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Tania Capron (Traducteur)
EAN : 9782266322355
608 pages
Pocket (05/05/2022)
3.92/5   156 notes
Résumé :
Colorado, 1873. Après la mort de son mari, Margaret Parker décide de continuer à s’occuper de son ranch. À ses côtés, celles qu’elle considère comme sa famille : deux soeurs, Joan et Stella, une cuisinière, Julie, et Hattie, une ancienne esclave au passé aventureux. Mais des femmes seules sur un ranch ont vite fait d’exciter toutes les convoitises, et bientôt elles sont dépossédées de leurs biens. Elles n’ont plus, chacune, qu’un cheval, et le choix qui reste dans l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (88) Voir plus Ajouter une critique
3,92

sur 156 notes

iris29
  30 mai 2021
♫ Vous avez lu l'histoire de Jessie James
Comment il vécut, comment il est mort
Ça vous a plu, hein, vous en d'mandez encore
Eh bien, écoutez l'histoire de Garet Parker
Alors voilà,
Moi, lorsque j'ai connu Garet autrefois,
C'était une femme loyale, honnête et droite, mais une fois devenue veuve, son ranch fût honteusement "préempté" par un voisin, vexé comme un poux de s' être fait repousser. Alors, cette femme qui murmurait à l'oreille des chevaux, n'a pas eu d'autres choix : voler ou mourir de faim. ♫ Faut croire qu'c'est la société qui l'a définitivement abîmée.♫
L'autre option (la prostitution.) n'était pas envisageable.. Dur d'être une femme des années 1800 dans l'Ouest américain.
Et, parce qu'elle et son mari avaient recueilli des tas de femmes qui s'en étaient pris plein la figure, une petite bande devenue au fil des années, sa famille de coeur, la suivit.
Hattie , une ancienne esclave noire, son compagnon ( Jehu) , deux soeurs illettrées Joan et Stella, le noyau dur. Ensembles, ils eurent l'idée d'attaquer banques et diligences. Au début, la presse ne répercuta pas trop ces vols , préférant les mettre sur le compte de bandes de hors la loi masculines...Mais bientôt, la première agence de détectives crée au monde, l'agence Pinkerton déploya ses employés...
Chevaux, ranch, poussière, mais aussi le statut des femmes dans ce petit coin du monde, loin d'être un paradis pour elles...
Historienne de profession , l'autrice ultra documentée, vous plonge dans un monde d'hommes fait pour les hommes ( les virils parce que les autres... )
Et on s'y croirait... C'est fabuleux !
J'ai chevauché des heures dans le soleil couchant, j'ai tiré sur les méchants, ♫ tactactac ♫ . j'ai eu peur pour mes amies, je me suis régalée...
Si j'ai un bémol à apporter , c'est sur le mode de narration.
Tout démarre par une introduction fictive, celle d'une historienne qui nous assure avoir recoupé des documents: journaux intimes de Margaret Parker, de Grâce , interview de Hattie sous couvert d'archives des récits d'esclaves de la WPA. Et toutes ces traces, toutes ces voix s'enchevêtrent pour former et raconter l'histoire du gang Parker. Mais , il y a des redites, parfois tout cela se chevauche et au lieu d'apporter du suspens, puisqu'on recule de trois cases (sans toucher les 20 000€ , vu qu'ils ont été volés à la banque !) , cela nous freine dans notre élan de lecteur, notre fébrilité de lectrice. Impression de tourner un peu en rond, de relire les mêmes épisodes.
Le deuxième bémol, c'est que ce livre est vraiment à charge contre les hommes. Ultra féministe , ultra orienté LGBT. A part un homme ou deux , tous sont de fieffés salopards. Plus de nuances de gris aurait été souhaitable, cela aurait rendu le propos plus subtil...
Mais à part cela, ce livre fut une bouffée d'air frais, le genre western n'étant pas si courant. Un vrai roman d'aventure, avec de l'action et des héroïnes qui dépotent. de beaux personnages de femmes fortes, courageuses.
La force de ces caractères , la beauté des paysages , des costumes : la photogénie déjà palpable dans ces pages a attiré des producteurs de la MGM qui projettent de l'adapter en série. J'ai hâte de voir le casting !
