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EAN : 9782709662222
Éditeur : J.-C. Lattès (24/04/2019)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Un petit village se réveille sur un mauvais augure  : Selma a rêvé d’un okapi. Or, chaque fois que Selma rêve de cet animal étrange – un mélange entre la girafe, le zèbre, le tapir et le cerf –, quelqu’un meurt le jour suivant. Sa petite-fille, Luise, observe avec son meilleur ami Martin la façon dont tout le monde prend ses dispositions, en prévision du pire. Il y a l’opticien, secrètement amoureux de Selma, qui s’apprête à enfin déclarer sa flamme  ; Elsbeth, la b... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  11 avril 2019
“L'okapi est un animal aberrant, bien plus aberrant que la mort, avec ses pattes de zèbre, ses hanches de tapir, son corps couleur rouille évoquant celui de la girafe, ses yeux de biche et ses oreilles de souris, il n'a l'air lié à rien, rien du tout. Un okapi est totalement invraisemblable, aussi bien dans la réalité que dans les rêves funeste d'une habitante de Westerwald.” Westerwald, est la région boisée du centre de l'Allemagne, à l'est de Bonn, où se trouve le petit village où se déroule cette histoire, dans les années 80-90. Y vit Selma, la soixantaine, à qui quand un okapi apparaît en rêve, la mort apparaît dans la vraie vie dans les 24 heures qui suivent. Et justement elle vient d'en rêver d'un.....et les gens du village sont très superstitieux.
Nous allons suivre des yeux de Luisette, la petite-fille de Selma, l'affairement du village et de ses habitants dans les 29 heures qui suivent le rêve maléfique, dans l'angoisse de qui sera la cible mortelle du rêve ? Y défile une galerie de personnages loufoques, digne de Paassilina, l'opticien, chevalier servant de Selma, Palm, l'alcoolique, son fils Martin, futur haltérophile, copain de Luisette, Marlies la triste, Elsbeth “la chamane”,belle-soeur de Selma.......et leurs histoires émouvantes, aberrantes.
Tout est aberrant dans ce livre, l'okapi, le rêve, le village, la relation entre les habitants et le destin; pourquoi lui et pas moi ?.....et si c'était tout simplement la vie qui était aberrante ? Et oui, mais aberrante ou non, la Vie suit son cours, le rêve et la mort qui en découle n'en sont qu'une parenthèse, oubliée jusqu'au prochain rêve.
La Vie, vaut-elle la peine d'être vécue ? Qu'est-ce-que la vie réelle ? .....autant de questions, dont les réponses sont en chacun de nous....
Dans la veine de l'humour de Paassilina, que Leky manipule génialement pour amortir clichés et pathos, un premier roman primé qui nous vient d'Allemagne. Une très belle lecture qui divertit et fait réfléchir avec de l'amour en prime, c'est déjà beaucoup 😊 ! Et n'oubliez pas de passer chez Alberto , le glacier italien du village, déguster la coupe le” Très Grand Amour éperdu ”, pour vous éloigner de toutes vos certitudes et incertitudes et savourer en douceur ce magnifique récit !
Je remercie Les Éditions J.C.Lattés et NetGalleyFrance pour l'envoie de ce beau livre.
#LeReveDeLocapi#NetGalleyFrance
“Chez un okapi non plus, il n'y a rien qui aille ensemble, et pourtant, c'est un animal d'une beauté “
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Bazart
  16 juillet 2019

Aussi incroyable que cela puisse paraitre : Selma, habitante sexagénaire d'un petit village autour de Bonn, semble annoncer un sinistre présage à chaque fois qu'elle rêve d'un okapi.
Quand elle rêve une nouvelle fois de cet animal singulier , tout le monde devient un peu fou, et c'est l'heure des révélations en tous genres ; chacun d'en profiter pour dévoiler ses pires secrets inavoués et ses pires fantasmes!
C'est Luisette, la petite fille de Selma, qui raconte cette histoire bigger than life, à la lisière de l'onirisme , un ton qui a fait de ce premier roman de Mariana Leky un très grand succès littéraire outre rhin.
On l'aime bien cette chronique douce amere allemande dépaysante et décalée, ,pas très loin de l'univers du regretté auteur finlandais le génial Arto Paaslina.
Commençant comme une farce légère vue par les yeux d'une enfant de douze ans, la deuxième partie du roman, vire au tragique et l'on se laisse très aisément porter par la plume vive et élégante de Mariana Leky !
Un très bon moment de lecture, idéale pour cet été , à conseiller surtout pour les non cartésiens et les doux réveurs !!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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sylvaine
  10 juin 2019
le rêve de l'Okapi Mariana Leky J.C Lattès avril 2019
#LeRêveDeLokapi #NetGalleyFrance
Ce matin-là une ambiance de plomb pèse sur un village du Westerwald . Selma a rêvé d'un okapi, cet animal improbable "avec ses pattes de zèbre, ses hanches de tapir, son corps couleur rouille évoquant celui de la girafe, ses yeux de biche et ses oreilles de souris". le problème est que lorsque Selma rêve d'un okapi la mort survient dans les 24 heures. Qui emportera t'elle cette fois-ci?
