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Pierre Lemaitre (Autre)May Lemaître (Autre)Pascaline Lemaître (Autre)
EAN : 9782259253109
Éditeur : Plon (22/10/2020)
4.17/5   18 notes
Résumé :
" Voici le dictionnaire de ce que j'aime (à quelques oublis près). "

" Nos amis italiens et espagnols (ils ne sont pas les seuls) ne font guère de distinction entre " roman noir " et " roman policier ". Mais comme en France, nous la faisons, en toute logique ce dictionnaire devrait ne comprendre que des entrées concernant le roman policier. Si vous en êtes d'accord, ce sera ma première licence : je parle d'un univers littéraire qui est le mien, on y t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Blok
  22 novembre 2020
Lemaître nous donne un bon livre, agréable à lire, et assez complet ; des auteurs qui l'auraient mérité (Richard Hugo, Crumley, Camilleri, Siniac, Monteilhet, Thomas H.Cook entre autres) , mais on ne le lui reprochera pas, puisqu'il assume clairement son défaut d'exhaustivité.
Certaines choses m'ont quand même un peu énervé :
1/L'auteur consacre une notice à « la Femme du Dimanche » deFruttero et Lucentini, qui le mérite amplement.
Il donne ensuite une bibliographie de l'auteur, où il oubliée malheureusement deux autres romans policiers des mêmes auteurs :
-l'excellent « La Nuit du Grand Boss,où l'on retrouve le Commissaire Santamaria et sa bonne ville de Turin, publié en France chez Grasset en 1980 sous un titre idiot qui évoque les Séries Noires des années 50 ( à croire que Marcel Duhamel était ce jour-là de passage chez l'éditeur), et a pu nuire à l'ouvrage.
Pourquoi ne pas s'être contenté de traduite le titre italien, « A che punto è la notte », en français « Où en est est la nuit? »(citation d'un texte d'Isaïe (52,13) , faisant partie du rituel de la Vigile de Noël ?'
Ce livre passionnant contient des thématiques communes avec « le pendule de Foucault » d'Umberto Eco.
-et « ce qu'a vu le vent d'ouest », paru au Seuil en 1993 (hélas sans Santamaria
Il faudra malheureusement chercher ces livres d'occasion sur Internet, mais on les trouve facilement et à bon marché
2/En ce qui concerne « le Nom de la Rose », je soupçonne Lemaître de s'être contenté de voir le film et de n'avoir pas lu le livre. En effet, selon lui, la controverse que les participants à la réunion à l'abbaye s'efforcent de trancher porte sur la question de savoir si le Christ était propriétaire de ses vêtements. Cette ânerie se trouve dans le film, mais bien sûr pas dans le livre ; cette question n'a jamais été controversée. En revanche Eco s'inspire d'une querelle bien réelle entre certains ordres mineurs et le pape, portant sur la pauvreté de l'Église, où l'Empereur s'était invité dans le but de s'approprier les États Pontificaux.
Au sujet du même auteur, pourquoi ne pas avoir parlé du « Pendule de Foucault » qui peut lui aussi être rattaché au genre policier au sens très large où l'entend l'auteur ?
3/Le pseudonyme de Frédérique Audouin-Rouzeau (Fred Vargas) a été forgé à partir du diminutif de son prénom et du nom de Mario Vargas Llosa, son auteur préféré. Rien à voir avec sa famille
Au fait Vargas Llosa a écrit lui aussi quelques romans qu'on peut qualifier de policiers ; mais bon, Lemaître n'a pas entendu faire oeuvre exhaustive.
4/Frédéric Dard n'a pas été ignoré par la critique. Au co mp mpntraire les « SAN ANTONIO » ont reçu un très bon accueil de la critique littéraire « sérieuse » des années 60. La langue employée a même fait l'objet de travaux et de colloques universitaires.
