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EAN : 9782213636726
300 pages
Éditeur : Fayard (03/06/2009)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.73/5 (sur 192 notes)
Résumé :
La crise que nous vivons n'est pas simplement économique et financière, mais aussi philosophique et spirituelle.
Elle renvoie à des interrogations universelles : Qu'est ce qui rend l'être humain heureux ? Qu'est-ce qui peut être considéré comme un progrès véritable ? Quelles sont les conditions d'une vie sociale harmonieuse ? Contre une vision purement matérialiste de l'homme et du monde, Socrate, Jésus et Bouddha sont trois maîtres de vie. Une vie qu'ils n'e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
zenzibar
  18 octobre 2014
Une biographie croisée de Bouddha, Jésus et Socrate.
Une idée séduisante a priori tant une immersion spiritualité avec ces sages ne peut qu‘être profitable en cette période astrale si agressive.
Le dessein de l'auteur n'est sans doute pas de mettre en évidence une sorte d'oecuménisme,
Il n'en demeure pas moins que ces trois sages ont de nombreux points communs. Ils ont eu des vies non conformistes, dans la simplicité, la pauvreté, le refus des honneurs, des compromissions, le courage dans leur destinée jusqu'au sacrifice absolu pour Jésus et Socrate, le refus des succès populaires démagogues…
Bouddha, Jésus et Socrate offrent aussi cette particularité très singulière de n'avoir rien écrit
Ces trois sages, que l'on adhère ou pas à leur spiritualité ont eu des vies qui inspirent le plus grand respect ce qui explique que des milliers d'années après, ils soient toujours aussi vivants dans les consciences collectives comme modèles.
Chacun, naturellement en fonction de sa sensibilité, de ses convictions, sera plus ou moins réceptif selon les points développés par l'auteur.
Il ne s'agit pas d'un manuel académique ou d'une compilation de textes canoniques. Lorsque l'auteur aborde le contenu des messages des maitres, il n'expose pas de façon neutre la spiritualité de ces maitres.
Cela ne signifie pas que la présentation pêche par inexactitude ou manque de rigueur mais l'éclairage proposé est nécessairement filtré.
S'il n'est pas possible dans ce genre de critique d'entrer dans le détail on pourra juste faire un zoom qui permet de mesurer le poids des préférences et affinités dans la présentation du propos.
On pourra ainsi faire référence aux développements consacrés aux relations de Jésus avec les femmes, tout particulièrement s'agissant de l'analyse faite au sujet de la mention de l'amour entre Myriam (Marie) de Magdala. L'hypothèse de cet amour est affirmée expressément dans l'évangile apocryphe de Philippe. Ce dernier mentionne notamment des baisers qui auraient été échangés entre Jésus et Marie.
Frédéric Lenoir conclu que ces baisers ne doivent pas être interprétés comme des baisers charnels mais comme la transmission d'un souffle spirituel. Cette interprétation est tout à fait recevable mais il reste que Lenoir ne se pose pas les questions pertinentes, induites nécessairement par cette hypothèse.
Même en restant sur un plan symbolique, comment expliquer que d'autres mentions de même nature, mettant en scène d'autres personnes de l'entourage proche de Jésus, ne figurent pas dans les textes ? Pourquoi Jésus réserverait ce souffle spirituel à une seule personne ? Dans les évangiles canoniques c'est Marie qui la première constate la résurrection, ce seul constat ne devrait-il pas interpeller ? Et dans l'évangile de Jean, ce tête à tête vertigineux, bouleversant où Jésus dit à Marie dans un souffle « cesse de me toucher ! » Là encore cette scène peut être perçue sous des prismes différents mais à l'évidence des liens singuliers les unissent, Marie n'était pas un témoin, un disciple ordinaire.
Il ne s'agit pas d'abonder dans le scénario à la Da Vinci Code, juste de souligner que plusieurs lectures sont possibles et que la réponse à cette interrogation n'est pas prête d'être apportée, contrairement à ce qu'affirme avec autorité Frédéric Lenoir.
La vie et le message du Christ, dans leur présentation ont été formatés dans l'Antiquité tardive et au haut Moyen Age par des hommes qui ont défini les textes canoniques, le credo avec leur propre univers mental et les enjeux de domination de leur contexte historique. Cette « ligne éditoriale » et la domination associée, temporelle et spirituelle, n'ont cessé d'être renforcées au fil des siècles. Il faudra attendre Nietzsche pour que la logique de ces options soit radicalement interpellée.
Le livre de Frédéric Lenoir est une réussite de synthèse pédagogique mais il n'échappe pas à des postulats explicites ou implicites. Par conséquent il doit être lu, dans certains de ses développements, avec une relative distance et sa lecture doit être croisée avec d'autres travaux et essais
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denis76
  04 octobre 2018
Quelle bonne idée a eu Frédéric Lenoir de comparer les vies de ces trois Sages : )
Il n'y a aucune preuve de l'existence de ces trois-là, mais comment expliquer que des gens sont morts pour leur chemin de vie, leur philosophie ?
