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ISBN : 9791026804093
Éditeur : Urban Comics Editions (19/01/2018)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Depuis plus de trois générations, la petite ville industrielle de Royal City voit naître, grandir, partir, Depuis plus de trois générations, la petite ville industrielle de Royal City voit naître, grandir, partir, vieillir et mourir les membres de la famille Pike. Patrick, romancier en perte de vitesse ; Tara, bien décidée à relancer la compétitivité de la ville ; et Richard, égaré dans le dédale d'une vie dissolue ; tous sont aujourd'hui réunis par la force des cho... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  22 juin 2018
Ce tome est le premier d'une série indépendante de toute autre, complète en 3 tomes. Il comprend les épisodes 1 à 5, initialement parus en 2017, écrits, dessinés, encrés, et mis en couleurs par Jeff Lemire qui a également réalisé les couvertures. Il n'y a que le lettrage qui a été confié à quelqu'un d'autre, en l'occurrence Steve Wands. En outre le premier épisode est un numéro double de 40 pages.
Dans un pavillon de banlieue à Royal City (45.300 habitants), un homme mûr n'arrive pas à trouver le sommeil. Dans le même temps, un flux de pensées évoque la difficulté de grandir dans une ville, avec des pensées non-conformistes. Peter Pike, le vieil homme, se lève au milieu de la nuit, et va chercher de quoi se constituer un petit en-cas, dans le frigidaire. Il est interrompu par sa femme Patricia qui lui indique ce n'est pas bon pour sa santé. Il lui rétorque qu'il peut encore sentir l'odeur de tabac froid, de la cigarette qu'elle vient de fumer. Il se retire dans l'appentis adjacent où il entrepose sa collection de postes de radio de collection, pour manger tranquille. Il joue avec une de ses radios et a l'impression d'entendre la voix de Tommy, son fils décédé quelques années auparavant. Il s'écroule inconscient sous le coup d'une attaque.
Alors que Peter Pike est à l'hôpital, Pat (Patrick) Pike, écrivain, se rend à Royal City depuis la grande ville où il a élu domicile pour aller visiter son père qui est encore dans le coma. Il est au téléphone et il négocie avec Charlie son agent littéraire pour bénéficier d'encore deux semaines de délai avant de livrer le manuscrit de son prochain livre. Il s'arrête en plein milieu de la route ayant aperçu un enfant se tenant au milieu de la chaussée. À Royal City, Tara Pike présente son projet de complexe hôtelier complété par un parcours de golf, à l'endroit où se dresse actuellement une usine fabriquant des éléments de plomberie. Elle effectue sa présentation au propriétaire de l'usine et à son fils Dougie. le propriétaire demande ce qu'en pense Steve, le mari de Tara, car cela va supprimer son emploi. Richard Pike se réveille en sursaut d'un mauvais trip, dans son appartement minable. Il a oublié de se réveiller pour aller au boulot à l'usine, et il décide d'aller se bourrer la gueule pour le week-end, dans une ville avoisinante. Patricia Pike est en train de veiller auprès de son mari inconscient sur son lit d'hôpital, pendant les horaires de visite, en compagnie de Tommy qui est un prêtre.
Jeff Lemire est un auteur indépendant qui s'est fait connaître avec Essex County: Ontario, Canada (2008/2009), et qui a poursuivi sa carrière en travaillant aussi bien pour DC que pour Marvel, sans oublier de réaliser des séries indépendantes comme Sweet tooth (2009-2013, 40 épisodes) publié par Vertigo. Cette série débutée en 2017 s'inscrit dans ses oeuvres intimistes, et réalistes. le lecteur découvre une famille installée dans une petite ville du continent nord-américain : Peter Pike (le père), Patricia Pike (la mère), tous les deux à la retraite, et leurs enfants Pat Pike (écrivain), Tara (agent immobilier, mariée à Steve qui est contremaître dans l'usine de plomberie), Richard (ouvrier dans l'usine de plomberie, porté sur l'alcool). Au fil des séquences, le lecteur rencontre également Randy (l'associé de Tara), Steve (le mari de Tara), le propriétaire de l'usine familiale, Greta (actrice et épouse de Pat). Il est régulièrement question de Tommy, le fils décédé à un jeune âge de Patricia & Peter Pike. Il comprend qu'il est en train de lire un drame, le poids du non-dit dans une famille, d'observer les séquelles de la mort d'un membre de la famille (peut-être le plus jeune), de voir comment les carrières respectives des uns et des autres semblent se heurter à la réalité, et mener nulle part, voire se déliter avec les années qui passent. Jeff Lemire utilise une solution très élégante et très poignante pour montrer que la mémoire de la courte vie de Tommy plane encore dans les esprits des autres membres de la famille Pike. Il réalise un épisode déchirant avec le numéro 5 dans lequel il est donné à voir à Peter Pike (le père) l'état réel de la vie de ses enfants et de sa femme, et aucun d'entre eux n'est au meilleur de sa forme.
