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EAN : 9782253078319
216 pages
Le Livre de Poche (17/02/2021)
  Existe en édition audio
3.82/5   673 notes
Résumé :
Après une tentative de suicide, Hugo, 20 ans, est réanimé et placé dans la même chambre d’hôpital que Blanche, une vieille dame au crépuscule de son existence. Entre ce jeune homme qui n’attend rien et cette femme qui mesure le prix de chaque instant, un dialogue se noue autour des grandes questions de la vie et de la mort, de Dieu, du destin et de la liberté, du bonheur, de l’amour… Ce qui aidera peut-être Hugo à trouver un sens à son existence. Surtout lorsque Bla... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (120) Voir plus Ajouter une critique
3,82

sur 673 notes
Ce livre m'a été prêté. Je ne l'aurais sans doute pas lu de moi-même. Pourtant, j'aime la bienveillance et l'humanisme de l'auteur. Eh bien, je ne regrette pas du tout ma lecture, au contraire! Elle m'a apaisée, m'a rendue plus sereine.

Au départ, j'ai eu deux réticences: cette rencontre improbable, à l'hôpital, entre un jeune homme qui a tenté de se suicider et une vieille dame mourante gardant un tel appétit de vivre, cela m'a immanquablement fait penser à" Harold et Maude", la pièce de Colin Higgins. Je connais en particulier la scène où Maude monte dans un arbre, entraînant Harold à sa suite, je l'ai étudiée avec des élèves. J'ai eu comme une impression d'imitation. Et leurs dialogues m'ont paru assez artificiels, simples prétextes en fait à des réflexions philosophiques . Mais , curieusement, ces réticences ont disparu, au fur et à mesure que j'avançais dans les confidences de ces deux êtres qui se sont trouvés et aimés.

L'expérience fondatrice vécue à 17 ans par Blanche m'a beaucoup ėmue. L'attachement progressif du jeune Hugo à cette femme merveilleuse aussi. Les pensées métaphysiques sont associées ici harmonieusement à des poèmes, surtout de Victor Hugo, qui transcendent les propos, déjà fort intéressants sur la mort, le bonheur, l'âme, la résilience.

Un livre lumineux, consolateur, au-delà des angoisses, des souffrances et des pertes. Il fait un bien fou!

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Ce livre est écrit sous la forme d'un dialogue, entre Hugo 20 ans et Blanche.
Une belle rencontre entre un jeune pessimiste hospitalisé après une tentative de suicide raté et une vieille dame dans la force de l'âge optimiste consciente qu'il faux vivre pleinement l'instant présent.
Ce dialogue tourne autour de grands thèmes comme le sens de la vie, de la mort, la liberté, l'amour, la famille et la spiritualité...
Frédéric Lenoir a une plaisante plume, qui forme une écriture simple et efficace qui met en valeur, de beaux thèmes et les rend accessible à tout le monde.
Ce livre se lit très vite, et j'ai passé un bon moment de lecture.
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La vie, la mort..à la vie à la mort., l'un la redoute, l'autre s'en approche à grand pas. ..un jeune homme de 20 ans ,Hugo au mal-être installé, a fait une tentative de suicide ; Blanche, une très vieille dame fatiguée , incurable optimiste, est sur le départ pour l'au-delà. Ces deux personnages vont se rencontrer tout deux sur un lit d'hôpital, installés dans la même chambre.
..Ce contexte est prétexte à philosopher..une intimité se crée très rapidement entre les deux personnages. Entre Hugo et Blanche, l'échange devient fluide comme de l"eau vive : le temps qui passe, regarder la vie avec le verre à moitié vide ou à moitié plein, le bien et le mal, l'amour, la famille et leurs secrets.la religion, la littérature...tous les sujets s'invitent tour à tour dans leur conversation : porteur d''espoir pour l'adolescent en quête de son identité et du sens de la vie..et le regard bienveillant et philosophe de la vieille dame lucide et attachante. Il se tisse un lien entre-eux comme une urgence vitale..une amitié sans retour.

Un roman agréable à lire sans autre ambition que de nous informer que le bonheur, la vie et des valeurs sont peut-être la clé pour être, espérer, ou tout simplement réussir à se satisfaire de son sort afin de se sentir libre et heureux sur cette planète..être une belle comète..puis tutoyer les anges!

