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ISBN : 2253186082
Éditeur : Le Livre de Poche (23/08/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.86/5 (sur 88 notes)
Résumé :
« Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?
Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?
J’aimerais proposer ici une voie d’accomplissement de soi fondée sur la puissance de la joie. Une voie de libération et d’amour, aux antipodes du bonheur factice proposé pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
OlivierH77
  10 décembre 2017
Premier essai de lecture d'un Frédéric Lenoir…concluant ! Je redoutais un ouvrage plein de bons sentiments, un peu tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil…C'est que je ne m'étais pas renseigné sur le parcours de vie du bonhomme. Certes, ses interventions télévisées assez récurrentes me plaisaient pour leur clarté et l'empathie dégagée…mais j'étais circonspect.
Heureuse surprise, ce livre concilie à mon sens plusieurs grandes qualités : structuration, concision, et sous une apparente simplicité d'argumentation, s'appuie sur des bases philosophiques solides et tout à fait respectables comme Nietzsche, Spinoza, Bergson, Montaigne, Tchouang-Tseu…mais aussi, et c'est une de ses forces, par un éclairage, une illustration par l'exemple, notamment sur les expériences de vie de l'auteur.
Frédéric Lenoir distingue au préalable le plaisir (« éphémère et dépendant de causes qui nous sont extérieures »), le bonheur (l'individu est en quête de durabilité, de sagesse au sens des stoïciens, c'est une forme d'auto-limitation pour éviter la souffrance) et la joie, « source d'un immense contentement dans la vie ».
Cette notion de joie, nietzschéenne et surtout spinoziste, qui a aussi les faveurs d'un Michel Onfray, est « une expérience à la fois mentale et physique intense, en réaction à un événement, et de durée limitée ». La joie nous tombe dessus, répondant généralement à un stimulus extérieur. C'est une sorte de plaisir décuplé, plus intense, plus global, plus profond. La joie touche l'être dans son ensemble, elle rayonne et irradie, elle a même le pouvoir de se propager, de gagner l'entourage du joyeux, elle est empathique.
L'auteur distingue avec Spinoza les joies actives des joies passives, aux effets plus nuancés lorsque par exemple nous idéalisons sans bien la connaître une personne dont nous venons de tomber amoureux. Il faut donc aller vers la connaissance, de soi, de l'autre, qui procure des joies actives. Pour nous y aider, décuplons notre attention, notre présence aux autres, à la nature (ouvrons nos sens lorsque nous nous baladons en forêt et ne pensons plus à rien d'autre qu'à cette immersion !). On y ajoutera la méditation, la confiance, l'ouverture du coeur, la bienveillance, la gratuité, la gratitude, la persévérance dans l'effort, le lâcher-prise, la jouissance du corps.
La joie, c'est finalement une puissance d'exister, de vivre pleinement en prenant tout de la vie, même de ses drames que nous connaîtrons et qui nous ferons grandir dans cet apprentissage du devenir soi. Découvrir, se découvrir, notamment en apprenant à dire non lorsqu'on n'est pas en phase avec ses valeurs intérieures profondes, se déconnecter et reconnecter ainsi avec le monde (avec les humains, mais aussi avec les animaux)…
Au final, un livre lumineux sans les niaiseries archi-formatées des bouquins bien-être qui envahissent le commerce et n'ont sans doute jamais vraiment aidé personne. Rejoignant sans le citer, et probablement sans le vouloir, tant la comparaison peut sembler étonnante (mais je l'assume) des références chères à Michel Onfray, jusqu'à même reprendre la formule titre d'un de ses livres-clés « la puissance d'exister «, il s'en distingue à mon sens sur au moins deux points.
Frédéric Lenoir a l'immense mérite de ne pas encombrer sa réflexion de scories politiques. Et quand Onfray assène à l'emporte-pièce des vérités qui parfois ne sont que les siennes, critiquant et cassant les mythes, Lenoir ne juge pas, c'est un authentique gentil.
En revanche, et il ne s'en est jamais caché, Lenoir a une foi religieuse, et j'ai été un peu plus dubitatif sur l'arrivée de Jésus dans cette réflexion, à l'issue du déroulé des philosophes de référence. L'agnostique, voire l'athée en moi se retrouve davantage sur ce point avec Onfray.
Une belle découverte cependant, que je compte approfondir avec sa lettre ouverte aux animaux.