♫ Bye Bye mes héroïnes de papier,
C'était la dernière séance et le rideau sur l'écran est tombé...♫

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BillDOE
  18 février 2021
MargaretParker, la « duchesse », tient un ranch avec son mari Thomas dans le Colorado durant les années 1870. Ils capturent des chevaux sauvages, les dressent et en font le commerce. Lorsque Thomas meure, leur voisin, le colonel Conolly, mets la main sur la propriété de Margaret en ruinant cette dernière. Elle décide de monter un gang avec Hattie Lacour, une esclave qu'elle avait recueillie, Joan et Stella, deux soeurs orphelines et Jehu un employé. Plus tard les rejoindra Grace dont les intentions journalistiques cachent une autre vérité. Pendant quelques années, ce gang va braquer banques et diligences afin de voler l'argent du colonel.
Une auteure qui écrit une histoire de femmes hors la loi dans une Amérique de la fin du XIXe siècle pourrait être le prétexte à une propagande féministe politique et partisane, il n'en est rien. Mélissa Lenhardt ne se venge pas de siècles de soumission de la femme par l'homme mais dresse plutôt le bilan d'une société patriarcale et fait la démonstration de l'égalité homme-femme. Il n'y a qu'une nature humaine où se partagent équitablement qualités et défauts entre les deux sexes. Même si la description des relations entre les héroïnes tourne parfois à une ambiance de poulailler, on est séduit par les caractères bien tranchés des protagonistes. La « duchesse » se dresse en porte étendard d'une cause qui était loin d'être gagnée à l'époque et encore de nos jours, et témoigne de l'exemplarité d'une femme face à la bêtise machiste d'une certaine tranche de la population masculine. C'est là toute l'intelligence de cette personne, d'être partout où on ne l'attend pas, d'avoir une liberté et une autonomie de pensée édifiante et, sans jamais entrer dans une confrontation violente, s'assurer la reconnaissance de ses amis comme de ses ennemis.
L'auteure, en tant qu'historienne, s'appuie sur des faits réels pour construire son histoire et, afin de donner foi à ses arguments, ponctue son récit de coupures de presses de l'époque, de témoignages de rescapés du temps héroïque de l'Heresy Ranch, de carnets de notes de Margaret ou de Grace, qui s'appelle en réalité Claire Hamilton. Cette forme de roman aurait pu donner l'occasion aux lecteurs d'avoir différents points de vue sur une même action. Malheureusement Melissa Lenhardt manie mal cet effet de style et l'on a souvent l'impression de lire plusieurs fois la même version des faits.
« Les femmes d'Heresy ranch » est un vrai-faux reportage sur les moeurs du far-West de cette fin du XIXe siècle avec l'idée d'apporter du grain à moudre aux mouvements féministes contemporains.
L'écriture est simple, dans un style directe et efficace. Certains passages qui frisent la mièvrerie et cultivent un manichéisme sexiste entendu n'entravent absolument pas le plaisir de la lecture et l'engouement pour ces personnages au caractère bien trempé et aux idées révolutionnaires pour l'époque.
Merci à babelio masse critique et aux éditions du Cherche Midi pour la découverte de cette auteure et de sa passionnante histoire de femmes dans un far-West encore sauvage où les mots liberté et indépendance avaient encore du sens.
Traduction de Tania Capron.
Edition du Cherche Midi, 537 pages.
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Stockard
  10 mars 2021
Colorado entre 1873 et 1877, série gagnante de hold-ups, indifféremment banques ou convois attelés, avec pour seul point commun que ces attaques visent toutes la même organisation.
Les soupçons se portent vite sur une bande de desperados connue dans la région mais aux dernières nouvelles, ladite bande traînerait sa délinquance à la frontière mexicaine. Et puis tout bien réfléchi, vu la corpulence et la façon d'agir des siphonneux, il se murmurerait que peut-être éventuellement sans vouloir s'avancer il se pourrait fort bien que ce soit des femmes mais chut, pour ceux qui se sont retrouvés les poches vides après le passage de cette banda ultra organisée, plutôt crever que d'avouer s'être fait détrousser par des bonnes femmes, ah non mais au secours, la honte !
Et pourtant...
C'est bien un gang de nanas qui écume la région et reprend son dû spolié de façon à peine plus légale par un entrepreneur assoiffé de vengeance (une vague histoire de refus après une demande en mariage et boum, l'offense qu'on doit laver dans le sang)
Mais à part quelques voisins et les dépouillés qui préfèreraient qu'on leur ouvre le bide, qu'on attache leurs intestins à une branche d'arbre et qu'on leur demande de courir pour les dérouler, personne nulle part n'entend parler de ces dames passées de l'autre côté de la loi. Ce n'est tout simplement pas imaginable.