"La terre est au soleil ce que l'homme est à l'ange" Victor Hugo.
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Hugo, 20 ans, se retrouve hospitalisé à côté de Blanche, une vieille dame. Hugo a tenté de se suicider après un énième échec à son concours de médecine, qu'il a peur d'annoncer à son père, célèbre chirurgien. Blanche, aux alentours de 90 ans, après plusieurs années de dialyse pour insuffisance rénale, refuse maintenant de se faire dialyser et veut se laisser mourir. Entre les deux, va se nouer, en quelques heures une amitié basée sur une discussion centrée sur les grands thèmes philosophiques, métaphysiques : le sens de la vie, Dieu, l'amour, la mort… En parallèle, on suit la pensée d'une jeune fille laissée pour morte non loin du camp de concentration d'Auschwitz en 1945... Frédéric Lenoir réussit le tour de force de nous emmener sur presque deux cent pages avec cette très mince intrigue improbable. Pourtant tout y est. Et même sans s'identifier tout à fait à l'un ou l'autre des personnages, je défie le lecteur de ne pas y retrouver ses propres interrogations existentielles. J'ai pratiquement lu ce livre d'une traite en quelques heures sans pouvoir m'en détacher, tellement je me retrouvais dans leurs interrogations. Surtout en ces temps de dystopie ambiante, on ne peut que s'interroger sur le sens de la vie. Qu'est-ce que la vie ? Pourquoi vit-on ? La culpabilité, la honte, les événements douloureux, les malheurs, le sentiment de perdre pied à un moment donné, peut nous entraîner vers la mort. Blanche oppose à Hugo justement que la vie est belle et a du sens. Elle va lui raconter la curieuse expérience qu'elle a vécue adolescente et Hugo va lui confier le terrible secret qui le hante depuis son enfance. On trouve de nombreuses références à Victor Hugo et Etty Hillesum. Etty Hillesum qui a su voir l'amour et la beauté de l'existence dans un camp de concentration.
Le style est clair comme toujours avec Lenoir, et les grandes questions métaphysiques sont abordées simplement. Un livre que je ne peux que conseiller.
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Voilà une histoire assez improbable, ai-je pensé en parcourant les premières pages de ce roman… Une vieille dame en fin de vie et un jeune homme qui se réveille à peine après une TS ne dialogueraient pas ainsi je crois. le contenu du dialogue est acceptable, ils pourraient échanger ces idées-là, mais c'est la forme qui me dérange : ce discours si bien articulé, argumenté et clair… m'a paru peu crédible.

Mais c'est sans compter sur le talent de Frédéric Lenoir, car une fois passé ce premier ressenti, j'ai été happée par le propos et j'ai aimé fortement ce texte.
Frédéric Lenoir est maître dans la vulgarisation des pensées philosophiques et spirituelles. Ici il évoque la vie après la mort ou plus précisément l'immortalité de l'âme. On révise l'« éthique » de Spinoza (grand souvenir de lycée, un penseur qui m'avait marquée !), on distingue l'analyse Freudienne de celle de Jung, on comprend ce qu'est la synchronicité (terme évoqué dans ma dernière lecture -une irrésistible envie de fleurir- mais pas compris alors car non explicité). L'ensemble est ponctué de poèmes de Victor Hugo extrait des « Contemplations », d'un poème de Baudelaire et puis quelques autres auteurs sont cités à bon escient.

