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EAN : 9782843377914
222 pages
Anne Carrière (13/10/2016)
3.89/5   61 notes
Résumé :
Dès l’enfance, Milou a des ambitions qui ont de quoi surprendre. Dans la cour de récréation, ce drôle de petit garçon aime jouer à la princesse, et faire de ses copines ses soldats. Il s’imaginera aussi un destin dans la peau d’un monstre orange, le Casimir de L’île aux enfants, avant de se mettre en tête qu’il est la plus puissante des reines d’Égypte.
Mais quand il a treize ans, une voix fait chavirer tous ses projets. Celle de Nana Mouskouri. C’est décidé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
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La_Bibliotheque_de_Juju
  23 avril 2017
Il en va des livres comme des êtres humains.
Des rencontres. Fortuites; parfois désirées.
Ce livre m'est tombé dessus et me bouleverse car il me raconte ma vie.
Ne vous arrêtez pas au titre si Nana Mouskouri vous rebute ,elle n'est que prétexte à belle lecture.
La difficulté et le bonheur d'être un enfant qui se sait différent , qui s'échappe grâce à une chanteuse.
Le grand amour pour sa grand-mère. La perte. Immense et définitive.
La joie de vivre. D'être. de devenir soi.
Lisez ce livre les amis. Il a touché mon âme.
Lien : https://labibliothequedejuju..
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isabelleisapure
  10 décembre 2017
A travers ce délicieux roman initiatique, nous suivons l'auteur petit garçon, qui un beau jour entend une voix, qui le bouleverse. Il n'a plus qu'une seule idée, grandir vite pour devenir celle qui pour lui n'a pour l'instant qu'un visage sur papier glacé et un nom : Nana Mouskouri.
Il ne veut pas seulement chanter comme elle, ni la copier, pas davantage adopter sa coiffure et ses célèbres lunettes, non, le petit garçon veut devenir littéralement et totalement Nana Mouskouri. Peu lui importe qu'elle soit une femme et qu'elle ait quatre fois son âge.
La passion qui unit Milou et sa star se double d'un autre amour, tout aussi absolu et touchant mais plus palpable. Mamie Aimée au joli prénom est la grand-mère adorée. Celle qui comprend et pardonne tout, celle qui attend la visite du petit-fils comme s'il était le Messie, parce qu'il vient illuminer les ténèbres de sa fin de vie. Rarement on aura lu plus belle déclaration d'amour entre une grand-mère et son petit.
« Et je veux respirer sur elle l'eau de Cologne la semaine et l'Air du Temps de Nina Ricci le dimanche, embrasser sa joue luisante de crème Nivéa, voir s'agiter à ses oreilles les petits anneaux d'or crénelés, à son cou le pendentif en forme de coeur quand avec énergie, elle brique son intérieur si propre qu'on pourrait manger par terre comme elle dit fièrement en montrant avec autorité le linoléum ».
L'auteur évoque également avec la pudeur qui le caractérise et que j'aime tellement chez lui, son homosexualité, les insultes subies qui vont de fiotte à tapette et parfois deviennent des coups.
Une fois de plus, David Lelait-Helo m'a bouleversée avec cette belle histoire.
J'aimerais parler encore et encore de cet auteur et de sa sensibilité à fleur de plume, sans jamais réussir à trouver les mots qui sauraient lui dire le bonheur indicible que je ressens dès que je le lis.

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cecilit
  28 juillet 2021
David, surnommé Milou, est un petit garçon qui n'aime ni jouer aux cowboys et aux indiens, ni aux gendarmes et aux voleurs. Ce qu'il aime avant tout, c'est sa grand-mère, Mamie Aimée, et puis aussi les filles, non pas pour ce qu'elles sont mais pour ce qu'elles ont : des cheveux longs, des vêtements colorés, des accessoires charmants, et le droit d'être des êtres sensibles sans pour autant se faire traiter de chochottes. C'est que Milou commence à entendre fuser de drôles de noms d'oiseaux à son encontre : "fiotte", "tarlouze", lui disent ses camarades de classe... (sympas, les copains !!!).
Milou, qui ne cerne pas encore ce qu'il pressent toutefois, se renferme et se réfugie devant la télé. Un jour, il il tombe en extase à l'écoute du générique de la série L'amour en héritage (kitschissime, cette série !) interprété par une chanteuse qu'il ne connaît pas encore et qui va devenir une véritable obsession et sa raison de vivre. "Qui est donc cette femme étrange ? Cette chanteuse que je vais devenir " car oui, ... Milou s'est mis en tête de devenir celle qu'il admire tant : Nana Mouskouri !