5/Certaines des « Enquêtes du Juge Ti » de van Gulik ont été publiés au Livre de Poche dès les années 60 ; le public français n'a donc pas dû attendre la Collection Grands Détectives de 10/18 pour découvrit cet auteur,
6/Enfin, et là c'est plus subjectif :Tout le monde n'est pas obligé d'aimer Ruth Rendell, mais il n'est pas admissible de l'éreinter ainsi quand on tresse par ailleurs des couronnes à Elisabeth George, d'autant que LEMAITRE (que je soupçonne de l'avoir lue en diagonale) ne l'aime pas pour de fausses raisons, principalement parce qu'elle-même et son héros Wexford seraient des bourgeois conservateurs, ce qui n'est vrai ni de l'un ni de l'autre, bien au contraire. Il va jusqu'à reprocher à RENDELL d'avoir été ennoblie par la Reine, ignorant apparemment que c'est aussi le cas de nombreux hommes politiques de gauche (tel Harold Wilson, premier ministre travailliste) et syndicalistes.
Enfin il oublie la bonne moitié de l'oeuvre où Wexford n'est pas présent, dont la plus grande partie n'a pas été publiée sous le nom de Barbara Vine.
Il faut noter en outre que :
-le cycle Wexford constitue une suite cohérente et une "comédie humaine" de la société britannique sur une période de cinquante ans, dans une optique progressiste ; ce cycle est largement au niveau des chroniques du 87eme district
-les autres ouvrages, souvent plus proches de la"littérature blanche" présentent aussi certaines intrigues policières très habiles, notamment "Véra va mourir", "L'été de Trappelune" et la maison aux escaliers, qui, par certains aspects, me rappellent Charles Palliser; en y réfléchissant, ce dernier écrit aussi des polars à sa façon.
P.D. James n'est pas au niveau de Rendell
Pour autant, elle demeure un auteur très estimable, bien supérieure elle aussi, à Elisabeth George
Elle est l'auteur d'un petit chef d'oeuvre sur l'adoption, "La meurtrière" Je concederai à Lemaître qu'elle est par ailleurs une Tory bon teint, mais je ne suis pas sûr que ce soit un critère littéraire bien pertinent.
Quand à Elisabeth George, parlons en! Dans ses premiers ouvrages elle a mis en scène en pleines années 80 une emule caricaturale du Lord Wimsey de Dorothy Sayers (années 30!!) flanqué d'un Majordome échappé de Wodehouse, qui se déplace en Bentley dans les quartiers difficiles
Sa co-equipiere Barbara Havers est une Cockney dont la description grotesque par l'auteur est un bel exemple de racisme de classe. le résultat est grotesque
Par la suite, elle a un peu corrigé ses personnages, mais on reste toujours dans la caricature. Je ne parle même pas de la psychologie des personnages.
Et disons aussi qu'il n'est guère crédible qu'un aristocrate multi-millionnaire travaille à Scotland Yard, où il aurait eu d'énormes problèmes avec ses collègues et ses supérieurs.
Enfin George a envoyé Havers mener une enquête en Italie. Grosse erreur ! l'Italie de George est encore plus caricaturale que son Angleterre et est à la limite de l'insulte à ce beau pays
Pour prendre un exemple, on voit un magistrat rosser un commissaire de police dans son bureau.
N'oublions pas que George n'est pas plus anglaise qu'elle n'est italienne
Dieu merci, elle ne s'est jamais attaquée à la France.
Mais je lui dirais bien "US go home" au nom de nos amis européens
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Bazart
  27 avril 2021
“Le dictionnaire amoureux du polar” de notre tant aimé Pierre Lemaitre , qu'on avait eu la chance de rencontrer l'année dernière , est un beau diamant noir couvrant brillamment l'univers du polar tout en éclairant le petit monde du polar.
Le prix Goncourt 2013 s'est atellé à ce travail avec énormément de générosité et de voracité. Somme de 800 pages et fruit de trois ans de travail, travail collossal nourri de milliers de lectures .
Des grands noms d'hier et d'aujourd'hui où Chandler cotoie Hervé le Corre, John le Carré visine avec Jean Claude Izzo et Pennac fraie avec Caryl Ferey...
On peut tout à fait l'aborder par l'index de fin, en retrouvant les auteurs qu'on aime et se délectant des portraits dressés d'une main de maitre ou en le dévorant d'un bloc.
Pierre Lemaitre y montre sa profonde admiration pour certains des spécialistes du noir; on sent qu'il a pris énormément de plaisir à l'exercice .
