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EAN : 9782756096254
320 pages
Delcourt (17/01/2018)
3.82/5   402 notes
Résumé :
A 40 ans passés, Betty Couvreur vit dans l'ombre de sa mère Maud, auteur de livres pour enfants. Pourtant, depuis des années, Maud subit l'emprise d'un terrifiant maître-chanteur, Max Corbeau. Betty l'apprend et se retrouve projetée dans une quête des origines en compagnie de sa propre fille, Clara. Voyage initiatique au pays des monstres et des merveilles avec au bout, peut-être, un secret venu du fond des âges.
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Critiques, Analyses et Avis (88) Voir plus Ajouter une critique
3,82

sur 402 notes
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palamede
  19 février 2020
Pour une raison inconnue la fille de Maud, Betty, et sa petite fille, Clara, sont confrontées à un homme étrange et maléfique en lien avec le passé de la famille. Afin d'éclaircir le mystère, en voyage en Franche-Comté, le berceau familial, mère et fille vont se trouver au centre d'un combat homérique...
Entre fantastique, thriller et histoire de famille, cet album superbe, noir blanc et gris, montre comment la persécution passé des juifs impacte encore la communauté. Des hommes et des femmes démunis face à leurs démons, réels ou fictifs, personnels ou collectifs, qui entrevoient peut-être une ère nouvelle avec l'émergence d'une jeune génération résiliente et combative.
Challenge MULTI-DÉFIS 2020
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marina53
  24 avril 2019

Paris, 2015. Après avoir éconduit un homme lourdaud qui la draguait, Betty rentre chez sa mère, l'auteure de romans pour enfants, Maud Couvreur, son appartement étant en travaux. Sur le pas de la porte, souffrant encore d'aphasie, elle ne peut malheureusement pas répondre au salut de Clara, sa fille. Après le bon repas préparé par Jasmine, cette dernière propose à Betty de l'emmener chez son hypno-thérapeute. Une séance d'hypnose dans la voiture et la jeune femme retrouve miraculeusement sa voix. Elle rentre alors chez elle où un bazar monstre l'attend. À l'autre bout de la ville, Clara dort tranquillement lorsqu'elle est réveillée par la sonnette. Un homme habillé en corbeau lui demande pourquoi Maud n'est pas venue au rendez-vous fixé au square alors qu'elle devait lui amener un paquet. Chamboulée par cet homme étrange qui, en plus, se met à fouiller dans l'appartement, la jeune fille panique d'autant plus qu'elle découvre sa grand-mère évanouie. le corbeau devenant menaçant, elle appelle au secours Jasmine. Ce dernier s'enfuit alors, laissant derrière lui deux plumes et un bout de papier annoté d'un prochain rendez-vous...
Serge Lehman, au scénario, nous plonge au coeur d'une légende fantastique. La famille Couvreur va être confrontée à un personnage ô combien étrange et plutôt flippant : Max, le corbeau. Que referme le paquet qu'il recherche ? Quel est le lien qui l'unit à la famille Couvreur ? Et quels secrets cache cette famille ? L'auteur prend son temps pour installer ses personnages et l'intrigue pour nous emmener de Paris sous la pluie à cette petite ville dans le Doubs. L'ambiance devient tour à tour étrange, lourde, oppressante, fantasmagorique où se côtoient réel et imaginaire. Un roman graphique puissant, maîtrisé aussi bien sur le fond que sur la forme et habité par une brochette de personnages marquants. Graphiquement, Frederik Peeters fait montre, une nouvelle fois, de l'étendue de son talent. Un trait original et marqué, un noir et blanc profond et intense, des décors et des détails impressionnants. Une réussite !
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Foxfire
  12 février 2019
Le talent de scénariste de Serge Lehman ne faisait aucun doute pour moi depuis ma lecture de la superbe série « Metropolis ». Quant à Frederik Peeters j'avais pu apprécier son dessin splendide sur « l'odeur des garçons affamés » et sur une des meilleures histoires courtes du recueil « le jour où ça bascule ». Ces deux grands noms réunis, voilà qui avait de quoi m'attirer. Ajoutez à cela une couverture magnifique et un titre intrigant… J'aurais dû me jeter dessus dès sa sortie. Et pourtant, ça n'a pas été le cas. Un je-ne-sais-quoi refroidissait mon enthousiasme. Peut-être l'engouement général autour de l'album… Ce type de dithyrambe collectif a en effet tendance à susciter ma méfiance. Quelques mois après, j'ai tout de même décidé de me faire ma propre opinion.