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Fortuna
  31 octobre 2016
Si le plaisir est fugace et ses excès destructeurs, le bonheur, bien que plus durable, est rarement atteint. le bonheur est le plus souvent, chez les philosophes, la recherche de l' équilibre d'une vie bonne. La notion de joie quand à elle est peu abordée en philosophie. Seuls quelques philosophes dont Spinoza, Bergson et Nietzsche principalement l'abordent. La joie est essentielle également dans le message des Evangiles et la pensée taoïste.
Mais qu'est ce que la joie ? C'est en s'appuyant sur les textes de ces derniers que Frédéric Lenoir va tenter d'y répondre et de nous donner quelques clés pour retrouver cet état d'innocence, de lâcher-prise, de détachement, d'acceptation de la vie qui est celle de la joie de vivre de notre enfance.
Plutôt qu'une philosophie de l'ascèse prônée par le bouddhisme, l'épicurisme, le stoïcisme, c'est à une sagesse du détachement, à la suite de Spinoza, Jésus, Montaigne et les taoïstes qu'il nous invite. Une sagesse qui peut nous aider à lutter contre l'insatisfaction qui ronge les sociétés modernes, à retrouver l'amour des autres, de la nature, le respect de la vie, et pour finir un état de joie durable malgré les épreuves de l'existence.
Une fois encore, avec des mots simples, Frédéric Lenoir nous transmet le message d'une sagesse, qui si elle semble naïve au premier abord, est en fait très profonde et source d'une véritable révolution intérieure. A nous de ne pas le laisser s'envoler, vite oublié dans la course folle qui est celle de notre monde.
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dgwickert
  03 février 2016
La joie nécessite l'éveil des 5 sens, attention, gratitude, générosité, etc...
C'est très intéressant, car l'auteur lie la philosophie de Spinoza, Nietzsche..et l'art de vivre.
Le STYLE est très clair, comme toujours avec Lenoir. C'est un livre de diffusion grand public comme le dit l'auteur. Quelques reproches sont faits sur Babelio à ce sujet. Mais, dit F Lenoir, la gratitude et la générosité font partie des conditions de "la joie", donc "je profite des outils comme la philosophie, Spinoza, la Bible, le bouddhisme, etc...sur lesquels j'ai mis le nez pendant des années pour en faire profiter le plus grand nombre", dit il.
Tout d'abord, Lenoir distingue le plaisir (recherché et immédiat) du bonheur (construit) de la joie (qui vous tombe dessus).
Je pense comme l'auteur que la philosophie est un art de vivre, et non pas un tas de termes obscurs dont on dote la philosophie théorique.
La joie nécessite quelques conditions :
La liberté au sens spinozien:
"On ne naît pas libre, on le devient". Il doit y avoir libération pour provoquer la joie.
La non condamnation, non jugement, au sens chrétien :
Jésus ne condamne pas la femme adultère.
D'autres notions intéressantes sont abordées:
Le taoïsme:
Un disciple de Lao Tseu disait. "il ne faut pas nager à contre courant. En se laissant flotter, vous atteindrez l'autre rive."
Je m'aperçois que je suis taoïste sans le savoir. Mon père m'avait inculqué cette notion.
Le "philia":
L'amour amitié partagé et sans "intérêt":
L'amour-don :
"Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir" Phrase de Jésus retranscrite par l'apôtre Paul.
Je savais tout cela intrinsèquement, mais la formalisation, appuyée sur la connaissance, fait de ce livre un instrument très intéressant. Je pense personnellement que si TOUS les enfants étaient éduqués ainsi, dans le respect de l'Autre et de la Nature, le Monde serait en harmonie.
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QueLire
  06 février 2016
Savoir cultiver l'art d'être heureux
Frédéric Lenoir a décidé de nous enseigner l'art d'être heureux. Pour commencer, il est nécessaire de bien différencier le plaisir et sa sensation immédiate et temporaire de bien-être, de la joie, sentiment permanent qui résulte plus d'un état d'esprit que d'une action.
Être heureux, pleinement heureux, comme quand on était enfant, sans rien attendre en retour, juste profiter de l'élément pourvoyeur de joie et se laisser transporter jusqu'à atteindre cette sensation de plénitude apaisante. La joie, c'est se lever chaque matin en mesurant combien nous avons de la chance dans la vie, en étant conscient que la somme de nos bonheurs est plus importante que celle de nos malheurs. En acceptant la tristesse aussi, car un homme qui ne connaît pas la peine, peut difficilement apprécier à sa juste valeur le bonheur.
