AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2226438211
Éditeur : Albin Michel (06/11/2019)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Après une tentative de suicide, Hugo, 20 ans, est réanimé et placé dans la même chambre d’hôpital que Blanche, une vieille dame au crépuscule de son existence. Entre ce jeune homme qui n’attend rien et cette femme qui mesure le prix de chaque instant, un dialogue se noue autour des grandes questions de la vie et de la mort, de Dieu, du destin et de la liberté, du bonheur, de l’amour… Ce qui aidera peut-être Hugo à trouver un sens à son existence. Surtout lorsque Bla... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
lenoute
  13 novembre 2019
Ce livre est écrit sous la forme d'un dialogue, entre Hugo 20 ans et Blanche.
Une belle rencontre entre un jeune pessimiste hospitalisé après une tentative de suicide raté et une vieille dame dans la force de l'âge optimiste consciente qu'il faux vivre pleinement l'instant présent.
Ce dialogue tourne autour de grands thèmes comme le sens de la vie, de la mort, la liberté, l'amour, la famille et la spiritualité...
Frédéric Lenoir a une plaisante plume, qui forme une écriture simple et efficace qui met en valeur, de beaux thèmes et les rend accessible à tout le monde.
Ce livre se lit très vite, et j'ai passé un bon moment de lecture.
Commenter  J’apprécie          381
donaldguertin
  06 décembre 2019
Apaisant, apaisant pour le coeur, l'âme et l'esprit! Livre pour l'imaginaire. Frédéric Lenoir livre aux lecteurs un conte philosophique dans lequel il reprend des idées abordées dans plusieurs de ses oeuvres. En filigrane du discours, le lecteur reconnaît la pensée dominante de B. Spinoza.
Oui!, un conte philosophique pour adultes, les rationnels rigides doivent s'abstenir, car il est nécessaire de s'abandonner comme lecteur pour plonger dans le récit ra-conté sans frein. Certains pourront établir un rapprochement entre le récit principal et le film Harold et Maude, inspiré de la pièce de théâtre de Colin Higgins.
L'originalité du conte est de conduire les lecteurs sur le sentier de la réflexion philosophique où les thèmes de la vie, des relations, de l'amour, de la passion, du devenir, de la liberté etc. sont traités de façon intelligente, et non didactique. F. Lenoir introduit au deux tiers du récit le thème des anges, quelle audace!
Le récit principal évoque la rencontre d'une jeune homme, Hugo, qui, à la suite d'une tentative de suicide, se retrouve à l'hôpital; il partage la chambre de Blanche, une femme en fin de vie qui, selon sa volonté, a décidé de se laisser mourir en refusant la dialyse. Cette rencontre se transforme peu à peu en relation de coeurs et d'âmes; c'est la synchronicité selon les propos mêmes de Blanche. La relation aboutira sur des confidences intimes de Hugo.
En marge du récit de la rencontre de Hugo et de Blanche, F. Lenoir évoque l'expérience d'EMI (expérience de mort imminente) que Blanche aurait vécu à l'âge de 17 ans lorsque les prisonniers d'Auschwitz où elle fut enfermée avec sa mère et son frère. À l'arrivée des Russes, les Allemands décident de déménager les prisonniers vers un autre lieu; c'est au cours de ce transfert de lieux qu'à la suite d'un accident, Blanche vivra cette expérience exceptionnelle.
La consolation de l'ange est un récit magnifique, hors du commun, qui valorise le rapport fondamental qui lie le coeur, l'esprit, le corps et l'imagination. F. Lenoir évoque à plusieurs reprises que la représentation du réel révèle le « sens » de la réalité dans laquelle évoluent les humains.
Apaisant! Oui, réconfortant. le lecteur bénéficie du discours de F. Lenoir en renonçant de le comprendre qu'à partir de la raison. C'est le sens qu'il faut rechercher, le sens profond d'être et de devenir ce qu'est l'individu. Pour l'utilité du discours, F. Lenoir recourt à un registre de langue soutenue. Les dialogues sont rédigés sans marques de l'oral ce qui permet aux lecteurs de demeurer dans le rythme du récit. Certes, les purs de la langue pourraient y trouver là une faille langagière. Les dialogues sont d'abord et avant tou au service du récit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Horizon_du_plomb
  23 novembre 2019
« Ne voir dans l'être humain et dans l'univers que la matière, c'est passer à côté de la moitié de la réalité, et s'interdire de comprendre tant de phénomènes qui sont d'ordre spirituel. »
Des romans vous arrivent parfois dans les mains sans que vous l'ayez fortement cherché, vous les lisez avec un naturel évident, presque galopant, et ils s'effacent au vent. Ce roman en fait partie.
« – Blanche, j'ai pas beaucoup dormi à cause de vous !
– Mon Dieu, s'exclame la vieille femme, cela fait longtemps qu'un homme ne m'avait pas fait un tel compliment ! »
Un dialogue entre la jeunesse et la vieillesse, rien de nouveau sous le soleil.
« – Blanche, si vous deviez partir sur une île déserte, à part les poèmes de Victor Hugo, quel livre emporteriez-vous ?
– L'Éthique de Spinoza ! répond la vieille femme sans l'ombre d'une hésitation. »