Au début de ma lecture, j'ai eu de gros doutes. Malgré un personnage principal immédiatement attachant, j'ai trouvé le début pas franchement réussi, un peu poussif, l'intrigue peinant à démarrer. Puis, au fur et à mesure que les différents éléments se mettaient en place, j'ai été happée jusqu'à finalement ne plus pouvoir lâcher le bouquin. le scénario est bien construit et le mélange des genres fonctionne à merveille. le fantastique n'est pas présent dès le départ mais vient peu à peu contaminer le récit. Cela donne un ton plein de mystère, parfois oppressant. Certaines scènes sont redoutables d'efficacité tant la tension est palpable, d'autres distillent une touche poétique très agréable.
Les personnages sont bien campés et leurs relations crédibles et intéressantes. D'ailleurs, les rapports mères-filles sont le coeur du récit et le façonnent. le récit tourne aussi largement autour du thème des croyances, des légendes et de la façon dont elles affectent la vie des gens. « L'homme gribouillé » a beau être un formidable thriller fantastique, il reste centré sur l'humain, ce qui contribue largement à son charme.
Quant au dessin, Peeters fait encore une fois du très bon travail. le trait est beau et élégant, paradoxalement à la fois réaliste et épuré. le découpage et les cadrages sont des modèles d'efficacité. le noir et blanc est profond et dégage beaucoup de force.
Bref, après une petite frayeur au démarrage, j'ai passé un très beau moment de lecture avec cet « homme gribouillé » qui méritait bien l'engouement général dont il a fait l'objet. A la fois belle, riche et profonde cette B.D vaut le détour.
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Presence
  15 février 2021
Ce tome contient une histoire complète, indépendante de toute autre. Il s'agit d'une bande dessinée en noir & blanc avec des nuances de gris, dont la première édition date de 2018. Elle a été réalisée par Serge Lehman pour le scénario, et Frederik Peeters les dessins et les nuances de gris.
En 2015, il pleut sans cesse sur Paris en cet hiver. Betty Couvreur est allée boire un verre dans un bar pour se détendre, et un homme l'aborde : il commence à la draguer. Elle se retrouve vite importunée et l'énervement monte. Après avoir contemplé l'idée de faire mine, elle finit son verre d'un coup, prend son téléphone et écrit un message : lâche-moi où je t'éclate ! Elle rentre à pied chez sa mère, bien protégée de la pluie dans ses bottes et son imperméable. Elle remarque une grenouille dans un coin et s'arrête pour l'observer, pensant à un prince charmant. Elle parvient en bas de l'immeuble, monte et rentre dans l'appartement. Elle croise fille Clara qui lui fait une bise et reprend son activité sur son téléphone, puis sa mère Maud qui lui fait aussi la bise. Il est temps de passer à table car visiblement Betty a déjà pris son apéritif. Elles dînent à quatre : Betty, sa fille Clara, sa mère Maud, et Jasmine une amie de Maud. À la fin du repas, Betty s'en grille une. Puis Jasmine l'emmène en voiture voir le magicien Paul. Celui-ci est disponible : il descend de chez lui comme s'il allait promener son chien. Ce dernier monte sur le siège passager de la voiture de Jasmine, Paul monte à l'arrière et endort Betty pour la détendre, avec des gestes des mains. Elle perd conscience, éprouve l'impression de voir un squelette d'homme oiseau bondir vers elle. Elle se réveille d'un coup et elle a recouvré l'usage de sa voix. Elle remercie Paul qui rentre chez lui, et Jasmine raccompagne Betty chez elle en voiture, toujours sous la pluie qui n'a pas cessé de tomber.
Betty rentre chez elle, se met dans une tenue plus décontractée et se fume un petit joint. le chat Baël vient dans la cuisine en miaulant avec insistance et en faisant le dos rond : il veut être nourri. C'est le chat des voisins dont elle s'occupe pendant leur absence. Il ne manifeste aucun signe de reconnaissance et se montre même agressif vis-à-vis d'elle. Dehors la pluie continue de tomber. Clara a dormi chez sa grand-mère en attendant que sa mère fasse faire des travaux dans sa chambre. le lendemain, elle est réveillée par un coup de sonnette. Elle va ouvrir : Max Corbeau, un individu étrange se tient sur le pas de la porte, avec un feutre mou, un masque blanc à long nez sur le visage, et un manteau avec un col de plumes. Il demande si Maud est là. Il explique qu'il avait rendez-vous avec elle au square René le Gall et qu'elle n'est pas venue. Clara lui demande de rester sur le pas de la porte et elle va réveiller sa grand-mère. Celle-ci ne réagit pas : elle est sans connaissance. Max Corbeau en a profité pour entrer dans l'appartement et fouille dans les commodes à la recherche d'un paquet que devait lui apporter Maud. Clara appelle Jasmine pour savoir quoi faire. Max Corbeau s'en prend à elle et la somme de lui apporter le paquet le vendredi suivant au square René le Gall. Il finit par partir en laissant 2 plumes et une note avec le rendez-vous.
Le début de cette histoire installe un sentiment d'étrangeté avec cette pluie incessante, et visiblement très intense, puisque des stations de métro sont inondés, et il faut un agent municipal pour aider à évacuer l'eau de la voirie (page 78). Ce sentiment d'étrangeté est renforcé par une multitude de détails : la grenouille en plein Paris, l'extinction de voix de Betty, la méthode de guérison par le magicien Paul, les 2 dessins en pleine page d'un squelette d'homme oiseau, l'irruption de Max Corbeau avec son étrange accoutrement, le coma soudain de Maud Couvreur. le sentiment d'étrangeté est encore accru par le dessin très pragmatique et descriptif : c'est vraiment comme ça. L'artiste montre les choses comme étant normales : une vraie grenouille sur une borne trempée, de l'eau que les bouches d'égout n'avalent pas assez vite, un monsieur sans gêne qui profite d'une porte ouverte, etc. Il allie un trait qui semble un peu lâché, un peu sur le vif, avec une densité de description très impressionnante. Par exemple, la page 34 comprend deux cases. La première montre l'étage supérieur d'un immeuble haussmannien dans Paris, avec une conformité avec la réalité : la forme des fenêtres, l'étroit balcon qui court tout du long avec sa rambarde en fer forgé, les encorbellements et les embellissements. La seconde montre Clara endormie sur son lit, la couette à moitié enroulée, les peluches, les posters, le livre par terre, la batte de baseball posée contre le lit, le téléphone portable avec les écouteurs à l'extrémité du lit, etc. Dans les 2 cases, le lecteur peut faire le choix d'y jeter un simple coup d'oeil pour en retirer l'information globale, ou il peut s'attarder sur ce qui est représenté pour en savourer tous les détails.
Frederik Peeters s'avère aussi impressionnant pour insuffler de la vie dans les personnages, que pour représenter les moments ordinaires, et les événements extraordinaires. Comme pour les décors, le dessinateur donne l'impression de croquer rapidement ses personnages à grand traits pour les coiffures, les traits du visage, les vêtements, avec quelques touches de noir pour quelques plis, quelques ombres, et des zones de gris pour rehausser les reliefs, rendre compte de l'ambiance lumineuse. le lecteur apprécie l'expressivité de chaque individu, une direction d'acteurs naturaliste, sans exagération dramatique ou autre, sans tomber dans la fadeur. Il remarque l'aisance avec laquelle un individu apparaît comme étrange : les longs doigts (6 à chaque main) de Pierre Inféri, la posture un peu voûtée de Max Corbeau, la retenue rigide de Salomon Lévy, etc. Il n'est pas près d'oublier les mains baladeuses d'Inféri, la nonchalance du responsable de la station-service, ou encore la désinvolture de Gwendolyne son employée de haute taille. Il se rend compte du degré de coordination entre scénariste et dessinateur lors des scènes de dialogue : ils ne se contentent jamais d'une alternance de champ et de contrechamp, les personnages ayant toujours une activité, le cadrage s'adaptant également au rythme de la conversation, aux émotions. Lorsqu'on y prête attention, c'est très impressionnant car même quand les interlocuteurs sont statiques, assis autour d'une table, la narration visuelle apporte des informations supplémentaires, et pas uniquement sur leurs états d'esprit successifs.
En tant que chef décorateur, l'artiste en impose tout autant. Lors des différentes scènes se déroulant à Paris, les décors en montrent les éléments caractéristiques de manière organique dans les décors, les arrière-plans, les aménagements : les façades des immeubles parisiens, l'agencement des pièces de l'appartement de Maud Couvreur et son ameublement, un pont reconnaissable au-dessus de la Seine, plusieurs vues des toits parisiens dont une avec la butte Montmartre (page 55), les escaliers d'une des entrée du square René le Gall dans le treizième arrondissement de Paris, la Fondation Louis Vuitton, ou encore les alentours de la petite commune de la Roche-Maugris, hameau du Doubs, à 5km de Montbéliard, dans le Doubs en région Bourgogne-Franche-Comté. À chaque fois, le lecteur peut se projeter dans le lieu, éprouver la sensation qu'il existe au-delà des bordures de la case, aussi bien dans le bureau étroit de Betty aux éditions du Saule, que dans la crypte du couvent Sainte Odile. Il est tout autant sous le charme de la fluidité de la narration lors des séquences d'action : l'aquaplanage de la voiture de Betty, les 8 pages d'affrontement physique dans le square René le Gall, ou encore les 24 pages de combat dans et aux alentours du couvent Sainte Odile. S'il a encore un doute, il lui suffit de relire les pages 132 à 141, dépourvues de tout texte, pour prendre conscience de la dextérité de Peeters à raconter l'histoire par les dessins.
Le lecteur se retrouve donc entièrement embarqué dans cette enquête, avec de nombreux éléments étranges mais pas impossibles et cet individu bizarrement accoutré et menaçant qu'est Max Corbeau. Il relève les phénomènes étranges au fur et à mesure des séquences : la pluie incessante, la grenouille, le magicien, l'homme corbeau et les 2 plumes qu'il laisse à chacune de ses apparitions, le dessin de l'homme gribouillé, deux visions oniriques de Betty, une mention cryptique au Bureau des Traversants, l'homme aux six doigts et ses oiseaux mécaniques, le comportement agressif des animaux vis-à-vis de Betty, la mention de Philippe un inspecteur de police ami de Betty, une affaire qui se déroule durant la seconde guerre mondiale, etc. Il ressent vaguement les événements qui font penser à un conte, ou à une histoire fantastique : le temps détraqué, certains comportements des animaux. Mais dans le même temps, le récit est nourri par des situations très concrètes qui vont d'un pneu crevé à une histoire de famille, et un AVC. Mis à part Max Corbeau, tous les autres éléments relèvent de la réalité plausible. Par ailleurs, passé un bref moment d'incrédulité, Betty Couvreur et sa fille Clara ne s'émeuvent pas plus que ça des éléments fantastiques, les acceptant en l'état, sans s'offusquer de l'existence dudit fantastique. du coup, le lecteur en fait de même, ce qui l'amène à ne pas trop se préoccuper des phénomènes étranges qui s'accumulent. Pris comme ça, le récit perd e son intensité dramatique malgré la narration visuelle élégante et virtuose : après tout prenons les choses comme elles viennent sans trop d'étonnement puisque tout est possible.
Il est aussi possible de considérer autrement cette accumulation de phénomènes étranges. Sans chercher à les interpréter, ni à leur donner une valeur en fonction de la réaction de Betty Couvreur, ou de son absence de réaction, le lecteur considère leur nature, et les champs auxquels ils appartiennent. le scénariste nourrit son récit d'éléments romanesques empruntés pour quelques-uns aux mythes et légendes (ce parfum de conte, une référence en passant à Prométhée se faisant dévorer le foie par un aigle) et pour d'autres aux conventions de genres littéraires comme le polar ou la saga familiale. le lecteur se voit en train de relever chaque élément étrange pour lui donner un sens, dès la pluie incessante et la grenouille. Betty Couvreur appelle à plusieurs reprises un inspecteur de police de sa connaissance (prénommé Philippe) qui ne répond pas à ses coups de fil. le scénariste est-il en train de préparer l'arrivée providentielle et inattendue de Philippe dans une séquence à venir ? La raison pour laquelle il ne répond pas est-elle liée à l'homme corbeau ou aux Bureaux des Traversants ? Il est impossible résister à la tentation d'identifier des schémas, de faire des hypothèses sur des liens de cause à effet, de tenter d'anticiper un rebondissement de l'intrigue. Alors le mystère et l'étrangeté deviennent plus important que l'intrigue en elle-même, car elle est racontée avec verve et conviction. Il est également possible d'envisager le récit sous l'angle de la mise en abîme. Maud et Clara ont le don de raconter et de captiver leur auditoire, mais Betty perd régulièrement l'usage de la parole. Difficile de se retenir d'y voir des avatars des créateurs-auteurs de cette bande dessinée, Lehman ayant indiqué qu'il avait aussi connu une période de plusieurs années durant lesquelles il avait cessé d'écrire (de s'exprimer = il avait perdu sa voix d'auteur) faute d'inspiration. Il est également très tentant de considérer les 3 générations de Couvreur (Maud, Betty, Clara) comme une cellule familiale vivant sans présence masculine.
Dès la première page, le lecteur est happé dans le récit aux côtés de Betty Couvreur par des dessins très expressifs, très vivants, très détaillés tout en fournissant une lecture rapide. Il est aux aguets dans cette enquête se déroulant dans un environnement où surviennent des phénomènes plausibles mais inhabituels. Il se laisse porter par la richesse de la narration tant visuelle que pour l'intrigue. Son ressenti final dépend fortement de la manière dont il considère le récit, sous un seul angle de vue pour l'intrigue, pour le fantastique, pour l'histoire de famille, ou sous l'ensemble de ces angles de vue.