Sans avoir rien écrit, à plusieurs siècles d'intervalle, et "à plusieurs milliers de kilomètres de civilisations différentes", quel étonnement de voir autant de points communs entre ces trois là ! L'auteur démontre ainsi que la Sagesse est la même, a les mêmes valeurs, quelles que soient les conditions de vie.
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J'ai lu ce livre à sa sortie, en 2009. Il m'a passionné. Je crois que c'était mon premier bouquin de philo : )
Par les écrits que j'ai pu lire sur eux, je "connais" et rapproche également Jésus de Socrate. Je connais très peu Bouddha.
Les valeurs de la Sagesse sont éternelles, et touchent "l'intelligence de coeur" : la compassion, l'empathie doivent être au-dessus de toutes les créations artificielles comme les lois, par exemple. Socrate et Jésus ont été obligés de se sacrifier, car ils étaient incompris (et jalousés, sans-doute ) par les gens de leur époque :
.
"Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? Je gémis, et le salut reste loin de moi!
Mon Dieu, je crie pendant le jour, et tu ne réponds pas; la nuit, et je n'ai point de repos.
Pourtant tu es saint, tu habites parmi les hymnes d'Israël.
En toi se sont confiés nos pères; ils se sont confiés, et tu les as délivrés.
Ils ont crié vers toi, et ils ont été sauvés; ils se sont confiés en toi, et ils n'ont pas été confus.
Et moi, je suis un ver, et non un homme, l'opprobre des hommes et le rebut du peuple.
Tous ceux qui me voient se moquent de moi; ils ouvrent les lèvres, ils branlent la tête:
"Qu'il s'abandonne à Dieu ! Qu'il le sauve, qu'il le délivre, puisqu'il l'aime! "
( extrait du psaume 22 ).
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ericlesapiens
  30 mars 2020
La lecture d'un livre de Frédéric Lenoir est toujours un plaisir pour l'esprit. Il sait être vulgarisateur tout en délivrant un message universel de paix, que ce soit en reprenant les idées des grands maîtres ou par ses analyses. En ces temps troublés où nous insistons impuissants à l'effondrement d'un monde, où nous avions nos repères, nos convictions, nos perceptions, Lenoir nous invite à découvrir la pensée et l'action de ces 3 grands maîtres de vie. A nous d'y puiser ce qui nous aidera à continuer à vivre. Au fil de mes lectures, j'apprends à me détacher le plus possible des biens materiels, de mes désirs, pour pratiquer la non-dualité, me sentir en harmonie avec L Univers. Rejoindre l'Un, l'unité de toute chose. C'est à travers une introspection quasi constante, une pratique difficile de la Pleine-conscience que, très humblement, j'aspire à vivre le monde. Actuellement notre société se déshumanise rapidement par la prise de mesures gouvernementales dictatoriales et la privation de libertés essentielles à la vie de notre espèce, pour essayer de sortir de cette crise sanitaire. C'est grâce à des auteurs comme Frédéric Lenoir que nous pourrons réfléchir à des choix de vie plus en harmonie avec nous-mêmes, le monde et la nature pour dépasser cette crise. Je n'ai pas vraiment parlé du livre, mais d'autres l'on déjà fait. Il me semblait plus intéressant d'expliquer mon choix.
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brigittelascombe
  13 novembre 2012
"La question du bonheur véritable, de la vie juste,du sens de l'existence,s'est posée pour moi assez tôt" confie Frédéric Lenoir dans son essai philosopho-théologique Socrate, Jésus, Bouddha: Trois maîtres de vie. C'est justement dans leur "humanisme spirituel" qu'il a puisé sa "force de vivre" et a accepté ses propres limites.
Frédéric Lenoir, philosophe,sociologue historien des religions (dont La promesse de l'ange a obtenu le prix Maisons de la Presse 2004) a déjà écrit sur Jésus (Comment Jésus est devenu Dieu et le Christ philosophique) dont les paroles "touchent son coeur".
Comme Luc Ferry, dans son nouvel essai: Jésus et la révolution judéo-chrétienne: Vaincre la mort par l'amour, il évoque "l'amour christique".
Comme Hermann Hesse dans Siddharta, il parle du Bouddha, celui qui a tracé la voie de ce grand courant mystique qu'est l'hindouisme.
Comme Platon, il s'appuie sur les Dialogues pour aborder Socrate et son "Connais-toi toi-même.
L'originalité de cet essai est de mettre en parallèle ces trois maîtres de vie dont la pensée et l'existence même ont été transmises oralement.
Ce livre en deux parties s'attache à leurs biographies puis à leur message (d'immortalité de l'âme,de recherche de vérité,de liberté, de compassion..) et le lecteur s'aperçoit que ces trois sages d'époques et milieux différents (Socrate: philosophe athénien fils d'une sage-femme,Jésus: prophète juif palestinien fils d'un charpentier, Bouddha: "l'éveillé" fils d'aristocrates), ces trois "marcheurs infatigables" , ces trois "appelés" sûrs de leur vocation,ces trois "orateurs" charismatiques,ont su transmettre la bonne parole, celle de l'Amour.
