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ISBN : 2702154522
Éditeur : Calmann-Lévy (18/02/2015)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Tandis que les feuilles d’automne commencent à tomber, le vice questeur Patta demande à Brunetti d’enquêter sur une petite infraction commise par la future bru du maire. Le commissaire Brunetti n’a guère envie d’aider son patron à récolter les faveurs politiques, mais il est bien obligé de s’incliner. Puis c’est au tour de sa femme, Paola, de lui présenter une requête. L’handicapé mental employé par leur pressing vient de mourir d’une overdose de somnifères, et Paol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  27 août 2016
Un autre polar vénitien du commissaire Brunetti. On le retrouve avec plaisir, même si c'est la trame est moins dense, sans beaucoup de bouffe ou d'atmosphère qui provoque de douces réminiscences d'un passage dans la sérénissime.

Il ne s'agit pas d'une enquête criminelle à proprement parler, puisque c'est Paola, la femme de Brunetti, qui veut en savoir davantage sur un pauvre garçon aperçu dans le voisinage, un simple décès qualifié d'accident ou de suicide. Ce qu'on découvrira sur le jeune homme sera un bon prétexte pour railler les travers de la bureaucratie du pays.

On s'en douterait au titre, il sera question de parole, de langage, comme pilier essentiel de la culture. La famille Brunetti se préoccupe de la qualité de la grammaire et le commissaire peut même se réjouir d'un subjonctif bien placé ! Ça ne doit pas toujours être évident dans un pays où subsistent de nombreux dialectes. On n'y parle pas seulement l'italien, on peut aussi parler vénitien et chaque région a ses raisons de se sentir supérieure aux autres.

Il sera aussi question de maltraitance et d'éducation. On pourra même se sentir interpellé lorsqu'on évoquera la complicité tacite de tous ceux qui se sont parfois posé des questions sur le sort d'un enfant, mais n'ont jamais osé poser ces questions, et surtout poser les gestes qui auraient pu changer les choses.

Un polar à la trame un peu tiède, sans beaucoup de suspens, mais avec quelques réflexions intéressantes, un roman qui plaira aux fans de Brunetti, mais surement pas le meilleur de la série.
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MicheleP
  02 avril 2015
Il ne se passe rien. Brunetti doit enquêter sur une possible infraction qui menacerait la bru du vice-questeur Patta. Affaire réglée en dix minutes. Alors, à la demande de sa femme, il s'intéresse au cas d'un pauvre sourd-muet, employé dans le pressing où la famille Brunetti porte son linge. le garçon, qui semble s'être suicidé, n'avait aucune existence civile. Accompagné d'une jeune assistante napolitaine (Viannello est vexé et le laisse seul sur cette affaire) , Brunetti enquête, parcourt Venise, se heurte au silence de tous ceux qu'il interroge. Il déjeune chez lui, rentre tôt, écoute les discours écolos de sa femme et de sa fille, boit distraitement son verre de vin. Les employés de la police municipale continuent à vivre leurs petits problème, la signorina Elettra s'aide maintenant des deux mains pour se relever et n'a plus de fleurs dans son bureau. L'automne commence à Venise, la première pluie torrentielle arrive à la fin de l'histoire, trois vendeurs tamouls apparaissent, dont Brunetti "se demandait souvent s'ils étaient lyophilisés et revenaient à la vie à la première goutte d'eau, les mains pleines de parapluies à 5 euros". le train-train de Venise et de sa police, le charme d'une histoire lente et presque sans enjeux, le long des canaux et des ruelles. La conclusion arrive par hasard : une histoire sordide, mesquine et triste. Un livre auquel j'ai mis la note maximale parce qu'il est presque complètement épuré, sans suspens, un peu lent, un peu mélancolique, comme la fin de la belle saison à Venise, comme la fin de la belle saison de la signorina Elettra. Une sonate d'automne.
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alainmartinez
  06 septembre 2017
J'aime la série du commissaire Brunetti de Donna Leon. J'apprécie l'intrigue simple dans une atmosphère de Venise le long des canaux, sa critique d'une certaine Italie et sa description de la cuisine, le calme de Brunetti et sa vie de famille.
Dans ce vingt-deuxième volume, « le Garçon qui ne parlait pas », le commissaire Brunetti enquête, à titre privé, sur la mort de David, jeune handicapé sourd-muet. Mais qui est vraiment David ?
Quelle énorme déception! C'est comme si Donna Leon n'aimait plus Venise, son commissaire Guido, les bons petits plats italiens. Tout est fade dans ce volume. Un soupçon de complot vous attire au début, mais vous êtes vite lassé par la faiblesse de l'enquête. le commissaire Brunetti s'ennuie et nous avec.
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emi13
  05 janvier 2017
Je pensais retrouver un bon polar avec le commissaire Brunetti, et bien non à part les personnages toujours très attachants et le beau Venise rien ne vient, c'est lent. Paola la femme de Brunetti lui demande de se renseigner sur la mort d'un jeune homme qui travaillait au lavoir, un garçon pas comme les autres, calme, qui ne parle à personne à cause de sa surdité, personne ne semble s'en occuper. de rue en rue, de voisinage en voisinage Brunetti comme toujours va tomber sur un secret. Mais lequel……..
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Fantine
  28 février 2015

