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LydiaB
  24 août 2014
Carmen Cru, c'est, comment dire... l'anti grand-mère. Bien loin des clichés de la mamie gâteau au chignon gris, faisant des confitures (comme la mamie de Titi ou celle des Castors juniors), elle met toutes les convenances dans sa poche pour en faire des vertes et des pas mûres ! Sorte de clocharde à vélo (elle ne quitte pas son chapeau et son manteau tout rapiécé... mais que cache t-elle en-dessous ?), elle prend soin de toujours ennuyer son prochain, faisant jouer son grand âge : du postier au badaud du coin, elle les utilise tous. Elle part du principe que l'on pardonne tout à ceux qui sont d'un âge canonique.

Ce personnage haut en couleur ne parle pas beaucoup mais agit ! Elle peut faire penser, par le dessin, les actes, à Soeur Marie-Thérèse des Batignolles. D'ailleurs le dessinateur de cette dernière, Maëster, avait rendu hommage à Lelong (décédé en 2004) en les dessinant toutes les deux. Si Soeur Marie-Thérèse fait rire par le manquement aux conventions sociales et religieuses, Carmen Cru plaît par son caractère atypique.

Ceci dit, qui n'a pas connu une petite vieille voulant passer en premier dans une file d'attente de 3 km de long sous le prétexte de son grand âge ? Vous savez, lorsque ça fait trois heures que vous attendez, patiemment, pour aller chercher votre recommandé alors que l'ancêtre, elle, vient tout juste de finir de regarder, je cite, « son joli film » sur une chaîne privée, sort toute pimpante de chez elle pour aller poster son colis et s'incruste sans rien demander devant le guichet... Ça vous parle ?

A lire sans modération !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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marina53
  08 mars 2014
Carmen Cru n'a pas sa langue dans sa poche, ne connaît pas les bonnes manières ni la politesse et s'il faut quelqu'un pour taper sur un autre, elle se porte garante ! Bref, une mamie qu'on n'est pas sûr d'aimer jusqu'à ses derniers jours, surtout quand elle ne veut même pas vous filer un petit bifton pour les étrennes. Son argent, elle préfère le garder pour elle et le placer soigneusement à la banque, encore faut-il que les gens devant veulent bien la laisser passer ! Parce qu'elle n'a pas que ça à faire ! Il faut s'arrêter boire un coup dans tous les bars qu'elle a sur sa route, histoire de pouvoir manger en plus gratos, il faut emmerder les voisins avec leurs compteurs électriques, s'en prendre au gros matou qui vient squatter chez elle, recevoir les vieux du club qui veulent l'inciter à s'inscrire... Pas de tout repos la vie d'une vieille !

Avec ou sans dentier, avec son vélo, à pied, seule ou (évidemment, mal) accompagnée, cette vieille bique en fait voir de toutes les couleurs à son entourage. de son petit-neveu à ses voisins, chacun en prend pour son grade. Lelong nous sert de petites scénettes inégales tant sur la chute que sur le scénario mais les aventures de cette mémé que l'on aime détester se dégustent tout de même le sourire en coin. L'on espère ne pas lui ressembler plus tard ! le dessin est juste et travaillé, le noir et blanc apporte une petite touche rétro très agréable.

Carmen Cru, Rencontre du 3ème âge... du tout cuit...
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manU17
  18 mars 2013
Elle est vieille. Elle est laide. Elle est édentée. Quand elle met son dentier, c'est pire, elle est encore plus effrayante.

Elle n'aime pas les enfants, ils braillent. Elle n'aime pas les vieux, ils puent. Elle n'aime pas sa famille. Elle n'aime pas ses voisins. Elle n'aime pas les gens, en général. Elle n'aime personne en particulier.

Que vous soyez guichetier, banquier, prêtre, photographe, n'ayez crainte, vous serez tous traités de la même façon, c'est-à-dire avec le plus grand dédain et le plus profond mépris.

