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EAN : 9782800106663
47 pages
Dupuis (01/04/1986)
3.84/5   285 notes
Résumé :
À l'occasion d'une expédition spéléologique, Yoko Tsuno et ses compagnons, Vic et Pol, découvrent fortuitement une cité souterraine, habitée par des extra-terrestres venus d'une lointaine galaxie. Vinéa. Leur planète, étant devenue un enfer invivable, ils avaient dû se résoudre à l'abandonner pour se réfugier au sein de notre Terre, alors que, à la surface, l'homme menait encore une existence primitive. En compagnie de la vinéenne Khâny, l'audacieuse Yoko parvient a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
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Alfaric
  29 mai 2017
"Yoko Tsuno" est une saga culte, volontairement SFFF (l'auteur amateur de Jules Verne et Edgar Allan Poe ayant toujours porté les deux casquettes science-fiction et fantastique), résolument Women's Lib et fondamentalement libéro-humaniste… Je vais donc être volontairement, résolument et fondamentalement bavard donc attachez vos ceintures et attention au décollage car mon TARDIS va s'envoler vers une époque où le monde entier croyait que demain serait meilleur qu'aujourd'hui !
Dans ma tête et dans mon coeur "Yoko Tsuno" appartient définitivement aux années 1970, tout en lorgnant sur les récits d'aventures des années 1960 qu'ils soient SF, fantastiques ou d'espionnage (et comme la série voyage souvent à travers le temps et l'espace elle vieillit peu et bien en fait), or j'ai une affection toute particulière pour les années 1970 en général et pour les BD des années 1970 en particulier, moins parce que je suis un enfant des années 1970 que parce que je partage à 100% les valeurs qu'elles ont valeureusement portées. Entre la révolution culturelle des années 1960 et la contre-révolution financière des années 1980, le monde a connu un Big Bang démocratique et populaire qui a touché tous les genres et tous les médias (évolution constamment vilipendée par les commissaires culturels qui regrettent le bon vieux temps de l'élitisme par et pour les élites) : New Wave SF, fantasy alternative, westerns pros-indiens, films antisystèmes déroulant le ruban de Moebius de l'utopie et le dystopie… Pendant plusieurs années l'humanité a cru de toutes ses forces à un avenir meilleur, de plus en plus (les années Flower Power) puis de moins en moins (les années No Future), et les héritiers du Doctor Who de la BBC, des mutants de Chris Claremont ou des cyborgs de Shotaro Ishinomori ont ainsi lutté à travers le temps et l'espace contre les forces obscures de la crevardise pour la liberté, l'égalité et la fraternité… Et force est de constater que la BD européenne n'a pas été en reste, mieux elle a été et est encore louée de nos jours par les connaisseurs anglo-saxons, avec "Les Pionniers de l'Espérance" chez Vaillant, "Valerian & Laureline" chez Pilote, "Yoko Tsuno" chez le Journal de Spirou… Depuis le grimdark des homines crevarices adorateurs du Veau d'Or a infecté et gangréné la culture populaire mondiale, et avec la fin de l'espérance euthanasiée et enterrée par le TINA je crois bien que quelque chose est mort qu'on ne retrouvera peut-être plus jamais… C'est donc avec bonheur mais aussi avec douleur que je me replonge dans les aventures de la femme de tête, d'action et de coeur qui elle aussi a porté haut les couleurs de l'humanisme à travers le temps et l'espace !!!
