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EAN : 9782213700700
Fayard (08/11/2017)
  Existe en édition audio
3.93/5   509 notes
Résumé :
Banni de la communauté juive à 23 ans pour hérésie, Baruch Spinoza décide de consacrer sa vie à la philosophie. Son objectif ? Découvrir un bien véritable qui lui « procurerait pour l’éternité la jouissance d’une joie suprême et incessante. » Au cours des vingt années qui lui restent à vivre, Spinoza édifie une œuvre révolutionnaire. Comment cet homme a-t-il pu, en plein XVIIe siècle, être le précurseur des Lumières et de nos démocraties modernes ? Le pionnier d’une... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (86) Voir plus Ajouter une critique
3,93

sur 509 notes

si-bemol
  07 mai 2018
Dans ma folle adolescence m'était venue l'idée, aussi sotte que grenue, de me lancer seule (Spinoza n'étant alors pas au programme) dans l'étude de "L'Ethique" et du "Traité théologico-politique". Et je me souviens m'être alors demandé avec une consternation certaine si d'aventure et pour mon plus grand malheur de mauvaises fées ne s'étaient pas penchées sur mon berceau pour ne me laisser, en matière d'intellect, que deux neurones et demi...
Désolation... Avec ses démonstrations mathématiques, ses propositions et autres scolies, Spinoza, le philosophe du bonheur, le spécialiste de la joie, m'avait alors littéralement accablée. Depuis, ayant probablement retrouvé quelque part mes neurones manquants, j'ai réussi à faire mon miel de cette rugueuse "Ethique" et fini par compter Spinoza au rang de ces amis d'un abord certes difficile mais qui, fondamentalement, ne vous veulent que du bien. Comme quoi, la vie...
Mais comme j'aurais aimé, à l'époque, avoir en mains ce livre de Frédéric Lenoir pour me guider dans la pensée spinozienne, dans la complexité de ses raisonnements et dans la difficulté de son approche mathématique !
Voilà un petit essai, fort bien écrit et d'une lecture extrêmement agréable et rapide (je l'ai lu en une soirée) qui nous conduit en douceur et sans douleur au coeur du système spinozien et de ses problématiques essentielles. Certes, et il le reconnaît lui-même, Frédéric Lenoir n'est pas un spécialiste de Spinoza. Mais il l'a étudié en profondeur et nous restitue avec talent le portrait d'un homme replacé dans son contexte et un système de pensée qui fut révolutionnaire en son temps et, à bien des égards, le reste encore aujourd'hui.
Merci, Monsieur Lenoir, pour cette vulgarisation intelligente et sensible !
P.S. A tous les lecteurs de Babélio qui souhaiteraient faire de "L'Ethique" LE best-seller de l'été (lecture idéale pour la plage !!! :-)) et aller plus avant dans la découverte de Spinoza, je conseille "Spinoza, une philosophie de la joie" de Robert Misrahi et le "Spinoza" de Steven Nadler.
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krzysvanco
  20 juillet 2019
Quel tour de force : arriver à présenter la philosophie de Spinoza de manière aussi claire et aussi agréable à lire !
Tour de force car lire Spinoza dans le texte est une tâche ardue, en tout cas je l'avais trouvée trop hermétique pour moi...
Ici par contre, le propos de Spinoza m'est exposé clairement.
Lecture rendue encore plus agréable par le récit de la vie de Spinoza, la vie d'un homme courageux, positif qui propose un chemin de construction de soi qui aboutit à la joie et à la béatitude, un homme libre et extrêmement en avance sur son temps, et même en avance sur le nôtre...
L'auteur s'il aime Spinoza ne nous cache pas ce qui l'éloigne de lui, mais l'on ne peut qu'être touché par l'admiration qu'il lui porte.
Je lui suis reconnaissant de m'avoir si bien présente Baruch Spinoza !
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Roggy
  26 juin 2018
La pensée de Spinoza a été pour Frédéric Lenoir une découverte qui a changé sa vie. le philosophe tenait à retranscrire ses principales pensées en les vulgarisant et en les rendant ainsi accessibles à tout le monde.
Pari réussi !
