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EAN : 9782757829615
336 pages
Éditeur : Points (02/01/2014)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 122 notes)
Résumé :
Venise, un été de canicule. Le commissaire Brunetti ne rêve que de se retirer dans la fraîcheur des montagnes en famille à l’abri des hordes de touristes quand l’inspecteur Vianello lui confie ses soucis : sa tante, une vieille dame crédule, obsédée par les horoscopes, divinations et prédictions en tous genres, retire de grosses sommes d’argent et il soupçonne un gourou peu scrupuleux de lui extorquer des fonds. Brunetti accepte de lui prêter main-forte et leur enqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  14 juillet 2018
C'est avec enthousiasme que j'ai entamé la lecture de Brunetti et le mauvais augure. Quoi, les lecteurs de cette série policière de Donna Leon auront droit à un épisode qui flirte avec le fantastique, ne serait-ce qu'un peu ? Eh bien non, pas du tout. Il est vaguement question d'un escroc qui fait croire à de vieilles dames sans défenses qu'il peut leur prédire l'avenir, moyennement des sommes d'argent importantes, mais ce n'est pas l'enquête principale. C'est un meurtre, tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Au moins, l'auteure nous épargne une énième histoire de fraude ou de scandal financier dans la Sérénissime. L'élément du pseudo-voyant, ce n'était qu'une petite distraction mais j'aurais aimé qu'elle soit plus exploitée, surtout que la belle-mère de Brunetti allait y être impliquée. Tant pis ! Plus haut, j'ai qualifié le meurtre d' «ordinaire» mais je ne le pensais pas de manière négative. C'est ce que j'aime des romans de Donna Leon : pas de crime horrible dont on nous abreuve de détails sanglants ni des effets recherchés visant à révolutionner vainement le genre ou en mettre plein la vue. Brunetti mène tranquillement son enquête (classique) qui se déroule d'elle-même. le rythme est très lent mais ça convient à une histoire qui se déroule à Venise. Et ça fait une lecture d'été parfaite. du moins, pour moi, ce l'est. Pas trop compliqué ni trop sombre, avec un enquêteur qui sait profiter de la vie : bon vin, bonne bouffe, belles scènes de famille (on est aux antipodes des détectives scandinaves au passé trouble), un mode de vie à essayer de reproduire.
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bilodoh
  24 juillet 2015
Venise au mois d’août, les Vénitiens détestent les touristes qui envahissent leur ville, mais les Vénitiens font tout pour attirer les touristes qui font vivre la cité.

Dans la chaleur estivale, Brunetti désire partir en vacances et aller se rafraîchir dans la montagne, mais on découvre un cadavre, un greffier de justice, un bon gars, irréprochable, toujours présent au travail, un célibataire sans histoires qui vivait avec sa vieille mère. Qui pourrait bien lui en vouloir ? Y a-t-il des embrouilles au sein même du système judiciaire ? N‘est-ce pas un milieu à aborder avec beaucoup de doigté ?

En parallèle, une autre affaire, une vieille tante qui se met à dépenser beaucoup d’argent. Serait-elle victime d’un escroc ? On peut observer comment fleurissent les faiseurs de miracles, les voyants et les devins, dans un monde où la pratique religieuse semble s’affaiblir.

Souffrant de la canicule et surtout privé de la merveilleuse cuisine de Paola, le commissaire travaille à la sueur de son front pour dénouer les intrigues.

Difficile de dire si c’est vraiment un très bon polar, car je ne suis pas très objective, j’ai trop de plaisir à retrouver Venise et son commissaire de police.

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Commenter  J’apprécie          340
oran
  27 novembre 2017