L'auteur s'appuie sur plein de poèmes de Victor Hugo (et ses expériences de spiritisme), certes beaux mais qui remplissent comme ces études scientifiques enrobées de conversations complètement irréalistes. Il y a des répétitions des autres livres de l'auteur, voire des répétitions élémentaires, il y a des niaiseries. En fait, le livre est de la récup de plein de livres dont le dernier n'est pas « Dialogues avec l'ange » (que l'auteur ne nommera jamais). Les concepts de vertus sont à la fois inspirants mais restent en même temps vagues. Pire, l'auteur filtre parfois avec une dichotomie simpliste comme avec la parabole du loup blanc et du loup noir ou les polarités de l'ange.
« Il existe d'ailleurs, depuis le mouvement romantique, au XIXe siècle, toute une littérature qui vante les affres de la passion. Il y a des gens qui adorent ça, et pourquoi pas, après tout ! Mais, pour moi, c'est tout sauf l'amour dont je te parle, celui qui rend joyeux, confiant, serein, sans supprimer la force du désir.  »
Encore un exemple de ce que peut avoir de simpliste le livre. Lisez "Lettres à un jeune poète" de Rilke, vous apprendrez autant, voire plus, qu'avec ce livre sans qu'on monte nécessairement dans les hautes sphères de l'ésotérisme. En plus, le livre est libre de droits et ne coûte pas 18 euros.
« Les images de leurs vies qui remontent parfois à leur mémoire ne sont pas les mêmes, mais leurs coeurs vibrent à l'unisson. »
Au final, le point le plus positif de ce livre, au delà de son contenu (je conseille « Survivre à la mort » pour les thèmes ésotériques et "La sagesse expliquée à ceux qui la cherchent" du même auteur pour le contenu en général), c'est le même que son début : ce dialogue qui s'installe entre deux consciences qui s'écoutent et partagent, qui se lient. Il est bien là le miracle. Sinon je suppose qu'en tant que livre "jeunesse" sur le développement personnel, il se vaut un peu, quoique. En fait, les enfants et les adolescents sont plus étonnants qu'on ne le pense. En ce qui me concerne, je pense naïvement avoir fait le tour de la question Frédéric Renoir. Pour moi, ce livre est juste commercial même s'il contient des vérités.
«  Comme le dit le philosophe Wittgenstein, « ce dont on ne peut pas parler, il faut le taire ». »
« N'importe quel esprit un peu farceur peut se faire passer pour Jésus ou Mozart ! »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Hayatte_B
  05 décembre 2019
Vous a t-on déjà offert un roman vers lequel vous ne seriez jamais allé naturellement et qui se révèle être - finalement - une jolie surprise ?
Pour ma part, je peux dire que cela m'est arrivé 3 fois en presque 30 ans avec « le Seigneurs des Anneaux » de Tolkien (dont j'ai lu les 3 tomes sans jamais avoir vu les films ;-)) ; « L'Echiquier du Mal » de D. Simmons et aujourd'hui avec « La consolation de l'ange » de F. Lenoir.
A priori, le roman d'un philosophe-sociologue-écrivain ne présentait rien de sexy pour moi. de plus, les essais et autres romans philosophiques ne sont pas ceux vers lesquels je me dirige spontanément en librairie. Je n'en avais d'ailleurs aucun dans ma bibliothèque … jusqu'à présent !
C'est Claire qui m'a offert, il y a quelques semaines, ce roman touchant. Emouvant. Un roman qui a raisonné en moi. Un joli cadeau avant l'heure donc.
Dans ce roman, il y a Blanche - 92 ans - vieille femme au crépuscule de sa vie. Il y a Hugo aussi, jeune homme de 20 ans, à l'aube de la sienne.
La rencontre entre Blanche et Hugo se fait dans une chambre d'hôpital : elle, est là pour mourir ; lui, est là parce qu'il a voulu mourir.
Pourquoi vouloir mourir au plus bel âge de la vie? Blanche n'a pas la réponse à la question mais ce qu'elle sait, c'est que la vie se doit d'être pleinement vécue.
Quelque soit les horreurs subies.
Quelque soit les épreuves rencontrées en chemin.
Quelque soit les douleurs ressenties.
Elle sait que la vie reste – malgré tout cela – pleine de jolies surprises. Pleine de magie. Pleine de poésie.
Blanche se donne donc pour mission - avant de quitter ce monde - de redonner goût en la vie à Hugo.
-
A travers Blanche, c'est Frédéric LENOIR qui s'exprime. L'auteur a avoué avoir « transmis dans ce livre l'essentiel de ce en quoi [il] croit ».
Il profite des dialogues entre Blanche et Hugo pour revenir sur les questions existentielles que nous nous posons tous et qui concernent la vie, la mort, la spiritualité, l'amour ou encore la confiance. Ces thématiques sont traitées à la fois philosophiquement et scientifiquement. Beaucoup d'entre elles ont eu une résonnance particulière chez moi.
Loin d'être noyée sous les préceptes philosophiques ou sous les noms scientifiques de nos différentes hormones, j'ai appris tout en lisant !
En effet, tout en racontant une histoire fictive (?), Frédéric LENOIR nous initie doucement et de façon ludique à la philosophie (bien loin de mes cours de philo de lycée !). La plume légère de l'auteur y est pour beaucoup et rend la lecture simple et agréable.
« La consolation de l'ange » fait partie, pour moi, de ses jolies découvertes 2019.

