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ISBN : 2702158951
Éditeur : Calmann-Lévy (03/10/2016)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Brunetti en plein cœur de l’opéra vénitien à La Fenice !
Accompagné de son épouse Paola à la Fenice, Brunetti assiste à la Tosca, avec la diva Flavia Petrelli sur scène. Le spectacle, grandiose, s’achève par une pluie de roses jaunes tandis que Flavia est ovationnée. Mais des centaines d’autres roses jaunes attendent la soprano dans sa loge. Et en rentrant chez elle, elle trouve un nouveau bouquet sur le pas de sa porte. Un admirateur secret la gratifie ainsi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
alainmartinez
  05 novembre 2016
Écrit par Donna Leon, ce vingt-quatrième volume de la série qui narre les aventures du commissaire Guido Brunetti, nous entraine à La Fenice de Venise pour un suspense qui en fait un des épisodes des plus réussis de la collection.
Dans « Brunetti en trois actes » la soprano Flavia Petrelli est de retour à Venise pour interpréter le rôle principal dans Tosca de Puccini. Ami de la famille Brunetti c'est tout naturellement qu'elle se tourne vers lui pour démasquer un fan qui l'harcèle en lui envoyant des roses partout ou elle passe.
Comme dans « Tosca », la tragédie se joue en trois actes.
Premier acte : l'angoisse. Flavia est ovationnée lors de la première de Tosca à l'opéra de Venise La Fenice. Comme déjà à Londres puis à Saint-Pétersbourg des centaines de roses jaunes lui sont jetées sur scène. Sa loge est envahie de roses et elle trouve un énorme bouquet sur le pas de la porte de son appartement. Apeurée, la cantatrice demande de l'aide à son ami Guido Brunetti.
Deuxième acte : l'enquête. Brunetti et son équipe commencent leur investigation sur les fans et les harceleurs. L'action va crescendo, une jeune chanteuse est attaquée. le marquis Federico d'Istria, ami de Flavia et de Brunetti, est sauvagement poignardé.
Troisième acte : le drame et le final. À la fin de la représentation Flavia est prise en otage malgré la surveillance de Brunetti.
Donna Leon arrive à nous transporter, nous sommes à Venise, pas celle des touristes mais celle des Vénitiens, les ruelles sont des « calli », les places des « campi ». L'histoire et le suspense vous tiennent jusqu'à la dernière page et le grand finale. Il ne manque plus que la révérence finale des acteurs.
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Sachenka
  09 août 2018
Pas de sang, pas de violence. Ou presque. C'est ainsi que beaucoup décrivent les romans policiers de Donna Leon et son Brunetti en trois actes ne fait pas exception à la règle. Pour tout dire, c'est probablement son roman qui suit le plus cette règle compte tenu qu'il n'y a aucun meurtre commis. «Seulement» une jeune femme attaquée et jetée à l'autre puis un homme d'âge mur ayant reçu des coups de couteaux, lesquels, évidemment, sont racontés. le lecteur ne saurait «voir» ça. Et ces éléments ne constituent pas le moteur de l'enquête principal, ils ne surviennent que passé le premier tiers. Mais là, je fais tout à l'envers.
Brunetti en trois actes commence non pas avec l'inspecteur vedette mais plutôt avec la cantatrice Flavia Petrelli. Les cinquante premières pages ne concernent qu'elle. Flavia qui chante à l'opéra, Flavia qui salue son public, Flavia qui se change, etc. Et Flavia qui reçoit des roses en grande quantité, incluant dans sa loge où personne ne devrait avoir accès. C'est suspect. Aurait-elle un fan prêt à tout pour lui plaire ?
Heureusement, elle peut compter sur des admirateurs innofensifs comme Guido Brunetti et son épouse Paola. L'inspecteur se rend compte immédiatement que quelque chose cloche (surtout quand des roses sont aussi retrouvées à l'intérieur du domicile de la chanteuse et qu'on lui envoie un collier valant une fortune) et les incidents qui touchent des personnes cotoyant Flavia Petrelli le convainquent.
Brunetti en trois actes est un roman policier original (j'ai rarement vu des polars aborder le thème des admirateurs dangereux) mais, malheureusement, son développement est long et parfois ennuyeux. L'enquête est lente à décoller et les indices, qui arrivent au compte-goutte, donnent l'impression d'arriver à point sans que les policiers aient beaucoup à y voir. Quant au dénouement, eh bien, je vous laisserai en juger.
Une amie m'avait prêté une pile de romans de Donna Leon, c'était l'avant-dernier. Je lirai le dernier et, après, je crois que j'en aurai fini avec cette auteure.
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LePamplemousse
  24 mai 2017
Cette enquête policière se déroule dans le cadre de la Fenice, un théâtre de Venise dans lequel se produit une fois de plus Flavia Petrelli, une célèbre diva, dont nous avons fait la connaissance dans le tout premier opus de cette série « Mort à la Fenice ».
C'est la troisième fois que ce personnage apparait au cours d'une enquête et cette fois, c'est elle qui est au coeur de l'intrigue, car un de ses fans s'avère un peu trop attentionné et cela met la cantatrice mal à l'aise.
Mais y a-t-il réellement matière à ouvrir une enquête ?
L'auteur aime la musique et l'opéra et cela se ressent dans sa façon de présenter cet univers, de nous immerger complètement autant sur la scène que dans les coulisses, dans les loges, pendant les répétitions ou en pleine représentation de la Tosca.
Les intrigues de cette série sont rarement complexes, mais tiennent cependant bien la route.
Le commissaire Brunetti nous emmène à sa suite à travers la ville mythique, marchant dans les ruelles, parcourant les canaux, traversant d'innombrables ponts…
La corruption est omniprésente à Venise et chaque roman nous permet d'en découvrir un nouvel aspect.
Un très bon moment de lecture, avec des personnages attachants.
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frconstant