Joli roman sur l'éveil d'un petit garçon puis d'un adolescent et enfin d'un adulte, sur son homosexualité qu'il comprend peu à peu par le prisme de sa vénération envers une artiste et par les aléas de la vie, tout simplement.
Hormis un récit un peu répétitif et des phrases à mon goût trop "feel good" et "sens de la vie" (j'ai peu aimé les appartés, entre les chapitres, sur les rêves, la nécessité d'en faire, de les réaliser etc.), j'ai apprécié ce roman que j'ai trouvé touchant. La quête de ce petit enfant vers son idéal est émouvante et parfois douloureuse. Je me demande même à quel point le livre de David Lelait-Helo est autobiographique tant les sentiments qu'il décrits sont poignants.
Et puis, j'avoue avoir maintenant une tendresse particulière, teintée de nostalgie, pour Nana Mouskouri qui fut LA chanteuse préférée de ma maman (combien d'heures j'ai dû l'entendre, enfant, dans l'appartement et la voiture , jusqu'à en être saturée).
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marlene50
  12 avril 2019
Si vous aimez Nana Mouskouri et sa voie cristalline à nulle autre pareille qui vous fait côtoyer les anges plongez-vous dans ce livre.
Fan pour toujours au point de s'identifier à elle, mais surtout d'en faire sa raison de vivre, sa raison d'aimer.
C'est aussi un livre bouleversant d'amour pour sa mamie tant aimée.
Un rêve éveillé.
Ce petit garçon aime plus que tout se réfugier dans ses rêves, la réalité lui semble trop triste, trop grise.
Il aime jouer à la princesse, il peut s'imaginer dans la robe des puissantes reines d'Egypte mais également dans la peau du monstre qui fait rire, Casimir de l'île aux enfants.
Sa vie va changer quand il va entendre la voix de Nana Mouskouri, son coeur va chavirer de plaisir et d'adoration.
Son rêve deviendra réalité en rencontrant son idole.
Une vie basée sur le rêve que chacun porte en soi, et une quête d'idéal.

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MaminouG
  17 février 2018
Les livres et la littérature sont pourvoyeurs d'amitié, et inversement. Preuve s'il en est, ce roman que je viens de terminer. Il est arrivé un jour par surprise dans ma boîte à lettres. Il venait de Bretagne, envoyé par une amie lectrice qui souhaitait me faire partager l'un de ses "5 étoiles". C'est ainsi que j'ai découvert un auteur dont je ne connaissais pas même le nom, honte à moi. Je n'avais, en effet, jamais lu David Lelait-Helo.
"Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri", son roman autobiographique, est mon premier Coup de Foudre de l'année 2018.
"Je ne lui dirai pas que je connais chacune de ses chansons, de tout temps et en toutes langues. Je ne dirai rien parce qu'on ne dit rien quand il y a trop à dire." Comme Milou, face à son idole, je reste muette devant cet ouvrage qui m'a totalement bouleversée. Comment dire quand les mots débordent, se mélangent, quand les sentiments sont si forts, que l'écriture est si belle. Tout à coup, les expressions me manquent, aucune ne semble assez riche, suffisamment précise. Toutes se révèlent trop chétives, sans âme, dénuées de puissance.
Pourtant on pourrait croire l'histoire banale, qui est racontée dans cet ouvrage au titre improbable. le rêve d'un enfant de douze ans, Milou, touché au coeur par la voix de Nana Mouskouri au point de vouloir devenir "elle", ça peut porter à sourire. Oui, mais c'est sans compter sur le talent de l'auteur, le narrateur en l'occurrence. Sa plume est d'une élégance rare, d'une fluidité musicale et poétique incomparable, d'une sensibilité hors du commun. Nul trace d'eau de rose, mais un amour à fleur de peau pour sa Mamie Aimée qu'il accompagnera jusqu'au bout "Je prends la robe aux imprimés bleu et blanc… Je les remets quelques instants plus tard au personnel de l'hôpital ; personne ne s'étonne qu'un gosse se soit chargé des détails de la dernière toilette, on m'a vu accroché à elle depuis trois semaines… je lui redis cet amour plus grand que mon coeur de gosse." Car c'est sa vie à Milou, sa grand-mère et Nana.