Luise sa petite fille raconte...
Mariana Leky nous confie une bien jolie histoire entre rêve et réalité. Mêlant à son récit la sagesse bouddhiste elle accompagne ses personnages tout au long du chemin. Plein de beaux moments , une écriture plaisante confèrent à ce roman une atmosphère surréaliste. Mais voilà je suis restée à côté et j'ai laissé se dérouler ce rêve sans y prendre part. Ce n'était sans doute pas le bon moment ...
Un très grand merci aux éditions J.C Lattès pour ce voyage au pays des rêves.
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XS
  05 juin 2019
La vie secrète de l'Okapi est un achat totalement imprévu, de ceux qui me saisissent parfois au détour d'une librairie. Babélio et ses challenges y sont certainement pour quelque chose ;), challengée pour lire ‘Un livre d'un auteur allemand', voici le candidat tout trouvé, le livre ayant reçu un alléchant Prix des libraires allemands*.
Dès les premiers chapitres, je suis happée par l'atmosphère du roman : un petit village du Westerwald et ses habitants croqués à travers le regard de Luise, petite fille de CM1 à l'entourage plus qu'attachant. On y apprend à connaitre Selma, la grand-mère, Martin, le meilleur ami, l'Opticien, les parents… Tout un petit monde se dessine à travers les conséquences d'un rêve, celui de l'Okapi, supposé annoncer une mort imminente.
J'ai adoré cette première partie, alliage improbable de cocasse, de terre-à-terre, de magie, avec un rythme très personnel, mélange de petites préoccupations et grandes questions métaphysiques vues sous l'oeil d'un enfant.
Après un hiatus de plusieurs années, on retrouve Luise jeune adulte dans la deuxième partie du livre.
Et cette deuxième partie m'a moins charmée : on y retrouve toujours la délicatesse, mais la narratrice maintenant adulte fait perdre de la pertinence au récit qui en devient moins surprenant, plus répétitif et moins convaincant.
Je garderai cependant une petite pensée émue pour Selma et l'Opticien, délicieux personnages qui sont pour moi l'atout de cette lecture douce-amère.

* Parmi les prix littéraires, ceux attribués par des libraires ont toute mon attention : les libraires lisent beaucoup, et, me semble-t-il, ont tendance à détecter ce qui sort de l’ordinaire.
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StephanieIsReading
  21 mai 2019
C'est la première fois que je lis un roman de Mariana Léky et même si la 4e de couverture me semblait quelque peu banale et la couverture étrange, j'ai eu envie d'en savoir plus. J'espérais ne pas lire un roman uniquement pétri de pathos sans aucune originalité ni pointe d'humour.
Et quelle lecture !
J'ai dévoré ce roman qui se trouve au croisement entre la douceur et la spontanéité du film Amélie Poulain et l'univers décalé et particulier d'un Tim Burton (je pense notamment à Big Fish pour les amateurs de Burton).
Ce roman est une symphonie de personnages hauts en couleur auxquels on s'attache immédiatement. le tandem Luise et Martin, le tandem Selma et l'opticien et le tandem Selma et Luise (on n'est pas loin de Thelma et Louise…). On s'attache à la grand-mère et sa petite fille ainsi qu'à l'opticien dont on ne découvre le nom qu'à la fin (peut-être que lui-même ne se découvre vraiment qu'à ce moment-là…) désespérément amoureux de Selma et incapable de le lui révéler car il en est empêché par ses voix intérieures qui font un sacré boucan. Martin, un pilier pour Luise, son meilleur ami, va bouleverser sa vie à « jamais » et pour « toujours ». On rencontre aussi Elsbeth, une veuve superstitieuse qui se rend compte que son mari l'a trompée toute sa vie et qui connaît toutes sortes de remèdes pour faire face aux maux de la vie mais pas aux siens, à coup de coeur de chauve-souris ou de langue de coq. Il y a aussi Palm un alcoolique sans foi ni loi ou encore Frédérik un jeune moine bouddhiste rencontré inopinément au détour d'un sentier lors d'une battue afin de retrouver Alaska, un chien gigantesque. Bien sûr, il y a Selma qui est le pilier de ce chef-lieu car dès lors qu'elle rêve d'un okapi (animal étrange à la croisée entre plusieurs espèces) un décès a lieu dans les 24h. Autour d'elle, gravitent tous les personnages du roman et c'est sa petite-fille Luise qui raconte cette histoire. Et puis, il y a Martin…
Lorsque Selma rêve d'un okapi, les habitants de ce chef-lieu s'ébrouent et s'animent : il y a ceux qui attendent la mort sans la voir jamais venir à eux, ceux qui l'évitent et tentent de conjurer le sort et ceux qui, même vivants, semblent déjà morts. À chaque fois que survient ce rêve, chaque habitant sentant la mort venir décide de révéler un amour caché trop longtemps, de prendre la décision de quitter la personne qu'il n'aime plus (ou dont il n'est plus aimé), de partir à la découverte du monde, de régler ses comptes ou de pardonner…
Bref, les personnages semblent revenir à la vie lorsque le danger de mort plane au-dessus d'eux. Et de fait, la mort va les toucher à plusieurs reprises et les transformer, les faire évoluer le plus souvent.
