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3,26

sur 120 notes
Bill
  12 mars 2022
Je n'ai pas attendu longtemps, à peine trois semaines, avant d eme plonger dans un autre roman de Donna Leon

J'avais envie de douceur, d'une chaude ambiance familiale, de senteurs italiennes ... et j'ai trouvé le tout dans ce roman qui même s'il met en scène des policiers enquêtant sur un décès, oui, mais ce n'est pas un roman policier. au sens où ce n'est pas une enquête de police ! 

Guido Brunetti et sa femme Paola apprennent par hasard le décès de l'homme muet qui servait d'homme à tout faire dans le pressing où ils déposaient leurs vêtements. 

Renseignements pris auprès du médecin légiste, aucune lésion physique n'empêchaient cet homme de parler. 

S'ensuit une enquête hors normes auprès des gens ayant fréquenté cet homme, cherchant sa famille, des voisins, les rares personnes qui l'avaient aimé ... 

Une enquête dans le sordide des affaires vénitiennes, entre bonnes troussées, enfants cachés et fortunes enviées. 

Le tout bien sûr sur fond d'antagonismes Nord / Sud, entre équipière napolitaine, chefs romains et traditions vénitiennes si bien portées par Guido et sa famille .

D'autres romans de Donna Leon m'attendent dans ma liseuse ... Je pense m'y replonger bientôt ! 
Lien : http://les-lectures-de-bill-..
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bagus35
  11 septembre 2019
Pour les fans des enquêtes du commissaire Brunetti . Pas beaucoup de rebondissements.
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caryatide
  23 mars 2015
Brunetti revient avec une histoire douce mais très, très amère..Patta lui a confié une Mission Très Importante (cela concerne le Fils du Maire et les élections approchent) mais cela sera très vite réglé et va lui laisser du temps pour la tache confiée par Paola : comprendre les raisons de la mort d'un jeune homme sourd muet et sans doute un peu simplet qui passait son temps au pressing où ils ont l'habitude de laisser leurs vêtements.
S'occuper de lui maintenant qu'il est mort alors que tout le monde l'ignorait quand il était vivant, cela paraît un peu paradoxal, mais Paola y tient...Mais vivant, ce jeune homme l'a-t-il été ? Parce qu'il n'existe nulle part, ni pour l'état civil, ni sur les registres de l'éducation nationale, ni pour la sécurité sociale...Il n'est donc pas né, n'a pas été scolarisé, n'a jamais été malade ni soigné...comment cela est-il possible ?
Brunetti commence donc ses recherches et se rend très vite compte que si, dans son quartier tout le monde est au courant de l'histoire de ce jeune homme, personne ne souhaite en parler. Ni sa mère, qui refuse de fournir des papiers d'identité (il est donc impossible de l'enterrer), ni ses "employeuses" du pressing, ni les voisins, ni la famille pour laquelle sa mère travaillait quand il est né. le silence est impressionnant.
Brunetti finira bien sûr par comprendre cette histoire bien plus dramatique qu'on ne pouvait l'imaginer, où la cupidité sordide et l'extrême bêtise se mélangent dans Venise où l'automne s'installe sous la pluie, ce qui ne risque pas nous remonter le moral.
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christinebeausson
  29 mai 2020
Bienvenue "dans un pays rempli de faux aveugles, de gens qui continuent à bénéficier de la retraite de parents morts dix ans plus tôt, d'individus déclarés handicapés à cent pour cent qui jouent au golf ou au tennis".
On y respire le climat de l'Italie, de la Vénétie plutôt, où la femme du peuple propose de régler un des problèmes de la vie quotidienne en envoyant une bombe à Montecitorio (le palais qui abrite la chambre des députés à Rome) et où sa copine suggère que ce serait dommage d'abîmer l'édifice, il est si beau !
La mafia rode entre les pages, avec ses petits compromis et ses grosses affaires.
Déambuler dans Venise, sur ses canaux, observer les palais, la lumière et être ébloui virtuellement "par leur infinie et insouciante beauté. La pierre, le ciel, l'or, le marbre, l'espace, les proportions, le chaos, le désordre, la gloire".
Une simple histoire de famille, glaçante ... une intrigue qui tourne autour d'un éventuel suicide .... pas une vraie enquête mais juste une interrogation sur qui était celui qui ne parlait pas, celui dont personne ne voulait vraiment s'occuper ...
Une histoire simple au rythme lent, où on laisse doucement s'installer l'automne et où l'on finit par aller faire un tour sur la plage du Lido juste pour dire au revoir et à bientôt à l'été !
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spleen
  31 mars 2015
L'attrait de Venise ne suffit pas pour trouver un quelconque charme à ce nouvel épisode des enquêtes du Commissaire Brunetti !

