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EAN : 9782702163252
370 pages
Calmann-Lévy (12/09/2018)
3.66/5   130 notes
Résumé :
Surmené et épuisé, le commissaire Brunetti décide de prendre des vacances. Loin de Paola et de la questure, il s'offre un séjour en solitaire dans une villa de l'ïle de Sant'Erasmo. Au programme : ramer sur la lagune et ne penser à rien. Sa retraite tourne court quand le gardien de la propriété disparaît. Contraint de mener l'enquête, Brunetti voit ses vacances virer au cauchemar. Et dans les brumes de la laguna vénitienne, de bien vilains secrets refont surface...
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
3,66

sur 130 notes

umezzu
  19 février 2019
Les derniers Donna Leon ronronnaient gentillement. Une impression de déjà-vu, sans trop de profondeur. L'exécution annuelle d'une commande de l'éditeur.
Ces disparus de la lagune se situe à un tout autre niveau.
Son héro, le commissaire Guido Brunetti fait une espèce de « burn-out », qui l'amène à partir se ressourcer dans une villa sur l'une des petites îles de lagune. Un coin un peu préservé ; la vue est dégagée, la terre est entourée de cette lagune, qui historiquement a fait la protection et la richesse de Venise. le temps passe différemment. Les îliens n'ont pas les mêmes rapports qu'à la ville ; les pêcheurs offrent leurs poissons, qui demain ne seront plus bons, le propriétaire d'un verger offre ses abricots à peine tombés de l'arbre pour les mêmes raisons. Un lieu où se nichent des espèces d'oiseaux migrateurs et les ruches de Davide Casati, le gardien de la villa. Un vieil homme taciturne, mais qui rencontre avec émotion Brunetti, avant bien connu son père. Ils avaient dans leur jeunesse ramé ensemble. Et Guido de suivre la trace paternelle en ramant de concert avec Davide sur son puparin, sa barque, allant de canaux en barenes, ces langues de terre qui ressortent à marée basse.
Brunetti redécouvre un horizon qui n'est pas bouché par les bâtisses le long des calle et où la foule des touristes ne vient pas perturber le quotidien.
Mais, après une tempête, Davide disparaît. Brunetti, quoiqu'en congé maladie, s'associe aux recherches.
Le climat du livre s'instille doucement. Un brin de nostalgie. Un peu d'écologie (une thématique récurrente chez Donna Leon). le récit ne ressemble en rien à une enquête policière classique. Juste Brunetti et ce Davide, avec qui en quelques jours se noue une forme d'amitié. Un Davide intérieurement dévoré par la mort de sa femme et par un grave incident qui a eu lieu il y a des années à Marghera, dans la zone industrielle qui jouxte la sérénissime. Une série de petites touches qui s'accompagne de réflexions sur le handicap et, encore et toujours, sur la responsabilité de chacun dans l'avenir de notre terre.
J'avais pris peu de plaisir aux cinq ou six derniers épisodes de cette série policière. Ce tome se détache nettement du lot. Donna Leon a su y placer plus de réflexions intérieures et de profondeur, tout en trouvant un rythme qui convient parfaitement au paysage qu'elle décrit.
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bilodoh
  01 avril 2019
Un polar écologique dans la lagune de Venise.

