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ISBN : 2213700702
Éditeur : Fayard (08/11/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.02/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Banni de la communauté juive à 23 ans pour hérésie, Baruch Spinoza décide de consacrer sa vie à la philosophie. Son objectif ? Découvrir un bien véritable qui lui « procurerait pour l’éternité la jouissance d’une joie suprême et incessante. » Au cours des vingt années qui lui restent à vivre, Spinoza édifie une œuvre révolutionnaire. Comment cet homme a-t-il pu, en plein XVIIe siècle, être le précurseur des Lumières et de nos démocraties modernes ? Le pionnier d’une... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
si-bemol
  07 mai 2018
Dans ma folle adolescence m'était venue l'idée, aussi sotte que grenue, de me lancer seule (Spinoza n'étant alors pas au programme) dans l'étude de "L'Ethique" et du "Traité théologico-politique". Et je me souviens m'être alors demandé avec une consternation certaine si d'aventure et pour mon plus grand malheur de mauvaises fées ne s'étaient pas penchées sur mon berceau pour ne me laisser, en matière d'intellect, que deux neurones et demi...
Désolation... Avec ses démonstrations mathématiques, ses propositions et autres scolies, Spinoza, le philosophe du bonheur, le spécialiste de la joie, m'avait alors littéralement accablée. Depuis, ayant probablement retrouvé quelque part mes neurones manquants, j'ai réussi à faire mon miel de cette rugueuse "Ethique" et fini par compter Spinoza au rang de ces amis d'un abord certes difficile mais qui, fondamentalement, ne vous veulent que du bien. Comme quoi, la vie...
Mais comme j'aurais aimé, à l'époque, avoir en mains ce livre de Frédéric Lenoir pour me guider dans la pensée spinozienne, dans la complexité de ses raisonnements et dans la difficulté de son approche mathématique !
Voilà un petit essai, fort bien écrit et d'une lecture extrêmement agréable et rapide (je l'ai lu en une soirée) qui nous conduit en douceur et sans douleur au coeur du système spinozien et de ses problématiques essentielles. Certes, et il le reconnaît lui-même, Frédéric Lenoir n'est pas un spécialiste de Spinoza. Mais il l'a étudié en profondeur et nous restitue avec talent le portrait d'un homme replacé dans son contexte et un système de pensée qui fut révolutionnaire en son temps et, à bien des égards, le reste encore aujourd'hui.
Merci, Monsieur Lenoir, pour cette vulgarisation intelligente et sensible !
P.S. A tous les lecteurs de Babélio qui souhaiteraient faire de "L'Ethique" LE best-seller de l'été (lecture idéale pour la plage !!! :-)) et aller plus avant dans la découverte de Spinoza, je conseille "Spinoza, une philosophie de la joie" de Robert Misrahi et le "Spinoza" de Steven Nadler.
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Roggy
  26 juin 2018
La pensée de Spinoza a été pour Frédéric Lenoir une découverte qui a changé sa vie. le philosophe tenait à retranscrire ses principales pensées en les vulgarisant et en les rendant ainsi accessibles à tout le monde.
Pari réussi !
Merci à Frédéric Lenoir d'avoir éclairé de plus près la quête de ceux qui cherchent à connaître Spinoza, dont les oeuvres sont peu accessibles de par la complexité de leur construction. Car la pensée de Spinoza est la lumière qui éclaire notre intelligence afin de nous ouvrir à son message de joie. La joie est au centre de sa pensée.
La raison guide bien évidemment l'agencement géométrique de la pensée, mais chacun peut trouver la puissance de la joie à l'intérieur de soi-même.
La pensée de Spinoza nous incite à changer notre regard pour être libres et heureux. Il nous invite à ne pas juger et ne pas condamner mais à essayer de comprendre et pour cela il nous faut chercher à dépasser nos émotions. Précurseur avant tant d'autres de la pensée politique moderne, Spinoza, tellement en avance sur son temps, était aussi philosophe, psychologue et anthropologue, mû par la curiosité du monde qui l'entourait.
