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William Olivier Desmond (Traducteur)
EAN : 9782020340403
301 pages
Éditeur : Seuil (02/10/1999)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Le cadavre du célèbre avocat vénitien Carlo Trevisan est retrouvé dans un train et c'est, bien sûr, le commissaire Brunetti qui est chargé de mener l'enquête. Arpentant les quartiers malfamés de Venise, il tombe sur la piste d'un trafic international de prostitution et va découvrir un commerce plus ignoble encore qu'une "traite des Blanches" post-rideau de fer... Donna Leon rend hommage à l'atmosphère unique de la cité des Doges. On retrouve l'univers attachant de s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
adtraviata
  30 mai 2020
Tout commence en automne avec un accident de camion spectaculaire, glissages en montagne, plongée dans le ravin et découverte d'un chargement… spécial. L'affaire aura un lien avec les meurtres de notables que le commissaire Brunetti devra résoudre au début de l'hiver.
C'est la quatrième enquête du commissaire Brunetti que je lis et dans celle-ci, la ville n'a pas vraiment un rôle particulier. Pas de quartier mis en avant dans l'enquête (et il n'est pas question de quartiers mal famés, comme l'évoque la quatrième de couverture) mais plutôt la haute bourgeoisie d'affaires vénitienne, des avocats, des experts-comptables qui m'ont fait penser à la haute société victorienne décrite par Anne Perry dans ses romans : belle façade respectable et coulisses sordides, immondes.
Pas de quartier spécial donc, mais Brunetti rencontre quand même la soeur de la signora Elettra (la secrétaire « magique » du vice-questeur Patta) au café Florian, rien de moins. Pas de scène pittoresque avec Patta, qui se contente de cultiver envers et contre tout les apparences du commissariat. (Heureusement qu'il y a maintenant la brillante Elettra, dont les ressources et la créativité flirtent toujours avec les limites.) Et pas de bonne recette cuisinée chez les Brunetti, même si les conversations avec sa femme Paola et sa fille Chiara sont passionnantes et aident le commissaire à résoudre l'enquête.
Ce n'est peut-être pas le plus palpitant épisode de la série, donc, mais il a bien rempli son office de « divertissement ». A la fin, Brunetti est confronté à une disparition de preuves qui a sûrement dû le mettre dans une rage folle (plus qu'un règlement « à l'italienne » ou plutôt d'une certaine frange au pouvoir), qui renforcera sûrement son sens de la justice et de l'honnêteté dans les romans suivants.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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Jrp
  29 avril 2020
Encore une fois Donna Leon dénonce la corruption et le laxisme en Italie. Ce n'est pas caricatural comme dans un mauvais film. Et non, ça ne m'empêche pas d'être un amoureux de l'Italie et en particulier de Venise.
Cette fois l'auteure nous confronte au trafic des femmes de l'Est et à la prostitution à grande échelle. En somme à ce que l'humain peut avoir de plus barbare. Même que en refermant ce roman on ressent un certain malaise.
Guido Brunetti, comme toujours, est profondément humain. Les personnages secondaires : la secrétaire Elletra (que j'aimerais bien rencontrer) et l'épouse Paola, sont très typés.
L'enquête et l'intrigue sont très bien menées. La plume de Donna Leon est efficace et agréable à lire. On ne laisse pas notre lecture avant la fin.
Commenter  J’apprécie          120
Rhodopsine
  05 septembre 2014
Un polar sans surprise, une enquête qui se déroule, un commissaire entouré de collègues plus ou moins efficaces, une bureaucratie pesante, mais surtout Venise. Pas une ville de guide touristique, pas une visite guidée déguisée, non, Venise pour un Vénitien, avec la pluie, le brouillard, les bonnes adresses, les vaporetti qu'on attend mais auusi les bars mal famés, les trafics immondes.
Un "polar du dimanche", de ceux qu'on a plaisir à commencer le matin pour achever le soir, pas inoubliable mais qui vaut pour le voyage à Venise.
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Enya75
  01 septembre 2019
Chaque enquête du Commissaire Brunetti est prétexte à entrer dans un sujet brûlant différent. Donna Leon sait parfaitement mettre le doigt là où ça fait mal, pas par voyeurisme, mais par souci de montrer comment cela se passe dans notre société, pas toujours reluisante, et l'humain est toujours mis en avant... L'humain qui peut se retrouver extrêmement vulnérable ou effrayant.