Lien : http://unlivreunvoyage.com
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Verolo
  10 décembre 2019
Je connais le créneau "développement personnel" de Frédéric Lenoir, et je savais donc un peu dans quel genre de roman j'embarquais.
Pourtant, malgré ma bonne volonté, cette histoire ne m'a absolument pas touchée. On voit directement où l'auteur veut nous emmener, les prétextes romanesques pour y parvenir sont énormes, cousu de fil blanc, voire invraisemblables ! (En premier, il me semble qu'on ne met jamais ensemble dans une même chambre d'hôpital un homme et une femme...)
Le jeune héros, Hugo, me parait très mûr, réfléchi, et bien disposé à converser de manière civilisée et spontanée avec une vieille dame de plus de 90 ans, si exquise soit-elle...
Les épreuves vécues par cette dame, sont attendues...
Pfff, vous l'aurez compris, je ne me suis pas laissée entrainer.
Tant mieux si cela peut aider psychologiquement certains lecteurs.
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   11 décembre 2019
Vos enfants ne sont pas nos enfants: ce sont des êtres uniques que la vie nous a confiés. Ils ont leur propre intelligence, et ce que nous pouvons faire de mieux, c'est les aider à prendre leur envol, à devenir autonomes. Et pour cela, il n'y a qu'un moyen: les aimer de manière inconditionnelle. De même, nos conjoints ne nous appartiennent pas. La vie a permis que nous croisions leur route pour que nous nous aidions mutuellement à grandir et à devenir pleinement nous-mêmes. Aimer, ce n'est-pas accaparer l'autre, encore moins le rendre dépendant de soi. Au contraire, c'est vouloir son autonomie. La jalousie, la possessivité, la peur de perdre l'autre sont des passions qui parasitent, voire détruisent la relation' de couple. L'amour véritable ne retient pas, il libère. Il n'étouffe pas l'autre, il lui apprend à" mieux respirer. Lorsqu'on aime, on s’attache avec son cœur à celui ou celle qu'on aime, Mais notre esprit doit rester lucide sur le fait que l'autre ne nous appartient pas et sur les motivations, souvent inconscientes, qui nous attachent à lui. C'est par cet effort de discernement, de prise de conscience que nous pouvons nous détacher, au sens spirituel du terme, pour ne pas accaparer l'autre, en faire notre chose. On s’attache avec le cœur et on peut rester détaché par un travail de l’esprit qui prend conscience que l’autre ne nous appartient pas. Et c’est aussi un détachement de l’esprit qui permet de mieux surmonter les séparations et les disparations.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          72
DanieljeanDanieljean   10 décembre 2019
Un seul acte de pure bonté justifie toute la vie.

