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ISBN : 2253186082
Éditeur : Le Livre de Poche (23/08/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.86/5 (sur 85 notes)
Résumé :
« Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?
Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?
J’aimerais proposer ici une voie d’accomplissement de soi fondée sur la puissance de la joie. Une voie de libération et d’amour, aux antipodes du bonheur factice proposé pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Fortuna
  31 octobre 2016
Si le plaisir est fugace et ses excès destructeurs, le bonheur, bien que plus durable, est rarement atteint. le bonheur est le plus souvent, chez les philosophes, la recherche de l' équilibre d'une vie bonne. La notion de joie quand à elle est peu abordée en philosophie. Seuls quelques philosophes dont Spinoza, Bergson et Nietzsche principalement l'abordent. La joie est essentielle également dans le message des Evangiles et la pensée taoïste.
Mais qu'est ce que la joie ? C'est en s'appuyant sur les textes de ces derniers que Frédéric Lenoir va tenter d'y répondre et de nous donner quelques clés pour retrouver cet état d'innocence, de lâcher-prise, de détachement, d'acceptation de la vie qui est celle de la joie de vivre de notre enfance.
Plutôt qu'une philosophie de l'ascèse prônée par le bouddhisme, l'épicurisme, le stoïcisme, c'est à une sagesse du détachement, à la suite de Spinoza, Jésus, Montaigne et les taoïstes qu'il nous invite. Une sagesse qui peut nous aider à lutter contre l'insatisfaction qui ronge les sociétés modernes, à retrouver l'amour des autres, de la nature, le respect de la vie, et pour finir un état de joie durable malgré les épreuves de l'existence.
Une fois encore, avec des mots simples, Frédéric Lenoir nous transmet le message d'une sagesse, qui si elle semble naïve au premier abord, est en fait très profonde et source d'une véritable révolution intérieure. A nous de ne pas le laisser s'envoler, vite oublié dans la course folle qui est celle de notre monde.
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dgwickert
  03 février 2016
La joie nécessite l'éveil des 5 sens, attention, gratitude, générosité, etc...
C'est très intéressant, car l'auteur lie la philosophie de Spinoza, Nietzsche..et l'art de vivre.
Le STYLE est très clair, comme toujours avec Lenoir. C'est un livre de diffusion grand public comme le dit l'auteur. Quelques reproches sont faits sur Babelio à ce sujet. Mais, dit F Lenoir, la gratitude et la générosité font partie des conditions de "la joie", donc "je profite des outils comme la philosophie, Spinoza, la Bible, le bouddhisme, etc...sur lesquels j'ai mis le nez pendant des années pour en faire profiter le plus grand nombre", dit il.
Tout d'abord, Lenoir distingue le plaisir (recherché et immédiat) du bonheur (construit) de la joie (qui vous tombe dessus).
Je pense comme l'auteur que la philosophie est un art de vivre, et non pas un tas de termes obscurs dont on dote la philosophie théorique.
La joie nécessite quelques conditions :
La liberté au sens spinozien:
"On ne naît pas libre, on le devient". Il doit y avoir libération pour provoquer la joie.
La non condamnation, non jugement, au sens chrétien :
Jésus ne condamne pas la femme adultère.
D'autres notions intéressantes sont abordées:
Le taoïsme:
Un disciple de Lao Tseu disait. "il ne faut pas nager à contre courant. En se laissant flotter, vous atteindrez l'autre rive."
Je m'aperçois que je suis taoïste sans le savoir. Mon père m'avait inculqué cette notion.
Le "philia":
L'amour amitié partagé et sans "intérêt":
L'amour-don :
"Il y a plus de joie à donner qu'à recevoir" Phrase de Jésus retranscrite par l'apôtre Paul.
Je savais tout cela intrinsèquement, mais la formalisation, appuyée sur la connaissance, fait de ce livre un instrument très intéressant. Je pense personnellement que si TOUS les enfants étaient éduqués ainsi, dans le respect de l'Autre et de la Nature, le Monde serait en harmonie.
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QueLire
  06 février 2016
Savoir cultiver l'art d'être heureux
Frédéric Lenoir a décidé de nous enseigner l'art d'être heureux. Pour commencer, il est nécessaire de bien différencier le plaisir et sa sensation immédiate et temporaire de bien-être, de la joie, sentiment permanent qui résulte plus d'un état d'esprit que d'une action.
Être heureux, pleinement heureux, comme quand on était enfant, sans rien attendre en retour, juste profiter de l'élément pourvoyeur de joie et se laisser transporter jusqu'à atteindre cette sensation de plénitude apaisante. La joie, c'est se lever chaque matin en mesurant combien nous avons de la chance dans la vie, en étant conscient que la somme de nos bonheurs est plus importante que celle de nos malheurs. En acceptant la tristesse aussi, car un homme qui ne connaît pas la peine, peut difficilement apprécier à sa juste valeur le bonheur.