Frédéric Lenoir décortique « L'éthique » et ressort les principaux thèmes traités. Les plus intéressants pour moi ce sont les critiques des religions que Spinoza accuse d'être fondées dans la crainte et les superstitions qui musellent les pensées de l'homme et les rendent esclaves de la doctrine. Les religions asservissent l'esprit, le modèlent et seule la liberté de penser, pleine et consciente libère l'homme
Le miracle Spinoza est une chaleureuse invitation au voyage intérieur et au courage d'aller chercher le bonheur au fond de soi-même.
Je remercie Babelio et les éditions Audiolib pour ce livre audio.
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FredMartineau
  15 avril 2018
Dans le miracle Spinoza, Frédéric Lenoir expose la vie et l'oeuvre de Baruch Spinoza, un philosophe brièvement croisé au cours de mes années adolescentes, au motif qu'il faisait partie des auteurs au programme du baccalauréat de français. Je n'en gardais que le souvenir de lectures contraintes et rien de sa pensée ne subsistait dans les recoins de ma mémoire.
La lecture de ce livre fut donc une découverte surprenante et intéressante. Frédéric Lenoir réussit à vulgariser son oeuvre et à la rendre compréhensible, éclairant le travail d'un Spinoza précurseur de l'analyse rationnelle de la Bible et des religions, entrainant d'une écriture simple et fluide le lecteur dans les méandres d'une existence peu banale pour l'époque et pavée de fulgurances philosophiques. Un voyage vers le bonheur qui passe par le désir et la joie...
Un bon moment, qui m'a fait regretter d'avoir cantonné Spinoza à des travaux forcés.
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Aela
  26 février 2018
Frédéric Lenoir réussit à nous faire aimer et redécouvrir ce grand philosophe du 17ème siècle, qui n'a pas hésité à s'inscrire à contre-courant des idées de son temps. Même Einstein et le neuro-psychologue Antonio Damasio reconnaissent l'influence importante que Spinoza a exercée sur eux.
Une pensée révolutionnaire, une trajectoire en comète puisque Baruch Spinoza est mort à l'âge de 45 ans. Très vite il est banni de sa communauté juive sépharade en raison de son opposition à la loi religieuse. Ce jeune intellectuel juif basé à Amsterdam va inventer une éthique basée sur le désir, une nouvelle politique fondée sur la liberté de penser, et une nouvelle métaphysique dans laquelle Dieu se fond dans la Nature. Pour lui il ne peut être question d'un Dieu personnel et créateur.
Il développe une éthique fondée aussi sur le discernement et la compréhension des raisons qui nous font agir de telle ou telle manière. Pour Spinoza, nous subissons notre affectivité (comme ce discours nous paraît d'actualité!) et nous pouvons reproduire des scénarios névrotiques par manque de discernement.
Le remède donné par Spinoza: s'appuyer sur notre force vitale, et redéfinir le concept de liberté en profondeur, puisque nous subissons des déterminismes.
Une pensée qui touche aussi notre rapport au temps et à la mort; "L'esprit humain ne peut être absolument détruit avec le corps, mais il en subsiste quelque chose qui est éternel."
Frédéric Lenoir nous montre comment sa pensée était novatrice, père de la psychologie des profondeurs, initiateur de la sociologie, sa philosophie a bousculé beaucoup de choses. C'est une philosophie de l'affirmation qui nous donne de l'énergie!
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Mespetitescritiqueslitteraires
  09 décembre 2018
Quiconque connaît l'oeuvre de Frédéric Lenoir, sa pensée et son désir de sagesse ne sera pas surpris de voir combien Baruch Spinoza a influencé sa philosophie comme sa façon d'être, et il est on ne peut plus difficile, pour des novices, de rassembler en quelques mots la pensée spinoziste, tant elle mérite une étude approfondie, des mots justes et précis.
