elle écrit, réalise et interprète le rôle de Wanda à partir d'un fait divers : l'errance désastreuse d'une jeune femme embarquée dans un holdup, et qui remercie le juge de sa condamnation. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
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patatipatata
  11 juin 2012
Barbara Loden. Muse d'Elia Kazan. Prix de la critique au festival de Venise en 1971 pour Wanda dont elle est la réalisatrice et l'actrice principale. Film sorti de l'ombre par Isabelle Huppert qui en a racheté les droits pour pouvoir le diffuser en france.
À la question, pourquoi avoir joué le rôle au lieu de le confier à une autre actrice, Barbara Loden répondra : "I was the best for it". C'est dit ! Barbara est Wanda.
Wanda. C'est l'histoire d'une femme "qui voulait être juste gentille". C'est un corps qui ne répond plus aux signaux de danger d'une âme désertée par les émotions. Wanda est une femme qui dérive sur le vide. "Quand on est arrivé au bout de tout, et que le chagrin lui-même ne répond plus, alors il faut revenir en arrière parmi les autres, n'importe lesquels." écrit Nathalie Leger en citant Céline.
Une errance vers "n'importe lesquels". Un tas de de tripes sans but, dit Beckett.
A partir des scènes du film et de la vie de Barbara Loden dont on connaît peu de choses, l'auteur invente les blancs. En tissant tout un réseau de références et de souvenirs personnels, Nathalie Léger va nous permettre de saisir le flottement des âmes errantes. de nous approcher au plus près de l'Innommable.
Il est impossible de ne pas être aspiré par cette mise en abîme. Tout au long de ma lecture, ma mémoire a actionné ses propres flashs. le beau visage absent d'Anna Thomson dans "Sue perdue dans Manhattan" d'Amos Kollek. La lente perdition de l'héroïne du livre " A suspicious river" de laura Kasischke. le personnage de Temple dans Sanctuaire de Faulkner. Gena Rowlands. L'errance de Jeanne Moreau dans "La nuit" d'Antonioni, ce plan éloigné sur sa minuscule silhouette devant un immeuble au milieu de nulle part, écho du long plan de Barbara Loden/Wanda, petite chose, traversant la carrière à ciel ouvert d'une mine de charbon.
"Supplément à la vie de Barbara Loden"
C'est "l'histoire d'une femme peinte par Hopper, une femme seule, sur le lit d'une chambre d'hôtel, penchée, un livre sur les genoux, simplement penchée au-dessus du vide."
C'est "l'histoire d'une femme qui a perdu quelque chose d'important et on ne sait pas bien quoi, des enfants, un mari, sa vie, autre chose peut-être encore, mais on ne sait pas quoi..."
Par son empathie, par sa générosité, le livre de Nathalie léger sait toucher notre sensibilité. Que l'on ait vu le film ou non, là, n'est pas la question.
Magnifique !

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fbalestas
  28 mai 2020
Barbara Loden est née en 1932, 6 ans après Marilyn Monroe, et la même année que Elisabeth Taylor, Delphine Seyrig ou Anouk Aimée. Une année faste, donc.
Seconde femme d'Elia Kazan, les cinéphiles la connaissent pour son rôle dans « le fleuve sauvage » ou « la fièvre dans le sang ». « Wanda » est son unique long métrage, elle y joue le rôle titre.
La notice pourrait s'arrêter là et l'éditeur aurait pu s'en contenter pour son dictionnaire de cinéma. Seulement voilà. C'était sans compter la rencontre entre Nathalie Léger et Barbara Loden, au travers de ce long métrage qui recèle un quelque chose d'indéfinissable qui a saisi Nathalie Léger. Et celle-ci ne s'est pas contentée d'écrire une simple notice pour son éditeur, mais en a fait un livre sur l'écriture – cinématographique ou non.