Alors bon, si c'est plutôt une chance au départ ce silence affecté, au bout de quelques braquages, Margaret « Duchesse » Parker – à la tête de cette petite « famille » – aimerait bien qu'on conte un peu ses aventures comme on n'hésite jamais à le faire dès qu'il s'agit de Sundance Kid et autres frères James. Pas qu'elle cherche un genre de notoriété mais plutôt à montrer que le banditisme, l'immoralité et la vengeance ne sont pas l'apanage unique des hommes, les femmes peuvent elles aussi refuser tout net qu'on leur marche sur les pieds, sortir de leur cuisine les armes à la main et braquer la banque la plus proche.
Et c'est cet appétit de reconnaissance qui va entraîner son gang sinon à sa perte, tout au moins à ce livre historique de Melissa Lenhardt qui sous couvert de real events, nous entraîne dans le Colorado des Pinkerton, des tenancières de bordel accordéonistes, des détrousseurs de dots, des délinquants en col blanc et, avant tout, des femmes qui décident elles-mêmes de leur destinée.
Derrière une écriture maîtrisée et fluide mêlée à une alternance de récits, extraits de journaux intimes, témoignages d'une survivante et entrefilets de canards d'époque, c'est toute la vie des gangsters au grand coeur qu'on est amené à fréquenter.
Alors non, on n'atteint pas l'excellence des grands noms du genre et pour un western féminin, on est largement en deçà de « Johnny Guitar » mais malgré tout, pas question de bouder son plaisir, ça se lit tout seul et puis ils ne sont si pas nombreux (rares ? inexistants, oui) ces westerns littéraires qui placent les femmes en leur centre et pour peu qu'on accepte de se laisser entraîner avec le gang Parker, on passe un agréable moment de lecture, même si malheureusement pas inoubliable.
Bien entendu un grand merci à Babelio et aux éditions du Cherche-Midi pour cette sympathique chevauchée sauvagement féminine.
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Bartzella
  06 avril 2022
Colorado. Années 1870. Bienvenue en pleine contrée de poussière, de chevaux, de diligences, de saloons, d'orpailleurs, de pionniers, de prostituées, de pistolets et de truands…
Margaret (mieux connue sous le nom de Garet) Parker est venue d'Angleterre avec son époux s'installer dans l'Ouest américain. Ayant un sens accru des affaires et talentueuse pour l'élevage de chevaux sauvages, elle dirige son ranch avec détermination et efficacité. Elle et son époux n'hésitent pas à fournir le gîte aux femmes et aux enfants (aux hommes également, parfois) dans le besoin, tout en fermant les yeux sur les bandits qui se réfugient chez eux (avec leur accord) en échange de quelques chevaux et autres marchandises, en autant que cela ne les implique dans rien de trop illégal. C'est ainsi que Garet rencontrera la bande présente dans le roman : Jehu, Henrietta « Hattie » LaCour (esclave noire en cavale), puis les jeunes soeurs Joan et Stella.
À la mort de l'époux de Garet, Connolly, voisin colonel et banquier haut placé qui lorgne un peu trop sur leurs affaires la demande en mariage pour pouvoir prendre possession de ses biens. Garet, pas si niaise, refuse et l'homme s'arrange pour qu'elle perde tout ce qu'elle a. À une époque où les femmes n'avaient pratiquement aucuns droits, il n'y a aucun recours pour elle et se trouve alors expulsée de son ranch avec toute sa « famille ».
« Les Connolly récoltent les bénéfices d'une affaire que j'ai créée, grâce à des chevaux que j'ai dressés, nourris, et qu'ils vendent pour des sommes rondelettes. Maudits soient-ils. »
La bande Parker n'a pas dit son dernier mot. Les femmes d'Heresy Ranch entendent bien crier vengeance, dépouilleront l'homme à son tour en organisant des « hold-up » dans toutes ses banques, d'un État à l'autre, déguisées en homme. Les femmes d'Heresy Ranch sont débrouillardes, fortes, courageuses, indépendantes et pleines de talent ! Leur route les mènera à croiser celle de Grace Trumbull, qui fera bientôt partie de l'aventure.
Un roman vivant, rempli d'action avec des héroïnes attachantes qui n'ont pas froid aux yeux. En le lisant, on se sent vraiment dedans, on peut voir défiler le paysage, les imaginer interagir ensemble. de nombreux personnages secondaires, des bons comme des mauvais, s'ajoutent au récit et embellissent le tout. Des hors-la-loi dans l'Ouest américain, femmes à cheval qui n'hésitent pas à tirer sur les truands lorsqu'il le faut, mais qui tirent seulement lorsque c'est nécessaire, pas pour rien. Un peu du genre "Robin des Bois", elles partagent aussi leur butin avec les gens du village, ce qui contribue à améliorer la situation de tout le monde et apporter une certaine protection en retour.
