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Isabelle Maillet (Traducteur)
EAN : 9782743616809
247 pages
Éditeur : Payot et Rivages (30/04/2007)

Note moyenne : 3.37/5 (sur 108 notes)
Résumé :
Que ce soient deux anciens du Vietnam qui retournent dans leur ville natale, des adolescents qui mettent à sac la maison d'un camarade, un homme innocent traqué par des agents gouvernementaux paranoïaques, un père qui vient chercher son fils à sa sortie de prison, ou une jeune femme prise entre les feux d'une guerre des gangs, les personnages de Dennis Lehane nous sont familiers au départ et, très vite, leurs dérapages nous les rendent tour à tour effrayants et déch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Scara
  08 novembre 2012
Ceci est un recueil de nouvelles qui permet de mesurer l'ampleur du talent littéraire de l'auteur, car chacune d'elles est accomplie, se suffit à elle-même, alors pourtant que certaines histoires sont très courtes.
En filigrane dans tout ceci, on retrouve une certaine Amérique profonde, la petitesse sociale associée à la profondeur de l'humanité de ces personnes, je n'ose pas dire "personnages" tant ils semblent réels, et c'est là toute la beauté de Lehane : on peut être modeste et mal servi par la vie, on n'en demeure pas moins humain et capable d'une intelligence remarquable.
L'histoire intitulée Coronado, qui donne son titre au recueil, est écrite deux fois, sous la forme d'une nouvelle puis d'une pièce de théâtre, et les deux se complètent admirablement.
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euphemie
  09 mars 2019
La justesse et la profondeur des personnages, de leur misère morale de la détresse qui suinte en permanence de leur routine, coulent dans les mots de Dennis Lehane.. Les portraits cruels distillés dans ces cinq nouvelles semblent intemporels, témoins d'une frange de l'Amérique qui ne rêve plus, n'a jamais même rêvé.
Seul bémol, la deuxième partie, la pièce de théâtre tirée d'une des nouvelles mixée de l'ambiance des autres...
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levonslencre
  19 septembre 2020
J'ai passé un excellent moment avec ce recueil de cinq nouvelles de Dennis Lehane dévoré en 2 jours. J'ai généralement peu d'attraits pour ce type de recueils, me retrouvant souvent frustrée de ne pouvoir suivre les personnages plus longtemps, mieux connaître leur histoire, prendre le temps de m'en imprégner et faire un bout de chemin avec eux. Mais l'auteur, à la plume touchante et acerbe, réussit en quelques pages à nous faire réfléchir sur nous-mêmes, sur l'objet de nos actes, sur ce que l'on fait ou ne fait pas pour une autre personne. Je me suis attachée à des personnages rencontrés en seulement quelques lignes, au fil de cavalcades intenses, avant de comprendre avec une certaine appréhension que l'on peut tous déraper à n'importe quel moment : pour un amour, pour un enfant, à cause d'une méprise, pour des souvenirs trop lourds à porter, pour une soeur.
Une des nouvelles est ensuite développée en une pièce de théâtre savamment menée, où les personnages se croisent, où passé et présent se mêlent, où les aspirations se complètent, dans une mélancolie ambiante, un manque, des fantômes et une intention commune : se rendre à Coronado, même si le trajet est semé d'embûches et ne demande qu'à déterrer les erreurs du passé.
Je n'avais jamais lu Dennis Lehane, je ne crois pas que Coronado soit un de ces ouvrages les plus connus, mais je recommande vivement ces nouvelles poignantes et exaltantes où l'intrigue et la réflexion nous portent avec frénésie du début à la fin.
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spency42
  06 juillet 2012
Un bon recueil de Dennis Lehane (le génial auteur américain de "Shutter Island" ou "Mystic River") qui n'est pas sans rappeler Tennessee Williams ou Stephen King dans leurs meilleures peintures de loosers américains... On est loin d'un soporifique "american dream"... It's just american life, avec ses failles et la volonté de chacun des personnages de simplement survivre dans la misérable existence que le destin leur a réservée...
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bfauriaux
  01 décembre 2019
Un recueil de nouvelle un style dans lequel l'auteur excelle un ouvrage recueil à découvrir pou les amateurs ou ceux qui voudraient decouvrir l'univers de cet auteur un bon point d'entree dans l'oeuvre !
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   08 janvier 2013
Si on avait gagné le dernier match de la saison, on serait allés jusqu'au championnat contre Lubbock Vo-Tech. La seule chance pour des gars comme nous, qui ont grandi dans un trou à rats, de se faire repérer par un dénicheur de talents, c'est de jouer en championnat. Et on était bien partis pour y arriver, c'est sûr, avant que les mains de Lyle Biddet se transforment en polystyrène. Il a fallu qu'il lâche ce foutu ballon deux fois, et North Park en a profité pour inscrire deux touchdowns, nous laissant assommés et transis sous le ciel noir du Texas, alors que les fans rentraient chez eux et que les projecteurs s'éteignaient.
Une semaine plus tard, quand mon conseiller d'orientation m'a demandé ce que je comptais faire de ma vie, quels étaient mes projets, à quoi j'allais m'appliquer, je n'ai pensé qu'à une chose : je veux appliquer mes mains sur la gorge de Lyle Biddet et serrer jusqu'à en avoir des crampes.
Lyle, lui, n'a jamais eu besoin de compter sur ce match de championnat. Il va entrer en fac quoi qu'il arrive. À SMU, si j'ai bien compris. Y a pire.