S'il découvre pour la première fois une bande dessinée de Jeff Lemire, le lecteur peut être un peu déconcerté par ses choix graphiques. Les formes donnent l'impression d'avoir été délimitées par un artiste malhabile, utilisant un trait trop fin, étant obligé de repasser quelques contours pour les rendre plus consistants, ennemi du trait tracé à la règle, préférant les traits de guingois, rarement horizontaux ou verticaux. En outre, Lemire réalise lui-même la mise en couleurs à l'aquarelle, et c'est tout juste s'il ne déborde pas. Toutefois derrière cet amateurisme apparent, le lecteur constate une solide narration graphique. Pour commencer il a conçu des personnages disposant tous d'une apparence banale, et en même temps immédiatement reconnaissables. Ils disposent tous d'une tenue vestimentaire adaptée à leur âge, à leur position sociale et leur occupation. Il n'y a pas à se tromper entre le pyjama de Peter, la robe de chambre de Patricia, le jean et la chemise par-dessus le teeshirt de Pat, le débardeur et le pantalon sale de Richard, ou encore le tailleur chic de Tara. Alors même que le lecteur peut tiquer devant les lèvres dessinées comme des petites saucisses, ou les yeux en forme de gros point noir irrégulier, il ressent une forte empathie pour chaque personnage, grâce à leur visage expressif, malgré les apparences. Il note aussi leurs poches sous les yeux, et le teint violacé de certaines de ces poches, comme si les individus concernés souffraient d'une fatigue accumulée depuis plusieurs semaines, ou comme si leur énergie était sapée par les soucis.
De la même manière, le lecteur constate qu'il peut tiquer devant des formes simplifiées pour les décors et les accessoires, mais dans le même temps ils sont tous immédiatement compréhensibles et très faciles à lire. Il n'est pas possible de reconnaître un modèle d'automobile ou de prendre les appareils médicaux dans la chambre de Peter Pike comme étant des modèles existants. Pour autant, le lecteur peut se projeter dans chaque environnement : l'appentis avec les radios bien rangées, la longue route passant au milieu de grandes plaines, la chambre d'hôpital, le petit immeuble avec des appartements bon marché, l'appartement bien propre de Tara Pike, les toilettes dégoûtantes d'un bar mal fréquenté, le diner impersonnel, la nef de l'église, etc. Là encore l'artiste les esquisse à grands traits semblant peu assurés, mais avec une efficacité redoutable. La mise en couleurs par aquarelle n'a rien de spectaculaire ; elle donne l'impression d'être réalisée à la va-vite. Il suffit cependant de s'arrêter un instant sur une page ou même sur une case pour constater que l'artiste l'a pensée et réfléchie avant de la réaliser. Elle sert à la fois à faire ressortir les formes les unes par rapport aux autres, à évoquer la couleur de chaque élément en partant d'une approche naturaliste, à figurer les ombres portées, à ajouter de la texture à certaines surfaces, à augmenter leur relief. Sous des dehors de dilettante, Jeff Lemire réalise en réalité une mise en couleurs très sophistiquée, tout en prenant grand soin qu'elle reste discrète et qu'elle complémente les dessins sans avoir l'air d'y toucher.
Il ne faut qu'une demi-douzaine de pages pour que le lecteur ressente l'impression d'évoluer aux côtés des personnages dans cette ville de petite importance (pour le continent nord-américain), sans relief, aux aménagements fonctionnels et sans personnalité, vaguement usés par le temps. Jeff Lemire réalise un travail graphique étonnant faisant ressortir la banalité des environnements, tout en leur donnant des caractéristiques à chacun. Il s'avère tout aussi subtil dans la manière de raconter son histoire avec les mots. La séquence d'ouverture invite à suivre Peter Pike alors qu'il se relève pour aller prendre un petit quelque chose à manger, et dans le même temps, les cellules de texte évoquent la vie sans éclat à Royal City, comme s'il s'agissait des réflexions de Peter Pike. le lecteur découvre par la suite qu'il s'agissait des pensées d'un autre personnage, couchées sur son journal intime. Ce même journal intime réapparaît dans les mains d'un autre personnage qui s'en est servi et qui doit maintenant décider qu'en faire. Il constitue donc un lien entre 3 personnages qui n'en ont pas forcément conscience. Jeff Lemire prend le lecteur par surprise en insérant un fac-similé d'une page de ce journal à la fin du premier épisode, le lecteur sentant sa gorge se serrer devant cet artefact.
