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ISBN : 2702157173
Éditeur : Calmann-Lévy (17/02/2016)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 118 notes)
Résumé :
En ce maussade lundi de printemps, le commissaire Guido Brunetti pensait n'avoir rien d'autre à faire que de lire des rapports, quand il reçoit soudain un appel fiévreux de la directrice d'une prestigieuse bibliothèque vénitienne. Plusieurs livres anciens et de grande valeur ont été endommagés, d'autres ont même disparu. Les employés soupçonnent un chercheur américain venu à plusieurs reprises consulter les livres, mais pour Brunetti, quelque chose ne colle pas.
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  21 janvier 2020
A Venise, le printemps peine à s'imposer et cède le pas à la grisaille. Enfermé dans son bureau, le commissaire Guido Brunetti lit des rapports de police quand il est tiré de sa léthargie par un appel de la conservatrice de la bibliothèque Merula. Lors de l'inventaire, les employés ont constaté la disparition de plusieurs volumes rares et la détérioration de livres anciens dont on a arraché des pages sans vergogne. Plus habitué à enquêter sur des crimes de sang, Brunetti se laisse tenter par cette imersion dans le monde des livres, en bon amoureux de la littérature qu'il est. D'autant que l'affaire est simple et le coupable tout trouvé en la personne d'un chercheur américain qui bien sûr s'est volatilisé depuis la découverte de son forfait. Sur place, le policier ne peut que supposer que le voleur a bénéficié de complicités au sein même de la bibliothèque. Mais qui aurait voulu l'aider ? Et pourquoi dégrader et dérober des livres anciens ? Comme souvent, c'est l'agent qui motive les actes des délinquants et Brunetti découvre le cercle fermé des bibliophiles, des collectionneurs et des gros sous. Mais un livre vaut-il un vie ? Quand un éventuel témoin est assassassiné, le commssiaire comprend que l'affaire est plus complexe qu'il n'y paraît.
Donna Leon, Brunetti, Venise et les livres ! Un quarté gagnant pour une enquête, certes lente, mais qui nous permet de nous introduire dans les rayons de la très belle bibliothèque Merula. Et si les livres anciens sont au coeur du roman, Venise n'est pas en reste, entre campi, canaux, nobles comtesses et un petit tour au café Florian, la visite est toujours agréable et le commissaire un excellent guide, surtout quand il s'attable devant de délicieux artichauts ou une platée de jeunes crabes. Evidemment, le tableau idyllique est terni par la corruption qui règne dans toutes les sphères de l'Etat. L'argent achète tout et, s'il fait de Venise une ville riche, il causera aussi sa perte. Donna Leon en profite pour dénoncer les élus qui laissent encore et toujours les paquebots entrer dans la lagune sans se soucier des lourdes conséquences pour une ville en sursis.
Venise sera-t-elle toujours Venise ? On peut douter, mais Brunetti, lui, reste fidèle à ses intuitions, ses fidèles collaborateurs, son amour pour la littérature antique, sa femme, ses enfants et la bonne cuisine vénitienne.
Un opus agréable, dans la lignée de la série, tranquille, lent mais toujours dépaysant.
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Sachenka
  22 juillet 2018
Après avoir été quelque peu déçu par mes dernières lectures des romans policiers de Donna Leon, je suis content d'avoir mieux apprécié Brunetti entre les lignes. Je pense que mon regain d'intérêt est dû au fait que l'intrigue principale tourne autour de livres rares qui auraient été volés. C'était bien trouvé de la part de Donna Leon que d'aller chercher cette fibre sensible chez ses lecteurs. Lequel ne réagirait pas à cela, même s'il n'est pas nécessairement amateurs d'ouvrages anciens, allant des Grecs et des Latins à des explorateurs de la Renaissances ? J'ai souvent rêvé feuilleter de pareilles oeuvres d'art. Ainsi donc, des manuscrits d'une valeur inestimable ont été volés à la Merula, une bibliothèque privée, et d'autres ont été saccagés, des pages avec de belles enluminures ou des dessins ont été arrachées. Et c'est Brunetti qui est chargé de l'enquête.
Bien sur, éventuellement, passé la moitié du roman, un meurtre est commis et l'enquête commence à prendre une tournure assez classique. Pendant un moment, j'ai eu peur. « - du coup, ce qui s'est passé à la Merula ne paraît plus qu'un vol mineur, constata Brunetti. » (p. 253) Mais ce n'était que pour mieux revenir aux manuscrits anciens, à mon plus grand plaisir.
Le commissaire Brunetti m'a toujours été sympathique, loin des autres vedettes de séries policières au passé trouble. Il semble paisible et jouir d'une vie familiale comblée. C'est sans doute à cause de tous ces criminels auxquels il confronté jour après jour mais, dans les derniers romans de la série (et j'inclus celui-ci), je le trouve pessimiste, allant jusqu'à énumérer plusieurs exemple de corruption et de crimes impunis. Je ne suis pas certain que cette vision noire me plaise…
Dans tous les cas, il réussit toujours à arriver à la vérité et, en passant, à nous livrer un peu de sa philosophie de la vie. J'aurai aimé dire qu'il réussit également à percer l'âme humaine mais, finalement, elle n'est pas un aussi grand mystère qu'on le souhaiterait. « Il n'y a rien à comprendre. Les gens volent des livres pour l'argent. » (p. 137) Dommage mais sans doute réaliste.
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bilodoh
  22 mai 2016
Un très bon polar, de la plume de la plus vénitienne des Américaines, une histoire qui a comme point de départ le pillage des livres anciens.