Elle est vieille donc elle a tous les droits et elle ne se gêne pas pour en user et en abuser. Elle est vieille donc vous lui devez le respect mais elle, elle vous emmerde !

Tous ceci pour notre plus grand plaisir, bien sûr. On pense inévitablement à Tatie Danielle, un de mes films cultes, que je revois chaque fois avec le même plaisir jubilatoire.

Et surtout, je ne peux que penser à Madame Lavalette, cette cliente râleuse, odieuse, teigneuse mais unique Dieu merci, dont je garde de nombreux souvenirs mémorables dont ce jour où elle m'invectiva d'un « de toute façon, vous êtes un con ! » et que je lui répondis « Et vous, vous êtes charmante Madame Lavalette ! » Cet échange scella à tout jamais notre amitié…

Carmen Cru existe, je l'ai rencontrée…et j'en ai bavé !


Un grand merci à Cristina pour ce judicieux conseil de lecture.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Lorraine47
  28 décembre 2012
Ayant été initiée à la lecture de "Fluide glacial" par mon frère aìné, qui dans mes vertes années me paraissait hautement subversive et délicieusement transgressive, j'ai voulu y tâter à nouveau, histoire de voir si cela pourrait réveiller L'ado qui sommeillait en moi.
J'ai donc opté pour Carmen Cru, cette petite vieille aux allures de Tatie Danielle des années 50, beaucoup moins classieuse et un tantinet portée sur la bouteille.
Le dessin est plutôt sympathique, assez sobre contrairement à l'héroïne, version noir et blanc.
Là où je reste impassible c'est sur la qualité du scénario.
Quant au côté humoristique de cette BD, soit je suis complètement hermétique, soit elle a mal vieilli comme son auteur, qui hélas est mort prématurément en se donnant la mort, je vais peut-être en choquer certains mais parfois mon humour à la Reiser prend le dessus et je peux hélas laisser ressortir le côté cynique de ma force et toute la noirceur de mon âme!
Carmen Cru, qui l'eut cru, m'a laissée de marbre, peut-être ce premier tome était-il un mauvais cru, une basse piquette?
Néanmoins,je ne retenterai pas l'aventure avec un deuxième tome, sauf si l'un d'entre-vous trouve les arguments pour piquer ma curiosité: chiche capon!
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HORUSFONCK
  29 octobre 2019
Avec Carmen Cru, c'est comme si le temps s'était arrêté.
La vieille dame est confite das son quant-à soi, murée dans une méchanceté que certains font l'erreur de croire faible et souffreteuse.
Elle pousse son vélo, avec un cageot arrimé au porte-bagage, dans ces décors de tuffeau blanc que décrivait si bien Balzac dans le Saumur d' Eugénie Grandet.
Le noir et blanc correspond parfaitement à la lumière éteinte de cet urbanisme calcaire du bord de Loire!
Carmen Cru avance, attifée d'une multi-couche de vêtements hors d'âge.
La vieille (teigne?) joue de son âge dans les commerces, rusée et retorse, les yeux perçants et la bouche mauvaise.
Carmen Cru, chef d'oeuvre de l'imaginaire de Lelong, dessinateur quasiment balzacien?
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Ziliz
  30 décembre 2013
"Sale vieille bique, vieille peau, vieille vache, vieille garce !" - ça défoule d'insulter une teigne, même virtuelle.
1ère tentative de 2e lecture de cette "Rencontre du 3e âge" avec Carmen Cru la dure-à-cuire, et non, vraiment.
Quelques avis enthousiastes sur Babelio m'ont laissé espérer la possibilité d'une (réconc)il(iation) avec cette mémé rencontrée au lycée, et vite évitée. C'est loupé, je n'ai pas réussi à l'aimer après trente ans d'oubli.
Carmen Cru est l'anti-Mamette par excellence, je ne dois pas être la première à le dire. Elle est aussi répugnante, crado, aigrie et détestable que la vieille petite Marinette est pimpante, douce, généreuse et joviale.
Vraiment odieuse et sadique, la mémère, et futée : elle calcule bien ses offensives. Elle en rajoute, s'amuse, noircit son image, et ça doit être ce qui plaît aux fans !?
Mais elle ressemble trop à quelques vieilles peaux (ou sadiques de tous âges) croisé(e)s ici ou là pour m'amuser. Et qui sait si on ne deviendra pas comme elle ? Ou si on ne l'est pas déjà (un peu) !?
Elle m'agace et me plombe, cette dame.
Dessin en noir et blanc et texte denses, indigestes, en plus.
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ElGatoMalo
  11 novembre 2012
Pas encore cuite la vieille dame indigne et même encore bien crue la carmen : quartier de viande tassé, massif, sans le moindre vide où la réflexion pourrait résonner un peu, rien qui donne prise ni au regard qui glisse sur la forme, ni à une quelconque agression physique. Que pourrait-on attraper qui dépasse ? le bob soulignant encore plus le côté "rocher" et pas Yves Rocher parce qu'elle cherche pas trop à séduire son monde avec son allure, à se demander comment ce tas de femme tient en équilibre sur son vélo et même seulement comment les pieds peuvent bien encore toucher les pédales. Ontologiquement, visuellement, physiquement, Carmen Cru est un concentré d'elle-même. Véritable boulet pour ceux, êtres verticaux, pauvres quilles, qui la croise. Quoique... Tous les autres personnages sont tout aussi pleins et entiers qu'elle même. Lelong, observateur sans la moindre pitié des travers de notre époque, a su voir et croquer au vitriol les traits de caractères de quelques uns de nos contemporains et les rendre avec la même intensité que la pauvre petite vieille. Effroyable !