Wanda est l'histoire d'une femme ballotée par la vie, épouse et mère d'enfants qu'elle abandonne, jouant un rôle absurde dans un fait divers – un braquage raté, organisé par un paumé comme seule l'Amérique sait en produire – et qui remercie le juge de sa condamnation à quelques années de prison : là au moins, elle sait où elle va habiter.
Il faudrait donc écrire : dans ce livre Nathalie Léger parle de Barbara Loden, qui parle de Wanda, qui parle en fait de Alma Malone, alias Miss None. Mais ce serait impossible à expliquer. Parce qu'il est question d'une mise en abyme, de poupées gigognes, de récits de femmes qui s'emboitent les uns dans les autres, avec un dénominateur commun : la fascination des unes pour les autres.
Tout était pourtant parti d'une simple commande, ce n'était pas compliqué, il s'agissait d'écrire une notice pour un dictionnaire de cinéma. « N'y mettez pas trop de coeur » avait suggéré l'éditeur. Nathalie Léger part donc sur les traces de Barbara Loden, puis sur celles de Wanda, qui l'amènent à Alma Malone, parce que « pour écrire peu il faut en savoir long » pense-t-elle. Lieu du tournage, articles de journaux, témoignages, tout est bon pour Nathalie Léger pour mener l'enquête et comprendre la genèse du film.
Mais Nathalie Léger ne sait pas qu'elle part pour une longue traversée. Barbara Loden ne savait pas elle-même ce qu'elle faisait en jouant le personnage de Wanda.
« Si on savait quelque chose de ce qu'on va écrire avant de le faire, avant d'écrire, on n'écrirait jamais. Ce ne serait pas la peine » dit Marguerite Duras.
Placé sous l'égide de la grande écrivain française, ce récit ensorcelant nous parle donc de création et de filiation.
De création parce que l'écriture s'y déroule comme pour l'écriture d'un scénario : « Je parle d'un objet cinématographique, donc qui obéit à des plans, à des ruptures » explique Nathalie Léger. Mais aussi de filiation parce que de façon apparemment incongrue le seul personnage du 21ème siècle aux côtés de Nathalie Léger est celui de sa mère, une mère « qui rêve de visiter Ganagobie », mais finalement non, ce serait trop décevant, par rapport au souvenir qu'elle en garde.
Nathalie Léger tente d'expliquer à sa mère ce qu'elle fait, et pourquoi elle s'acharne sur le personnage de Barbara Loden, mais en vain : personne ne peut expliquer pourquoi un écrivain choisit un sujet plutôt qu'un autre.
L'écriture oscille donc du présent de Nathalie avec sa mère, à Wanda ou plutôt Alma Malone pendant le fait divers, aux images « cut « du film Wanda.
Ce récit dense et bref est construit à la façon d'un puzzle, dont les pièces nous sont délivrées petit à petit, comme si Nathalie Léger nous livrait le script du film mêlé à son enquête sur Barbara Loden et ses figures associées.
Et ce dénominateur commun, alors ? Il traverse ces poupées gigognes, on le ressent dans le vertige qui nous saisit à la représentation de ces femmes qui se reflètent les unes les autres, on peut le débusquer entre les lignes :
« Je me souviens de ma mère faisant des gestes absurdes, feints, traqués, dès que mon père était là. La panique qui marquait son visage. Et comme Wanda, cette fixité inquiète dans le regard, cette manière particulière de scruter le visage impassible de l'homme pour comprendre et anticiper. »
Wanda et la mère de Nathalie Léger, réunies par un même destin ? On ne sait pas, c'est mystérieux, mais ce qui est sûr en tout cas, c'est qu'il y est question du rapport des femmes avec les hommes, de séduction, de soumission, et de bien d'autres choses encore.
Mais une des clefs se cache peut-être aussi dans l'une des rencontres que fait Nathalie Léger aux États-Unis lorsqu'elle enquête sur Barbara Loden. Elle y rencontre Mickey Mantle, qui a dû être un grand joueur de base-ball, à son époque, dans les années 50. Il a bien connu Barbara Loden.
