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EAN : 9782702149201
349 pages
Calmann-Lévy (03/02/2010)
  Existe en édition audio
3.93/5   1335 notes
Résumé :
Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir.
Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. À son sentiment de faillite personnelle s’ajoute bientôt l’humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois...
Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d’étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l’argent, à se disqualifier aux yeux de s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (246) Voir plus Ajouter une critique
3,93

sur 1335 notes

Lutvic
  08 novembre 2018
J'ai mauvais caractère. J'ai l'habitude de prendre une pause-déjeuner en mangeant léger devant Babelio : façon de dire à mon patron que je suis là tout en n'y étant pas, une torture pour lui. En plus, je lis sur ce que les gens lisent : terrible perte de temps qui le fait se tordre de souffrance. Je me délecte à le supplicier souvent comme ça, ce qui augmente mon plaisir gustatif et celui de mes lectures également.
Avec ce notoire mauvais caractère j'ai choisi, les yeux fatigués, parmi les titres restant de la Masse critique, un livre audio ; quel doux repos, qu'on me lise un bouquin pendant que je regagne de la force oculaire après une journée de boulot devant un écran, deux chats à mes côtés et un troisième aux pieds, au lit, pensais-je. Je l'ai choisi vite fait, sans aucune attention à l'auteur, uniquement par mauvaise foi : tout ce qui m'avait retenue était une mention sur son sujet lié, parait-il, au chômage ; je brûlais d'envie de massacrer un texte, encore un, qui ne pourrait être que profondément faux, au mieux d'une bien-pensance écoeurante sur cette réalité protéiforme que j'ai intimement explorée. Parce qu'un texte polémique est très facile à écrire, il se tricote tout seul, aucun effort à faire à part distiller sa bile noire.
Je suis faite comme une rate.
Je me suis trouvée dans une souricière d'émotions, d'intelligence et mélancolies.
Peu après la réception du CD-ROM, j'ai écouté jusque tard dans la nuit "Cadres noirs", en admirant la profondeur et la noirceur de la vie d'Alain Delambre, victime quoi qu'il fasse, et pour qui il sera toujours trop tard, dès qu'on l'aperçoit et jusqu'à ce qu'on le quitte - à regret.
Alain Delambre n'est pas un révolutionnaire et n'aurait pas envie de tout remettre en question. Il voudrait juste un boulot, si possible accommodant et en accord avec ses compétences et ses réflexes (plutôt d'exécutant consciencieux que de manager, encore moins d'innovateur ou de concepteur), pour qu'il ne déçoive pas sa bien-aimée et ses filles, à ses 57 ans. Et pour qu'il puisse continuer à payer sagement le crédit de l'appartement.
Mais à travers la rage tragique qui s'emparera de lui, rien ne lui sera épargné - ni l'éclat de la folie, ni la solitude -, et il fera le tour de toutes les relations de force et de domination qui composent la supercherie énormément grotesque de ce que l'on appelle aujourd'hui travail.
Le meurtrier - au propre et au figuré - monde du travail se trouve reflété dans les contorsions d'un thriller magistral.
Pierre Lemaître nous force à espérer naïvement, jusqu'à la fin, qu'Alain Delambre retrouve le goût du bonheur.
Ça serait ne pas assez prendre en compte l'une des phrases-clé du livre : "l'espoir... est une saloperie inventée par Lucifer pour que les hommes acceptent leur condition avec patience".
Après ce petit catharsis à portée de main, survenu tard dans la nuit, le matin je suis retournée au boulot.
Pour pouvoir continuer à payer sagement mon loyer.
En attendant la pause-déj, salade composée de légumes et d'errances sur Babelio...


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Marple
  22 juin 2014
Il y a des écrivains qui racontent toujours la même histoire et dont on se lasse au 3ème livre... Ce n'est pas le cas pour Pierre Lemaitre qui m'a emballée avec Cadres noirs, plus encore qu'avec Robe de marié ou Alex !
Pourtant, on retrouve des points communs avec ses autres livres, à savoir un certain machiavélisme et beaucoup de tendresse. Machiavélique, cette histoire d'un quinquagénaire ex-DRH et désormais chômeur de longue durée qui dérape ? Oh oui, sans aucun doute, mais je vous laisse découvrir vous-mêmes en quoi ! Tendre aussi, dans la peinture de ce vieux couple uni et amoureux, ou de ce père lucide mais plein d'amour pour ses grandes filles. Cette vision douce et chaleureuse du couple m'avait déjà frappée dans Robe de marié, là c'est pareil avec juste 25 ans de plus...