Post-scriptum à l'usage de ceux qui ne comprennent rien au génie
Carmen Cru n'est pas drôle, bien au contraire elle est l'incarnation désespérante de ce qui nous pend à tous au nez : une vieillesse solitaire, une déchéance physique et sociale. Sauf que c'est un héros - pardon : une héroïne solitaire - qui a bien accepté son univers perso, bien dans sa peau même si elle flotte autour de son corps décharné, frémissante aux quatre vents du quotidien le plus sordide. Alors ça peut ne pas plaire, c'est même pas à sa place dans Fluide Glacial - quoique, ce soit peut-être la seule BD qui soit digne du titre - et ça se comprend aisément : comment pourrait-on trouver un plaisir à contempler l'image de notre propre laideur sans la distance de l'humour qui nous évite de penser que c'est, malheureusement, un miroir branché sur le futur que nous tend l'auteur.
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Morphil
  11 septembre 2021
Évidement, c'est plutôt cru. Bigots s'abstenir ... Cette vieille anarchiste me fait mourir de rire. Les répliques cognent comme des uppercuts, le dessin est superbe. Bref, j'adore.
J'ai rencontré bien des gens qui détestent et d'autre qui comme moi aiment à la folie, personne entre les deux.
Le mieux pour savoir de quel côté on penche est d'en piocher un et de le lire.
Attention ! ça peut vite devenir addictif.
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Crossroads
  13 décembre 2010
Vous connaissez Tati Danielle et bien voici ce qui aurait pu etre sa soeur , Carmen Cru...elle ne vous connait pas mais elle vous hait deja , on en viendrait presque a souhaiter une bonne canicule...

Au-delà de ce personnage mechant , acariatre , grincheux , desagreable ( j'en passe et des meilleures , les qualités sont nombreuses..) Cru ne s'embarasse tout simplement pas de manieres et y va franco . Attitude que l'on aimerait surement adopter nous-meme dans certains cas ou a l'egard de certaines personnes...

Rafraichissant!
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myriampele
  02 décembre 2021
Pas tout jeune mais ça me fait toujours rire...
Cette vieille femme totalement dénuée d'humanité , vivant dans des conditions épouvantables devrait pourtant susciter la pitié du lecteur!!!
Mais Carmen Cru est un personnage qui n'a rien à envier à Tatie Danielle!
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