Creux, plat, vide, insipide... je me suis amusée en cours de lecture (c'est dire tout l'intérêt que j'ai porté à cette lecture ) à chercher tous les adjectifs pouvant définir cette histoire, j'en ai d'autres en réserve mais je ne vais pas en plus vous infliger cette liste !

Certes, il y a la petite dose obligatoire de corruption des édiles locaux et des difficultés générales de la population italienne avec une conjoncture économique difficile et le sujet finalement abordé dans ce roman porte sur la maltraitante infantile au sein de la famille sur fond de naissance illégitime et d'indifférence vis à vis des personnes handicapées .

La Sérénissime éternue et Brunetti nous explique à longueur de chapitre que l'automne et la mauvaise saison arrivent .

J'ai vraiment eu l'impression de perdre mon temps et on ne m'y reprendra plus avec Dame Leon .
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Carmendb
  11 août 2019
Promenades dans les rues de Venise ou sur les canaux, sous les premières pluies d'automne. Douceur de vivre chez les Brunetti dont "la religion … c'était la langue. Les calembours, les jeux de mots, les mots croisés et les contrepèteries leur tenaient lieu de communion et de confirmation."
C'est sans doute son instinct de flic mais aussi son amour des mots, sa vénération pour le verbe, qui va convaincre sans peine le commissaire Brunetti à écouter son épouse Paola, bouleversée, quand elle lui apprend la mort subite du jeune sourd muet qui travaillait depuis des années dans la boutique du pressing de leur quartier. Sans en référer à son supérieur, Brunetti se penche sur cette affaire.
L'enquête que Patta, le vice-questeur, lui demande de diligenter à propos d'une boutique de masques, sera vite résolue, le maire, son fils, avocat incompétent, et la fiancée de celui-ci, se trouvent au coeur d'une affaire bien simple de corruption et de népotisme. Ce qui laisse du temps à Brunetti et à son équipe pour se pencher sur ce mystérieux David Canavella qui vient de mourir et dont ils ne trouvent trace nulle part. Davide n'existe pas pour l'administration…
Avec Donna Leon on explore, à la fois les beautés cachées de Venise et les mystères des non-dits, les mensonges, les secrets de famille, les rumeurs. On suit Brunetti, de son pas tranquille, de son appartement confortable à la boutique, du Palais des Lembo au café, de la morgue au commissariat, et on chemine avec lui sur les traces de la vérité.
Encore un excellent moment passé ce commissaire italien. A ne pas éviter !
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umezzu
  04 juin 2015
Chez Donna Leon, le drame social côtoie souvent l'enquête policière. Au fil de ses aventures, le commissaire Brunetti rencontre le long des canaux de la Sérénissime l'humanité dans sa diversité : migrants clandestins, vendeurs à la sauvette, ouvriers de verrerie, salariés d'abattoirs, roms, …

Cet opus ne dépare pas de la série, même si l'aspect investigation policière disparaît de plus en plus. de fait, il n'y a pas formellement d'enquête de la police lorsqu'un employé de pressing, sourd et muet, décède d'une surabsorption de médicaments. Ce garçon, Brunetti et Paola son épouse l'ont croisé pendant des années. Manifestement handicapé, un peu perdu, il rendait service à sa façon.