N'allez pas croire pour autant que ce récit soit centré sur la mort. Non, il regorge de vie et se veut optimiste. Véritable roman initiatique, ce petit texte narre avec pudeur des douleurs des enfants différents, victimes des sarcasmes, moqueries et autres violences, dit la peine et le chagrin mais aussi le courage de garder la tête haute, toujours, et surtout de conserver son rêve.
Partageant totalement les propos de Fatou Diome "Offrir des livres ou donner des conseils de lecture est un exercice périlleux : quand on se trompe, on passe pour idiot ou prétentieux. Et il est facile de se tromper, car chacun se prosterne à l'hôtel de sa propre sensibilité.", il n'est pas dans mes habitudes d'inciter à découvrir un ouvrage dont je viens de parler. Et pourtant…
Sublime !

Lien : http://memo-emoi.fr/
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critiques presse (1)
Lexpress   21 novembre 2016
Un joli roman sur un adolescent qui s'identifie à Nana Mouskouri. Il s'attache à disséquer les mécanismes de l'identité et revendique haut et fort la nécessité d'avoir un rêve.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
marlene50marlene50   12 avril 2019
A l'entrée du parc, je me tais.
C'est un lieu de désenchantement où je jouerai un autre rôle.
Je dépose mes rêves sur le petit banc à l'entrée, avec ma douceur et mes amours. Je redescends sur terre, je me grandis et ouvre mes épaules, comme un homme que je ne suis pas totalement, et le corps me brûle.
C'est un désir irrépressible qui bout à la nuit tombée.
Sur les murs de pierre, des garçons, des hommes sont des ombres sans cœur ni visage, entre les arbres ils jouent au loup et à l'agneau, ils se mordent, gémissent puis se sauvent.
Les corps se font et se défont sous la lune et les étoiles.
C'est une mascarade périlleuse, une danse macabre dont j'aime la tristesse. Je suis un mélancolique.
Chaque nuit sonne l'heure de cette conquête sans gloire. Une défaite assurée. Un couteau sous la gorge, les poches vidées et la menace d'une danse que j'avais pourtant refusée ne me décourageront même pas.
Je reviendrai toujours.
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MarcLegalantMarcLegalant   23 février 2018
Elle est une créature magique dont les mains, longues et fines, sont des oiseaux de mille couleurs. Dans sa voix chaude de femme du Sud, il y a la rocaille et l'eau claire versée dessus, il y a le soleil et la vigne juste en dessous, il y a aussi tout l'empressement des êtres qui veulent vivre, deux, ou trois vies en une, elle a le geste nerveux mais tendre, elle joue avec vos doigts jusqu'à les tordre, elle vous prend la main, la garde longtemps, vous l'embrasse, et vous embrasse tout court.
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cecilitcecilit   25 juillet 2021
J'ai commencé, tout gosse, par prendre mes quartiers de rêveur sur l'Île aux enfants. Casimir était mon ami, le meilleur, à qui on dit tout, tout et rien. Je dormais arrimé à sa réplique en peluche d'une bonne quarantaine de centimètres, d'un orange tendre, avec des ronds de feutrine de couleur parsemés sur sa peau velours de monstre gentil.
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MaliaeMaliae   06 octobre 2016
Comme il devait m’aimer pour me laisser libre de devenir celui que je voulais et pour m’accompagner sur un chemin auquel ni lui ni personne n’entendait rien. Mais il faut devenir adulte, et presque vieux, pour se savoir un enfant aimé de ses parents et pour voir en face, et sans filtre, l’extrême gentillesse d’un père dont on a longtemps eu si peur.
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niiwigniiwig   11 mars 2018
Mamie Mimi, ma grand-mère maternelle, me l'a acheté, comme un cadeau de presque rien, sans imaginer quel chemin il m'ouvrait. Le premier disque ! Et je fais un pas dans cette folie qui ne me quittera plus;un jour il me les faudra tous, des dizaines d'autres, des centaines, des milliers. Je ne mens ni n'exagère, oui, des milliers, bien que ce soit impensable... Je ne soupçonne pas encore que ma chanteuse est universelle, qu'elle existe à l'infini, d'un bout à l'autre de la Terre, en toutes langues, et depuis si longtemps. J'ignore tout, je sais seulement ce regard qui m'appelle, cette voix qui chante dans mon ventre. De retour à la maison, je pose religieusement la jaquette de l'album sur mon bureau, elle devient mon icône, celle que l'on prie et supplie, celle à qui on parle en secret et devant qui l'on s'agenouille et pleure.
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