Si l'on y voit un simple roman, on court le risque d'en sortir déçu. Il faut y voir un ouvrage riche de références et d'enseignement qui nous propose une expérience de vie afin de nous mener à la réflexion personnelle.
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Citations et extraits (174) Voir plus Ajouter une citation
Vos enfants ne sont pas nos enfants: ce sont des êtres uniques que la vie nous a confiés. Ils ont leur propre intelligence, et ce que nous pouvons faire de mieux, c'est les aider à prendre leur envol, à devenir autonomes. Et pour cela, il n'y a qu'un moyen: les aimer de manière inconditionnelle. De même, nos conjoints ne nous appartiennent pas. La vie a permis que nous croisions leur route pour que nous nous aidions mutuellement à grandir et à devenir pleinement nous-mêmes. Aimer, ce n'est-pas accaparer l'autre, encore moins le rendre dépendant de soi. Au contraire, c'est vouloir son autonomie. La jalousie, la possessivité, la peur de perdre l'autre sont des passions qui parasitent, voire détruisent la relation' de couple. L'amour véritable ne retient pas, il libère. Il n'étouffe pas l'autre, il lui apprend à" mieux respirer. Lorsqu'on aime, on s’attache avec son cœur à celui ou celle qu'on aime, Mais notre esprit doit rester lucide sur le fait que l'autre ne nous appartient pas et sur les motivations, souvent inconscientes, qui nous attachent à lui. C'est par cet effort de discernement, de prise de conscience que nous pouvons nous détacher, au sens spirituel du terme, pour ne pas accaparer l'autre, en faire notre chose. On s’attache avec le cœur et on peut rester détaché par un travail de l’esprit qui prend conscience que l’autre ne nous appartient pas. Et c’est aussi un détachement de l’esprit qui permet de mieux surmonter les séparations et les disparations.
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Blanche : Pourquoi le mal existe-t-il ?

L’Ange : Ce que vous appelez le mal peut se concevoir comme la privation du bien. Sans l'expérience du mal, vous n'auriez aucune conscience de ce qu'est le bien. Sur terre, tout est expérience. Certaines sont lumineuses, d'autres ténébreuses. Certaines dilatent le cœur, d'autres éprouvent. Certaines consolent, d'autres terrifient. Lorsque tu es plongée dans la douleur, ne regarde pas ta vie uniquement à l'aune de la souffrance. Considère-la comme un tout indivisible, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses tristesses, sa part d'ombre et de lumière, et rappelle-toi les moments heureux du passé. Alors, tu pourras continuer d'aimer la vie, malgré tout.

Toute âme est libre. Non pas toujours du choix des événements qui arrivent, mais toujours de la manière elle va y réagir. Si tu comprends que toute expérience peut te faire grandir, alors tu sauras donner du sens à tout ce qui t'arrive et tu progresseras de plus en plus en joie, en sérénité, en connaissance de toi-même et du monde, et surtout en amour, qui est l'énergie la plus forte et la plus élevée de tout ce qui est.
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Elle comprend parfaitement ce que le jeune homme éprouve. Après un silence, elle lui répond d'une voix très douce, presque tremblante :
- Je sais ce que tu ressens, Hugo. Je n'ai pas toujours aimé la vie, ni pensé qu'elle avait du sens. Moi-même lorsque j'avais dix-sept ans, j'ai traversé les pires épreuves de mon existence et je n'avais plus du tout envie de vivre. Je n'aspirais qu'à ne plus rien sentir, éprouver, penser. L'existence m'apparaissait cruelle et absurde. J'ai finalement survécu et c'est là, après ce drame, que j'ai commencé à vivre pleinement et que j'ai découvert que la vie est pleine de sens, de magie, de poésie, malgré tous les obstacles et les difficultés que nous rencontrons et qui parfois nous écrasent.
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Après un moment de silence, Hugo esquisse un léger sourire.
- Dites donc, vous êtes une sacrée optimiste, vous !
Blanche rit.
- C'est quoi pour toi la différence entre les optimistes et les pessimistes ?
- La lucidité. Les optimistes ont tendance à regarder la vie en rose.
- Pas du tout ! Il sont aussi lucides que les autres et voient le même monde sous leurs yeux. Mais tandis que les pessimistes disent : "C'est foutu !", les optimistes disent : "Cherchons la solution pour nous en sortir !"
- C'est clair alors : Je suis grave pessimiste !
- Et moi une vrais optimiste !
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Je ne pense pas que les religions soient bonnes ou mauvaises en soi. Je pense qu'il y a des humains qui vont chercher dans les religions de quoi nourrir leur bonté ou leur peur, leur amour ou leur haine. Au fond, les textes religieux reflètent les contradictions de l'âme humaine. Il y a dans la Bible et le Coran des passages qui vantent la justice, l'amour, le partage, l'humilité, le détachement, l'égalité de tous. Et il y a aussi des passages qui incitent au meurtre, au racisme, à la domination des femmes. Ces textes traduisent déjà les convictions contradictoires des humains qui les ont écrits dans un lointain passé et nous n'avons cessé depuis de les utiliser comme ça nous arrange.
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