Le destin est farceur, triplement même ^^ :
- le mahatma Roger Leloup a été un élève modèle de l'école de Bruxelles, représentée par le Journal de Tintin, mais il a connu la célébrité dans les pages du Journal de Spirou, représentant de l'école de Charleroi… Bon sang ne saurait mentir et rapidement l'influence Franquin cède le pas à l'influence Hergé, le style Ligne Claire s'imposant face au style Marcinelle… Toutefois il finit par trouver sa voie et c'est son propre style qui finit par développer. Comme ses mentors l'auteur est clairement atteint de maniaquerie, mais ses passions transparaissent dans tout ce qu'il fait : décors et paysages sont impressionnants de détail et de réalisme, et je n'ose imaginer l'oufissime travail de documentation que tout cela a dû nécessiter, surtout en sachant que l'auteur belge a toujours été un maquettiste de talent…
- le premier épisode de la série a eu une genèse mouvementée, et pour le meilleur a vite été vampé / vampirisé par sa guest star asiatique, geekette fan de pilotage et d'arts martiaux… la série qui devait s'appeler "Le Trio de l'étrange" devient la série "Yoko Tsuno" et l'électronicienne japonaise vole immédiatement la vedette à Vic Vidéo et Pol Pitron (argh ce naming à la Franquin ^^) vite réduits aux rôles de sympathiques side-kicks même si Pol existe davantage en tant que comic-relief que Vic en tant que sous Lancelot de Yoko qu'on finit presque par oublier tellement il est transparent… Je suis triste pour lui et je compatis…
Car oui, il ne faut pas oublier que la BD franco-belge a brillé et brille encore par son sexisme, à tel point que certaines séries ont franchi le plafond de verre du machisme pour flirter avec l'homoérotisme (oui, en tous temps et en tous lieux l'homosexualité a été l'aboutissement ultime du sexisme… C'est dommage de motiver un choix de vie parfaitement honorable par le rejet de l'autre…). Dans les années 1960 plusieurs héroïnes de BD ont été censurées voire interdites, bien souvent pour outrage au patriarcat par remise en cause de l'autorité du chef de famille, mais au grand dam des zemmouriens et autres gros cons conservateurs la révolution culturelle de la fin des années 1960 est bien passée par là (ils la maudissent, mais les êtres humains la bénissent). Comme Emma Peel l'héroïne de série télé "Chapeau Melon et Bottes de Cuir", qui a connu la célébrité la décennie précédente, Yoko Tsuno a fasciné et fascine toujours un public très large tant masculin que féminin, tant jeune que mature (et selon certains témoignages tant hétérosexuel qu'homosexuel ^^). Générer tant de passions, c'est le propre des séries cultes !
- dès les premières pages du tome 1 Vic et Pol se plaignent qu'il n'y a personne pour soutenir leurs projets science-fictionnels… et IRL beaucoup d'auteurs ont essayé de transposer les aventures de Yoko Tsuno à l'écran, et qu'est-ce qu'on leur a répondu ?
« Une gniak / jaune / macaque / chinetoque / face ce citron (sic), vous n'y pensez pas : le public n'est pas prêt ! »
« La Science-Fiction ? L'Europe n'est pas faite pour ce genre de trucs débiles et vulgaires. »
« Une femme d'action ? Mais cela ne marchera jamais… »
Hey, messieurs les vieux schnocks issus de père en fils des beaux quartiers cela a déjà marché, et il y a bientôt près de 50 ans ! Alors arrêtez de prendre votre cas pour une généralité, sortez de vos détestables préjugés et bougez-vous le cul car il n'est jamais trop tard pour changer et encore moins pour bien faire… Et puis ce n'est pas comme si on n'avait pas sous la main plusieurs actrices de talent parfaites pour le rôle :
https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/4b/2e/74/4b2e740809477fb65f7eeeb09d041606.jpg
La saga "Yoko Tsuno", portée par de magnifiques illustrations de couverture imprégnées de « sens of wonder » (malgré la fausse note des tomes 16 & 17 ^^), c'est un peu comme un morceau de bossa nova joué sur la plage de Copacabana : un moment de bonheur qui permet de tutoyer l'éternité… Mais avec l'immense respect qu'on leur doit, Roger Leloup et ses créations on déjà atteint un âge vénérable et il va peut-être bientôt temps de passer la main… Les possibilités offertes à leurs successeurs sont immenses, pour ne pas dire vertigineuses… Là je viens d'imaginer Roger Leloup animé par Hayao Miyazaki : OMG que c'est beau ! Et un cross over entre Yoko Tsuno et Nausicaä, ou entre Yoko Tsuno et le Doctor Who ? OMG je suis mort et au paradis des geeks !!! ^^

Dans ce tome 1 de la série déjà très abouti tant scénaristiquement que graphiquement, et justement intitulé "Le Trio de l'étrange", après une longue nuit de travail les ingénieurs de la télévision belge Vic Vidéo et Pol Pitron font la connaissance de la désormais légendaire électronicienne japonaise Yoko Tsuno et sa tenue rouge et noir avant de l'engager pour tourner une série d'émission sur la spéléologie… L'Aventure commença à ce moment là et depuis lors jamais ne cessa !!!