Au-delà de ces marques de fabrique de Pierre Lemaitre, le livre est très surprenant, plein de rebondissements, d'enquêtes et de jeux de pouvoir, mais aussi de réflexion sur le monde de l'entreprise et du travail. Étant moi-même cadre (avec la même formation qu'un des cinq cadres noirs... mais un poste bien moins prestigieux) et fondamentalement favorable à l'entreprise privée classique (après une mauvaise expérience dans un établissement semi-public), je dois avouer que le livre m'a fait réfléchir à certaines de mes convictions, notamment sur la discrimination anti-senior, le prêt-à-manager sans morale ou les activités aberrantes en séminaire. Même si le monde de l'entreprise tel que je le connais est bien loin de Cadrz noirs, et heureusement !
Bref, je vais terminer par le jeu de mot éculé : avec ses Cadres noirs, Pierre Lemaitre montre qu'il est vraiment le maître, du suspense, des héros brillants mais un peu cinglés et des histoires compliquées. J'en veux encore !
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migdal
  02 août 2021
AVANT son entretien de recrutement, un cadre de 57 ans, chômeur depuis depuis des années, prépare avec professionnalisme son pitch en se documentant sur l'entreprise Exxyal qui embauche, en étudiant l'organigramme de son CODIR et en enquêtant sur ses cadres dirigeants. L'entreprise cherche celui ou celle qui va piloter un projet d'optimisation des effectifs d'une usine implantée en Normandie …
Alain Delambre, DRH expérimenté, a une longue pratique des PSE et aurait de réels atouts pour l'emporter s'il n'était pas quinquagénaire. Il est décidé à mettre tous les atouts dans son jeu ; son épouse et leurs deux filles le soutiennent dans sa transition professionnelle.
Le Chasseur de têtes mandaté par la multinationale a constitué une short list dans laquelle Alain offre l'avantage d'être rompu aux restructurations. L'entreprise et son Consultant ont prévu d'organiser un assesment original en plaçant les candidats dans un contexte d'attentat afin d'évaluer leur résilience.
PENDANT l'entretien de recrutement, décrit par M Fontana, le Directeur de la compagnie de comédiens chargés de simuler l'action terroriste, Alain Delambre se dépasse et surprend à la fois le chasseur de têtes et la direction de l'entreprise en révélant son savoir faire dans le pilotage des entretiens qui dévoilent ainsi des faces insoupçonnées de la personnalité de certains managers.
Il se distingue, c'est le moins que l'on puisse dire, des autres candidats, crève l'écran et permet à Exxyal de sélectionner la personne idoine pour restructurer le site de Sarqueville.
APRES cet entretien mémorable, Pierre Lemaitre achève son lecteur en le projetant dans un dénouement improbable, jubilatoire et moralisateur « si tu veux tuer un homme, commence par lui donner ce qu'il espère le plus. le plus souvent, ça suffit ».
Je me suis régalé avec ce roman qui tire à vue sur les modes managériales, les éléments de langage des entreprises, les bidouillages des consultants et réhabilite ces parias que sont les salariés de plus de cinquante ans que les comptables rayent des actifs pour les inscrire dans la colonne passif.
Alain, Nicole, Lucie et Mathilde que personne ne vous empêche de travailler !
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CasusBelli
  29 juillet 2020
C'est un sacré scénario que nous propose Pierre Lemaître, un récit vraiment passionnant et immersif.
C'est passionnant car on n'a aucun mal à se mettre en empathie avec Alain Delambre, Ancien DRH de 57 ans au chômage depuis quatre ans et qui va se faire aspirer dans une spirale infernale. Alain est courageux car amoureux, il a laissé son amour propre de côté après avoir dû réduire au maximum son train de vie et ne rechigne pas à faire des petits boulots pour apporter sa contribution aux revenus du couple.
Sa femme est aimante et ne le juge pas, ses enfants qui sont dans la vie active font comme si tout allait bien, c'est une belle famille et tout est aussi harmonieux que possible mais Alain souffre de ne plus être celui qu'il a été même s'il continue à y croire.
Vient alors une série d'événements qui vont transformer cette routine maussade et désenchantée en quelque chose de complètement irrationnel, c'est progressif mais inéluctable, c'est l'histoire d'une métamorphose, l'histoire d'un dégoupillage en règle et c'est fascinant.
La patte de Lemaître m'a enthousiasmé, c'est fluide et cohérent, les réflexions intimes d'Alain qui sont autant d'analyses sociétales font mouche à tous les coups et nous offrent un roman quasi documentaire car à peu près tout ce que contient ce roman est arrivé ou arrivera près de chez vous, c'est presque outrancier parfois mais pourtant tellement vrai au moins dans l'esprit.