Merci à Frédéric Lenoir d'avoir éclairé de plus près la quête de ceux qui cherchent à connaître Spinoza, dont les oeuvres sont peu accessibles de par la complexité de leur construction. Car la pensée de Spinoza est la lumière qui éclaire notre intelligence afin de nous ouvrir à son message de joie. La joie est au centre de sa pensée.
La raison guide bien évidemment l'agencement géométrique de la pensée, mais chacun peut trouver la puissance de la joie à l'intérieur de soi-même.
La pensée de Spinoza nous incite à changer notre regard pour être libres et heureux. Il nous invite à ne pas juger et ne pas condamner mais à essayer de comprendre et pour cela il nous faut chercher à dépasser nos émotions. Précurseur avant tant d'autres de la pensée politique moderne, Spinoza, tellement en avance sur son temps, était aussi philosophe, psychologue et anthropologue, mû par la curiosité du monde qui l'entourait.
Frédéric Lenoir décortique « L'éthique » et ressort les principaux thèmes traités. Les plus intéressants pour moi ce sont les critiques des religions que Spinoza accuse d'être fondées dans la crainte et les superstitions qui musellent les pensées de l'homme et les rendent esclaves de la doctrine. Les religions asservissent l'esprit, le modèlent et seule la liberté de penser, pleine et consciente libère l'homme
Le miracle Spinoza est une chaleureuse invitation au voyage intérieur et au courage d'aller chercher le bonheur au fond de soi-même.
Je remercie Babelio et les éditions Audiolib pour ce livre audio.
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aouatef79
  26 août 2021
Grâce à cet ouvrage de vulgarisation philosophique, l'auteur nous rend l'homme, Spinoza, plus proche et son système philosophique moins ardu et un peu plus accessible. Il le fait avec une écriture fluide et précise. Nous apprenons que le philosophe Spinoza fortement influencé par René Descartes, est considéré avec ce dernier et Leibnitz comme les principaux représentants du rationalisme.
Au sujet de notre philosophe, Bergson disait :"Que tout philosophe a deux philosophies : la sienne et celle de Spinoza". Formidable compliment.
Un très bon et bel ouvrage pour mieux connaître un des grands philosophes du 17 e Siècle et , aussi, un des précurseurs du 18 e , le Siècle des Lumières !
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valsing
  05 avril 2020
Spinoza considère le désir comme moteur de la Vie.
Tel un cheval au galop, il faut savoir le maîtriser avant qu'il s'emballe ! La raison est son cocher et intervient pour le guider, l'aider à gérer ses émotions.
S'éloigner des sentiers tortueux pour rejoindre les sentiers vertueux.
Que préconise Spinoza pour être heureux ?
- l'Amour : s'entourer de belles personnes et gérer au mieux ses affects
- l'Activité : elle doit être épanouissante dans nos loisirs et/ou notre travail
- l'Alimentation : saine pour s'assurer une bonne santé
Dans « le miracle Spinoza », Frédéric Lenoir nous fait observer ce Grand Philosophe par… le petit verrou. Et ceux qui s'y reconnaissent se verront ouvrir la porte de la Connaissance de Soi.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   12 mars 2018
Avec intelligence et sensibilité, le philosophe, sociologue et auteur français Frédéric Lenoir rend accessible la pensée du grand philosophe Baruch Spinoza, démontrant à quel point il était visionnaire et éclairant dans son nouveau livre, Le miracle Spinoza.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (156) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   12 décembre 2019
Pour Spinoza, tout est rationnel.
Il est convaincu, et tentera de le démontrer, que la totalité du réel - des lointaines galaxies au cœur de l'être humain - est régi par des lois immuables, qui expliquent tous les phénomènes.
« L'homme n'est pas un empire dans un empire » explique-t-il. Il est une partie de la nature et obéit aux lois universelles du vivant. Il n'a aucun privilège qui lui confierait un statut à part dans la création - on voit ici une puissante rupture avec toute la théologie juive et chrétienne, mais aussi la pensée de Descartes.
Son comportement répond, comme tout phénomène naturel, à des lois de causalité qu'il suffit de connaître pour le comprendre.

Convaincu que la raison est capable d'appréhender les mécanismes qui nous déterminent, Spinoza propose une voie de libération fondée sur une observation minutieuse de nous-mêmes, de nos passions, de nos émotions, de nos désirs, de notre constitution physique, qui, seule, nous rendra libre.

Cette conviction que le réel est totalement intelligible est la pierre angulaire de tous l'édifice spinoziste. Pour lui, rien n'est irrationnel. Certes, nous pouvons adopter un comportement jugé irrationnel, mais celui-ci s'explique par des causes qu'il suffit de découvrir. La jalousie ou la colère, même les plus folles, ont une explication tout aussi logique qu'un orage ou une éruption volcanique.
On peut dès lors comprendre cette expression que Spinoza utilise par trois fois dans ses œuvres :  «  Ne pas se moquer, ne pas se lamenter, ne pas détester, mais comprendre. »

J'ai choisi cette phrase comme exergue de ce livre, car elle résume à merveille l'intention de Spinoza qui prévaut dans sa démarche philosophique : plutôt que de réagir face aux événements avec nos émotions, essayons de les comprendre. Lorsque nous aurons compris que tout a une cause et que nous aurons saisi l'enchaînement des causes qui ont produit tel événement naturel ou telle action humaine, nous ne serons plus ni dans le jugement moral, ni dans le sarcasme, ni dans la plainte, la haine ou la colère.
Nous pourrons porter un regard rationnel, juste, et donc apaisé, sur toute situation.

Cela n'enlève pas la condamnation ou la critique de telle ou telle action, mais on envisagera, par exemple, un crime comme on considérera un tremblement de terre : quelque chose de terrible, mais de logique, au vu de l'enchaînement des causes naturelles qui en sont à l'origine.
Les conséquences peuvent t'être tragiques, mais elles ne sont jamais irrationnelles et il est tout aussi vain de haïr un criminel que de haïr la nature à l'origine d'un tremblement de terre.
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MIPMIP   30 avril 2018
Après cette tentative d’assassinat, Spinoza prend pour devise le mot latin Caute, « Méfie-toi ». Ce qui le conduira par la suite à renoncer à publier certains de ses ouvrages ou bien à les publier sous un nom d’emprunt. Peu de temps après cet événement tragique, comme aucun arrangement ne semblait possible entre le jeune homme et les autorités de la synagogue, ces dernières prirent la décision de bannir définitivement Spinoza de la communauté. Le 27 juillet 1656, se déroule dans la synagogue d’Amsterdam une cérémonie aussi rare que violente : les anciens prononcent un herem, un acte solennel de « séparation », envers Baruch Spinoza, alors âgé de vingt-trois ans. Le texte a été retrouvé dans son intégralité : « À l’aide du jugement des saints et des anges, nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza avec le consentement de toute la sainte communauté en présence de nos livres saints et des six cent treize commandements qui y sont enfermés. Nous formulons ce herem comme Josué le formula à l’encontre de Jéricho. Nous le maudissons comme Élie maudit les enfants et avec toutes les malédictions que l’on trouve dans la Loi. Qu’il soit maudit le jour et maudit la nuit. Qu’il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu’il veille. Qu’il soit maudit à son entrée et qu’il soit maudit à sa sortie. Veuille l’Éternel ne jamais lui pardonner. Veuille l’Éternel allumer contre cet homme toute Sa colère et déverser sur lui tous les maux mentionnés dans le livre de la Loi : que son nom soit effacé dans ce monde et à tout jamais, et qu’il plaise à Dieu de le séparer de toutes les tribus d’Israël en l’affligeant de toutes les malédictions que contient la Loi. Et vous qui restez attachés à l’Éternel, votre Dieu, qu’Il vous conserve en vie. Sachez que vous ne devez avoir avec Spinoza aucune relation écrite ni verbale. Qu’il ne lui soit rendu aucun service et que personne ne l’approche à moins de quatre coudées. Que personne ne demeure sous le même toit que lui et que personne ne lise aucun de ses écrits. »
Page 27

C’est ainsi que David Ben Gourion, alors Premier ministre du jeune État hébreu, proposa en 1953 de faire de Spinoza un « père fondateur » du nouvel État juif. Les rabbins lui répondirent par une fin de non-recevoir. Ils protestèrent aussi violemment lorsque, en 1956, à l’occasion du 300e anniversaire du herem de Spinoza, il envoya l’ambassadeur d’Israël aux Pays-Bas assister à la cérémonie au cours de laquelle on dressa, dans le cimetière où il avait été enterré, une stèle commémorative, financée par les dons de juifs israéliens, sur laquelle était inscrit en hébreu : « Amcha », « Ton peuple ». Ben Gourion, à qui on avait aussi demandé de faire lever le herem à cette occasion, se refusa à entreprendre cette démarche, non seulement parce qu’il savait cette cause perdue d’avance, mais aussi parce qu’il considérait que le herem était « nul et non avenu ». « Il y a, à Tel Aviv, une rue qui porte son nom, écrit-il, et il n’est pas une seule personne dotée de raison dans ce pays pour considérer que son exclusion est toujours en vigueur6. »