Rien ne se passe comme prévu et le trio de l'étrange embarqué dans un siphon souterrain fait fortuitement la découverte d'une civilisation venue d'au-delà des étoiles se réfugier sur Terre sous terre et qui a survécu grâce à sa maîtrise des technologies magnétiques. C'est la belle Khâny et la petit Poky qui leur vont visiter cet inframonde, mais rapidement le trio de l'étranger et leurs amies s'attirent l'ire du vindicatif Kharpan et d'un ennemi tout aussi invisible que mystérieux… Nous sommes dans le récit d'aventure vintage donc on a l'impression que les personnages sont constamment en train de courir : les rebondissements sont légion, le rythme est trépidant, et on est presque content quand l'action se calme un peu pour donner des explications ou pour faire déambuler des personnages liliputiens dans des paysages et des décors cyclopéens (Roger Leloup est l'un des meilleurs dessinateurs du monde pour les décors SF, et ce n'est sans doute pas un hasard si tous les meilleurs en ce domaines ont oeuvré dans les années 1970 avant l'irruption des technologies numériques et du DAO)
Pour le meilleur comme pour le pire c'est ici la méthode Franquin qui est usitée, mais l'auteur ne saurait déroger à ses premières amours et les héritages de Jules Verne et d'H.G. Wells, mais aussi d'Edgar Rice Burroughs, se nourrissent ici des esthétiques de "Planète interdite" et "2001 l'odyssée de l'espace". C'est d'ailleurs de ces deux films qu'est tiré l'entité tyrannique qui se cache au coeur de la civilisation vinéenne, mais et ce n'est pas vraiment optimisé (toutefois c'est une impression a posteriori, sans doute car dans le genre on fit bien mieux par la suite : le MCP de "Tron", le Skynet de "Terminator", ou la Matrice qui s'inspire de l'un et de l'autre dans la trilogie des Wachowskis)...
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lyoko
  02 juin 2015
Très certainement une des premières BD que j'ai lu. A l'époque ma mère faisait les courses et moi petite comme 3 pomme je l'attendais dans le rayon BD, sage comme une image et surtout ma mère sereine sachant que je ne bougerais pas d'un poil.... bon oui il y avait une contre partie , ma mère était obligée de repartir avec un BD ou un bouquin. :)
Alors bien sur j'ai encore toutes ces BD et ces livres dans ma bibliothèque. Et pour la sortie du nouveau Yoko Tsuno je me suis dit qu'il ne serait pas si mal de les relire.
Ce premier tome c'est la rencontre entre Yoko, Vic et Pol et le début d'une grande amitié. C'est également une rencontre étrange avec des Vinéens et là encore une belle et grande histoire d'amitié, mais aussi de tolérance et pleine de morale.
Pour avoir lu toute la collection : au niveau des graphismes il faut se rappeler que ce tome a été crée en 1979 et que les dessins vont prendre de l'ampleur au fil des ans...
Bref une de mes BD préférée, pour laquelle j'ai une tendresse toute particulière
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Fifrildi
  24 novembre 2019
Quand j'étais gamine, le lisais surtout Boule et Bill et les Schtroumpfs. J'ai suivi quelques aventures de Yoko Tsuno dans le Journal Spirou (j'en avais gagné une caisse pleine à un concours) mais je n'avais encore jamais lu la bande dessinée.
Lors de ma dernière visite à la bibliothèque j'ai vu que la série était complète et donc voilà, je me suis lancée! Mieux vaut tard que jamais.
Dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé ce premier tome avec la présentation des personnages. Il y a de l'aventure, de l'humour et surtout, c'est de la science-fiction et j'adore cela.
J'aime beaucoup les dessins/couleurs des BD de cette époque.

Challenge BD 2019
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Kassuatheth
  18 février 2018
Je viens de relire cette bande dessinée plusieurs années après l'avoir lue. Yoko Tsuno faisait partie de mes bons souvenirs de jeunesse. J'avais lu quelques albums seulement. Je me souvenais de l'héroïne mais pas de ses deux compagnons. C'était à l'époque où on se contentait d'aimer une bande dessinée sans se demander pourquoi. Je ne me souvenais pas de Poky, mais dès que je l'ai vue, la mémoire m'est rapidement revenu. Comment oublier une enfant aussi jolie et attachante.

Avant de mettre ma critique sur Babelio, j'ai jeté un coup d'oeil sur les autres critiques et, celle d'Alfaric a plus que retenue mon attention. J'ai eu l'impression de revivre un cours de littérature qui, ne se contentais pas de parller des romans mais aussi du contexte socio-politique.