Un simple fait divers entraine le Commissaire Brunetti entraine dans une enquête non officielle, et, comme d'habitude, il reçoit l'aide de toute la questure, ridiculisant le Vice Questure Patta, et, son âme damnée Scarpa.
Ce nouvel opus est un excellent cru car l'on retrouve Brunetti au meilleur de sa forme, arpentant les rues et autre calle de Venise afin de rétablir la vérité devant un crime, et, plus particuliérement une injustice qui le révolte.
Faisant fi de sa hiérarchie qu'il juge toujours aussi incompétente, et, n'ayant toujours pas compris les méandres faisant le charme, (et parfois l'agacement, la révolte et/ou le fatalisme), d'une ville qu'il aime par dessus tout, Brunetti se lance à fonds dans ses enquêtes tout en utilisant les compétences, les réflexions de chacuns, et, que se soit ses collègues de la questure (qui lui font confiance) et/ou sa femme à qui il se confie "aveuglément".
Comme d'habitude, on part à la découverte d'une Venise, différente selon les saisons et/ou les circonstances, tout en croisant des personnages haut en couleur.
C'est aussi l'occasion pour Donna Leon de révéler les méfaits (solitude, cupidité, etc) de la société actuelle au travers les yeux d'un homme fonciérement bon, intelligement, mais, lucide envers ses congénaires ...
A lire si l'on apprécie les "flics" hors normes, et, surtout agissant hors des sentiers battus afin de résoudre une enigme, même insoluble, tout en ayant raison.
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
alainmartinezalainmartinez   13 août 2017
— Donc vous êtes une famille de policiers ? conclut Brunetti avec un sourire.
— Je suppose que oui, dottore. Le frère de Sandro, Luca, est garde-côte.
— Et quelqu’un d’autre encore ?
— Non, monsieur. » Puis Pucetti se ravisa, et sourit : « Ma mère a un berger allemand. Est-ce que ça compte ?
— Je ne pense pas, Pucetti. Sauf s’il a été dressé pour flairer les bombes ou la drogue. »
Le sourire de Pucetti s’élargit. « J’ai bien peur que tout ce qu’il sache flairer, c’est sa pâtée, dottore.
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umezzuumezzu   01 juin 2015
Ils se tournèrent et se regardèrent, forcés de se confronter à l'inévitable : les enfants grandissent et les enfants s'en vont. Lorsque leur téléphone sonnera après minuit, il ne sera plus possible de longer le couloir et d'aller jeter un coup d’œil dans leur chambre pour avoir l'assurance immédiate, concrète, qu'ils y sont. Endormis ou éveillés, en train de lire sous leurs couvertures avec une lampe de poche ; plongés dans le sommeil ; faisant la tête, contents ou mécontents : rien de tout cela n'ayant plus la moindre importance, face à la certitude qu'ils sont bien là, sains et saufs, à la maison.
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alainmartinezalainmartinez   14 août 2017
Les prêtres avaient enseigné, à Brunetti et ses amis, que la gourmandise était l’un des péchés capitaux, mais il n’avait jamais su ce qu’était la gourmandise. Ou, plus précisément, même s’il avait saisi que cela signifiait trop manger, il n’avait jamais compris où commençait ce trop. Comment le fait d’avoir envie que sa mère lui resserve des sardines marinées pouvait être « pas bien » ? Quelle était la sardine qui le ferait passer du stade du plaisir au stade du péché ?
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umezzuumezzu   02 juin 2015
La mort livre la famille au chagrin, puis à la valse apparemment sans fin d'un bureau à l'autre. Prendre les dispositions pour la messe et l'enterrement, obtenir la concession funéraire au cimetière, clôturer les comptes en banque, bloquer le paiement des pensions, annuler la redevance de la télévision, couper la ligne téléphonique, fermer les compteurs d'eau et de gaz, prévenir le facteur. Chacune de ces opérations nécessite au moins une visite au bureau concerné : beaucoup se trouvent à la mairie, mais d'autres à Piazzale Roma ou perdus dans d'autres bastions de l’administration municipale, perdus au diable vauvert.
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bilodohbilodoh   25 août 2016
Combien d’heures étaient sacrifiées chaque jour aux dieux de la paresse et de l’incompétence ? Combien de sacrifices faisait-on chaque jour ouvrable sur l’autel d’Éris, la déesse du chaos ?

(Points policier, p.111)
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