Un roman que j'ai trouvé très complet, facile à visualiser comme un film à l'écran.
« J'ai vu beaucoup de couchers de soleil, mais jamais rien qui approche celui-ci. le ciel avait pris des couleurs extraordinaires, il s'embrasait, luttant contre l'obscurité qui gagnait du terrain, la repoussant aux confins de l'horizon. Quand le soleil a finalement disparu, tout est devenu pourpre, sans mentir. Toutes les nuances de pourpre et de violet que l'on peut imaginer. le socle des nuages était lavande, le dessus violet foncé, une violine presque noire; le bleu du ciel s'est éclairci de manière irréelle pour prendre une couleur indigo que je n'ai plus jamais revue, ni bleue ni violette. »
Mon seul bémol est le format choisi par l'autrice dans le montage de son histoire. C'est fait sous forme de témoignage, soixante-ans plus tard, celui de Hattie pour une journaliste et aussi à travers des carnets trouvés un peu sur un coup de chance. On s'attache à l'histoire mais on perd un peu le fil à chaque fois que le personnage change pour raconter sa version des événements. Juste comme on commence à être dedans, on change d'interlocuteur, ça nous fait perdre notre intérêt. Certaines parties des événements sont aussi répétées d'un personnage à l'autre dans ses carnets. Je crois que j'aurais préféré juste une histoire continue qui débute en 1870 pour finir en temps et en lieu, cela aurait été plus attrayant. le retour dans le présent de Hattie dérange le lecteur et fait perdre sa concentration. Si cela n'avait été de ça, j'aurais probablement attribué une note de 4,5 car l'histoire est quand même très bonne dans tous ses aspects. Je recommanderais néanmoins de le lire juste pour l'ambiance très western où il fait bon déambuler. On ressent que l'autrice s'est penchée avec soin sur cette partie de l'Histoire, et même si tout n'est peut-être pas véridique dans le détail, on apprend quand même beaucoup d'éléments sur l'époque de la ruée vers l'or et de la conquête de l'Ouest et c'est bien intéressant !
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ssstella
  26 juillet 2021
À l'épique époque de la conquête de l'ouest américain, elles étaient moins nombreuses que les hommes, mais il y en avait bel et bien… des femmes !
Elles ont enduré les même rudes conditions de vie et il est arrivé que quelques-unes choisissent d'être hors-la-loi, mais peu sont passées à la postérité.
Elles sont épouses ou veuves de pionniers, prostituées ou aventurières.
Elles sont féministes et pas forcément ultra-féminines avec leurs tenues masculines.
Presque toutes ont eu à subir la brutalité des hommes.
C'est cette brutalité qui est à l'origine du gang Parker, une bande de femmes qui sévit dans le Colorado entre 1873 et 1877.
Tout a commencé lorsque Magaret Parker, dite Garet, devenue veuve, refuse sa main à son voisin, le colonel Connolly. Par dépit et convoitise, ce dernier lui soustrait son ranch et tous ses chevaux.
Chassée de ses terres et ne pouvant compter sur la justice des "hommes", Garet décide de piller une banque appartenant à son voleur. Forte des amies autrefois recueillies au ranch, entre autres Hattie, une ancienne esclave, la bande est plus réfléchie que bien des bandits hommes. Après une attaque, elles se replient et se font oublier pour un temps à "Heresy Ranch" consacré au dressage de chevaux sauvages, la passion de Garet.
Mais les hommes, ennemis ou complices d'hier, n'ont qu'une idée… prendre leur revanche !
L'histoire se déroule à partir d'une variété de support, comme si la fictive historienne de l'introduction avait collecté tous ces documents… archives d'entretiens, journal de Margaret, notes, articles, extraits de livres, etc. etc..
Un roman d'aventure avec des chevauchées, de l'action… ça tire, ça tue, c'est un véritable western… inhabituel parce que, pour une fois, ce ne sont pas les hommes les héros.
Un dépaysement total et un excellent moment de lecture… et pour cela, je remercie mon fils qui m'a offert ce livre.

Maintenant, le soleil rougeoie, l'harmonica atténue sa complainte et en police western apparaît l'irrémédiable "The End".
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Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
LespetiteschroniquesdemarieLespetiteschroniquesdemarie   20 juin 2022
« Tout peut être pire. Chaque fois qu’on obtient un petit progrès, les choses se mettent à empirer. Un pas en avant et dix en arrière».