Un récit structuré très habilement en trois parties qui vont nous démontrer que l'être humain est complexe et que Mr Hyde n'est jamais très loin du docteur Jekyll, l'une des forces de ce roman qui m'aura complètement emballé.
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Jolap
  25 juin 2018
DANS LE VIF DU SUJET :
JE VOULAIS SEULEMENT TRAVAILLER;
« Je m'appelle Alain Delambre. J'ai cinquante-sept ans. Je suis cadre au chômage. »
« Au début, ce boulot du matin, aux messageries pharmaceutiques, je l'ai pris pour m'occuper. du moins c'est ce que j'ai dit à Nicole mais ni elle ni les filles n'ont été dupes. A mon âge, on ne se lève pas à 4 heures du matin pour 45% du SMIC dans le seul but de faire bouger ses articulations. »
L'ENGRENAGE
« Papa, je suis désolée je ne peux pas »
« J'ai honte mais je suis efficace »
« Je ferme les yeux parce que j'ai conscience de mon ignominie. Ce que le système social est entrain de me faire, je ne le pardonnerai jamais.
D'accord, je plonge dans la boue, je suis ignoble, mais en échange, que le dieu du système me donne ce que je mérite. Qu'il me permette de revenir dans la course, revenir dans le monde, être humain de nouveau. Vivant. Et qu'il me donne ce boulot. »
« Mais il était dit que rien ne se passerait tel que je le prévoyais. »
« Pour trouver un job, je croyais que j'étais prêt à tout, mais c'était sans penser à la prison. J'ai tout de suite vu que je n'avais aucune des qualités génétiques nécessaires pour survivre dans un pareil endroit. Dans la généalogie darwinienne de l'adaptation au milieu carcéral, je suis tout en bas de l'échelle. »
LE VIN EST RENVERSE
« Me vider la tête. M'abrutir de mots. Ne penser à rien de concret. Se maintenir au niveau des idées. Conceptualiser……..trouver une issue. Je ne trouve rien. Quoi d'autre ? Contourner l'obstacle ; Je ne trouve rien. Quoi encore ? Proposer une alternative. Je ne trouve rien.
UNE CONCLUSION OFFICIELLE SURPRENANTE .
« Tous les médias sont là. Ça crépite de partout »
« Dès que l'avocat général intervient, le public gronde sourdement. On dirait l'entrée en scène de Judas dans un mystère du moyen-âge. »
« Les jurés reviennent. Il est onze heures. Silence solennel. le président intervient. Les mots défilent. Les questions résonnent. »
RETOURNEMENT DE SITUATION IMPRESSIONNANT.
« Je vais me battre jusqu'au bout. Je le sais, par bonheur, ce que je vais lui rapporter va la réconcilier avec tout, soigner toutes les plaies, effacer tous les stigmates. Je rentre la retrouver, riche d'une vie réconciliée avec son avenir. Je rentre avec la solution à tous nos problèmes, sans exception. »
Et moi? ce que je viens de lire? J'en pense quoi?
Pierre Lemaître plane au-dessus de la logique et joue avec nos nerfs. Son personnage principal Alain Delambre nous est présenté, anéanti, vouté, humilié. Mais il mijote Alain Delambre. Il va aller très loin. Il prend des risques, manipule, tricote un scénario avec des mailles tellement serrées qu'il nous est impossible de voir à travers ! Perdu pour perdu autant jouer le grand jeu..
Avec ce thriller au rythme soutenu nous parcourons les chemins noirs et caillouteux d'une des condamnations les plus douloureuses qui soient : la privation d'emploi. De rebondissement en rebondissement nous sommes ahuris. Nous n'en revenons pas.... ou difficilement!
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Citations et extraits (197) Voir plus Ajouter une citation
GaBuZoMeuGaBuZoMeu   11 mai 2022
Mon histoire, c'est incroyable comme je la trouve banale, vue comme ça. Pourtant, c'est original. Tout le monde ne vient pas aux tests d'embauche avec un Beretta chargé à balles réelles.

C'est peut-être un tort d'ailleurs. Ça va sûrement en faire réfléchir plus d'un.