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blandine5674
  05 février 2022
Pas trop mon truc les êtres étranges venus d'ailleurs ! Bien aimé les dessins et le fait que la grand-mère soit auteur de livres pour enfants et l'idée de trois générations de femmes de la même famille avec la quête de leurs origines. Manque peut-être un petit quelque chose de tendresse, légèreté, folie, froissée par ces personnages qui disparaissent trop vite sans savoir grand chose d'eux.
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critiques presse (6)
LesComics   06 septembre 2022
L’Homme Gribouillé est un récit- à part. Une oeuvre de fiction, qui glisse doucement une dose d’irréel dans notre quotidien, et mettant en avant de manière brillante le but premier d’un récit : nous raconter une histoire. Et celle ci vaut clairement le détour !
Lire la critique sur le site : LesComics
Telerama   07 août 2018
Entre manga et roman graphique, la collaboration de Serge Lehman et Frederik Peeters explore la lisière du fantastique et entremêle ogres, légendes et psycho-géographie.
Lire la critique sur le site : Telerama
ActuaBD   28 mars 2018
L'année 2018 n'a certes commencé que depuis peu, mais cet album, paru fin 2017, est clairement ce que nous avons lu de mieux jusqu'à présent en 2018. Et il le restera sans aucun doute !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom   29 janvier 2018
Que voilà un étonnant roman graphique, entre récit gothique fantastique, thriller au rythme insoutenable, et réflexion ou psychanalyse sur la transmission !

Lire la critique sur le site : BDZoom
BoDoi   24 janvier 2018
Un récit haletant, feuilleton intime trépidant qui offre sur plus de 300 pages de chouettes scènes familiales comme de stressantes séquences de violence déchaînée, avec toujours son lot de surprise.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   17 janvier 2018
Par sa richesse thématique et sa profondeur psychologique, l’ouvrage ressemble plus à un roman de Fred Vargas ou de votre romancier nordique favori qu’à une enquête de Ric Hochet. Plus sérieusement, L’homme gribouillé est une franche réussite, autant sur le fond que la forme.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
PresencePresence   20 février 2021
Avant-guerre, dans l'Est de la France, il y avait pas mal de jeunes juifs communistes. Mon père en faisait partie. Il avait commencé comme ouvrier-imprimeur, et même après être devenu son propre patron, il a continué à militer, à faire de l'action sociale. Il a été mobilisé en 1939, s'est battu à Sedan, mais il n'a pas supporté l'armistice. Il a rejoint la résistance dès qu'il a pu : ses talents d'imprimeur étaient très appréciés. Mais les premières ordonnances anti-juives de septembre 1940 l'ont poussé à l'exil. Il est passé en Suisse avec ma mère, mes deux sœurs et moi. La frontière n'était qu'à quelques kilomètres. Il nous a installés dans une maison sur les hauteurs de Porrentruy où il a repris son activité. […] Après la guerre, mon père a récupéré son imprimerie à Montbéliard, et recommencé à travailler. Comme beaucoup de résistants, il a poursuivi une partie de ses activités clandestines. Il a fourni en faux papiers des réfractaires à la guerre d'Indochine, des candidats à l'émigration en Palestine, des antifranquistes espagnols, et même quelques truands purs et durs. Mais une nuit d'octobre 1976, un incendie criminel a partiellement détruit l'imprimerie et le coffre a été forcé.
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palamedepalamede   20 février 2020
C’est comme ça que l’Europe a été christianisée, en construisant des chapelles et des églises sur les lieux de cultes païens.
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PresencePresence   21 février 2021
C'est l'histoire du grand rabbin de Prague qui a créé un homme de glaise. Il fait sa statue. Il écrit le mot hébreu qui veut dire Vérité sur son front, et le golem se met à vivre. Et puis il efface la première lettre du mot et ça change de sens. D'u coup ça veut dire Mort.
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MurielTMurielT   21 février 2018
ouaiiis ! je connais ça, Je l'ai étudié au lycée ! C'est l'histoire du grand rabbin de Prague qui crée un homme de glaise. Il fait sa statue. Il écrit un mot hébreu qui veut dire "vérité" sur son front, et le golem se met à vivre.
Et puis il efface la première lettre du mot et ça change son sens.
D'un coup, ça veut dire "mort"...
et le golem redevient une statue.
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PresencePresence   16 février 2021
Bon, il faut dire que les figures maternelles n'ont jamais été une spécialité familiale !...
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