Et Nathalie Léger a cette trouvaille : ce mineur, ce Mickey Mantle, joueur de Base-ball dans le Connecticut, a un jour lu Proust. Oui, vous avez bien lu : notre plus grand écrivain français.
Oh pas toute la Recherche, non, juste une phrase, mais elle suffit à éclairer le pourquoi de ce récit, et c'est presque trop beau pour être vrai :
« Les yeux de l'esprit sont tournés au-dedans, il faut s'efforcer de rendre avec la plus grande fidélité possible le modèle intérieur. »
Parfois l'écriture est si forte qu'une phrase seule peut percer la carapace d'un joueur de base-ball américain.
Et parfois l'écriture d'une notice peut être si forte qu'elle peut percer la carapace de lecteurs d'aujourd'hui.
C'est le cas avec ce « Supplément à la vie de Barbara Loden ».

Lien : https://www.biblioblog.fr/po..
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pyrouette
  20 juillet 2012
C'est une histoire simple de femmes compliquées ou bien une histoire compliquée de femmes simples. Comme vous voulez, je ne suis pas difficile je vous laisse le choix. L'image qui me restera dans la mémoire est celle de Wanda, ses bigoudis et son foulard par-dessus. Pourquoi ? Parce que nous sommes dans les années 70 et les personnages me font irrémédiablement penser à ma mère. Ce qui complique légèrement la trame de ce récit puisque au lieu de trois personnages, puis quatre, je dois rajouter ma mère ce qui fait cinq. Mais de quoi parle ce livre me demandez-vous ? Au lieu de divaguer raconte-nous ! Bon d'accord.
La narratrice doit écrire une notice sur Barbara Loden. Elle fait donc des recherches, se rend compte qu'elle a du mal à consulter les rares archives sur cette réalisatrice mais s'entête. Elle n'a plus le recul nécessaire pour décrire cette femme en quelques mots, fait la comparaison avec sa propre mère, puis s'intéresse au seul film que Barbara Loden a réalisé et dans lequel elle a tenu le rôle principal : Wanda. Et c'est là que tout se complique. Wanda incarne le désenchantement, l'errance, l'abandon, la soumission, peut-être aussi la résignation mais quelque part la rébellion. Personnage fictif d'un film ou personnage existant ? A vous de le découvrir. L'écriture peut nous mener très loin, l'auteur nous le démontre d'une plume sûre et déterminée. Un récit passionnant, foisonnant qui nous donne envie de revoir le film de Barbara Loden, l'histoire d'un chaos intérieur qui rebondit sur nos vies de femmes modernes.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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MarianneDesroziers
  26 juin 2012
Si par hasard vous n'avez pas déjà vu le magnifique film "Wanda" de Barbara Loden, une chose est sûre : vous chercherez à tout prix à le voir après avoir lu ce livre de Nathalie Léger. Et si vous l'avez déjà vu et apprécié, comme moi, vous allez avoir envie une furieuse envie de le revoir. Et pour cause... dans ce roman superbe, Nathalie Léger fait revivre Barbara Loden, réalisatrice, actrice et ancienne pin-up, épouse d'Elia Kazan et décédée d'un cancer en 1980. "Supplément à la vie de Barbara Loden" (un très beau titre !), récompensé par le prix du livre Inter 2012 est une enquête sur une femme artiste (Loden), sur un personnage de fiction (Wanda), sur une femme impliquée dans le fait divers qui inspira le film ... et au-delà sur la mère de l'auteur, sur l'auteur elle-même et sur toutes les femmes, sur leurs fragilités et leur errances, leur manque de confiance, sur les erreurs aussi, en particulier au sujet de l'amour.