« La puissance de la joie », entre théorie et pratique
Frédéric Lenoir a construit son livre comme un guide mêlant des scènes de vie et des exemples concrets à des théories philosophiques. Un aperçu de la pensée des plus grands philosophes ayant écrit sur la joie nous est offert, Spinoza, Nietzsche, Confucius... En même temps, Frédéric Lenoir nous parle de sa vie, de son rapport à la joie, de l'époque où il s'est égaré, pensant qu'une vie dédiée à Dieu était l'unique moyen de se sentir heureux, utile et vivant. En s'imposant une telle tâche, il pensait trouver la voie vers la sérénité constante, pourtant, c'est en y renonçant et en suivant une quête du bonheur plus personnelle, moins dogmatique, qu'il a trouvé la paix intérieure. Son but, devenir un sage, chose plus en phase avec les religions ou croyances orientales qu'avec l'Église catholique, qu'il juge trop directive.
Un livre instructif qui pousse à la réflexion
Cette lecture m'a été utile. Aborder, sur un thème unique, la pensée de tous ses philosophes, avoir la possibilité de comparer leurs idées, est une bonne façon de voir vers quelle idéologie on tend. J'ai apprécié l'explication donnée sur la différence entre le plaisir, sentiment qui tend à retomber et qui, telle une drogue, nécessite d'être renouvelé pour continuer son effet euphorisant et la joie, sentiment de bien-être permanent qui nécessite un entretien constant de notre capacité à s'émerveiller, mais aussi à accepter le mal comme faisant partie de la vie, passage obligé pour mieux apprécier les instants de félicité.
Je n'ai pas lu « La puissance de la joie », mais l'ai écouté en version livre audio. La voix de David Manet, que j'ai trouvée au début de l'écoute trop neutre, voire sans vie, est parfaite pour ce type de lecture. Pour moi, l'absence de jeux se marie parfaitement avec le texte, car elle nous permet une bonne introspection. En effet, j'écoutais sa voix tout en écoutant la mienne qui, bien qu'intériorisée, faisait des rapprochements entre le texte et ma situation personnelle. C'est une expérience de prise de réflexion, de prise de conscience, presque de méditation qui émane de cette écoute. J'ai trouvé le support bien adapté à ce titre bien que je regrette de ne pas avoir pu noter quelques passages que je trouvais intéressants.

Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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Roggy
  11 juin 2017
Frédéric Lenoir est un grand sage, un philosophe comme il en existe peu.
L'amour est sa seule partition et il signe cette fois un extraordinaire hymne à la bienveillance ainsi qu'une généreuse divagation philosophique qui célèbre un état d'esprit : la joie.
Il trouve à en redire sur l'art de la joie sans se répéter mais surtout en apportant un éclairage différent sur notre perception de cet état d'esprit, ou de ce mode de vie qui habite les grands penseurs qui ont compris qu'on ne doit pas se compliquer la vie si on veut atteindre le nirvana de la joie.
Il nous fait prendre conscience que la joie n'est pas un état permanent mais qui on peut essayer de la trouver n'importe où et n'importe quand. On peut la provoquer, l'intérioriser comme un puits de lumière et aller y puiser en nous-mêmes dans les jours et les moments sombres.
Ce livre fait du bien ! Même s'il n'y a rien qu'on ne le sache déjà, c'est dit avec beaucoup de simplicité et de justesse. De Spinoza en passant par Nietzsche, Descartes, les Evangiles ou Kant, c'est une jolie balade dans la recherche de l'allégresse !
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   16 février 2016
Dans "La puissance de la joie", sur les pas de Tchouang-tseu également, l’écrivain-philosophe s’en est allé quérir une sagesse qui transcende toutes les peines de l’existence.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   15 février 2016
La puissance de la joie
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
OlivierH77OlivierH77   10 décembre 2017
La joie parfaite réside dans ce grand "oui sacré" à la vie, dans la force du consentement. Ce n'est pas en refusant les souffrances de la vie qu'on trouvera le bonheur, mais en les acceptant lorsqu'elles sont inévitables et en comprenant que nous pouvons aussi grandir à travers elles. Notre conscience du bonheur vient de notre connaissance du malheur, et la plupart de nos joies viennent de tristesses dépassées.
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OlivierH77OlivierH77   10 décembre 2017
Cette joie-là, immédiate, naturelle, spontanée, on l'observe chez les enfants, avant qu'ils commencent à raisonner, à s'inquiéter. Il existe une phase de la petite enfance où l'ego n'est pas encore fortement constitué, ni le mental complètement construit ; le petit d'homme a encore accès à son intuition, à son Soi, il n'est pas prisonnier de son image et accède encore aux joies pures, pétries dans la communion avec les autres, avec le monde. Avec l'âge, le formatage, le développement des peurs et des tristesses, cet état s'estompe, puis disparaît. Très vite, et de plus en plus vite de nos jours, l'ego croît, l'enfant sera dans la peur de perdre, dans la confrontation, dans la rivalité, dans le conflit, dans le contrôle. Il verra disparaître en même temps la capacité de s'émerveiller et la joie parfaite.
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OlivierH77OlivierH77   10 décembre 2017
Aimer une personne ne consiste pas à la posséder mais, au contraire, à la laisser respirer. Aimer, ce n'est pas accaparer l'autre, encore moins le rendre dépendant de soi, bien au contraire, c'est vouloir son autonomie. La jalousie, la possessivité, la peur de perdre l'autre sont des passions qui parasitent, voire détruisent la relation de couple. L'amour véritable ne retient pas, il libère. Il n'étouffe pas l'autre, il lui apprend à mieux respirer. Il sait que l'autre ne lui appartient pas, mais qu'il se donne librement. Il recherche sa présence, mais il aime aussi la solitude et les temps de séparation, car il sait que ce sont eux qui lui feront mieux encore goûter la présence de l'aimé(e). Mieux vaut éviter l'amour fusionnel, même si, bien souvent, la fusion est le type de relation de couple que vont chercher deux individus qui manquent de sécurité intérieure. Dans sa forme la plus authentique, l'amour relie deux êtres autonomes, indépendants, libres de leurs désirs et de leurs engagements. Un espace doit donc toujours exister entre les deux amants.
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sasouh08sasouh08   06 décembre 2017
L'effet de la sagesse, c'est une joie continue.
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mesrivesmesrives   29 décembre 2015
Ma première grande émotion d'amour, je l'ai connue enfant, non pas avec une petite camarade de classe, mais en me promenant dans la forêt: c'était une joie contemplative. Je devais avoir huit ou neuf ans. Ma tante, Antoinette, qui était ethnologue au Cameroun, m'avait rapporté un arc et des flèches. Mon père m'avait proposé d'aller chasser le faisan dans la forêt voisine du lieu où nous habitions. C'était un dimanche matin, de bonne heure. Je me souviens d'une très douce lumière qui filtrait à travers les branchages des arbres. J'avançais lentement avec mon arc, tandis que mon père me suivait, quelques mètres derrière moi. Soudain, un énorme faisan, aux couleurs somptueuses, s'est envolé juste devant moi. Je suis resté figé de stupeur. Mon père m'a hurlé: "Tire, tire!". J'ai regardé l'animal déployer ses ailes et s'élever vers le soleil. Puis un deuxième faisan, et bientôt un troisième et un quatrième se sont envolés à leur tour, devant mes yeux ébahis. J'ai alors laissé tomber au sol mon arc et mes flèches pour contempler ce spectacle, bouleversé. Mon coeur était rempli de joie. Mon père a compris et a posé sa main sur mon épaule, lui aussi ému par la beauté de la nature. J'ai su à cet instant que je ne serais jamais chasseur.
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Vidéo de Frédéric Lenoir
Retrouvez ici la version audio intégrale de la conférence de Frédéric Lenoir "Apprendre à vivre ensemble", organisée par le Furet du Nord et avec le concours des éditions Albin-Michel, éditeur du récent livre du philosophe : "Philosopher et méditer avec les enfants". Conférence qui a eu lieu au Théâtre Sébastopol de Lille le 28 novembre 2016 en présence d'un public nombreux: 1200 personnes. Une partie des bénéfices de cette soirée a été reversée à la Fondation SEVE (Savoir Être et Vivre Ensemble) http://www.fondationseve.org/
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