Quelques petits coups de griffe plutôt legers- sauf pour certains auteurs comme Ruth Rendell, dont il ne partage ni les convictions de la romancière comme de ses personnages- et évidemment pas mal de subjectivité ( mais c'est la loi du genre) mais surtout beaucoup de déférence et d'éloges pour un dictionnaire qui remplit largement sa mission .

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Errant
  27 février 2021
J'ai trouvé cette lecture passionnante à cause du thème, bien sûr, mais surtout à cause de la plume alerte de Lemaitre et de la variété de ses entrées. Grosso modo on peut dire qu'il y en a de trois types dans ce dictionnaire. D'abord, les plus nombreuses, celles consacrées à un auteur en particulier ; on y retrouve généralement des notes biographiques, un aperçu du style ou des thèmes privilégiés, des commentaires sur un ou plusieurs livres, souvent illustrés par des citations. Écrit ainsi cela semble plutôt aride, mais il n'en est rien puisque la formule n'est pas standard et que l'auteur se fait parfois admiratif, parfois cynique, trouve souvent l'anecdote savoureuse et n'hésite pas ni à décrocher quelques flèches ( en tout respect toutefois) ni à blaguer de temps à autre.
Un deuxième type d'entrée est celle concernant un livre en particulier qui a retenu l'attention soit par son caractère novateur, soit par sa renommée, soit parce qu'il a particulièrement frappé Lemaître pour des raisons qu'il nous explique. Viennent enfin les références au genre comme tel du polar, son histoire, son évolution, ses styles, ses thèmes. Encore ici ça se lit facilement, on ne tombe pas dans une rhétorique spécieuse tout en apprenant énormément.
Ce dictionnaire donne envie de découvrir livres et auteurs dont on ignorait tout. Pour ma part ma liste de livres à lire a gonflé de plus de cent trente titres ! Bien sûr ce ne seront pas toujours des découvertes inoubliables mais à en juger par les avis de Lemaître sur des livres que je connaissais nos opinions se rejoignent beaucoup plus souvent que l'inverse ce qui est encourageant pour la suite. le plus ironique dans tout cela c'est que je n'ai pas encore lu un seul livre de cet auteur dont je m'apprête à suivre les avis . . . Je reviendrai certainement de temps à autre à ce dictionnaire tellement il est riche.
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micetmac
  21 novembre 2020
Jeu du je
Pierre Lemaitre prévient en son préambule : le titre est trompeur. À vrai dire, il est tronqué. À Dictionnaire amoureux du polar, il aurait été judicieux de le précéder d'un Mon. Car Pierre Lemaitre propose ici SON dictionnaire amoureux du polar. Il endosse avec classe ses oublis (Goodis par exemple) et ses parti pris, cela étant, ses fautes de goût sont largement compensées par son amour et sa connaissance fine du mauvais genre.
Et puis, il faut bien que j'avoue une concordance de vue. Comme Pierre (je le lis depuis si longtemps, si exhaustivement que je m'autorise cette familiarité frisant la privauté), sans nier mon intérêt pour le polar anglais bien peigné, au napperon bien rangé de Christie et consorts (rangez vos fourches : j'aime Agatha), je préfère le polar quand il tend au noir goudron.
Ce dico in love ne transige pas sur le principe de lecture : picorer et rebondir d'une lettre à l'autre sans guère plus de logique qu'une gerbille sous amphète. En outre, Pierre est un auteur accompli, il assume tranquillement son statut et de sa plume alerte, accessible, tout sauf émolliente, Lemaitre tamise en continu les rubriques comme autant de pépites.
Le jeu est enfin de vérifier si ses chouchous sont bien sur la short-list. Ellroy, évidemment, les patriarches Hammet, Chandler, Thompson, etc. La relève chenue et ses Lehane, Burke... Les petits derniers, Whitmer par exemple (ah Whitmer !) Pierre n'occulte pas plus la production hexagonale en célébrant le Corre, DOA. Être Guerif, et Manchette, et les maisons d'éditions, le cinéma, les séries, les procédés littéraires, Hitch'... Robin Cook, David Peace, Leonard, Westlake, au firmament....
Le panorama est dense, bien fléché.
Et toujours une réflexion acérée, une analyse pertinente, une info inconnue, toujours sur un ton vif, parfois narquois, parfois griffu.