Hugo : Vous êtes une sacré optimiste, vous !

Blanche : C’est quoi pour toi la différence entre les optimistes et les pessimistes ?

Hugo : La lucidité. Les optimistes ont tendance à regarder la vie en rose !

Blanche : Pas du tout ! Ils sont aussi lucides que les autres et voient le même monde sous leurs yeux. Mais tandis que les pessimistes disent : C’est foutu ! », Les optimistes disent : « Cherchons la solution pour nous en sortir ! »

Notre civilisation est entièrement mue par l’appât du gain, la rentabilité, le bien-être matériel. Nous détruisons tous les équilibres naturels à une vitesse vertigineuse dans une quête effrénée de profit à court terme. Et du coup, nous oublions l’essentiel : pour s’épanouir, l’être humain à besoin de sens et de vivre en harmonie avec son environnement que de sécurité et de confort matériel. Si on veut s’en sortir, il va rapidement falloir apprendre à passer de « toujours plus » au « mieux-être.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
DanieljeanDanieljean   11 décembre 2019
Hugo : vous avez l’air d’aimer la vie.

Blanche : Je ne l’aime pas je l’adore !

Hugo : pourtant vous avez dû connaître des moments douloureux, non ?

Blanche : Mon Dieu, oui ! Bien plus que je n’aurais imaginé pourvoir en supporter en une seule existence ! Mais tu vois, la vie m’a donné la force de les traverser et j’ai connu beaucoup de grandes joies aussi ! Je pense d’ailleurs que les deux vont ensemble : plus notre âme a été meurtrie, plus elle peut recevoir de joie et laisser passer la lumière par ces fêlures
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
DanieljeanDanieljean   11 décembre 2019
Pour moi, être libre, ce n'est pas faire tout ce dont on a envie, a tout moment, sans aucune contrainte. C'est ne pas être esclave de ses pulsions, de ses désirs, de ses émotions. La vraie privation de liberté, c'est agir en automate-en recherchant toujours le plaisir immédiat et en refusant la frustration, alors qu'il y a des obstacles, des contraintes, des engagements qui nous ont grandie et qui, si on les accepte, nous permettent d'accéder à un bonheur ou à des joies beaucoup plus profonds et durables.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Hayatte_BHayatte_B   05 décembre 2019
« Elle comprend parfaitement ce que le jeune homme éprouve. Après un silence, elle lui répond d'une voix très douce, presque tremblante :
- Je sais ce que tu ressens, Hugo. Je n'ai pas toujours aimé la vie, ni pensé qu'elle avait du sens. Moi-même lorsque j'avais dix-sept ans, j'ai traversé les pires épreuves de mon existence et je n'avais plus du tout envie de vivre. Je n'aspirais qu'à ne plus rien sentir, éprouver, penser. L'existence m'apparaissait cruelle et absurde. J'ai finalement survécu et c'est là, après ce drame, que j'ai commencé à vivre pleinement et que j'ai découvert que la vie est pleine de sens, de magie, de poésie, malgré tous les obstacles et les difficultés que nous rencontrons et qui parfois nous écrasent. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Frédéric Lenoir (84) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Lenoir
[PHILO] L'amour et la joie selon Spinoza - Frédéric Lenoir
autres livres classés : developpement personnelVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox