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EAN : 9782213661353
216 pages
Fayard (14/10/2015)
  Existe en édition audio
3.87/5   259 notes
Résumé :
« Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?
Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?
J’aimerais proposer ici une voie d’accomplissement de soi fondée sur la puissance de la joie. Une voie de libération et d’amour, aux antipodes du bonheur factice proposé pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
3,87

sur 259 notes

mcd30
  17 décembre 2017
Depuis que j'ai fermé La puissance de la joie, j'ai trouvé cette citation parmi mes notes : Apprends à écrire tes blessures dans le sable et à graver tes joies dans la pierre. Lao-Tseu.
Encore une citation en accord avec ce livre, voyageons léger, prenons l'essentiel, ne nous encombrons pas.Trop de matérialité nuit à cette légèreté nécessaire à la joie.En effet, nous sommes les artisans de notre joie, nous et nous seuls.Pourquoi vouloir faire comme les autres et s'imposer un fardeau qui n'a aucun intérêt pour nous. Ce désir de posséder à tout prix, l'être aimé, nos enfants où des objets finit par prendre le dessus et détruire notre joie. C'est pourquoi dans son livre, avec l'aide de philosophes et des exemples tirés de sa vie quotidienne Frédéric Lenoir nous donne la marche à suivre. Il passe de l'abstrait au concrêt. L'amour, la bienveillance, la compassion nous permettent de donner, de prendre soin des autres et d'en tirer une grande satisfaction personnelle à voir des gens heureux ou réconfortés. de plus en cette période festive, ne prenons nous pas un grand plaisirà faire des cadeaux à ceux que nous aimons.
Donc une fois de plus, Frédéric Lenoir nous invite à nous recentrer sur nous-même et sur nos attentes. Alors même si ça fait quelques temps que je la tiens, je vais poursuivre la liste de mes bonheurs.
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Denis_76
  11 décembre 2021
Le STYLE est, comme toujours, très clair chez Frédéric Lenoir. C'est un livre de diffusion grand public comme le dit l'auteur. Quelques reproches sont faits sur Babelio à ce sujet.
Pour lui, la gratitude et la générosité font partie des conditions de "la joie", donc, dit-il, "je profite des outils comme la philosophie de Spinoza, la Bible, le bouddhisme, etc...sur lesquels j'ai mis le nez pendant des années pour en faire profiter le plus grand nombre".
Tout d'abord, il distingue le plaisir (recherché et immédiat) du bonheur (construit) de la joie (qui vous tombe dessus).
Ensuite,...
Je savais tout cela intrinsèquement, mais la formalisation, appuyée sur la connaissance, fait de ce livre un instrument très intéressant. Je pense personnellement que si TOUS les enfants étaient éduqués ainsi, dans le respect de l'Autre et de la Nature, le Monde serait en harmonie.
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Osmanthe
  10 décembre 2017
Premier essai de lecture d'un Frédéric Lenoir…concluant ! Je redoutais un ouvrage plein de bons sentiments, un peu tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil…C'est que je ne m'étais pas renseigné sur le parcours de vie du bonhomme. Certes, ses interventions télévisées assez récurrentes me plaisaient pour leur clarté et l'empathie dégagée…mais j'étais circonspect.
Heureuse surprise, ce livre concilie à mon sens plusieurs grandes qualités : structuration, concision, et sous une apparente simplicité d'argumentation, s'appuie sur des bases philosophiques solides et tout à fait respectables comme Nietzsche, Spinoza, Bergson, Montaigne, Tchouang-Tseu…mais aussi, et c'est une de ses forces, par un éclairage, une illustration par l'exemple, notamment sur les expériences de vie de l'auteur.
Frédéric Lenoir distingue au préalable le plaisir (« éphémère et dépendant de causes qui nous sont extérieures »), le bonheur (l'individu est en quête de durabilité, de sagesse au sens des stoïciens, c'est une forme d'auto-limitation pour éviter la souffrance) et la joie, « source d'un immense contentement dans la vie ».
Cette notion de joie, nietzschéenne et surtout spinoziste, qui a aussi les faveurs d'un Michel Onfray, est « une expérience à la fois mentale et physique intense, en réaction à un événement, et de durée limitée ». La joie nous tombe dessus, répondant généralement à un stimulus extérieur. C'est une sorte de plaisir décuplé, plus intense, plus global, plus profond. La joie touche l'être dans son ensemble, elle rayonne et irradie, elle a même le pouvoir de se propager, de gagner l'entourage du joyeux, elle est empathique.
L'auteur distingue avec Spinoza les joies actives des joies passives, aux effets plus nuancés lorsque par exemple nous idéalisons sans bien la connaître une personne dont nous venons de tomber amoureux. Il faut donc aller vers la connaissance, de soi, de l'autre, qui procure des joies actives. Pour nous y aider, décuplons notre attention, notre présence aux autres, à la nature (ouvrons nos sens lorsque nous nous baladons en forêt et ne pensons plus à rien d'autre qu'à cette immersion !). On y ajoutera la méditation, la confiance, l'ouverture du coeur, la bienveillance, la gratuité, la gratitude, la persévérance dans l'effort, le lâcher-prise, la jouissance du corps.
La joie, c'est finalement une puissance d'exister, de vivre pleinement en prenant tout de la vie, même de ses drames que nous connaîtrons et qui nous ferons grandir dans cet apprentissage du devenir soi. Découvrir, se découvrir, notamment en apprenant à dire non lorsqu'on n'est pas en phase avec ses valeurs intérieures profondes, se déconnecter et reconnecter ainsi avec le monde (avec les humains, mais aussi avec les animaux)…
Au final, un livre lumineux sans les niaiseries archi-formatées des bouquins bien-être qui envahissent le commerce et n'ont sans doute jamais vraiment aidé personne. Rejoignant sans le citer, et probablement sans le vouloir, tant la comparaison peut sembler étonnante (mais je l'assume) des références chères à Michel Onfray, jusqu'à même reprendre la formule titre d'un de ses livres-clés « la puissance d'exister «, il s'en distingue à mon sens sur au moins deux points.
Frédéric Lenoir a l'immense mérite de ne pas encombrer sa réflexion de scories politiques. Et quand Onfray assène à l'emporte-pièce des vérités qui parfois ne sont que les siennes, critiquant et cassant les mythes, Lenoir ne juge pas, c'est un authentique gentil.
En revanche, et il ne s'en est jamais caché, Lenoir a une foi religieuse, et j'ai été un peu plus dubitatif sur l'arrivée de Jésus dans cette réflexion, à l'issue du déroulé des philosophes de référence. L'agnostique, voire l'athée en moi se retrouve davantage sur ce point avec Onfray.
Une belle découverte cependant, que je compte approfondir avec sa lettre ouverte aux animaux.
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Fortuna
  31 octobre 2016
Si le plaisir est fugace et ses excès destructeurs, le bonheur, bien que plus durable, est rarement atteint. le bonheur est le plus souvent, chez les philosophes, la recherche de l' équilibre d'une vie bonne. La notion de joie quand à elle est peu abordée en philosophie. Seuls quelques philosophes dont Spinoza, Bergson et Nietzsche principalement l'abordent. La joie est essentielle également dans le message des Evangiles et la pensée taoïste.
Mais qu'est ce que la joie ? C'est en s'appuyant sur les textes de ces derniers que Frédéric Lenoir va tenter d'y répondre et de nous donner quelques clés pour retrouver cet état d'innocence, de lâcher-prise, de détachement, d'acceptation de la vie qui est celle de la joie de vivre de notre enfance.
Plutôt qu'une philosophie de l'ascèse prônée par le bouddhisme, l'épicurisme, le stoïcisme, c'est à une sagesse du détachement, à la suite de Spinoza, Jésus, Montaigne et les taoïstes qu'il nous invite. Une sagesse qui peut nous aider à lutter contre l'insatisfaction qui ronge les sociétés modernes, à retrouver l'amour des autres, de la nature, le respect de la vie, et pour finir un état de joie durable malgré les épreuves de l'existence.
Une fois encore, avec des mots simples, Frédéric Lenoir nous transmet le message d'une sagesse, qui si elle semble naïve au premier abord, est en fait très profonde et source d'une véritable révolution intérieure. A nous de ne pas le laisser s'envoler, vite oublié dans la course folle qui est celle de notre monde.
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Roggy
  11 juin 2017
Frédéric Lenoir est un grand sage, un philosophe comme il en existe peu.
L'amour est sa seule partition et il signe cette fois un extraordinaire hymne à la bienveillance ainsi qu'une généreuse divagation philosophique qui célèbre un état d'esprit : la joie.
Il trouve à en redire sur l'art de la joie sans se répéter mais surtout en apportant un éclairage différent sur notre perception de cet état d'esprit, ou de ce mode de vie qui habite les grands penseurs qui ont compris qu'on ne doit pas se compliquer la vie si on veut atteindre le nirvana de la joie.
Il nous fait prendre conscience que la joie n'est pas un état permanent mais qui on peut essayer de la trouver n'importe où et n'importe quand. On peut la provoquer, l'intérioriser comme un puits de lumière et aller y puiser en nous-mêmes dans les jours et les moments sombres.
Ce livre fait du bien ! Même s'il n'y a rien qu'on ne le sache déjà, c'est dit avec beaucoup de simplicité et de justesse. De Spinoza en passant par Nietzsche, Descartes, les Evangiles ou Kant, c'est une jolie balade dans la recherche de l'allégresse !
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   16 février 2016
Dans "La puissance de la joie", sur les pas de Tchouang-tseu également, l’écrivain-philosophe s’en est allé quérir une sagesse qui transcende toutes les peines de l’existence.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   15 février 2016
La puissance de la joie
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (111) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   29 décembre 2015
Ma première grande émotion d'amour, je l'ai connue enfant, non pas avec une petite camarade de classe, mais en me promenant dans la forêt: c'était une joie contemplative. Je devais avoir huit ou neuf ans. Ma tante, Antoinette, qui était ethnologue au Cameroun, m'avait rapporté un arc et des flèches. Mon père m'avait proposé d'aller chasser le faisan dans la forêt voisine du lieu où nous habitions. C'était un dimanche matin, de bonne heure. Je me souviens d'une très douce lumière qui filtrait à travers les branchages des arbres. J'avançais lentement avec mon arc, tandis que mon père me suivait, quelques mètres derrière moi. Soudain, un énorme faisan, aux couleurs somptueuses, s'est envolé juste devant moi. Je suis resté figé de stupeur. Mon père m'a hurlé: "Tire, tire!". J'ai regardé l'animal déployer ses ailes et s'élever vers le soleil. Puis un deuxième faisan, et bientôt un troisième et un quatrième se sont envolés à leur tour, devant mes yeux ébahis. J'ai alors laissé tomber au sol mon arc et mes flèches pour contempler ce spectacle, bouleversé. Mon coeur était rempli de joie. Mon père a compris et a posé sa main sur mon épaule, lui aussi ému par la beauté de la nature. J'ai su à cet instant que je ne serais jamais chasseur.
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QueLireQueLire   06 février 2016
Le problème du plaisir, et les philosophes en discutent depuis l’Antiquité, c’est qu’il ne dure pas. (...) Le deuxième problème, que nous avons tous expérimenté, est que certains plaisirs nous font du bien dans l’immédiat, mais du mal à plus long terme. (...) Ces deux écueils posent une question sur laquelle les sages d’Orient et d’Occident se sont penchés : existe-t-il une satisfaction durable qui aille au-delà du caractère éphémère et ambivalent du plaisir ? Une satisfaction qui ne soit pas limitée dans la durée, qui ne dépende pas de circonstances extérieures, et qui ne devienne pas, in fine, un mauvais compagnonnage ? En quelque sorte, un plaisir plus global et plus durable. Pour définir cet état, un concept a été inventé : celui de bonheur.
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araucariaaraucaria   24 mars 2022
Ouvrir son coeur, c'est accepter de vivre dans une certaine vulnérabilité, accepter la possibilité de tout accueillir, y compris celle d'être blessé. C'est prendre le risque de vivre pleinement. Or, nous préférons bien souvent nous cloisonner, nous protéger, nous contenter de survivre.
J'ai rencontré dans ma vie bien des personnes qui, à des degrés divers, s'étaient, comme je l'ai déjà évoqué à mon propos, "blindées", qui avaient verrouillé leurs émotions, et avaient parfois entouré leur coeur d'une sorte de gangue de protection afin de ne plus souffrir. Elles souffraient moins, bien sûr, mais elles s'étaient aussi interdit l'accès aux joies profondes de l'amour. Accepter la douleur, c'est le prix à payer pour une vie émotionnelle riche. Une vie qui vaut la peine d'être vécue. Un coeur fermé restera hermétique à tout, y compris à la joie.
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araucariaaraucaria   27 mars 2022
Aucun être humain ne peut vivre et croître sans amour, sans liens affectifs avec les autres et le monde. Nos tout premiers liens remontent à la vie intra-utérine. Ce sont des liens exclusifs avec notre mère, avec son inconscient, ses énergies, ses affects. Après la naissance, ces liens se renforcent. Le regard des parents - heureusement le plus souvent empreint d'amour -, puis, très vite, les regards de notre entourage seront le miroir qui nous permettra de nous construire : c'est à travers le regard des autres qu'on commence à se considérer soi-même. Quand cette image est positive, l'enfant se sent aimé et aimable, il acquiert un sentiment de sécurité et une confiance qui vont lui permettre de grandir et d'éprouver ses premières joies. Les joies de l'enfant sont extraordinaires. Elles sont à fleur de peau, elles se manifestent de manière spontanée, enthousiaste, par des applaudissements, des cris, des rires, par le corps qui se mobilise tout entier, par des yeux qui exultent. Il ne s'agit pas de petits plaisirs, comme ceux que nous éprouvons plus volontiers dès les prémices de l'adolescence, et encore plus à l'âge adulte. Il s'agit de vraies joies.
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mcd30mcd30   14 novembre 2017
La pensée taoïste est une philosophie de l'opportunité. Le non-agir qu'elle prône ne consiste pas à ne jamais agir, mais à agir en épousant le mouvement de la vie - sans perdre de vue ses propres objectifs, ses propres intentions, sans chercher à les réaliser immédiatement et à n'importe quel prix. Si la vie s'y oppose, laissons nous porter par son flux. Cet objectif, nous l'atteindrons plus tard, voire jamais si, entre-temps, nous avons changé d'objectif.
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Videos de Frédéric Lenoir (127) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Lenoir
Edwige Chirouter Alicia Gauduel Sébastien Charbonnier Frédéric Lenoir Si la chouette de Minerve ne se lève que la nuit tombée, si dès l'Antiquité de grands philosophes affirment que philosopher exige expérience et maturité, il n'en reste pas moins que le « désir de philosopher » peut naître à n'importe quelle saison de la vie et être provoqué par une simple question d'enfant. Aujourd'hui, enseigner la philosophie dans des classes de collège et d'école primaire, organiser des « groupes de réflexion » avec de jeunes enfants ne semble plus hérétique, et maintes expériences faites dans le monde entier montrent au contraire à quel point se mettre à l'écoute des questionnements de l'enfants, et les traduire dans le langage, épuré de sa technicité, de la philosophie, peut être bénéfique à l'acquisition de l'esprit critique – filtre par où passent les savoirs mais non les idées toutes faites et les préjugés.
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