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EAN : 9782253078319
216 pages
Le Livre de Poche (17/02/2021)
3.7/5   420 notes
Résumé :
Après une tentative de suicide, Hugo, 20 ans, est réanimé et placé dans la même chambre d’hôpital que Blanche, une vieille dame au crépuscule de son existence. Entre ce jeune homme qui n’attend rien et cette femme qui mesure le prix de chaque instant, un dialogue se noue autour des grandes questions de la vie et de la mort, de Dieu, du destin et de la liberté, du bonheur, de l’amour… Ce qui aidera peut-être Hugo à trouver un sens à son existence. Surtout lorsque Bla... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (95) Voir plus Ajouter une critique
3,7

sur 420 notes

lenoute
  13 novembre 2019
Ce livre est écrit sous la forme d'un dialogue, entre Hugo 20 ans et Blanche.
Une belle rencontre entre un jeune pessimiste hospitalisé après une tentative de suicide raté et une vieille dame dans la force de l'âge optimiste consciente qu'il faux vivre pleinement l'instant présent.
Ce dialogue tourne autour de grands thèmes comme le sens de la vie, de la mort, la liberté, l'amour, la famille et la spiritualité...
Frédéric Lenoir a une plaisante plume, qui forme une écriture simple et efficace qui met en valeur, de beaux thèmes et les rend accessible à tout le monde.
Ce livre se lit très vite, et j'ai passé un bon moment de lecture.
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sabine59
  09 décembre 2020
Ce livre m'a été prêté. Je ne l'aurais sans doute pas lu de moi-même. Pourtant, j'aime la bienveillance et l'humanisme de l'auteur. Eh bien, je ne regrette pas du tout ma lecture, au contraire! Elle m'a apaisée, m'a rendue plus sereine.
Au départ, j'ai eu deux réticences: cette rencontre improbable, à l'hôpital, entre un jeune homme qui a tenté de se suicider et une vieille dame mourante gardant un tel appétit de vivre, cela m'a immanquablement fait penser à" Harold et Maude", la pièce de Colin Higgins. Je connais en particulier la scène où Maude monte dans un arbre, entraînant Harold à sa suite, je l'ai étudiée avec des élèves. J'ai eu comme une impression d'imitation. Et leurs dialogues m'ont paru assez artificiels, simples prétextes en fait à des réflexions philosophiques . Mais , curieusement, ces réticences ont disparu, au fur et à mesure que j'avançais dans les confidences de ces deux êtres qui se sont trouvés et aimés.
L'expérience fondatrice vécue à 17 ans par Blanche m'a beaucoup ėmue. L'attachement progressif du jeune Hugo à cette femme merveilleuse aussi. Les pensées métaphysiques sont associées ici harmonieusement à des poèmes, surtout de Victor Hugo, qui transcendent les propos, déjà fort intéressants sur la mort, le bonheur, l'âme, la résilience.
Un livre lumineux, consolateur, au-delà des angoisses, des souffrances et des pertes. Il fait un bien fou!
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Kawane
  01 juin 2020
La vie, la mort..à la vie à la mort., l'un la redoute, l'autre s'en approche à grand pas. ..un jeune homme de 20 ans ,Hugo au mal-être installé, a fait une tentative de suicide ; Blanche, une très vieille dame fatiguée , incurable optimiste, est sur le départ pour l'au-delà. Ces deux personnages vont se rencontrer tout deux sur un lit d'hôpital, installés dans la même chambre.
..Ce contexte est prétexte à philosopher..une intimité se crée très rapidement entre les deux personnages. Entre Hugo et Blanche, l'échange devient fluide comme de l"eau vive : le temps qui passe, regarder la vie avec le verre à moitié vide ou à moitié plein, le bien et le mal, l'amour, la famille et leurs secrets.la religion, la littérature...tous les sujets s'invitent tour à tour dans leur conversation : porteur d''espoir pour l'adolescent en quête de son identité et du sens de la vie..et le regard bienveillant et philosophe de la vieille dame lucide et attachante. Il se tisse un lien entre-eux comme une urgence vitale..une amitié sans retour.
Un roman agréable à lire sans autre ambition que de nous informer que le bonheur, la vie et des valeurs sont peut-être la clé pour être, espérer, ou tout simplement réussir à se satisfaire de son sort afin de se sentir libre et heureux sur cette planète..être une belle comète..puis tutoyer les anges!
"La terre est au soleil ce que l'homme est à l'ange" Victor Hugo.
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book-en-stock
  14 mars 2020
Voilà une histoire assez improbable, ai-je pensé en parcourant les premières pages de ce roman… Une vieille dame en fin de vie et un jeune homme qui se réveille à peine après une TS ne dialogueraient pas ainsi je crois. le contenu du dialogue est acceptable, ils pourraient échanger ces idées-là, mais c'est la forme qui me dérange : ce discours si bien articulé, argumenté et clair… m'a paru peu crédible.
Mais c'est sans compter sur le talent de Frédéric Lenoir, car une fois passé ce premier ressenti, j'ai été happée par le propos et j'ai aimé fortement ce texte.
Frédéric Lenoir est maître dans la vulgarisation des pensées philosophiques et spirituelles. Ici il évoque la vie après la mort ou plus précisément l'immortalité de l'âme. On révise l'« éthique » de Spinoza (grand souvenir de lycée, un penseur qui m'avait marquée !), on distingue l'analyse Freudienne de celle de Jung, on comprend ce qu'est la synchronicité (terme évoqué dans ma dernière lecture -une irrésistible envie de fleurir- mais pas compris alors car non explicité). L'ensemble est ponctué de poèmes de Victor Hugo extrait des « Contemplations », d'un poème de Baudelaire et puis quelques autres auteurs sont cités à bon escient.
Si l'on y voit un simple roman, on court le risque d'en sortir déçu. Il faut y voir un ouvrage riche de références et d'enseignement qui nous propose une expérience de vie afin de nous mener à la réflexion personnelle.
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Unhomosapiens
  31 janvier 2021
Hugo, 20 ans, se retrouve hospitalisé à côté de Blanche, une vieille dame. Hugo a tenté de se suicider après un énième échec à son concours de médecine, qu'il a peur d'annoncer à son père, célèbre chirurgien. Blanche, aux alentours de 90 ans, après plusieurs années de dialyse pour insuffisance rénale, refuse maintenant de se faire dialyser et veut se laisser mourir. Entre les deux, va se nouer, en quelques heures une amitié basée sur une discussion centrée sur les grands thèmes philosophiques, métaphysiques : le sens de la vie, Dieu, l'amour, la mort… En parallèle, on suit la pensée d'une jeune fille laissée pour morte non loin du camp de concentration d'Auschwitz en 1945... Frédéric Lenoir réussit le tour de force de nous emmener sur presque deux cent pages avec cette très mince intrigue improbable. Pourtant tout y est. Et même sans s'identifier tout à fait à l'un ou l'autre des personnages, je défie le lecteur de ne pas y retrouver ses propres interrogations existentielles. J'ai pratiquement lu ce livre d'une traite en quelques heures sans pouvoir m'en détacher, tellement je me retrouvais dans leurs interrogations. Surtout en ces temps de dystopie ambiante, on ne peut que s'interroger sur le sens de la vie. Qu'est-ce que la vie ? Pourquoi vit-on ? La culpabilité, la honte, les événements douloureux, les malheurs, le sentiment de perdre pied à un moment donné, peut nous entraîner vers la mort. Blanche oppose à Hugo justement que la vie est belle et a du sens. Elle va lui raconter la curieuse expérience qu'elle a vécue adolescente et Hugo va lui confier le terrible secret qui le hante depuis son enfance. On trouve de nombreuses références à Victor Hugo et Etty Hillesum. Etty Hillesum qui a su voir l'amour et la beauté de l'existence dans un camp de concentration.
Le style est clair comme toujours avec Lenoir, et les grandes questions métaphysiques sont abordées simplement. Un livre que je ne peux que conseiller.
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Citations et extraits (149) Voir plus Ajouter une citation
frandjfrandj   27 juin 2022
« Sans l’expérience du mal, vous n’auriez aucune conscience de ce qu’est le bien. Sur terre, tout est expérience. Certaines sont lumineuses, d’autres ténébreuses. (…) Lorsque tu es plongée dans la douleur, ne regarde pas ta vie uniquement à l’aune de la souffrance. Considère-la comme un tout indivisible, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses tristesses, et rappelle-toi les moments heureux du passé. Alors, tu pourras continuer d’aimer la vie, malgré tout ». (p. 110)
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frandjfrandj   27 juin 2022
« Je crois que, quand il y a attirance entre un homme et une femme, ou bien entre deux personnes du même sexe, peu importe, tout se joue dans la chimie du cerveau. (…) On appelle ça de l’amour, mais c’est surtout de l’attraction biologique, chimique.
- Là, tu m’en bouches un coin ! Je n’y connais pas grand-chose, mais je pense que l’amour, c’est quand même un peu plus complexe que de simples interactions chimiques. (…) Quand on aime, on voit la vie d’une autre couleur. Tout devient plus joyeux. C’est aussi lié à deux âmes qui se rencontrent et vibrent à l’unisson » (p. 61-62)
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frandjfrandj   27 juin 2022
« Il y a trois choses fondamentales dans l’univers: la réalité, la conscience et l’amour. Si je devais résumer le sens de l’existence humaine en quelques mots, je dirais: tout le chemin de la vie, c’est de passer de l’inconscience à la conscience, et de la peur à l’amour » (p. 100)
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frandjfrandj   27 juin 2022
« Je suis avant tout philosophe et je pense que seule la raison est universelle. Les croyances et les religions sont toujours liées aux cultures qui les ont produites, mais aussi aux affects, aux désirs des individus et des groupes humains qui les partagent. Je n’y adhère pas, mais je constate que certains de ces désirs et de ces aspirations rejoignent les valeurs humanistes auxquelles je souscris, comme la justice, la tolérance ou le respect d’autrui, tandis que d’autres en sont aux antipodes » (p. 75)
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frandjfrandj   27 juin 2022
« J’ai lu une étude américaine qui disait que le bonheur dépend pour moitié de notre patrimoine génétique, pour dix pour cent du milieu géographique et culturel où l’on est né, et pour quarante pour cent du regard qu’on porte sur le monde et de nos choix de vie. (…) Ce que je préfère retenir, c’est que pour une grande part le bonheur dépend de nous » (p. 44)
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Vidéo de Frédéric Lenoir
Edwige Chirouter Alicia Gauduel Sébastien Charbonnier Frédéric Lenoir Si la chouette de Minerve ne se lève que la nuit tombée, si dès l'Antiquité de grands philosophes affirment que philosopher exige expérience et maturité, il n'en reste pas moins que le « désir de philosopher » peut naître à n'importe quelle saison de la vie et être provoqué par une simple question d'enfant. Aujourd'hui, enseigner la philosophie dans des classes de collège et d'école primaire, organiser des « groupes de réflexion » avec de jeunes enfants ne semble plus hérétique, et maintes expériences faites dans le monde entier montrent au contraire à quel point se mettre à l'écoute des questionnements de l'enfants, et les traduire dans le langage, épuré de sa technicité, de la philosophie, peut être bénéfique à l'acquisition de l'esprit critique – filtre par où passent les savoirs mais non les idées toutes faites et les préjugés.
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