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ladesiderienneladesiderienne   29 mai 2015
J'ai tout de suite vu que je n'avais aucune des qualités génétiques nécessaires pour survivre dans un pareil endroit. Dans la généalogie darwinienne de l'adaptation au milieu carcéral, je suis tout en bas de l'échelle. Il y en a d'autres comme moi, qui ont atterri ici par hasard, par accident ou par connerie (moi, c'est les trois) et qui se débattent dans l'anxiété la plus complète. C'est comme s'ils se baladaient avec un panneau indiquant : "Proie idéale : servez-vous !" C'est parmi ces victimes du "choc carcéral" qu'on recrute les premiers suicidés.
Il suffit de faire un pas hors de sa cellule pour comprendre à quelle strate sociale on appartient : moi, je fais partie du groupe de ceux qui prennent immédiatement un coup de poing dans la gueule et qui se font piquer tout ce que l'administration ne leur a pas déjà pris. Je n'ai même pas eu le temps de voir venir le type : je me suis retrouvé par terre, le nez explosé. Il s'est penché sur moi, il a pris ma montre, mon alliance, il est ensuite rentré dans ma cellule et il a raflé tout ce qui l’intéressait.
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ladesiderienneladesiderienne   25 mai 2015
Depuis quatre ans qu'on se connait, forcément, je considère mon conseiller du Pôle emploi comme l'un de mes proches. Il m'a dit récemment, avec une sorte d'admiration dans la voix, que j'étais un exemple. Ce qu'il veut dire, c'est que j'ai renoncé à l'idée de trouver du travail, mais que je n'ai pas renoncé à en chercher. Il croit voir là le signe d'un fort caractère. Je ne veux pas le démentir, il a trente-sept ans et il faut qu'il conserve ses illusions le plus longtemps possible. Mais en fait, je suis plutôt soumis à une sorte de réflexe d'espèce. Chercher du travail, c'est comme travailler, comme je n'ai fait que ça toute ma vie, ça s'est incrusté dans mon système neurovégétatif, quelque chose m'y pousse par nécessité, mais sans projet. Je cherche du travail comme les chiens reniflent les réverbères. Sans illusion, mais c'est plus fort que moi.
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JolapJolap   25 juin 2018
Depuis quatre ans qu'on se connait, forcément, je considère mon conseiller du Pôle emploi comme l'un de mes proches. Il m'a dit récemment, avec une sorte d'admiration dans la voix, que j'étais un exemple. Ce qu'il veut dire, c'est que j'ai renoncé à l'idée de trouver du travail, mais que je n'ai pas renoncé à en chercher.
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caro64caro64   02 avril 2011
Je mesure mon utilité sociale au nombre de mails que je reçois. Au début, d’anciens collègues de chez Bercaud m’envoyaient des petits mots auxquels je répondais tout de suite. On papotait. Et puis, je me suis rendu compte que les seuls qui m’écrivaient encore étaient ceux qui s’étaient fait virer. Des copains de promo en quelque sorte. J’ai arrêté de répondre. Ils ont arrêté d’écrire. D’ailleurs, globalement, tout s’est raréfié autour de nous. (…) Les gens se sont peut-être un peu fatigués de nous. Et nous d’eux. Quand on n’a pas les mêmes soucis, on n’a pas les mêmes plaisirs.
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Vidéo de Pierre Lemaitre
C'est sur une plateforme d'auto-édition qu'Aurélie Valognes se fait repérer avec ce qui deviendra son premier roman, "Mémé dans les orties". le succès est retentissant. Depuis, elle n'a pas cessé d'écrire : 8 romans en 8 ans ! "En voiture, Simone !", "Au petit bonheur la chance", "La Cerise sur le gâteau", "Né sous une bonne étoile" ou, plus récemment, "La Ritournelle". Ses textes, tout en délicatesse et en émotion, conquiert à chaque fois le coeur de ses lecteur·ices. Elle devient l'une des autrices les plus lues de France.
Pour autant, le succès n'enferme pas Aurélie. C'est en puisant dans ses souvenirs et en pensant à la place centrale que ses grands-parents jouent tout au long de son enfance qu'il lui vient l'idée de raconter une histoire sur les relations intergénérationnelles. Celle d'un personnage qui se révolte pour, à son échelle, faire passer un message. Mais cette fois-ci, elle écrira... pour les enfants ! Pour les plus jeunes oui, mais sans pour autant se défaire de l'intensité et de la précision qui font son style remarquable. Car loin d'être une rupture, Aurélie voit cette nouvelle étape comme une continuité de son métier de romancière. Et pour l'accompagner dans cette nouvelle aventure, elle collabore avec un dessinateur et aquarelliste qui, comme elle, voit le monde avec tendresse : François Ravard.
Le résultat de cette collaboration unique, c'est "Clovis & Oups", une série d'albums jeunesse qui ravira le coeur des plus petits et des plus grands.
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