J'ai adoré lire ce roman et je pressentais à chaque page tournée qu'il me serait difficile d'abandonner tous ces personnages et même si j'ai tenté de ralentir mon rythme de lecture pour pouvoir faire durer le plaisir du texte, j'ai terminé ce roman en moins de 24h. Il faut croire que, comme eux, je me suis sentie menacée par la présence onirique de l'okapi et que je sentais l'urgence de connaître la fin de l'histoire.
Je ne suis pas étonnée du succès rencontré par ce roman et je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans cette lecture et d'en savourer chaque ligne.
Vous avez 24 heures…
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
CetsakCetsak   20 juin 2019
À part Elsbeth, la sœur de Selma, les habitants du village n’étaient d’ordinaire pas superstitieux. Ils se livraient avec insouciance à tout ce que la superstition interdisait, comme s’asseoir tranquillement sous des pendules murales malgré le danger mortel, ou dormir la tête vers la porte au risque de franchir cette même porte les pieds devant. Ils étendaient du linge entre Noël et le jour de l’An, ce qui, comme le leur rappelait Elsbeth, équivalait selon la superstition au suicide ou à une complicité de meurtre. Le cri nocturne du hibou ne les effrayait pas plus qu’un cheval en sueur dans l’écurie ou qu’un chien qui hurlait pendant la nuit, tête basse.
Mais le rêve de Selma, lui, mettait les gens devant un fait accompli. Si un okapi lui apparaissait en rêve, la mort apparaissait dans la vraie vie. Et tout le monde se comportait comme si la mort n’apparaissait vraiment qu’à ce moment là, comme si elle surgissait à l’improviste en se trémoussant et n’avait pas été là depuis toujours, proche et lointaine à la fois, comme une marraine qui, tout au long d’une vie, envoie des cadeaux petits et gros.
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CetsakCetsak   23 juin 2019
Il venait de se souvenir de sa visite chez un médecin du village voisin, alors qu’il avait cinq ans. Atteint de varicelle, il était couvert de pustules et accablé de fièvre et de frissons. La fièvre lui donnait nuit et jour de terribles cauchemars et l’opticien pleurait beaucoup.
Il avait redouté la visite chez le médecin, craint que celui-ci ne lui dise : « Arrête enfin de pleurer », craint le stéthoscope glacé. Mais le médecin avait dit très gentiment : « Assieds-toi donc, jeune homme à pois », puis avait frotté l’un contre l’autre ses mains de médecin pour les réchauffer et soufflé sur le stéthoscope pour le rendre moins froid. Il avait expliqué à l’opticien qu’avec le sirop et la pommade qu’il allait lui donner, d’innombrables et minuscules champions du monde de boxe allaient se glisser en lui. Ils étaient si petits qu’on ne pouvait pas les voir à l’œil nu, mais ils étaient aussi très fort, et avaient uniquement été inventés pour mette K.-O. la varicelle. L’opticien s’était tout de suite senti un peu mieux grâce aux petits champions invisibles qui étaient de son côté et allaient combattre la fièvre et les cauchemars.
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CetsakCetsak   21 juin 2019
Le fermier Häubel était convaincu que la mort serait polie, comme lui-même l’avait toujours été. Il était certain qu’elle ne lui arracherait pas sa vie mais la lui ôterait doucement des mains. Il s’imaginait qu’elle frapperait à sa porte, l’entrebâillerait et demanderait : « Puis-je ? », ce à quoi il répondrait évidemment : « Mais je vous en prie, entrez donc », et la mort entrerait. Elle s’approcherait de son lit et demanderait encore : « Le moment est-il mal choisi ? Je peux très bien revenir plus tard. ». Le fermier Häubel se redresserait et dirait : « Mais non, mais non, c’est parfait maintenant, ne repoussons pas cela une fois de plus, qui sait quand vous auriez le temps de repasser. » Alors la mort s’assiérait sur la chaise disposée pour elle près du lit. Elle s’excuserait d’abord d’avoir les doigts froids, ce qui ne dérangerait pas du tout le fermier Häubel, il le savait, puis elle lui poserait une main sur les yeux.
Voilà comment le fermier Häubel se représentait les choses. Il se releva pour aller ouvrir la lucarne, afin que son âme puisse s’envoler.
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BookycookyBookycooky   11 avril 2019
Avec l’amour, on pouvait faire tout un tas de choses. On pouvait le cacher plus ou moins bien, le traîner derrière soi, le soulever, le porter aux quatre coins du monde ou le glisser dans une composition florale, on pouvait le mettre en terre et l’envoyer au ciel. Et l’amour se laissait toujours faire, patient et flexible. Mais on ne pouvait pas le changer.
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BookycookyBookycooky   10 avril 2019
-Si tu veux mon avis, que le sexe avec Renate ait fait perdre la raison à ton mari ne révèle pas grand-chose sur la qualité de leur liaison. Après tout, quand on flanque un coup de poêle sur la tête de quelqu’un ça lui fait perdre la raison aussi.
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