On sait que le climat de Venise est continental, l'été il y fait très chaud, voir caniculaire. Pour le commissaire Brunetti , cette température excessive devient insupportable mais il faut continuer à travailler , il doit même écourter les jours de congés qu'il avait envisagé prendre avec avidité , loin de la lagune, au frais, à Glorenza dans la région du Trentin-Haut-Adige dans le nord-est de l'Italie pour tenter de trouver l'assassin d'un greffier au tribunal.
L'intrigue est convenue mais je retrouve avec autant de plaisir, ce charmant commissaire humaniste , Guido, pour les intimes. Partager son quotidien n'est pas forcément ce qu'il y a de plus désagréable !
Un moment de détente délectable, sans souffrir de la chaleur, moi cet été, j'ai déjà donné !
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Cath36
  06 mai 2013
Une très bonne nouvelle aventure du commissaire Brunetti, dans laquelle Donna Leon s'en prend à ses malfrats de prédilection : les charlatans qui abusent de la crédulité de leurs victimes. Elle avait déjà évoqué le problème à plusieurs reprises mais ici c'est le sujet même du roman. Ses autres malfrats préférés que l'on retrouve de façon récurrente sont comme toujours l'Etat et la Justice, les deux mamelles de la corruption italienne.
Ce qui est nouveau ici, c'est le mordant avec lequel elle dénonce la crise et ses méfaits, tant sur le plan sociétal que sur le plan politique, de son regard lucide et avec sa plume acérée. Merci à "Madame Léon" de dire tout haut ce que pense le peuple mais que l'on étouffe sous le politiquement correct. Tant il est vrai que ce qui se passe en Italie est à peu près la même chose que ce qui se passe en France.
Bref j'ai dévoré ce roman en une journée, profitant du soleil revenu pour m'imaginer des journées de canicule...
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Lenocherdeslivres
  22 avril 2020
Pour moi, les Brunetti sont comme les Terry Pratchett : des petits bonbons que je garde dans un coin de l'étagère. Pas trop loin pour ne pas les oublier. Mais surtout pas trop près pour ne pas céder trop facilement à la tentation de les prendre et de les dévorer illico. Confinement oblige, je me suis permis de piocher dans ma petite pile et j'ai lu, pardon, avalé Brunetti et le mauvais augure.
J'ai retrouvé le Brunetti que j'aime : attentif à la ville qu'il habite et apprécie toujours autant (malgré les touristes – pas facile, d'ailleurs, quand on lit cette série, de se dire qu'on va aller visiter cette cité : les touristes ressemblent tellement à une calamité ; enfin, en ce moment, la question ne se pose pas!) ; attentif également à la souffrance des autres, surtout les plus démunis, mais sans angélisme ; attentif à sa famille (que l'on ne voit pas beaucoup dans cet épisode ; juste ce qu'il faut pour s'apercevoir que son épouse se radicalise de plus en plus et offre des avis très tranchés sur la société, dont, ici, une charge virulente contre le communisme du temps de l'Union Soviétique) ; attentif, enfin, au regard des Anciens (Brunetti s'en remet toujours aux anciens Romains, voire Grecs et, si vous observez mes autres lectures, vous pouvez comprendre que cela me touche).
Les personnages habituels sont là, plus ou moins longtemps : la splendide et ingénieuse signorina Elettra, seule personne à ne pas sembler souffrir de la chaleur écrasante de l'été ; Patta et sa chose, le lieutenant Scarpa, méprisables à souhait ; le collègue et ami Vianello, dont l'importance ne cesse de croître. Et le médecin légiste, et le pilote du bateau de police…
Bref, tout ce qu'il faut pour un moment agréable, dépaysant mais pas trop (car en lisant un Brunetti, j'enfile mes chaussons confortables, et c'est un des buts). L'intrigue est solide. Comme souvent, on démarre deux intrigues, sans lien les unes avec les autres : d'un côté, un astrologue qui arnaquerait ses clientes, dont la tante de Vianello (Brunetti doit-il enquêter sur cette affaire privée ?) ; d'un autre une dénonciation à propos de possibles accointances de deux membres de la magistrature avec certains entrepreneurs et d'ajournements de jugements bien utiles. Bien évidemment, ces deux affaires finissent pas se croiser, de manière assez naturelle. Dans ce roman, l'habituel côté dénonciation sociale est présent (le rejet de l'homosexualité, entre autres), ainsi que le côté sordide de certaines familles. Et donc le dégoût de Brunetti devant ce monde qu'il semble avoir de plus en plus de mal à supporter.
Malgré cette grisaille morale, lire ce roman policier, qui se déroule dans une Venise estivale toujours aussi prompte à faire rêver, a été pour moi un grand moment de plaisir. Une douceur sucrée dont je garde la prochaine perle pour plus tard...
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critiques presse (1)
LeFigaro   22 mars 2013
La nouvelle enquête du commissaire Brunetti est un succès de plus pour la plus vénitienne des romancières américaines.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   24 juillet 2015
Brunetti songea avec quelle perfection les rituels de la Rome préchrétienne […] se fondaient dans ceux de l’Italie moderne; les mauvais esprits étaient écartés à coup de tisane magique (hors de prix) ou de goupillon, et l’avenir révélé par des cartes. Les siècles passent et nous n’apprennent rien.

(Points, p.297)
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bilodohbilodoh   15 juillet 2015
… il ignorait tout des raisons pour lesquelles les vieilles femmes avaient été la cible favorite des inquisiteurs. Peut-être parce qu’il y a beaucoup d’hommes stupides et méchants et que les vieilles femmes sont faibles et sans défense.

(Points, p. 16)
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SachenkaSachenka   08 juillet 2018
- As-tu au moins la preuve que ce Gorini est un charlatan?
- C'est l'histoire de sa vie - une suite d'entourloupes en tous genres.
- Ah, murmura-t-elle, voilà qui me rappelle un peu nos chers dirigeants.
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oranoran   27 novembre 2017

En octobre, le visage du vice-questeur rappellerait un café macchiato (1) dans lequel il y aurait, au fur et à mesure du passage des semaines, de plus en plus de crème, décembre voyant la proportion s’inverser complétement.
(1) expresso surmonté d'une petite couche de mousse de lait, chez nous, on dit « café noisette »
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Cath36Cath36   05 mai 2013
"Pense un peu aux frères et aux soeurs aînés de tes copains de classe. Combien d'entre eux ont-ils trouvé un emploi correct ? Ils ont toutes sortes de "super diplômes" dans toutes sortes de "super domaines", mais ils squattent le domicile familial et vivent aux crochets de leurs parents. Et... ce n'est pas parce qu'ils préfèrent se la couler douce, mais parce qu'il n'y a pas de travail pour eux. S'ils ont de la chance, on leur offre des contrats temporaires, mais on les vire dès que c'est fini et les boîtes reprennent quelqu'un d'autre pour six mois."
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