Un polar qui ravira les amateurs de bouquins. En plus d'une intrigue policière, on y parle d'histoire antique, d'études classiques, de grec et de latin. On discute aussi des motivations des collectionneurs, de la passion pour les livres en tant qu'objets ou en tant que textes qu'ils contiennent.

On glissera sur les travers de la politique italienne, sur le snobisme des grandes familles, sur la vie des habitants d'une ville périodiquement infestée par les touristes.

Et tout ça, avec le commissaire Brunetti et son humour subtil, avec la bonne cuisine de son épouse Paola et le somptueux décor de Venise,

Que demander de plus pour un bon moment de lecture ?
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LePamplemousse
  13 mars 2017
Etrangement alors que je dévore du polar à tour de bras, je n'avais encore jamais lu de romans policiers de Donna Leon, peut-être à cause des couvertures, qui font assez vieillottes.
J'ai donc fait ce week-end la connaissance du commissaire Brunetti qui officie à Venise, ville dans laquelle j'ai eu plaisir à déambuler en sa compagnie.
L'enquête m'a beaucoup intéressée car elle concerne des vols de livres rares au sein même d'une bibliothèque.
La ville de Venise a été très agréable à parcourir, que cela soit par les rues étroites, les places ensoleillées ou les canaux qui sillonnent toute la ville.
J'ai bien aimé cette lecture, qui, sans être exaltante, m'a toutefois bien plu, car l'enquête semble menée à un rythme normal, les policiers prennent le temps de savourer chacun de leurs repas, ils rentrent chez eux à l'heure et ne font pas d'heure supplémentaires juste pour boucler l'enquête au plus vite.
Les thèmes abordés, que ce soit le vol des livres ou la corruption généralisée à Venise m'ont intéressés mais j'ai trouvé qu'aucun thème n'était vraiment approfondi, tout est survolé.
Les personnages ne sont pas très fouillés non plus, mais peut-être faut-il lire la totalité des romans de cette série pour avoir une idée plus élaborée de leurs différents caractères.
En somme, un bon roman policier, pas très fouillé certes, mais sans surenchère de violence, ce qui change un peu des romans actuels.
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filippo
  28 mai 2017
Le commissaire Guido Brunetti reçoit un appel fiévreux de la directrice d'une prestigieuse bibliothèque vénitienne. Plusieurs livres anciens et de grande valeur ont été endommagés, d'autres ont même disparu. Les employés soupçonnent un chercheur américain venu à plusieurs reprises consulter les livres mais, pour Brunetti, quelque chose ne colle pas. Quand l'un des suspects est retrouvé mort, l'affaire prend une tournure beaucoup plus sinistre.
C'est le 23e épisode de la série Brunetti, de cette auteure américaine qui vit à Venise.C'est une autre façon de traiter le roman policier. Loin des polars américains ou français rapides et haletants, Donna Leon prend son temps. Ainsi, le Commissaire se déplace à pied pour aller interroger un témoin, discute de ses souvenirs d'enfance en chemin et admire l'architecture vénitienne. Au rythme méditerranéen, l'enquête avance doucement mais surement, Brunetti se faisant aider de l'Isperetto Vianello et de la Signora Elettra. L'aspect scientifique, que l'on retrouve actuellement dans nombre de séries et romans, est peu présent ici, l'auteure mettant plutôt l'accent sur les capacités de déduction du Commissaire. Donna Leon réussi d'ailleurs à nous étonner avec des informations inattendues ou des personnages dont on ignorait le véritable visage.