  28 décembre 2017
Brunetti, commissaire vénitien, est, à plus d'un titre un " à-part" dans le grand monde des policiers de romans du même nom. Non seulement il a un taux d'élucidation de ses enquêtes qui égale les %, mais en plus il arrive à de tels résultats alors qu'il ne boit pas, hormis de l'excellent vin digne en accompagnement des petits plats culinaires de haut niveau que lui concocte sa épouse. Qu'il a une vie de famille équilibrée, le soucis d'éduquer ses grands enfants de la meilleure façon qui soit et qu'il peut et il n'hésite pas à se remettre en question dans les discussions philosophiques qu'il échange avec son épouse à propos de ses enquêtes, de son amour de la musique classique ou de Dante et de l'incommensurable capacité de lecture dont fait preuve sa moitié Paula sans jamais laisser y voir une quelconque supériorité intellectuelle sur qui que ce soit. Bref, s'il n'était déjà marié, il serait le gendre, le père, le mari et le flic idéal.
Alors, qu'est-ce qui fait que le lecteur accroche aux écrits de Donna LEON?
Tout d'abord, probablement, la belle capacité de faire vivre le rêve que le lecteur lambda peut développer à fréquenter Venise.
Peut-être aussi, la capacité à proposer une enquête qui ne rebondisse pas qu'à coups de violences, de mort à dimensions atroces ou de vulgarité. Plus probablement aussi, par la capacité de Donna LEON à faire naître des émotions humaines, des réflexions que le lecteur peut partager sans risque, surfant suffisamment sur l'épique pour se savoir dans un roman et suffisamment 'gentilles' pour ne pas en avoir peur. Ajouter à cela une secrétaire Elettra-un-peu-Joséphine qui manipule l'informatique avec magie, bonhommie et malhonnêteté pour la meilleure des causes.
Lire une enquête de Brunetti, c'est un peu comme sucer un sucre d'orge, une friandise, un Carambar, petits bouts d'enfance aux goûts sucrés. En lire trop entraînerait peut-être bien du dégoût ... mais pour qui se montre raisonnable, un Brunetti fait du bien... Pourquoi s'en priver?
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kielosa
  16 avril 2017
J'aimerais saisir l'occasion de ma critique du livre de Donna Leon pour faire un parallèle avec une autre grande dame du thriller notamment Barbara Nadel, malheureusement et bizarrement moins populaire en France.
Les deux dames ont effectivement beaucoup en commun. Jugez par vous-mêmes.
Elles ont toutes les deux choisi de situer leurs livres dans un pays autre que leur pays d'origine : l'américaine Donna Leon a opté pour Venise, où elle s'est carrément installée il y a 30 ans ; la britannique Barbara Nadel préconise Istanbul, qu'elle visite fréquemment.
Toutes les deux ont leur héros préféré : Leon son fameux 'Commissario' Guido Brunetti, Nadel son inspecteur Çetin Iknen. Deux bonshommes qui évoquent notre brave Commissaire Maigret. En version méridionale pour l'une, orientale pour l'autre. Et tous les trois sont aussi efficaces pour mener des enquêtes compliquées, percer à jour les dessous bien cachés des missions qui leurs sont confiées et plein d'empathie et toujours prets à venir en aide aux pauvres victimes.
Elles ont aussi toutes les deux gagné le prestigieux prix 'Silver Dagger : Leon en 2000, Nadel 5 ans après.
Aucune des deux n'ecrit des romans policiers 'hardboiled', plein de violence et où les mauvais le sont vraiment sans beaucoup de nuances. Elles préfèrent évoquer une atmosphère et approfondir la psychologie des personnages. Signalons en passant que Barbara Nadel sait fort bien de quoi elle parle, puisqu'elle a été porte-parole de la Société Nationale de Schizophrénie en Angleterre, ainsi qu'avocate de handicapés mentaux pendant de longues années.
Les deux, enfin, réussissent à nous ravir avec d'interessants clins d'oeil sur l'histoire riche et mouvementée des villes qui leur ont volé le coeur sans toutefois en abuser, malgré la profonde sympathie qu'elles continuent d'éprouver pour ces villes.
Je n'irais pas à prétendre que le présent roman de Donna Leon est son meilleur. Des dix que j'ai lu d'elle, je préfère encore toujours son tout premier : 'Mort à la Fenice' de 1997. Mais comme tous ses livres il n'ennuie jamais, bien au contraire, et il offre une agréable évasion. Autre ressemblance entre ces deux dames.
De Barbara Nadel je peux recommander 'Arabesque' et 'Harem'.
Ce que je regrette pourtant un peu c'est le choix du titre du livre en français. L'original : 'Falling in Love' était nettement plus charmant.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
alainmartinezalainmartinez   30 octobre 2016
« Vous savez, si ce n’était pour le chant, aucun d’entre nous ne ferait ce métier, assena-t-elle d’un ton féroce. Les voyages, la vie dans les hôtels, manger au restaurant, devoir toujours faire attention à ne pas être vu en train de faire quelque chose qui pourrait nuire à votre carrière, toujours penser aux conséquences de ce que vous dites pour votre réputation, essayer de dormir suffisamment, ne pas trop manger ni trop boire, être toujours poli, surtout envers les fans. » Brunetti pensa que la plupart de ces contraintes s’appliquaient à toute personne publique, mais il estima plus sage de ne pas exprimer son opinion, vu l’humeur de Flavia. « Sans compter l’épreuve physique que cela comporte. Des heures de répétition, tous les jours que Dieu fait, et puis le stress de la représentation, et ne jamais arrêter d’étudier, et, chaque année, au moins deux ou trois nouveaux rôles à préparer.
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Lena_Juste_le_temps_d_un_instantLena_Juste_le_temps_d_un_instant   12 janvier 2017
« Signora Petrelli, commença un jeune homme qui était parvenu à lui prendre la main, tout ce que je peux vous dire, c’est que c’était merveilleux. C’est la première fois que je vais à l’Opéra. »