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StockardStockard   25 février 2021
Quels mensonges ? Bon sang, ma fille, tout ce que vous voyez sur les écrans de cinéma, pour commencer ! Tout ce que vous lisez, tout ce que vous entendez. La légende de l'Ouest est un énorme mensonge, et ils appellent ça un mythe parce que ça sonne mieux. Le plus grand mensonge, c'est que les hommes ont conquis l'Ouest tout seuls. Les femmes étaient moins nombreuses, c'est sûr, mais on était là. Bon sang, ils n'auraient jamais pu s'installer dans l'Ouest sans les femmes, mais est-ce qu'on en a tiré le moindre crédit ? Est-ce qu'on a déjà été les héroïnes de quoi que ce soit ? Tu parles. Et une femme noire ? Merde.
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ssstellassstella   26 juillet 2021
Quels mensonges ? Bon sang, ma fille, tout ce que vous voyez sur les écrans de cinéma, pour commencer ! Tout ce que vous lisez, tout ce que vous entendez. La légende de l'Ouest est un énorme mensonge, et ils appellent ça un mythe parce que ça sonne mieux. Le plus grand mensonge, c'est que les homme ont conquis l'Ouest tout seuls. Les femmes étaient moins nombreuses, c'est sûr, mais on était là. Bon sang, ils n'auraient jamais pus s'installer dans l'Ouest sans les femmes, mais est-ce qu'on en a tiré le moindre crédit ? Est-ce qu'on a déjà été les héroïnes de quoi que ce soit ? Tu parles. Et une femme noire ? Merde.
Du coup, vous comprenez pourquoi j'hésite. C'est pas une histoire qui tient en trois lignes, et je ne pourrai pas vous la raconter en une journée. Mais si vous avez envie de faire plaisir à une vieille femme, si vous êtes prête à patienter quand je fatigue trop pour continuer et à m'écouter réellement, je vous raconterai. Oui ? Parfait, alors.
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StockardStockard   22 février 2021
C'est à nous de conserver notre mémoire orale et de la faire circuler parmi le peuple noir. On n'oubliera pas, et peut-être qu'un jour on racontera ce qui s'est véritablement passé.
Mais nan, ce sera perdu et oublié, comme tant d'autres choses. Oublié ou transformé. Parce que ce sont les hommes blancs qui écrivent l'Histoire, ma fille. Ils ne se montreront jamais autrement que comme des héros. Allons… Vous savez très bien que j'ai raison.
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thedocthedoc   22 février 2021
Ca se passait comme ça, à l'époque. Les mineurs, les fermiers, les commerçants, ils s'achetaient une femme pour tenir la maison et ouvrir les cuisses quand l'envie leur en prenait, pondre quelques gosses qu'ils pourraient très vite mettre au travail et tabasser. La vie des pionniers était très dure pour les femmes. Dans les films, ils embellissent tout ça, les bouseux sont des gars séduisants au grand coeur. Les cow-boys sont des hommes d'honneur. Mais je peux vous dire que des gars comme ça, il n'y en avait pas beaucoup dans l'Ouest.
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Video de Melissa Lenhardt (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Melissa Lenhardt
Colorado, 1873. Après la mort de son mari, Margaret Parker décide de continuer à s'occuper de son ranch. À ses côtés, celles qu'elle considère comme sa famille : deux soeurs, Joan et Stella, une cuisinière, Julie, et Hattie, une ancienne esclave au passé aventureux. Mais des femmes seules sur un ranch ont vite fait d'exciter toutes les convoitises, et bientôt elles sont dépossédées de leurs biens. Elles n'ont plus, chacune, qu'un cheval, et le choix qui reste dans l'Ouest américain à celles qui ont tout perdu : se marier ou se prostituer. Ces femmes-là vont néanmoins trouver une option inédite pour survivre : tourner le dos à la loi dont elles ont été les victimes et prendre les armes pour se faire justice. le gang Parker est né. Bien vite, les exploits de cette mystérieuse bande de femmes défraient la chronique et les Pinkerton se mettent sur leur piste. "Les Femmes d'Heresy Ranch" est un formidable récit d'aventures tiré de faits réels. Historienne et romancière au talent fou, Melissa Lenhardt y crée des personnages inoubliables, au caractère bien trempé, et nous livre des informations inestimables sur la vie méconnue des femmes dans l'Ouest américain.
En savoir plus : https://bit.ly/2YUHduP
Où nous trouver ? Facebook : https://www.facebook.com/lecherchemidi.editeur Twitter : https://twitter.com/lecherchemidi/ Instagram : https://instagram.com/cherchemidiediteur
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