En 2012, toutefois, le grand rabbin d’Amsterdam fut sollicité par de nombreuses personnalités juives, afin de lever le herem et de réintégrer Spinoza dans la communauté. Il créa une commission pour étudier « le cas Spinoza » (à laquelle participeront non seulement des religieux, mais aussi des philosophes et des historiens, tel Steven Nadler), laquelle conclut, en juillet 2013, qu’une telle levée était impossible non seulement parce que les motifs qui l’avaient motivée restaient intacts, mais surtout parce que Spinoza n’avait jamais exprimé le moindre repentir, ni le moindre désir de rejoindre la communauté juive.
Page 66
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claudiaclaudia   22 avril 2018
L’ignorance est la cause de tous les maux. A l’inverse la connaissance ouvre la voie au changement, à l’action appropriée à la liberté.Ne pas porter de jugement sur un acte mais essayer de le comprendre en vue de l’améliorer. s’attaquer aux causes profondes.
Agir au lieu de se lamenter. Et s’engager dans l’éducation, le savoir être et le vivre ensemble.
C’est parce que la vie est incertaine, faite de hauts et de bas que nous sommes portés à croire à toutes sortes de fables, qui nous aident à conjurer la crainte et à allumer l’espoir. (…) Mais surtout il explique que la superstition est le meilleur moyen de gouverner la masse et qu’elle prend le plus souvent le visage de la religion.
Celui qui jouit du vrai bonheur ne se sent en rien supérieur aux autres et n’a pas besoin d’affirmer sa supériorité par une prétendue élection divine. « La joie qu’on éprouve à se croire supérieur, si elle n’est pas tout enfantine, ne peut naitre que de l’envie et d’un mauvais cœur. »

Le but de l’organisation en société, c’est la liberté. Le meilleur gouvernement est celui qui respecte la liberté de penser des individus. Chaque individu fait ce qui lui semble être bon pour lui. Si les hommes vivaient sous l’emprise de la meilleure partie d’eux même, la raison, ils ne causeraient jamais de tord à autrui. Mais comme ils vivent davantage sous l’emprise de leurs passions (les émotions, l’envie, la jalousie, le besoin de dominer, etc.), les êtres humains s’entre-déchirent.
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aouatef79aouatef79   22 novembre 2021
La vie a parfois de bien curieuses malices. Deux hommes,parmi les plus grands génies de l'humanité, sont nés à moins d'un mois d'intervalle, ont vécu fort modestement à quelques à quelques kilomètres l'un de l'autre, sont décédés relativement jeunes ( à 43 et 44 ans ) et assez pauvres pour laisser des dettes à leurs héritiers. Même si leur oeuvre a eu un certain rayonnement de leur vivant, ce n'est que plus de deux siècles après leur disparition que leur génie a été reconnu et que leur influence est devenue planétaire. L'un était peintre, l'autre était philosophe. Tous deux sont nés aux Pays-Bas en 1632. Johannes Vermeer et Baruch Spinoza ne se sont jamais rencontrés. Il y a pourtant, outre leur biographie, une étonnante parenté dans leur oeuvre : la lumière. La qualité de la lumière des intérieurs de Vermeer fait écho aux lumineuses démonstrations de Spinoza
elles nous font regarder l'homme et le monde autrement .
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krzysvancokrzysvanco   20 juillet 2019
La démocratie n’est donc pas nécessairement le régime le plus vertueux d’un point de vue moral, mais c’est le plus efficace, le plus à même d’assurer la cohésion des citoyens. Il est donc le plus vertueux d’un point de vue politique, car il répond le mieux à la finalité profonde du politique : assurer de manière pérenne la sécurité et la paix entre les hommes. Spinoza affirme d’ailleurs clairement qu’il y a des choses immorales, comme certains divertissements, l’ivrognerie, la débauche, etc., qu’il vaut mieux tolérer qu’interdire, car le bien commun s’en trouverait menacé :? »Vouloir régir la vie humaine tout entière par des lois, c’est exaspérer les défauts plutôt que les corriger ! Ce qu’on ne peut interdire, il faut nécessairement le permettre, malgré le dommage qui en résulte souvent. »
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Vidéo de Frédéric Lenoir
Dans son nouvel ouvrage centré sur la notion de désir, Frédéric Lenoir convoque Platon, Aristote et Spinoza pour mieux nous faire comprendre notre condition d'animal désirant. Dans cette vidéo, il nous présente son livre et nous en dit plus sur les différences entre besoin et désir, les deux faces de cette notion, et comment en tirer le meilleur parti.
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