« La puissance de la joie », entre théorie et pratique
Frédéric Lenoir a construit son livre comme un guide mêlant des scènes de vie et des exemples concrets à des théories philosophiques. Un aperçu de la pensée des plus grands philosophes ayant écrit sur la joie nous est offert, Spinoza, Nietzsche, Confucius... En même temps, Frédéric Lenoir nous parle de sa vie, de son rapport à la joie, de l'époque où il s'est égaré, pensant qu'une vie dédiée à Dieu était l'unique moyen de se sentir heureux, utile et vivant. En s'imposant une telle tâche, il pensait trouver la voie vers la sérénité constante, pourtant, c'est en y renonçant et en suivant une quête du bonheur plus personnelle, moins dogmatique, qu'il a trouvé la paix intérieure. Son but, devenir un sage, chose plus en phase avec les religions ou croyances orientales qu'avec l'Église catholique, qu'il juge trop directive.
Un livre instructif qui pousse à la réflexion
Cette lecture m'a été utile. Aborder, sur un thème unique, la pensée de tous ses philosophes, avoir la possibilité de comparer leurs idées, est une bonne façon de voir vers quelle idéologie on tend. J'ai apprécié l'explication donnée sur la différence entre le plaisir, sentiment qui tend à retomber et qui, telle une drogue, nécessite d'être renouvelé pour continuer son effet euphorisant et la joie, sentiment de bien-être permanent qui nécessite un entretien constant de notre capacité à s'émerveiller, mais aussi à accepter le mal comme faisant partie de la vie, passage obligé pour mieux apprécier les instants de félicité.
Je n'ai pas lu « La puissance de la joie », mais l'ai écouté en version livre audio. La voix de David Manet, que j'ai trouvée au début de l'écoute trop neutre, voire sans vie, est parfaite pour ce type de lecture. Pour moi, l'absence de jeux se marie parfaitement avec le texte, car elle nous permet une bonne introspection. En effet, j'écoutais sa voix tout en écoutant la mienne qui, bien qu'intériorisée, faisait des rapprochements entre le texte et ma situation personnelle. C'est une expérience de prise de réflexion, de prise de conscience, presque de méditation qui émane de cette écoute. J'ai trouvé le support bien adapté à ce titre bien que je regrette de ne pas avoir pu noter quelques passages que je trouvais intéressants.

Lien : http://que-lire.over-blog.co..
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Roggy
  11 juin 2017
Frédéric Lenoir est un grand sage, un philosophe comme il en existe peu.
L'amour est sa seule partition et il signe cette fois un extraordinaire hymne à la bienveillance ainsi qu'une généreuse divagation philosophique qui célèbre un état d'esprit : la joie.
Il trouve à en redire sur l'art de la joie sans se répéter mais surtout en apportant un éclairage différent sur notre perception de cet état d'esprit, ou de ce mode de vie qui habite les grands penseurs qui ont compris qu'on ne doit pas se compliquer la vie si on veut atteindre le nirvana de la joie.
Il nous fait prendre conscience que la joie n'est pas un état permanent mais qui on peut essayer de la trouver n'importe où et n'importe quand. On peut la provoquer, l'intérioriser comme un puits de lumière et aller y puiser en nous-mêmes dans les jours et les moments sombres.
Ce livre fait du bien ! Même s'il n'y a rien qu'on ne le sache déjà, c'est dit avec beaucoup de simplicité et de justesse. De Spinoza en passant par Nietzsche, Descartes, les Evangiles ou Kant, c'est une jolie balade dans la recherche de l'allégresse !
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legoergosum
  21 février 2016
Un "hymne à la joie", sans aucun doute : la joie est partout dans ce livre : intime ou collective, égoïste ou partagée (plutôt partagée, entrons dans le monde altruiste, généreux, exubérant parfois, de Frédéric Lenoir ! ) Qui de mieux que l'auteur pour nous inviter à entrer dans la joie : son visage ouvert , déjà, incite à toutes les joies, celles qui sont justement citées dans son livre : la joie de partager, la joie de vivre …
Ce qui m'intéresse surtout dans ce livre, truffé de références savantes (Spinoza, le maître, Tchouang-tseu, Jésus, Nietzsche, Bergson, Socrate, Montaigne …), c'est la démarche que prône l'auteur : ne jamais laisser passer la moindre occasion d'être en joie. Or, nous sommes trop souvent tributaires de tant de poids, de tant d'obstacles à la joie (les soucis d'argent, le jugement des autres, la pression au travail, l'énervement face aux tracas de la vie quotidienne, les petits maux passagers) que nous nous rendons hermétiques à la joie. En d'autres mots, plus triviaux, nous sommes dans une dynamique pessimiste qu'il faudrait casser. F. Lenoir nous livre quelques tuyaux, en s'appuyant sur ses maîtres, philosophes éminents, à nous de les entendre !