Baruch Spinoza recherche avant tout le "bien véritable", à savoir la quête de la sagesse, le bonheur profond et durable, totalement indépendant des événements extérieurs, quelle que soit leur influence positive ou négative. Pour cela, parvenir à un certain détachement est primordial, tant l'esprit est attiré par la richesse, les honneurs et les plaisirs sensuels. Il cherche donc à dresser un véritable profil des affects basé sur trois sentiments de base et d'où tous les autres découlent : le désir, la joie et la tristesse. Si les deux premiers s'avèrent de vraies émulations, le dernier diminue considérablement la puissance d'action. Désirer fait partie de la nature profonde de l'homme, c'est son étincelle de vie. Ne plus désirer, c'est se déshumaniser. Mais la raison doit pouvoir s'exprimer sans pour autant brimer l'élan vital. Bien au contraire. Désirer en se raisonnant permettra d'orienter la puissance du désir vers ce qu'il y a de meilleur pour chacun. du désir bien orienté dépendra la joie. du désir mal orienté dépendra la tristesse car nous serons désireux ou attachés à des choses ou des personnes qui nous diminueront au lieu de nous élever.
"La conduite juste, ce n'est donc rien d'autre que l'action de rechercher ce qui est bon et utile à l'augmentation de notre puissance vitale. Se mettre en quête de ce qui nous met en joie et fuir ce qui nous rend tristes. C'est favoriser les rencontres qui nous font grandir et éviter celles qui nous diminuent."
Spinoza maîtrisait admirablement bien ses passions, s'évertuant à demeurer dans la voie du milieu, dans la tristesse, dans la joie ou la colère. Ce précurseur des Lumières possédait une haute opinion de la force de la maîtrise de soi, de la raison:
"A l'état de la nature, il n'y a ni bien ni mal, ni juste ni injuste, les hommes cherchant uniquement à conserver ce qu'ils aiment et à détruire ce qu'ils haïssent. Si les hommes vivaient sous l'emprise de la meilleure partie d'eux-mêmes, la raison, ils ne causeraient jamais de tort à autrui. Mais comme ils vivent davantage sous l'emprise de leurs passions (les émotions, l'envie, la jalousie, le besoin de dominer, …), les êtres humains s'entre-déchirent."
Comment ne pas être émerveillés devant une telle pureté de langage, une telle limpidité dans le discours? Près de quatre siècles plus tard, cette pensée trouve encore un écho dans l'actualité, dans la politique. Car la pensée de Spinoza ne porte pas uniquement sur l'homme mais bien aussi sur le système politique et social. Alors que la France vit sous un régime monarchiste, Spinoza met en exergue les avantages d'une démocratie qui, selon lui, constituerait le meilleur régime politique possible. Pour cela, il s'appuie sur le fondement même de tout régime modéré, à savoir, la sécurité des individus qui le composent et la paix. Seule la démocratie semble pouvoir répondre aux aspirations fondamentales de tout individu : l'égalité et la liberté. Et même si la démocratie n'est pas nécessairement le régime le plus vertueux d'un point de vue moral, il est le plus à même d'assurer la cohésion des citoyens.
"Dans la démocratie en effet, nul individu humain ne transfère son droit naturel à un autre individu. Il le transfère à la totalité de la société dont il fait partie; les individus demeurent ainsi tous égaux, comme jadis dans l'état de nature."
Il est donc plus que nécessaire que l'Etat s'engage à apporter aux citoyens la liberté de croire, de penser même si certaines limites semblent indispensables à Spinoza. Concernant la liberté d'expression, le philosophe se permet d'y mettre un bémol, arguant le fait que l'accorder en n'importe quelle circonstance pourrait être pernicieux s'il s'avère qu'elle nuise à la paix sociale en faisant fî de toute raison et incitant par la-même à la ruse, à la colère ou à la haine. C'est pourquoi il rappelle l'importance cruciale de l'éducation des citoyens : vivre-ensemble, citoyenneté, connaissance de soi, développement de la raison, connaissance des droits et des devoirs, développement de l'argumentation. Sans cela, toute démocratie risquerait de s'affaiblir. C'est la raison pour laquelle Baruch Spinoza passera une quinzaine d'années à rédiger l'Ethique, oeuvre philosophique majeure parlant de connaissance des lois du monde et de l'homme, mais aussi de la transformation de soi afin de conduire tout homme vers la sagesse et le bonheur ultime.