Elle met également l'accent sur les liens familiaux, chers aux italiens, en intégrant l'épouse de Guido Brunetti à l'enquête. L'impression générale qui se dégage de ce roman est d'ailleurs plutôt familiale grâce à ces personnages attachants, que l'on a l'impression d'avoir toujours connus.
J'ai aussi particulièrement apprécié le fait que Brunetti entre les lignes nous fait évoluer dans des décors majestueux. Entre les ruelles et places vénitiennes que nous parcourons au fil des déambulations du Commissaire et la prestigieuse Bibliothèque Merula, dont les étagères croulent sous les livres rares, le lecteur est immergé dans un environnement magnifique.
Un roman agréable à lire, qui nous fait découvrir le monde secret du marché noir de livres antiques.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   15 mars 2016
Tandis qu’ils finissaient leur tour dans le bacino et contemplaient le paysage, ils eurent tous deux le souffle coupé. Il n’y avait rien de théâtral dans leur réaction. Loin d’eux l’envie d’en faire trop, ou de se laisser aller à une pompeuse déclaration. C’était une simple réponse humaine à ce qui relève d’un autre monde, à ce qui est tout bonnement impossible. Devant eux se dressait l’un des derniers plus grands paquebots de croisière arrivés à Venise. Sa gigantesque poupe leur tournait effrontément le dos, les défiant de se livrer au moindre commentaire.
Sept, huit, neuf, dix étages. Comment était-ce possible ? Il bloquait la vue de la ville, bloquait la lumière, bloquait toute voie au bon sens ou à la raison, ainsi qu’à la justesse des choses.
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bilodohbilodoh   26 mai 2016
— Pour l’amour du ciel, non, rétorqua-t-elle aussitôt. Il est plus important de comprendre les gens que de les pardonner. » 

Brunetti se demanda si sa femme venait juste de découvrir pourquoi Freud avait remplacer Jésus-Christ…

(Métailié, p.148)
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CormorobinCormorobin   17 février 2019
En gravissant les marches qui menaient au bureau de son supérieur, il songea à une histoire, sans doute fausse, qu'il avait entendue une fois, à propos d'une star de cinéma - était-ce Jean Harlow ? On racontait que lorsqu'on lui offrit un livre pour son anniversaire, elle le sortit de son papier cadeau, le regarda et dit: "Un livre ? Mais j'en ai déjà un."
Tout comme aurait pu le faire le vice-questeur Patta, il en était sûr et certain.
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umezzuumezzu   11 mai 2016
« Beaucoup veulent avoir ce genre de livres pour pouvoir s'en vanter, tout au moins auprès de certains amis, pour les impressionner avec leur nouvelle acquisition, et ils savent qu'on ne leur posera aucune question. Pour pouvoir dire qu'ils ont un manuscrit de Galilée ou une première édition de ceci ou de cela. Quelque chose de rare. Un survivant du XVI éme siècle. Un fragment du patrimoine culturel. » Sa voie s'était ternie, comme celle d'un magistrat énumérant les chefs d'accusation. «  Cela laisse entendre qu'ils sont plus sophistiqués que ceux qui s’achètent une Ferrari, je suppose. »
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bilodohbilodoh   22 mai 2016
…il songea à un histoire, sans doute fausse, qu’il avait entendue à propos d’une star de cinéma — était-ce Jean Harlow? On disait que lorsqu’on lui offrit un livre pour son anniversaire, elle le sortit du papier cadeau, le regarda et dit : « Un livre? Mais j’en ai déjà un. »

(Métailié, p.59)
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