On a saccagé pratiquement tout le rez-de-chaussée quand la fille arrive. La chaîne stéréo a sombré dans la piscine en même temps que deux fauteuils en cuir étripés. Le frigo ouvert gît sur le carrelage de la cuisine. Les plantes vertes sont dépotées, les toilettes débordent dans le vestibule et ne me demandez même pas ce que les frères Lewis ont ajouté au motif chocolat du tapis.
Donc, on est plantés là, plus ou moins vidés, stupé­faits de voir le bordel qu'on a réussi à semer en quarante minutes sans en avoir jamais reçu l'ordre. Parce que c'est ça, le plus bizarre - la façon dont c'est arrivé. Ça s'est déchaîné d'un coup, comme une tornade, un tourbillon de rage aveugle, doué d'une vie propre, qui a tout dévasté chez les Biddet.
Soudain, la porte de la cuisine s'ouvre et la fille entre. Elle a des cheveux châtains raides, dont elle a tressé deux mèches au-dessus des oreilles. Elle porte des bottes blanches qui lui montent jusqu'aux genoux et une jupe à carreaux semblable à celle des nanas dans le privé - les bahuts de Jésus -, sauf que la sienne est éclaboussée de peinture rouge et que quelqu'un a des­siné sur sa cuisse gauche le symbole de la paix. Ses petits mamelons durcis pointent sous son T-shirt moulant façon tie-dye.
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SpilettSpilett   13 mai 2010
- Avec ce que vaut ce caillou, un homme pourrait prendre sa retraite.
- Pour faire quoi ?
- Se tirer au Mexique.
- Mais pour faire quoi ? Un vieux salopard comme toi ? Qu'est-ce qui te reste quand t'es pas en train de faucher un truc, de liquider quelqu'un ou de t'arranger pour que personne ait l'occasion de passer une putain de bonne journée ?
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AnouschkaAnouschka   23 juin 2011
Il existait entre eux un accord tacite: Elgin était libre de sortir avec n'importe quelle femme de son choix, elle ne quitterait jamais Perkin Lut.
Et cet arrangement leur convenait parfaitement. Entre eux, ce n'était pas une histoire d'amour; c'était une histoire d'appétit.
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rkhettaouirkhettaoui   11 février 2015
Les nanas nous sucent pour être sûres qu’on s’endort. Elles partagent notre pieu pour qu’on leur tienne chaud. Elles nous baisent pour qu’on règle la facture d’électricité. Et si elles font ça bien, elles savent qu’on leur paiera des boucles d’oreilles, des bagnoles et des abonnements au club de sport. Parce qu’elles sont capables de vivre seules, mais pas de survivre. Et nous, on est capables de survivre, mais on supporte pas de rester seuls. Point final.
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the_billthe_bill   05 mai 2019
Ton père vient te chercher à ta sortie de prison au volant d'une Dodge Neon volée, avec plusieurs grammes de coke dans la boîte à gants et une pute prénommée Mandy sur la banquette arrière.

[ Dennis Lehane - Avant Gwen ]
4,5/5
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Découvrez le troisième épisode des Conversation dans le noir, le tout nouveau podcast des éditions du Masque. Une conversation téléphonique entre éditrice et auteure, à écouter sur l'ensemble de nos réseaux sociaux. Dans ce dernier épisode de la trilogie, Gabrielle Massat nous parle - depuis sa maison en pierres perdue au milieu des bois - de son rapport à l'écriture et à la littérature noire, ainsi que des raisons qui l'ont poussée à choisir un héros aveugle. C'est déjà la fin des épisodes liés au confinement, nous tenions vraiment à tous vous remercier pour le merveilleux accueil réservé à cette première "saison" du podcast et pour vos encouragements ! Nous revenons bientôt avec une nouvelle formule, STAY TUNED Nous vous souhaitons une bonne écoute ! Extrait lu : https://www.liseuse-hachette.fr/file/139455?fullscreen=1#epubcfi(/6/12[pre2]!/4/2/2[pre-001]/4/22/1:0) Oeuvres citées : Conversations de Francis Bacon Le camp des morts - Craig Johnson Tolkien Mystic river - Dennis Lehane James Ellroy CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche. Générique : Longing - Joachim Karud.
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