"Spinoza nous enseigne qu'aucun régime politique, même démocratique, ne fonctionnera bien tant que les humains seront davantage mus par leurs passions que par leur raison. Tant que nous ne respecterons la loi de la cité que par peur de la punition et non par intime conviction, nos sociétés seront fragiles […]. Pour que les êtres humains soient le plus utiles les uns aux autres, il ne suffit pas qu'il souscrivent à la même loi extérieure, il faut aussi qu'ils apprennent à régler leurs sentiments par la raison, afin de devenir libres et responsables."
Un livre lumineux, une philosophie pour éclairer notre vie à lire, à relire, à n'importe quel moment, pour n'importe quelle raison. Car même si, une nouvelle fois, Frédéric Lenoir a magistralement relevé le défi de rendre accessible la philosophie au plus grand nombre, l'essence même de la pensée de Baruch Spinoza est si admirablement riche qu'elle ne peut s'enraciner durablement en une seule lecture.
Lien : https://mespetitescritiquesl..
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   12 mars 2018
Avec intelligence et sensibilité, le philosophe, sociologue et auteur français Frédéric Lenoir rend accessible la pensée du grand philosophe Baruch Spinoza, démontrant à quel point il était visionnaire et éclairant dans son nouveau livre, Le miracle Spinoza.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
MIPMIP   30 avril 2018
Après cette tentative d’assassinat, Spinoza prend pour devise le mot latin Caute, « Méfie-toi ». Ce qui le conduira par la suite à renoncer à publier certains de ses ouvrages ou bien à les publier sous un nom d’emprunt. Peu de temps après cet événement tragique, comme aucun arrangement ne semblait possible entre le jeune homme et les autorités de la synagogue, ces dernières prirent la décision de bannir définitivement Spinoza de la communauté. Le 27 juillet 1656, se déroule dans la synagogue d’Amsterdam une cérémonie aussi rare que violente : les anciens prononcent un herem, un acte solennel de « séparation », envers Baruch Spinoza, alors âgé de vingt-trois ans. Le texte a été retrouvé dans son intégralité : « À l’aide du jugement des saints et des anges, nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza avec le consentement de toute la sainte communauté en présence de nos livres saints et des six cent treize commandements qui y sont enfermés. Nous formulons ce herem comme Josué le formula à l’encontre de Jéricho. Nous le maudissons comme Élie maudit les enfants et avec toutes les malédictions que l’on trouve dans la Loi. Qu’il soit maudit le jour et maudit la nuit. Qu’il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu’il veille. Qu’il soit maudit à son entrée et qu’il soit maudit à sa sortie. Veuille l’Éternel ne jamais lui pardonner. Veuille l’Éternel allumer contre cet homme toute Sa colère et déverser sur lui tous les maux mentionnés dans le livre de la Loi : que son nom soit effacé dans ce monde et à tout jamais, et qu’il plaise à Dieu de le séparer de toutes les tribus d’Israël en l’affligeant de toutes les malédictions que contient la Loi. Et vous qui restez attachés à l’Éternel, votre Dieu, qu’Il vous conserve en vie. Sachez que vous ne devez avoir avec Spinoza aucune relation écrite ni verbale. Qu’il ne lui soit rendu aucun service et que personne ne l’approche à moins de quatre coudées. Que personne ne demeure sous le même toit que lui et que personne ne lise aucun de ses écrits. »
Page 27

C’est ainsi que David Ben Gourion, alors Premier ministre du jeune État hébreu, proposa en 1953 de faire de Spinoza un « père fondateur » du nouvel État juif. Les rabbins lui répondirent par une fin de non-recevoir. Ils protestèrent aussi violemment lorsque, en 1956, à l’occasion du 300e anniversaire du herem de Spinoza, il envoya l’ambassadeur d’Israël aux Pays-Bas assister à la cérémonie au cours de laquelle on dressa, dans le cimetière où il avait été enterré, une stèle commémorative, financée par les dons de juifs israéliens, sur laquelle était inscrit en hébreu : « Amcha », « Ton peuple ». Ben Gourion, à qui on avait aussi demandé de faire lever le herem à cette occasion, se refusa à entreprendre cette démarche, non seulement parce qu’il savait cette cause perdue d’avance, mais aussi parce qu’il considérait que le herem était « nul et non avenu ». « Il y a, à Tel Aviv, une rue qui porte son nom, écrit-il, et il n’est pas une seule personne dotée de raison dans ce pays pour considérer que son exclusion est toujours en vigueur6. »

En 2012, toutefois, le grand rabbin d’Amsterdam fut sollicité par de nombreuses personnalités juives, afin de lever le herem et de réintégrer Spinoza dans la communauté. Il créa une commission pour étudier « le cas Spinoza » (à laquelle participeront non seulement des religieux, mais aussi des philosophes et des historiens, tel Steven Nadler), laquelle conclut, en juillet 2013, qu’une telle levée était impossible non seulement parce que les motifs qui l’avaient motivée restaient intacts, mais surtout parce que Spinoza n’avait jamais exprimé le moindre repentir, ni le moindre désir de rejoindre la communauté juive.