Comme l'indique le titre, on entre dans le milieu de la prostitution... On ressent par moments un peu de malaise (Donna Leon s'appuie sur des faits réels) mais la plume habile de l'autrice nous montre tout cela vu par l'oeil désillusionné de Brunetti, il ne s'insurge pas, il est patient et ira jusqu'au bout.
Pas vraiment de suspense haletant dans cette enquête mais la persévérance et la perspicacité du Commissaire font mouche, il suffit parfois d'un détail pour faire bifurquer les recherches...
Inutile de préciser que les repas pris chez les Brunetti sont tout autant le réconfort du Commissaire que celui du lecteur... Entre deux découvertes macabres, on aimerait tellement être invité chez le Dottore et goûter la merveilleuse cuisine De Paola !
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letitbe
  22 juillet 2012
Peut-être connaissez-vous l'expression anglo-saxonne "page-turner" qui n'a pas de traduction française assez satisfaisante. Un "page-turner" c'est un livre dont on tourne les pages avec empressement pour en connaître le dénouement.
"Le prix de la chair" fait partie de ces livres. Je l'ai lu en une journée. J'ai eu bcp de plaisir à retrouver le commissaire Brunetti, sa famille,son équipe et les quartiers de Venise.
Le plaisir vient aussi de la fluidité de l'écriture et de la trame.
L'intrigue, en elle-même,ne bouleverse pas les codes du polar. le dénouement laisse un goût plutôt amer. Mais il est agréable de retrouver des personnages de plus en plus familiers et sympathiques.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
GrouchoGroucho   06 avril 2015
.../...
C'est la jeune femme qui rompit le silence.
- Ils vont me tuer, vous savez ?
Brunetti s'était presque assoupi dans la chaleur du véhicule.
- Quoi demanda-t-il en secouant la tête et en se redressant sur son siège.
- Une fois qu'ils seront que j'ai été arrêté, que c'est moi qui les ai tué, ils n'auront pas le choix. Ils devront m'éliminer.
- Je ne comprends pas.
- Je connais leur identité.
.../...
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Elle s'est pendue dans sa cellule.
.../...
Elle l'avait averti, mais il n’avait pas voulu l'écouter. Elle lui avait même donné le nom de l'homme qu enverrait les tueurs.
.../...
+ Lire la suite
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GrouchoGroucho   06 avril 2015
.../...
- Tu parles toujours avec mépris de moi répliqua Brunetti avec un sourire un peu forcé.
- Non, Guido. J'adopte un ton méprisant en te parlant à toi. C'est différent. Jamais je ne dirais la même chose de toi.
- Parce que ce serait déshonorant ?
- Précisément, dit-elle avec un sourire.
- Et ça ne l'est pas de me le dire à moi ?
- Bien sûr que non, en particulier, si c'est vrai. Parce que cela reste entre nous, Guido, et que cela ne regarde en rien le reste du monde.
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GrouchoGroucho   06 avril 2015
.../...
Paola se tourna vers son mari.
- Voudrais-tu expliquer à ta fille, Guido ?
Comme toujours, au plus fort d'un différend, prenant exemple sur certaines espèces négligentes de rongeurs, elle abandonnait toute prétention à la maternité et laissait au père le soin de s'occuper des petits.
.../...
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rkhettaouirkhettaoui   03 mai 2014
On offrait à une jeune femme d’un pays en voie de développement la promesse d’une vie meilleure en Europe – parfois par le biais de l’amour, d’un tendre amour, mais le plus souvent on faisait miroiter un emploi de domestique, ou dans le spectacle. Là-bas, en Europe, lui disait-on, elle aurait la possibilité de vivre correctement et de gagner assez d’argent pour en envoyer à sa famille, et même peut-être, un jour, pour faire venir les siens dans ce paradis sur terre.
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letitbeletitbe   22 juillet 2012
Il s'était souvent dit que la seule intervention sans risques que l'on pouvait subir à l'hôpital civil de Venise était une autopsie : le patient était déjà mort, il ne pouvait plus rien lui arriver de grave.
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Donna Leon se dévoile en répondant, avec humour et sincérité, au questionnaire de Proust.
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