Sous réserve qu'il ait conscience de la nature du récit (un drame intimiste, et pas une aventure de superhéros ou un thriller), le lecteur attend de la part de l'auteur une certaine sensibilité, à la fois pour la personnalité des protagonistes, mais aussi pour les liens familiaux tissés dans le cadre d'une histoire partagée. Il voit rapidement comment la mort de Tommy a laissé une empreinte indélébile sur les uns et les autres, de nature différente, mais avec la même conscience de leur mortalité et de perte irrémédiable. Cela en pousse certains à faire plus, et d'autres à accepter leur médiocrité. Au fil des séquences, le lecteur observe le souvenir que les personnages ont gardé de Tommy, avec un effet paradoxal, car ils l'ont tous figé comme il était enfant ou adolescent, sauf un qui le voit comme adulte, alors que c'est celui qui a le moins d'espoir dans l'avenir. Les dialogues font également émerger le poids des attentes exprimées ou non de la mère Patricia vis-à-vis de chacun de ses enfants. Il s'agit d'un poids très lourd à porter, d'espoirs quasiment impossibles à assumer. Jeff Lemire utilise également avec parcimonie et à bon escient des symboles visuels, comme celui du baptême, ou encore celui de tourner la page. Il sait mettre à nu des stratégies comportementales, à la fois de manière directe (l'un des fils reprochant à sa mère de tout ramener à elle), à la fois de manière plus analytique (quand l'un des fils constate qu'en tant qu'adulte, ils sont tous figés dans la posture de continuer à se comporter comme ils étaient en 1993).
L'expérience montre qu'il est difficile pour un auteur de genre (anticipation, SF, thriller, superhéros, etc.) d'effectuer la transition à un roman traditionnel, car les conventions n'en sont pas les mêmes, et l'horizon d'attente du lecteur est radicalement différent. Avec cette série, Jeff Lemire se lance dans un roman dramatique, en conservant ses habitudes narratifs, visuelles et de construction du récit. Une fois adapté à sa personnalité narrative, le lecteur constate que la narration visuelle est très sophistiquée sous des dehors de dessins pas peaufinés, et que les trajectoires de vie des personnages les confrontent aux difficultés et obstacles de l'existence, avec une mise en lumière des difficultés de la condition humaine, des liens visibles et invisibles tissés au sein d'une famille, des schémas psychologiques complexes.
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Shan_Ze
  08 février 2019
J'ai commencé ce comics parce que j'avais reconnu la plume de Jeff Lemire dont j'avais apprécié Sweet tooth. J'ai été un peu destabilisée au début pour comprendre la composition de la famille Pike. le père a une crise cardiaque, c'est l'occasion pour les enfants pour revenir au nid. Mais on les sent qu'il leur manque quelqu'un, Tommy, mort à 14 ans. En fait, il est toujours dans leurs pensées et c'est l'occasion de discussions sur leur famille et eux-mêmes... Un peu difficile de rentrer dans l'histoire mais le puzzle se fait petit à petit et on espère que cette famille va se retrouver. Les dessins de Jeff Lemire sont toujours un peu étranges mais c'est de cette manière qu'il en ressort toutes ces émotions. Un portrait de famille particulier qu'il faut continuer à découvrir...
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shmileblik
  03 juin 2018
Jeff Lemire excelle à nous parler du quotidien, de l'ennui, des doutes, des espoirs, et des désespoirs, de la famille qu'on aime autant que l'on déteste, de la mort, du vieillissement, de la jeunesse regrettée, des réussites et des galères. Jeff Lemire excelle à nous parler de rien tout en nous disant tout. Jeff Lemire excelle à nous émouvoir sans être triste.
Royal City, on y arrive sans savoir vraiment pourquoi, on ne compte pas y rester longtemps, et on découvre après plusieurs chapitres, qu'on ne veut déjà plus la quitter.
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trust_me
  08 mars 2018
Suite à un malaise, Peter Pike sombre dans le coma. Sa femme et ses enfants se retrouvent à son chevet, sans pour autant montrer l'image d'une famille parfaitement unie. La mère est rongée par une ancienne histoire d'adultère, la fille Tara négocie une future opération immobilière juteuse, Patrick, l'aîné, débarque en ville avec un roman à écrire et la pression de son éditeur tandis que le cadet Richard passe son temps à boire et en oublie d'aller pointer à l'usine. Mal dans leur peau et dans leur vie, les Pike sont de plus hantés par la présence de Tommy, le quatrième enfant de la famille, disparu tragiquement en 1993.