Je n'avais pas vu Yoko Tsuno comme un modèle du « woman lib ». Pour moi elle était simplement une héroïne comme Natacha ou n'importe quel héros. J'ai donc relu la bande dessinée et... j'ai trouvé une BD presque « misandre ». Je sais, ce mot est trop fort mais il faut reconnaître que les deux copains de Yoko Tsuno sont loin d'être des James Bond. Ils sont toujours à la remorque de l'héroïne et, c'est elle qui leur dit presque toujours quoi faire. On a simplement inversé les rôles.

Maintenant, je dois lire les autres BD en oubliant cette caractéristique parce qu'elle va m'empoisonner la lecture si je ne le fais pas.
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pencrannais
  05 juin 2022
A l'occasion de la sortie d'un nouveau tome d'une BD culte, il est parfois bon de se faire plaisir et de croquer dans une madeleine de Proust. La BD est une formidable machine à remonter le temps. Relire une de ces histoires que je lisais alors dans Spirou fait remonter en moi toute une époque, des odeurs, des couleurs, des personnes disparues. Nostalgie, quand tu nous tiens !
Yoko Tsuno fut une pionnière dans le monde de la BD, avec Natacha et Laureline, elle fut l'une des premières héroïnes d'importance. le trio de l'étrange est le premier album édité en 1972 et tous les ingrédients du succès sont déjà là. Un scénario SF, très novateur dans le neuvième art de l'époque, des dessins d'une précision et d'une beauté indéniables, une héroïne charismatique et séduisante.
Ce premier opus narre la rencontre entre Yoko et ses compagnons, Vic et Pol. Ils découvrent accidentellement une ville souterraine, habitée par des extra-terrestres. Premier contact avec les Vinéens qui vont avoir une forte présence sur toute la série, Mais ces Vinéens sont dirigés par un ordinateur géant, dont les objectifs sont loin d'être humanistes.
Une histoire qui pourrait sembler banale à notre époque où la SF a pris une autre dimension, mais très novateur pour le début des années 1970. Alors, est-ce que cela a bien vieilli ? Et bien oui et surtout grâce au talent fou de Roger Leloup et la qualité visuelle, précise, claire de ses dessins. Les décors et les objets futuristes sont un régal pour les yeux.
Et puis, parce que si la SF est un prétexte, l'histoire est aussi fortement inspiré des romans d'aventures du XIXe siècle (Jules Verne, Robert Luis Stevenson, HG Wells, etc.) qui savaient mélanger action, suspense, exotisme et mystère. Ici la SF sert d'ingrédient exotique et cinquante ans plus tard, ça fonctionne encore. On est happé par l'histoire et par les personnages, Yoko en tête mais aussi les Vinéens (Khâny et Poky) à qui on s'identifie sans peine.
Tout compte fait la madeleine, en plus d'être un ingrédient nostalgique, avait très bon goût. Je vais très certainement poursuivre la lecture avec les épisodes suivants pour vérifier que sur le long terme, c'est toujours aussi bon.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   06 mai 2017
- C’est l’être de la coupole qui voulait ta perte. Je n’étais que l’instrument… Il n’avait aucun contrôle sur toi et te craignait… Quelle est cette force qui te protège ?
- Cette force ? C’est de ne pas confier à un robot le soin de penser à ma place !
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AlfaricAlfaric   03 mai 2017
- Une vraie finale à la Hollywood ! L’héroïne sur un fond de soleil couchant… Non zut ! L’idiot se lève !
- Normal ! Avec une héroïne japonaise, l’aventure ne pouvait se terminer que dans une ambiance de soleil levant !
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JunoRJunoR   15 mai 2017
Oui, Yoko, vous avez vu juste, JE SUIS D'ORIGINE EXTRA-TERRESTRE... et cependant plus vieille terrienne que vous! ... Les faits que je vais vous conter remontent à une époque où l'homme n'avait pas encore fait son apparition sur la terre. Pourtant, aussi fantastiques qu'ils vous paraissent, certains restent tout frais dans ma mémoire, car JE LES AI VÉCUS!...
Tout commença il y a une éternité, dans une galaxie distante de la Terre de quelque deux millions d'années-lumière...
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KassuathethKassuatheth   18 février 2018
Dans le projet initial des aventures de Vic et Paul, Roger Leloup avait imaginé ce personnage d'une jeune japonaise pour SOUTENIR les deux héros. Il l'intégra donc logiquement dans le récit imagine pour les éditions Dupuis et le magazine Eltern
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AlfaricAlfaric   07 mai 2017
- Vous voilà obligée de choisir un camp, Khâny !
- Ou d’en créer un troisième. Celui de la conciliation !
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