Page 66
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FredMartineauFredMartineau   15 avril 2018
Selon Spinoza, L’Écriture n’est pas là pour nous donner des explications scientifiques du monde (l’affaire Galilée est encore dans tous les esprits), mais des règles de vie édictées dans une liste de commandements auxquels il faut se soumettre.
Ces règles se résument essentiellement à la pratique de la justice et de la charité, qui fondent toute vie sociale harmonieuse.
Mais, tandis que la raison naturelle, et donc la philosophie, nous permettent d’y souscrire par notre libre consentement et notre plein entendement, la foi nous invite à les respecter par obéissance
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claudiaclaudia   22 avril 2018
L’ignorance est la cause de tous les maux. A l’inverse la connaissance ouvre la voie au changement, à l’action appropriée à la liberté.Ne pas porter de jugement sur un acte mais essayer de le comprendre en vue de l’améliorer. s’attaquer aux causes profondes.
Agir au lieu de se lamenter. Et s’engager dans l’éducation, le savoir être et le vivre ensemble.
C’est parce que la vie est incertaine, faite de hauts et de bas que nous sommes portés à croire à toutes sortes de fables, qui nous aident à conjurer la crainte et à allumer l’espoir. (…) Mais surtout il explique que la superstition est le meilleur moyen de gouverner la masse et qu’elle prend le plus souvent le visage de la religion.
Celui qui jouit du vrai bonheur ne se sent en rien supérieur aux autres et n’a pas besoin d’affirmer sa supériorité par une prétendue élection divine. « La joie qu’on éprouve à se croire supérieur, si elle n’est pas tout enfantine, ne peut naitre que de l’envie et d’un mauvais cœur. »

Le but de l’organisation en société, c’est la liberté. Le meilleur gouvernement est celui qui respecte la liberté de penser des individus. Chaque individu fait ce qui lui semble être bon pour lui. Si les hommes vivaient sous l’emprise de la meilleure partie d’eux même, la raison, ils ne causeraient jamais de tord à autrui. Mais comme ils vivent davantage sous l’emprise de leurs passions (les émotions, l’envie, la jalousie, le besoin de dominer, etc.), les êtres humains s’entre-déchirent.
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RoggyRoggy   01 juillet 2018
À l'état de nature, il n’y a ni bien ni mal, ni juste ni injuste, les hommes cherchant uniquement à conserver ce qu’ils aiment et à détruire ce qu’ils haïssent. Si les hommes vivaient sous l’emprise de la meilleure partie d’eux-mêmes, la raison, ils ne causeraient jamais de tort à autrui.
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GeraldineBGeraldineB   15 juin 2018
"Un sentiment ne peut être contrarié ou supprimé que par un sentiment plus fort que le sentiment à contrarier." Ainsi, on ne supprimera pas une haine, un chagrin ou une peur simplement en se raisonnant, mais en faisant surgir un amour, une joie,un espoir. Le rôle de la raison consiste donc à repérer une chose ou une personne susceptible d'éveiller en nous un sentiment positif, plus grand que l'affect négatif qui nous plonge dans la tristesse, et donc capable d'éveiller un nouveau désir.
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