« Famille décomposée ». le titre du premier volume de la nouvelle série de Jeff Lemire résume parfaitement la situation. La figure du père mourant ne suffit pas à resserrer les liens. Tara et Patrick sont sur le point de divorcer, Richard doit de l'argent à des gros bras qui menacent de lui faire la peau, la mère cherche son salut dans la religion… Chacun joue égoïstement sa propre partition, chacun suit son propre chemin sans se soucier des problèmes des autres. On comprend que l'éclatement familial remonte à la mort de Tommy, que personne ne s'est remis de cette disparition et que le défunt est le ciment fragile reliant les Pike entre eux.
Quel bonheur de retrouver Jeff Lemire dans une veine intimiste. Une petite ville industrielle sans âme, des petites gens, l'équilibre instable d'une cellule familiale que les liens du sang ne parviennent pas à souder, ce premier tome expose les grandes lignes d'un scénario saupoudrant d'un touche de fantastique les moindres événements du quotidien.
L'auteur de Winter Road prend son temps. Il multiplie les scènes contemplatives et la noirceur de son dessin est adoucie par des tons pastel qui renforcent la frontière entre rêve et réalité. J'aime ce rythme lent, la complexité des relations humaines qui se tissent, les non-dits, les silences. La famille, l'amour, la mort, la solitude, Lemire parle de la vie et dresse les portraits de personnages sans éclat, passionnément ordinaires. Vivement la suite !

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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gayane
  24 avril 2018
Royal City, petite ville industrielle des USA en perte de vitesse se voit de plus en plus diminuée à cause du manque de travaille et du manque d'activités.
Une nuit, Peter Pike fait une crise cardiaque. Il survit mais reste inconscient.
C'est l'occasion pour sa famille de se réunir autour de lui. Chacun des membres la composant est hanté par le souvenir de Tommy, le cadet de la famille, décédé lorsqu'il avait 14 ans.
Un premier volume singulier et intimiste. le lecteur est invité dans la vie torturée de cette famille de la classe moyenne des USA. L'intrigue n'est pas haletante mais insidieuse. J'avoue ne pas avoir accroché tout de suite, pensant vite m'ennuyer. Cependant, force est de constater qu'à la fion de ma lecture j'avais envie de lire la suite.
Après mon temps d'adaptation pour comprendre que Tommy était mort et avait plusieurs apparence, j'ai fini par m'attacher aux membres de cette famille. Bon, il m'a fallut un temps d'adaptation pour le dessin également .... et je n'ai pas réussi à l'apprécier à sa juste valeur mais j'ai quand même passé un bon moment de lecture.
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critiques presse (6)
BoDoi   17 avril 2018
En plaçant son récit dans une petite cité industrielle en perdition, Jeff Lemire pose une ambiance digne d’un Twin Peaks aux personnages à la Ken Loach. Il dessine ici une tragédie familiale qui nous emporte entre la vie, la mort, le deuil et les souvenirs.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Bedeo   09 avril 2018
Jeff Lemire nous livre le premier volet de sa grande saga familiale.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDGest   19 mars 2018
Certains trouveront dans Royal City une veine cathartique approfondie, où Jeff Lemire explore plus avant des thèmes qui lui sont chers tels que culpabilité et autodestruction.
Lire la critique sur le site : BDGest
ActuaBD   23 février 2018
Nouveau détour par la production indépendante et personnelle pour Jeff Lemire. Un récit intimiste sur le deuil, la famille et la création, mêlant réalisme social et onirisme fantastique. Pour une nouvelle très belle réussite.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom   30 janvier 2018
Dans ce nouveau titre, plutôt social, mais à la fibre fantastique tout de même, Jeff Lemire nous transporte encore un peu plus loin dans son univers personnel et intime.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Sceneario   22 janvier 2018
Tout du long, je me suis demandé à quel moment allait arriver l'étincelle, la petite touche d'audace, le petit truc qui pourrait amener une écriture plus habitée, plus immersive... Mais le petit cliff de fin me laisse penser que ce sera peut-être dans le prochain volume !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Shan_ZeShan_Ze   23 septembre 2018
Et puis, sans voir le temps filer, me voilà à quarante ans, et soudain, je me retrouve à me réveiller en pleine nuit, paniqué à l'idée que oui, tout ça va vraiment finir. Si les vingt premières années sont passées si vite, ça veut dire qu'avant le temps de dire ouf, j'aurai soixante ans, l'âge de mon père. Et à partir de là... En plus, vieillir, ce n'st pas du tout comme je l'imaginais, ce n'est pas aussi graduel que je pensais. C'est comme si le jour où j'avais fêté mes quarante ans, j'étais devenu instantanément vieux.
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laurannslauranns   15 février 2018
Et puis, il y a maman.
Elle veut qu'on soit tous parfaits. Des espèces de saints, je sais pas.
Je suis le plus jeune, alors j'étais un peu son dernier espoir d'avoir un enfant parfait. Et maintenant qu'elle a compris que je ne le serai jamais, c'est à peine si elle me regarde.
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