A la demande pressante De Paola, Brunetti tâche d'en savoir plus. Il rencontre sa mère, une harpie, et cherche à reconstituer l'itinéraire de ce garçon. Or les voisins se taisent, et,, malgré les recherches informatiques de la signorina Elettra, on n'en retrouve aucune trace dans toutes les administrations. Qui était ce malheureux, sans papiers, ni existence légale ? Comment expliquer l'attitude de sa mère bien peu remuée par ce décès ? A son rythme, Brunetti va mettre à jour un secret de famille remontant à des décennies.

Voilà une cuvée Brunetti qui ne sirote pas avec autant de plaisir que les autres. Il y a bien quelques scènes familiales touchantes dans la famille de Brunetti avec ses grands enfants, quelques réflexions sur les préjugés régionalistes, quelques bisbilles et jalousies proprement féminines, mais ces éléments éparts ne font que remplir le livre avec un kaléidoscope des thèmes habituels de Donna Leon, sans lui donner une âme.
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Melcleon
  07 septembre 2020
Avec le commissaire Brunetti, nous parcourons, à pied ou à bord d'un vaporetto, les "calli, campielli et canali" de cette ville si particulière qu'est Venise, nous participons aux conversations plutôt relevées, intellectuellement parlant, qui animent les repas familiaux, nous bénéficions de l'expertise informatique de sa secrétaire, sans laquelle il pataugerait lamentablement dans le marécage administratif italien. Mais cette fois les talents de signorina Elettra se heurtent à un mur. Paola, l'épouse du commissaire, s'étant émue du décès – naturel ? – de l'homme silencieux, sourd peut-être, et semble-t-il un peu retardé qui aidait les employées du pressing dans le quartier où ils résident, le commissaire, discrètement, cherche à en savoir un peu plus sur lui. Or les bases de données, officielles ou non, passées au crible par sa secrétaire restent elles aussi totalement silencieuses : l'homme n'a pas d'existence légale. Brunetti, pour avancer, en est réduit aux seuls interrogatoires directs des témoins, qui plus est en se rendant à leur domicile puisqu'il s'informe à titre personnel, profitant du temps libre dégagé par la résolution expresse d'une affaire confiée par son supérieur et qu'il lui présente comme "en cours".
Pas de violence physique dans cette histoire, mais une certaine âpreté psychologique s'amalgamant aux tensions sociales à l'oeuvre dans une cité où la grande bourgeoisie a joué un rôle majeur depuis des siècles, sans oublier le poids de la religion, interprétée de diverses façons. Derrière les portes de palais souvent bien décrépits se jouent des drames qui, s'ils ne sont pas forcément mortels, influent sur le cours de toute une vie, suscitant parfois ressentiment, filouterie et malveillance de la part des victimes. La mère du vieux garçon décédé est au centre de cet écheveau dans lequel Brunetti tente de démêler le vrai du faux, avec l'aide d'alliés de circonstance moins cartésiens que lui.
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mjaubrycoin
  28 juin 2016
On a beau être une inconditionnelle de la famille Brunetti et se délecter à la description des plats composant leur menu quotidien familial, il faut quand même pour maintenir l'intérêt du lecteur qu'il y ait une enquête policière digne de ce nom et un suspense qui donne envie de continuer à tourner les pages.
Désolée mais ce n'est pas le cas ici, et j'ai été déçue de ce nouvel opus de cette série vénitienne policière. Toujours les mêmes thèmes récurrents, la corruption des élites, le délitement des liens sociaux, l'hypocrisie bien pensante d'une société encore marquée par un catholicisme traditionnel présenté de façon caricaturale et réductrice.
Il ne se passe vraiment pas grand chose au niveau criminel dans la Sérénissime, nimbée par les brumes de l'automne et le Commissaire Brunetti se met à enquêter sur la mort d'un homme handicapé qui rendait quelques petits services dans le pressing où il fait entretenir ses costumes. Ce malheureux a mené une vie tellement discrète avant de trépasser, que nul ne sait vraiment qui il est , étant dépourvu de tout état civil et de tout rattachement administratif.
