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Marie-Thérèse Cuny (Collaborateur)
ISBN : 229034365X
Éditeur : J'ai Lu (06/01/2005)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 157 notes)
Résumé :
En France, comme dans de nombreuses régions du monde, des adolescentes et des jeunes femmes sont encore contraintes d'accepter pour époux un homme qu'elles n'ont ni choisi, ni parfois même rencontré. Au nom de l'intérêt des parents.

"J'avais 20 ans et je rêvais d'un mariage d'amour...
Cet homme elle ne l'a jamais vu, elle n'en a jamais entendu parler, il a quinze ans de plus qu'elle, et pourtant elle va l'épouser.
Mon père m'a dit : c'es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  23 novembre 2014
A travers la vie de Leila, une marocaine, mariée de force à un homme plus âgé qu'elle de 15 ans, un homme qu'elle n'aurait jamais aimé dans sa vie, on sillonne en même temps la vie des femmes musulmanes puisqu'en Afrique sub-saharienne, cette coutume de mariage forcé tend déjà à disparaître dans les grandes villes sauf peut-être dans le milieu du peuple africain musulman.
Dans Mariée de force, Leila nous fait témoignage de sa pénible vie de femme mariée ressemblant plutôt à une marchandise vendue aux enchères d'où la liberté d'en disposer à sa guise. On découvre, en effet, cette liberté que dispose l'homme sur la femme dans de pareils cas, cette forme d'animosité de considérer la femme comme une propriété privée et que l'homme peut l'assujettir selon sa volonté, ses humeurs et parfois même par simple caprices puisque la société vous en donne l'autorisation, faire d'elle ce qu'il veut, battre son corps comme si on battait un tam-tam à tout moment, la réduire en une esclave de ménage bien plus qu'une bonne, la rendre chienne comme on veut, la chosifier, la façonner d'une manière à assouvir sa soif de dominer...O non il faut que ça cesse, il le faut bien! ... Mais c'est encore un long parcours pour la femme musulmane...
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SEcriture
  22 mai 2011
Chère Leila,
Par où commencer... ? A la lecture de votre roman « Mariée de force », je suis passée par plusieurs stades émotionnels : la compassion, la tristesse, la peur, l'effroi, et aussi la révolte. Beaucoup de questions s'enchaînaient, se mêlaient à mon abattement : comment peut-on vivre ainsi ? Cela existe-il ? En France ? C'était, et cela reste, l'incompréhension totale.
Comme vous le dîtes dans votre roman, je ne peux pas comprendre. Ou du moins, mon éducation de jeune « gauloise » ne me permet pas de comprendre. Et en effet je ne comprends pas. Je ne comprends pas cette « honte » qui plane sur toutes les jeunes filles, cette obsession de la virginité intacte, à une époque où la sexualité n'est [presque] plus pudique. Votre monde, ce monde inimaginable dans lequel vous avez grandi, me semble tout droit sorti du cosmos. Loin de la réalité. Loin du 21ème siècle.
Leila, vous semblez être une femme en manque d'amour, notamment d'amour paternel. Vous avez peur ; votre ancienne vous, décrite dans le livre, était noyée par la peur. Votre seul moyen de communication était alors la révolte : cigarettes, maquillage... puis très vite des choses bien pires : fugues, tentatives de suicide, et ce à plusieurs reprises. Des appels à l'aide désespérés, des cris amers dans le vide... Ce que vous avez vécu est innommable. Cette vie de dur labeur, en tant qu'esclave de vos DIX frères, tout ceci est inconcevable. Et pourtant...
En France, les femmes se battent pour l'égalité des sexes, au Maroc la femme est « inférieure ». Je ne peux m'imaginer à votre place, je ne peux même pas concevoir que cela puisse exister.
Votre roman est fort, puissant. Et en même temps plein d'émotions, de beauté, d'espoir, de votre personnalité propre en quelque sorte. Votre humanité, votre courage transpirent de ces pages. Car malgré tout, vous ne détestez pas votre famille, votre père. « Mon père reste mon père ». Et pour cause : il ne souhaitait que « votre bien ». Cependant cette notion de « bien » ne semble pas être la même que la mienne. Votre éducation, son éducation à lui, est à des années lumières de la mienne. Mais c'est « normal ». Les pères battent leurs filles, leur trouvent un mari, les casent dès que possible... pour leur bien.
J'ai beaucoup, vraiment beaucoup aimé la lecture de votre roman. Cela m'a beaucoup apporté, en tant que lectrice, mais aussi en tant que femme. J'espère sincèrement que votre combat ne s'arrêtera pas à l'écriture d'un livre. Votre combat devrait être entrepris par toutes les femmes, quelque soit leurs origines. Toutes les femmes qui souhaitent une vie plus libre, une vie faite de droits. Parce que vous le méritez. Votre parcours de vie a été semé d'embûches, de souffrances et de malheurs. Malgré tout, vous souriez, vous aimez la vie, vous la remerciez pour ce que vous avez, vous vous battez pour votre fils... C'est si incroyable ! Bravo à vous.
Merci pour cette lecture enrichissante, prenante, fascinante. Merci de vous battre encore et toujours.
- Séverine

Lien : http://s.ecriture.over-blog...
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claudie85
  06 janvier 2010