La suite sur le blog :
http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.fr/2012/06/supplement-la-vie-de-barbara-loden-de.html
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Marti94
  02 novembre 2013
Je me suis précipitée pour trouver le DVD de Wanda. J'ai apprécié la narration, en parallèle, des destins de femmes (Barbara Loden, Wanda, Nathalie Léger) mais aussi les références cinématographiques et littéraires qui rejoignent celles des très bons livres que j'ai lu récemment (Anne Wiasemsky, Martine de Rabaudy).
Lu en mai 2012
Depuis, en 2013, il y a eu la proposition de Marie Rémond au théâtre de la colline à Paris "Vers Wanda". Elle rend un très bel hommage à la femme, Barbara Loden, et c'est une des plus belles pièces que j'ai vu cette année.
Marie Rémond écrit : "Je découvre Barbara Loden à travers le livre de Nathalie Léger Supplément à la vie de Barbara Loden. Construit comme une enquête, une recherche, le livre évoque l'actrice à travers son film Wanda réalisé sans moyens, dans lequel elle incarne l'héroïne.Il y a d'abord l'errance de cette femme, Wanda, apparemment sans attaches et sans désirs ; il y a ensuite la recherche de Barbara Loden, une actrice rare, une cinéaste inspirée, une femme secrètement blessée, et qui cherche la vérité de son existence à travers un fait divers ; il y a enfin l'enquête menée par Nathalie Léger. Trois destins entremêlés pour une même recherche sans objet, une même façon d'esquiver ou d'affronter la réalité.
Puis je découvre le film. le personnage de Wanda est inspiré d'Alma Malone dont Barbara Loden apprend l'existence à travers un fait divers, dans un journal le 27 mars 1960. Alma Malone déserte son foyer pour suivre Mr Ansley qui a déjà fait plusieurs séjours en prison. le 23 septembre 1959, Mr Ansley kidnappe le directeur d'une banque. Alma est chargée de le suivre dans une voiture jusqu'à la banque puis de l'attendre dans la rue pour assurer leur fuite, mais elle se perd et quand elle arrive à la banque tout a déjà échoué : Mr Ansley a été abattu par la police, elle-même est arrêtée et condamnée à vingt ans de prison. Au procès, elle dira seulement : I'm glad it's all over (Je suis heureuse que tout soit fini).
Ce qui fait la spécificité du personnage imaginé et joué par Barbara Loden à partir de cette histoire, c'est sa désertion. Elle se laisse mener, guider par cet homme qui ne lui accorde presque aucune attention, elle est figurante, accompagnatrice et pourtant trouve une forme de justification de son existence. “L'Amérique, dit-elle à Michel Ciment, est un pays où les femmes n'ont d'identité que par l'homme qu'elles trouvent”. Il y a bien une révolte silencieuse dans Wanda et à travers elle, en Barbara Loden, même si au départ le film fut très mal reçu par les féministes. C'est Marguerite Duras, puis Isabelle Huppert qui initient sa notoriété en France."
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critiques presse (6)
Bibliobs   17 novembre 2020
La romancière de « Supplément à la vie de Barbara Loden » augmente celle de son mari, décédé en 2018. Dans le concis « Suivant l’Azur », elle dit l’immensité et la beauté de l’amour.