Sa mère qui devrait déplorer le décès accidentel de son fils unique, serait-elle responsable de cette mise à l'écart ?
Oui, vous l'avez deviné, l'intrigue est cousue de fil blanc et on devine bien rapidement l'issue que nous réserve Donna Léon d'habitude beaucoup plus inventive dans la mise en oeuvre de des intrigues.
Il est dommage qu'une série qui était auparavant excellente, s'enlise dans un tel bourbier et que même l'évocation de la vie quotidienne vénitienne ne suffise plus à réveiller l'intérêt du lecteur.
Pour ceux et celles qui veulent faire connaissance avec le sagace Commissaire Brunetti ,je ne saurai trop recommander "Mort à la Fenice" ou le plus récent "cantique des innocents" qui sont vraiment excellents.
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Bigmammy
  06 mars 2015
Toujours la douce ambiance de Venise, ses étroites venelles, le Grand Canal et la désinvolture un peu vulgaire des gondoliers, la beauté de ses paysages.
Une histoire presque insignifiante : la mort, vraisemblablement naturelle, d'un homme dans la quarantaine, sourd, muet et légèrement handicapé mental. Paola et Guido le connaissent depuis des années car il donne un coup de main au pressing où ils déposent leurs vêtements. La mort de Davide les émeut, même si elle ne donne pas lieu, a priori, à enquête officielle. Guido Brunetti va chercher à savoir comment ce garçon en est venu à se suicider aux barbituriques.
Cependant, à part l'adresse de sa mère où les services d'urgence sont venus le chercher, on ne sait rien de lui. Il n'a pas de papiers – sa mère prétend qu'elle a été cambriolée mais n'a pas signalé ce fait à la police – et même l'efficace signorina Elettra ne parvient à retrouver aucune trace de cet homme dans les fichiers administratifs : ni certificat de naissance, ni carte de sécurité sociale, ni titre de pension, ni passeport … rien. Ce garçon n'existe pas. Comment cela est-il possible à l'heure de l'informatique ?
Le commissaire Brunetti va mener son enquête personnelle avec l'aide de sa collègue Claudia Griffoni. Personne ne veut parler - l'omerta n'est pas une spécialité napolitano-sicilienne - et surtout pas la mère du jeune homme. Quel lourd secret ou banal secret cache-t-elle ? Comment se fait-il qu'elle n'ait conservé aucun document concernant son fils et taise l'identité de son père ?
Evidemment, il s'agit d'une sombre histoire de famille, de jeune employée tombée enceinte de son riche patron et élevant seule son enfant handicapé. L'histoire d'un être désespérément seul, sans relations avec quiconque, emmuré dans sa surdité et jamais soutenu dans son éducation. Car sait-on vraiment s'il fut attardé mental ? Si seulement on avait pris en charge ses difficultés, si on lui avait appris à communiquer avec son environnement ? Seul, le médecin de sa mère qui l'a soigné à de rares occasions, va révéler à Guido Brunetti un élément étonnant.
Pour une fois, Donna Leon ne s'attarde pas trop – un tout petit peu tout de même - sur la corruption endémique qui règne en Italie. Elle se penche sur la détresse humaine, la violence intrafamiliale donnée, subie et transmise, cachée sous le vernis de la religiosité, sur la cupidité ordinaire et l'ignorance de la plus élémentaire tendresse humaine, l'indifférence de tous devant la maltraitance puisque dans le quartier où vivait le jeune Davide, tout le monde savait …
Une histoire cruelle et pleine d'humanité, qui se termine par une lueur d'espoir : les deux jeunes collaboratrices du commissaire, Elettra et Claudia, qui étaient à couteaux tirés au début de l'enquête, finissent par se trouver des affinités de compétences, et on découvre les talents innés du jeune inspecteur Pucetti … Autant de pistes pour de nouvelles aventures.

Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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