Essaimé de multiples références littéraires et philosphiques, cet essai est riche d'enseignements, d'espérance, de paix. Il est une étape qui permet à l'individu de se libérer intérieurement de ses entraves.
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Funrider
  08 février 2018
Dans un monde où les inégalités sont de plus en plus frappantes, avec un modèle de société centré sur la consommation de masse et où l'individualisme est arrivé à son paroxysme, la philosophie est un moyen de s'extraire de cette angoissante société qui tourne sur elle-même. J'entends par là relativiser, prendre du recul, réfléchir à nos choix quotidiens pour redessiner notre route et se concentrer sur les valeurs humaines (j'ai envie de dire humanistes) qui nous amènent à vivre mieux, à être plus heureux, à être libre.
Cela fait écho aux « 4 accords toltèques » et j'ai envie de penser que Frédéric Lenoir nous donne, avec cette oeuvre « Socrate, Jésus, Bouddha : 3 maîtres de vie », un peu de lumière sur des hommes qui ont cherché toute leur vie à partager avec leurs contemporains une voie, celle de la sagesse, avec pour but d'être plus heureux et plus libre.
D'ailleurs Frédéric Lenoir écrit « le Bouddha, Socrate et Jésus s'accordent donc pour affirmer que l'homme ne naît pas libre, qu'il le devient. Il le devient en sortant de l'ignorance, en apprenant à discerner le vrai du faux, le bien du mal, le juste de l'injuste ; en apprenant à se connaître, à se maîtriser, à agir avec sagesse ». Ces 3 hommes ont choisi une voie différente mais avec le même but, celle de nous rendre plus libre et plus heureux, n'est-ce pas là ce que nous cherchons tous…
Il n'y a certes pas que ces 3 voies qui nous y mènent, je citais plus haut les « 4 accord toltèques » de José Miguel Ruiz, je pense aussi à Christophe André avec son livre « Imparfait, libre et heureux » et il y en a d'autres. Mais l'intérêt de l'oeuvre de Frédéric Lenoir c'est qu'il compare la vie de ces 3 maîtres de vie, à travers leur histoire personnelle, il compare le message que chacun a voulu transmettre, il compare aussi les moyens que chacun a utilisé pour faire passer son message, les difficultés qu'ils ont rencontrées et aussi comment leur message s'est répandu.
Finalement une oeuvre qui nous livre une vision didactique et aussi complète que possible du message humaniste et spirituel que ces 3 hommes ont cherché à transmettre ; sans être aussi précise et détaillée que la « Bible » pour Jésus, l'oeuvre de Platon pour Socrate (dont on dit qu'il est son premier disciple – même si Socrate n'a pas eu de disciple déclaré) ou encore le Dharma (ensemble des enseignements) pour le Bouddha.
Et pour tous ceux qui trouvent ça inutile de lire des livres pour trouver un autre chemin vers un monde meilleur je nous renvoie tous vers Alain « l'effort qu'on fait pour être heureux n'est jamais perdu ».
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Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   24 janvier 2018
L'être humain est ainsi fait qu'il désire sans cesse posséder ce qu'il n'a pas, quitte à le prendre par la force chez son voisin. Or, une fois ses besoins matériels essentiels assurés - se nourrir, avoir un toit et de quoi vivre décemment -, l'homme a besoin d'entrer dans une autre logique que celle de l'avoir pour être satisfait et devenir pleinement humain : celle de l'être.
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ericlesapiensericlesapiens   24 mars 2020
Siddhârta l'Indien, Socrate le Grec et Jésus le Juif palestinien naissent dans des contextes familiaux et culturels très différents. Toutefois, les société au sein desquelles ils grandissent ont pour point commun un climat de contestation de l'ordre établi par les élites politiques et religieuses. Cela ne sera pas sans conséquence sur leur vie et leur message, au caractère fortement contestataire.
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denis76denis76   04 octobre 2018
Avons-nous des preuves indiscutables que Socrate, Jésus et Bouddha aient bien existé en chair et en os ? La réponse est aussi abrupte que la question : non.
.
Mais s'ils étaient des mythes, comment expliquer que ceux qui ont transmis leur message aient été si imprégnés par leur personnalité, parfois au point de sacrifier leur vie, comme ce fut le cas de la plupart des apôtres de Jésus ?
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anlixelleanlixelle   06 mars 2016
Le Bouddha, Socrate et Jésus s'accordent donc pour affirmer que l'homme ne naît pas libre, qu'il le devient. Il le devient en sortant de l'ignorance, en apprenant à discerner le vrai du faux, le bien du mal,le juste de
l'injuste ; en apprenant à se connaître, à se maîtriser, à agir avec sagesse.
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ericlesapiensericlesapiens   25 mars 2020
C'est peut-être là un des signes de la sagesse de nos trois personnages : être capable de partager pleinement le plaisir de manger et de boire avec les autres, ou en d'autres termes, d'être pleinement dans le monde, et en même temps être suffisament détaché de ce monde, des plaisirs et des besoins du corps pour être parfaitement résistant à la faim, à la soif et à toutes les autres vicissitudes de l'existence.
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