Du bel ouvrage. Génial, allez, osons-le.
Tout de même. Trois fois rien. Bon...
J'ai un peu de mal avec l'oubli incompréhensible de James Crumley. Je me faisais fort de recruter un homme de main dans le creux de la vague, virtuose du déplacement de rotule par cric interposé, mais je n'en connais pas Pierre, pas d'inquiétude. Pour l'instant.
Lien : https://micmacbibliotheque.b..
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mimipinson
  24 décembre 2020
« Voici le dictionnaire de ce que j'aime (à quelques oublis près). »
Le plus cocasse de l'histoire c'est que je n'ai -à ce jour du moins-jamais lu aucun polar de l'auteur ! Mais un ouvrage consacré à un genre que j'aime particulièrement, et que je ne lis pas encore assez à mon goût ne pouvait que me convenir. Plus de 800 pages lues en 2 jours -volontairement-confinés faute de ciné, théâtre ou musique.
Disons les choses clairement : il ne s'agit pas d'un dictionnaire mais de son dictionnaire ! Autrement dit, Pierre Lemaître va nous parler essentiellement de ce qu'il aime, un peu moins de ce qu'il aime moins ou pas… pour mieux revenir à ses réjouissances.
Bien entendu, il ne peut s'empêcher de revenir sur l'éternelle opposition et/ou distinction entre le polar et le roman noir. Comme les italiens qui selon lui « ont bien raison de botter en touche sur le sujet. », Pierre Lemaître choisit de ne pas faire de petites boites.
C'est tout juste si l'on sait qu'il « a une dent contre le polar scandinave », tout en notant un certain nombre d'ouvrages, scandinaves, qu'il trouve néanmoins excellents.
« le polar nordique a su, je crois trouver les mots pour exprimer la dépression européenne. »
Lemaître a quelques cartouches dans sa besace, et pas des moindres. Et puis, quand ses favoris sont aussi mes compagnons de cellule, cela me met en joie. Pensez donc Lehanne, Ellory, Ellroy, Ferey, Norek ! Et puis les autres !! Tous ceux dont j'ai entendu parler, ceux qui sont dans mes pense-bête, ceux qui sont dans mes piles, et les quidams indispensables aux yeux du maître….
Que serait le polar sans ses éditeurs, ses collections noires. Gallmeister, encore un chouchou en très bonne place.
Sans doute les puristes et les pro du polar trouveront à y redire sur les oublis, les quelques auteurs qu'il n'aime pas ; mais bon….
Me voici nantie d'une copieuse liste des nouveaux à découvrir, et de ceux qui ont gagné le droit à une remise de peine.
En 2021, Craig Johnson, Chesbro, Chandler, Trevanian et Burnett sortiront du placard !

Lien : https://leblogdemimipinson.b..
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critiques presse (3)
LaTribuneDeGeneve   07 juin 2021
Jamais tiède, le romancier alterne jubilations et fulminations dans son «Dictionnaire amoureux du polar».
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
LeDevoir   14 décembre 2020
La recette du dictionnaire amoureux est simple : un auteur célèbre y parle de ce qu’il aime en respectant l’ordre alphabétique.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Lexpress   23 novembre 2020
C'est avec gourmandise et générosité que le Prix Goncourt 2013 s'est attelé à son substantiel Dictionnaire amoureux du polar.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
mimipinsonmimipinson   24 décembre 2020
« Le polar nordique a su, je crois trouver les mots pour exprimer la dépression européenne. »
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Videos de Pierre Lemaitre (81) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Lemaitre
L'auteur d'Au revoir là-haut nous a réservé une surprise inattendue : un polar hilarant, écrit il y a bien longtemps, qui n'avait jamais été publié. Un bijou d'humour noir ! https://bit.ly/Le-Serpent-Majuscule
En apparence, Mathilde Perrin est une sexagénaire sympathique et un peu isolée, vivant seule avec son chien.
À ce détail près qu'elle exerce le métier de tueuse à gages, et commence à ressentir les premiers symptômes de la sénilité.
Pierre Lemaitre, dans ce polar jubilatoire, nous décrit le quotidien de cette petite dame dangereuse à plus d'un titre ! Merci aux @Editions Albin Michel pour cette vidéo.
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