Avait-il rougi à ces propos ? Certainement, car cet aveu avait semblé lui coûter.

Elle lui pressa la main en retour.

« Bien, dit-elle, Tosca est un bon début. »

Il hocha la tête, les yeux agrandis par la magie de ces mots.

« J’espère que cela vous a donné envie d’aller en voir un autre, ajouta Flavia.

– Oh oui. Je ne pouvais pas imaginer que cela puisse être aussi… »

Il haussa les épaules face à son incapacité à exprimer son idée, saisit de nouveau sa main et elle craignit, l’espace d’un instant, qu’il ne la porte à sa bouche et l’embrasse. Mais il la lâcha, la remercia et partit.
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morinmorin   22 novembre 2016
Il lui fallut un moment pour comprendre : ils venaient de gagner l'arrière-scène, le point le plus éloigné de la fosse d'orchestre, située à main droite. Brunetti regarda la scène et reconnut l'intérieur de l'église de San'Andréa della Valle, où les échafaudages donnaient accès à une plate forme construite en face d'un portrait de femme inachevé.
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GrouchoGroucho   24 août 2017
[...]
Paola, dont la mère était une fervente lectrice, avait hérité le sens de l’étique et de l'honneur des héros raffinés des romans du XIXe siècle. Alors que lui, étonnamment, avait reçu à peu près les mêmes principes d'une femme qui n'était pas allée au-delà du brevet et d'un rêveur perpétuellement au chômage, dont la santé physique avait été ruiné par ses années de prisonnier de guerre.
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GrouchoGroucho   24 août 2017
- Cela ne va pas tarder, déclara Paola, exprimant l’éternel pessimisme des mères de jeunes filles. Un de ces jours, elle va nous arriver au petit déjeuner dans un pull moulant et avec deux fois plus de maquillage que Sophia Loren.
Brunetti se passa les mains dans les cheveux et gémit, puis grogna :
- J'ai un révolver. Je peux le tuer.
Il vit trois têtes se tourner vers lui et il laissa glisser les mains lentement sur son visage, pour finir par un large sourire.
- N'est-ce pas ce que sont censés dire les pères d'adolescentes ?
Le comte, qui sirotait son prosecco, observa sèchement :
- Je me demande avec le recul si ce n'est pas ce que j'aurais dû faire quand Paola t'a amené à la maison la première fois, Guido.
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