Cette histoire se lit comme un roman mais il s'agit bel et bien de la réalité. La souffrance et le mal être d'une fille dans une famille maghrébine. Qui croit que son père ne l'aime pas parce qu'il fait ce que ces ancêtres lui ont appris. L'horreur d'être mariée à quelqu'un que vous ne connaissez pas ou que vous n'aimez pas ! Et devoir subir une belle famille. Des rites ou des protocoles à observer. Ce livre donne la chair de poule ! On a envie de dire une seule chose : STOP ! Comment de nos jours peut-on encore subir cela ? Et comment La France peut laisser faire !
Cette histoire donne aussi l'espoir qu'un jour cela cesse et comme l'auteur le non-dit n'est plus lieu.
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Moccha
  29 septembre 2019
Il fut un temps, pas si lointain, ou nous aussi, femmes européennes, étions sous le joug du père, ou d'un mari que nous n'avions pas forcément choisi.
Il fut un temps ou nous n'avions pas le droit d'ouvrir un compte bancaire, si nous avions la chance de travailler, sauf avec l'accord du père ou du mari.
Merci à nos grands-mères, et nos mères qui se sont battues pour notre liberté d'action, pour que la femme puisse vivre Sa VIE, comme elle le souhaite.
De nos jours, les choses ont-elles vraiment changées ? Il y a toujours des femmes battues, des femmes maltraitées psychologiquement. Il y a toujours des hommes qui pensent que "leur femme" leur appartient, quelque soit la religion.
Lien : https://monjardinleslivres.b..
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BernieCalling
  02 avril 2014
un témoignage bouleversant et quand on pense que cela arrive encore et à notre époque. Si on peut le comprendre dans leur pays, c'est encore plus horrible de se dire, que les parents permettent aux filles de s'émanciper pour les casser encore plus après et imposer leur volonté.
Comment un homme peut-il faire cela à un semblable ? Mais c'est vrai qu'un homme ne considère pas toujours la femme comme un semblable, mais juste un moyen de se vider, ou encore d'avoir une nationalité.
Son calvaire est immense et insoutenable, mais il donne également l'espoir à d'autres femmes de se battre pour le respect de leur intégrité.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
nikitanikita   11 novembre 2010
En France, comme dans de nombreuses régions du monde, des adolescentes et des jeunes femmes sont encore contraintes d'accepter pour époux un homme qu'elles n'ont ni choisi, ni parfois même rencontré. Au nom de l'intérêt des parents. " J'avais 20 ans et je rêvais d'un mariage d'amour... " Cet homme elle ne l'a jamais vu, elle n'en a jamais entendu parler, il a quinze ans de plus qu'elle, et pourtant elle va l'épouser. " Mon père m'a dit : c'est lui et personne d'autre et tu seras heureuse avec cet homme. " Le mariage est arrangé au Maroc et enregistré légalement en France. " J'ai supplié jusqu'à la dernière minute. J'ai dit oui d'une voix qui n'était pas la mienne, signé un papier que je ne voyais même pas, tant mes yeux étaient brouillés de larmes. " Cet homme qu'elle n'aime pas va la frapper et va tenter de la soumettre. Avec un courage inouï, Leila se bat contre le poids de la tradition, pour conserver sa liberté et sa dignité. Aujourd'hui elle ne vit plus avec son mari et va même demander le divorce. Leila témoigne aujourd'hui pour que cesse cette horrible pratique.
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camo77camo77   31 mai 2012
Il a fait le tour, déboulé dans la salle de bain. Il m'a plongé la tête sous l'eau, je me suis débattue, j'ai réussi à sortir la tête de l'eau, je l'ai griffé à ce moment-là, si fort qu'il en a gardé longtemps les marques. Il m'a attrapée à bras-le-corps et jetée par terre. Et il a commencé à cogner avec ses poings, ses talons, partout sur le visage et le corps, il m'a massacrée en quelques secondes.
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PiertyMPiertyM   23 novembre 2014
Ces coups de poing et ces coups de pied qui pleuvaient sur mon corps nu, c'était la pire des choses. Le sentiment que j'ai eu à ce moment - là est indéfinissable. C'était l'impudeur totale, l' humiliation, l'horreur de la femme lapidée.
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gean25gean25   07 juillet 2012
Il y a des marches à monter, un hall, un panneau indiquant "Bureau du Maire".
Je m'appelle Leila, vingt et un ans, née en France et Marocaine de tradition. Cette tradition est aujourd'hui encore toute- puissante à mes côtés : mon père.
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MocchaMoccha   28 septembre 2019
Ces rencontres secrètes, dissimulées aux parents, l'utilisation de combines qui ne tiennent que par la complicité des copains ou des copines, du cousin qui est au courant mais ne dira rien puisqu'il ne s'agit pas de sa sœur. Nous reconstituons dans les quartiers une sorte de village arabe des temps anciens, où les relations entre les êtres passent par un véritable labyrinthe de cachotteries, de non-dits. Tout cela aboutit à un manque de sincérité total sur soi-même.
Qui je suis ? ... Qu'est-ce que je cherche ? ... Où est mon identité propre ? J'appartiens à un père qui ne m'aime pas, comment serais-je capable d'aimer moi-même et surtout de me l'avouer ? Dans une société qui proscrit l'instinct de l'amour, comment contrôler cet instinct sans se noyer dans un océan de frustration ?
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