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LeMonde   12 mars 2012
Supplément à la vie de Barbara Loden procède par superpositions, joue avec les calques et les gélatines, avec Barbara Loden et le personnage de son film, Wanda.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Bibliobs   22 février 2012
Ce récit dense et bref est construit à la façon d'un puzzle dont les pièces sont patiemment réunies. […] Ce beau livre est presque un livre d'amitié. C'est donc un livre rare.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lhumanite   13 février 2012
Le livre se fait enquête, sur Barbara Loden, sur Alma Malone, modèle de Wanda. Trois histoires se tressent : celle de Barbara, celle d’Alma-
Wanda et, en fil invisible, celle de Nathalie Léger. Ce n’est pas peu, et ce livre modeste pourrait bien être important.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Lexpress   27 janvier 2012
En se penchant sur la cinéaste méconnue Barbara Loden et son film Wanda, Nathalie Léger questionne la condition féminine.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   04 janvier 2012
Intervenant à la première personne, introduisant dans le récit sa propre mère, aux côtés de la femme réelle ayant servi de modèle à Wanda, multipliant par ailleurs les incises et les références (de Delphine Seyrig à Marguerite Duras ou Sylvia Plath...), Nathalie Léger installe un subtil jeu de miroirs au centre duquel évolue la femme - sous tension, entre ses élans et son rôle social imposé, ses désirs et ses abandons, ses craintes et ses consentements mêlés.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
sabinasabina   10 novembre 2012
Une fois de plus , ma mère dit qu'elle aurait aimé revoir Ganagobie, Aix-en-Provence et Neuvy-en-Mauges, elle le répète depuis des années mais je n'ai compris que peu à peu, trop lentement sans doute, qu'il ne fallait pas réveiller ces désirs-là, il faut les laisser profondément ensevelis, loin de toute capacité, de tout risque de réalisation, il faut prendre soin de leur impossibilité. J'ai tout fait pour que ma mère revoie Ganagobie, retrouve le berceau de sa famille ou retourne au Festival d'Aix, oubliant que je ne lui proposais ainsi que la seule réalité tandis que sa rêverie, sa douloureuse rêverie, exigeait seulement de n'être jamais satisfaite.
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fbalestasfbalestas   28 mai 2020
Quelle est l’histoire ? m’avait demandé ma mère. Elle avait à peine posé la question, faisant mine d’être intéressée pour m’être agréable mais indifférente au fond, prête à revenir aux récits ordinaires de la vie, plus anecdotiques, plus parlants, plus vivants pour elle, une cousine morte, une amie malade, un enfant qui risquait de l’être, elle avait à peine posé la question que le vide s’était installé dans mon esprit, un brouillard, une méconnaissance, et alors que tout était clair, évident, tout est devenu brutalement inconsistant dans la réverbération effrayante des bruits environnants tandis qu’elle tournait machinalement sa petite cuillère dans sa tasse de café presque vide en attendant un récit. C’est l’histoire d’une femme seule. Ah. L’histoire d’une femme. Oui ? L’histoire d’une femme qui a perdu quelque chose d’important et ne sait pas bien quoi, un mari, sa vie, autre chose peut-être encore mais on ne sait pas quoi, une femme qui se sépare de son mari, de ses enfants, qui rompt mais sans violence, sans désir peut-être même de rompre. Et ? Et rien.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   14 juin 2012
Je m'essayais à toujours plus d'objectivité et de rigueur. Décrire, rien que décrire. L'état des choses saisi en un de moindres mots. Barbara, Wanda. S'y tenir.Viser au général et à lanodin. Mais j'avais beau m'appliquer chaque matin à la saine et bureaucratique impassibilité d'un rédacteur de notice, je me faisais toujours emporter par le sujet, effarée, effondrée de découvrir que tout avait commencé malgré moi et même sans moi dans le désordre et l'imperfection, l'inachèvement prévisible et l'incomplétude programmée.
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pyrouettepyrouette   20 juillet 2012
…C’est une femme qui se demande ce qu’elle va bien pouvoir faire de ce que tout le monde appelle sa liberté, c’est une femme qui se demande quel est le mensonge qu’elle va devoir désormais inventer face aux hommes pour s’y dissimuler à son aise, pour qu’on lui foute enfin la paix.
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jolimoisdemaijolimoisdemai   09 août 2012
Pages 49/50 :"Dans la chambre d'hôtel aux murs verts et aux rideaux à fleurs, autour du lit défait par la chaleur et l'incompréhension, s'organise la scène banale de l'humiliation, de la soumission, de la disparition sans bruit de soi dans l'autre."
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