Frédéric Lenoir est un épicurien, certes, mais il a surtout le sens de la relation à autrui, du partage, il est toujours « en connexion » avec les autres, sa joie est communicative. Quel plaisir de lire un auteur optimiste !
Paru en octobre 2015, son livre devenait d'autant plus une gageure, ou un paradoxe, ou, tout simplement, une évidence : quoi de plus pur que la joie pour répondre à l'obscurantisme et à la violence ?
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Les critiques presse (2)
LaLibreBelgique   16 février 2016
Dans "La puissance de la joie", sur les pas de Tchouang-tseu également, l’écrivain-philosophe s’en est allé quérir une sagesse qui transcende toutes les peines de l’existence.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaPresse   15 février 2016
La puissance de la joie
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations & extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   29 décembre 2015
Ma première grande émotion d'amour, je l'ai connue enfant, non pas avec une petite camarade de classe, mais en me promenant dans la forêt: c'était une joie contemplative. Je devais avoir huit ou neuf ans. Ma tante, Antoinette, qui était ethnologue au Cameroun, m'avait rapporté un arc et des flèches. Mon père m'avait proposé d'aller chasser le faisan dans la forêt voisine du lieu où nous habitions. C'était un dimanche matin, de bonne heure. Je me souviens d'une très douce lumière qui filtrait à travers les branchages des arbres. J'avançais lentement avec mon arc, tandis que mon père me suivait, quelques mètres derrière moi. Soudain, un énorme faisan, aux couleurs somptueuses, s'est envolé juste devant moi. Je suis resté figé de stupeur. Mon père m'a hurlé: "Tire, tire!". J'ai regardé l'animal déployer ses ailes et s'élever vers le soleil. Puis un deuxième faisan, et bientôt un troisième et un quatrième se sont envolés à leur tour, devant mes yeux ébahis. J'ai alors laissé tomber au sol mon arc et mes flèches pour contempler ce spectacle, bouleversé. Mon coeur était rempli de joie. Mon père a compris et a posé sa main sur mon épaule, lui aussi ému par la beauté de la nature. J'ai su à cet instant que je ne serais jamais chasseur.
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QueLireQueLire   06 février 2016
Le problème du plaisir, et les philosophes en discutent depuis l’Antiquité, c’est qu’il ne dure pas. (...) Le deuxième problème, que nous avons tous expérimenté, est que certains plaisirs nous font du bien dans l’immédiat, mais du mal à plus long terme. (...) Ces deux écueils posent une question sur laquelle les sages d’Orient et d’Occident se sont penchés : existe-t-il une satisfaction durable qui aille au-delà du caractère éphémère et ambivalent du plaisir ? Une satisfaction qui ne soit pas limitée dans la durée, qui ne dépende pas de circonstances extérieures, et qui ne devienne pas, in fine, un mauvais compagnonnage ? En quelque sorte, un plaisir plus global et plus durable. Pour définir cet état, un concept a été inventé : celui de bonheur.
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FortunaFortuna   30 octobre 2016
Pour gagner en liberté, et donc en joie, il faut apprendre à briser les chaînes de notre esclavage intérieur. Car, bien souvent, nous sommes d'abord esclaves de nous-mêmes, et savoir cela est un antidote à la victimisation. Il est tellement plus simple d'incriminer les autres de tous nos problèmes !
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NATBNATB   27 juin 2016
On confond souvent indifférence et détachement.Le philosophe Nicolas Go l'analyse très justement : " Alors que l'indifférence est un laisser être par absence d'amour, le détachement est un lâcher-prise par excellence d'amour, amour sans possession."
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NATBNATB   04 juillet 2016
Comme le souligne Spinoza, on ne naît pas libre, on le devient.Tant que nous n'avons pas effectué ce travail intérieur de connaissance de soi et de lucidité, nous ne sommes mus que par nos émotions, nos désirs, nos passions, nos croyances, notre imagination, nos opinions.
Toutes les actions que nous pensons mener "librement" sont en fait dictées par notre affectivité et nos croyances.
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Videos de Frédéric Lenoir (67) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Lenoir
Retrouvez ici la version audio intégrale de la conférence de Frédéric Lenoir "Apprendre à vivre ensemble", organisée par le Furet du Nord et avec le concours des éditions Albin-Michel, éditeur du récent livre du philosophe : "Philosopher et méditer avec les enfants". Conférence qui a eu lieu au Théâtre Sébastopol de Lille le 28 novembre 2016 en présence d'un public nombreux: 1200 personnes. Une partie des bénéfices de cette soirée a été reversée à la Fondation SEVE (Savoir Être et Vivre Ensemble) http://www.fondationseve.org/
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