Suite à un incident, le commissaire Brunetti se retrouve à l'hôpital. On lui prescrit du repos. Il va dans une maison de campagne où il se refait une santé en ramant avec un vieil homme qui a été un ami de son père. L'homme s'occupe aussi d'abeilles dans la lagune et est préoccupé parce que ses chères petites bêtes meurent sans qu'on sache pourquoi. Lorsque survient une disparition, Brunetti sort de sa convalescence pour participer à l'enquête.
On retrouve avec plaisir les personnages de Donna Leon et les problèmes de la société vénitienne.
Mais n'oublions pas qu'il n'y a pas qu'à Venise que meurent les abeilles…
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LePamplemousse
  01 août 2021
Le commissaire Brunetti est proche du burn-out, il doit donc impérativement se reposer.
Un arrêt maladie va le contraindre à prendre du repos, il va donc aller passer deux semaines seul dans une propriété familiale, loin de la ville, de sa famille, et surtout de son travail.
Là, il va pouvoir prendre le temps de lire, de faire du vélo, et de ramer avec le gardien de la villa où il séjourne.
Cet homme de 70 ans sera pour Brunetti un véritable ami durant ces deux semaines hors du temps, jusqu'à ce qu'il disparaisse.
J'ai beaucoup aimé ce volume un peu différent des autres, dans le sens où il ne s'agit pas d'une enquête classique et où de vieux secrets permettront de comprendre ce qui se passe.
Un opus plus calme mais aussi plus sombre que les précédents, un roman nostalgique où la noirceur de l'homme et sa lâcheté sont une fois de plus mises en lumière.
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morin
  14 janvier 2019
L'histoire se déroule en juillet. Une chaleur humide et étouffante s'est abattue sur Venise et sa région. Fatigué Brunetti supporte de moins en moins cette chaleur.
Afin d'éviter que Pucetti, son jeune collègue, ne commette une "bavure" durant l'interrogatoire d'un fils de notable vénitien Brunetti simule un malaise. Il profite de cet incident pour demander au vice-questeur l'autorisation de prendre quelques jours de congés.
Il part à San Erasmo , dans une maison appartenant à la famille de sa femme. Il y est accueilli par le gardien Davide Casati.
Pendant une dizaine de jours une amitié va lier les deux hommes qui passent ensemble des heures sur la lagune à ramer et à se baigner.
Mais Casati disparaît. Il est retrouvé mort, sous son bateau renversé.
Le repos est terminé pour Brunetti. Il décide d'enquêter sur cet homme : Qui était-il ? quelles sont les raisons pour lesquelles il est venu vivre à San Erasmo ?
Dans sa première partie ce roman est différent des ouvrages précédents. le cadre de l'histoire n'est plus ni le commissariat ni le domicile de Brunetti mais la lagune. Casati lui fait découvrir les abeilles, lui parles des poissons, des oiseaux, des avirons. Dans son écriture l'auteure nous fait ressentir la lenteur des heures passées par ces deux hommes.
Dans la deuxième partie, on retrouve le Brunetti des ouvrages précédents. Il cherche à connaître les raisons de l'explosion survenue il y a plusieurs années et dont les conséquences ont brisé en partie la vie de Casati.
Dans cet ouvrage Donna Leon reprend un thème qui lui est cher et qu'elle a déjà abordé dans deux ouvrages précédents "Réquiem pour une cité de verre" et "Mort en terre étrangère" : la pollution des sols et de l'eau dans la région de Venise. Une pollution provoquée sciemment, souvent criminelle, entraînant des dommages important tant au niveau des humains que de la faune et de la flore.
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mariecloclo
  09 septembre 2019
Après avoir lu plusieurs épisodes moyens, voire ennuyeux, je dois dire que j'ai plutôt apprécié celui-ci. Ce fut une bonne surprise. le début surprend un peu. Guido Brunetti, pour éviter qu'un de ses collègues n'ait de gros problèmes à cause de son caractère impulsif, se retrouve à l'hôpital pour avoir simulé un malaise cardiaque. Or, le médecin lui ordonne le repos complet car il est en burn-out. Sur les conseils de sa femme, Paola, il part un peu à l'écart de Venise et va se reposer. Il fait la connaissance de Davide, qui était un ami de son père, avec qui il va ramer tous les jours. Les deux hommes sympathisent un peu et parlent écologie, notamment abeilles car Davide a des ruches mais s'inquiète de la mort de nombreuses abeilles.
Quelque temps plus tard, Davide disparaît, Guido va mener l'enquête et notamment s'intéresser au passé comme ouvrier de Davide.
Le thème de l'environnement est très présent dans ce roman, le personnage principal n'est pas caricatural, il a sa part d'ombre. le cadre, au milieu de la lagune, est magnifique. Tout est crédible, je recommande cet épisode après plusieurs autres moins réussis.
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critiques presse (1)
LeDevoir   29 octobre 2018
La grande qualité du récit de Donna Leon est d’impliquer le lecteur dans cette histoire qui est à la fois sordide et en même temps d’une lumineuse beauté ; les passages où les deux hommes rament en silence sur la lagune sont à faire rêver et la traduction de Gabriella Zimmermann en rend les moindres détails avec bonheur.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
umezzuumezzu   20 février 2019
Le bateau s'arrêta et s'amarra. L a foule matinale des touristes débarqua. Ils partaient à la recherche des dentelles de Burano fabriquées en Indonésie et du verre de Murano fabriqué en Chine, certains que sur une île authentiquement vénitienne, ils trouveraient des produits authentiques. Et à petit prix.
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bilodohbilodoh   23 février 2019
« Partout, nous avons creusé et abîmé, et fait ce que nous voulions avec la nature. Et regarde ça, avait-il dit en indiquant la lagune sur sa droite, nous l’avons empoisonnée, elle aussi. » Son visage était crispé de colère.

(Calmann Levy Noir, p. 188)
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rkhettaouirkhettaoui   20 septembre 2018
Quel homme étrange, optimiste et résolu devait être ce Pline, qui collectait et enregistrait passionnément tous les aspects de la nature, enquêtait incessamment sur tout et finit victime de sa propre curiosité scientifique.
Désireux de voir de ses propres yeux l’éruption du Vésuve, il décida, assoiffé qu’il était de connaissance, de ramer jusqu’au pied du volcan, mais il changea de trajet pour aller sauver la femme d’un ami. Malgré les morceaux de pierre ponce brûlante et les cendres ardentes qui tombaient dans son bateau, il continua à naviguer. Selon la lettre où son neveu décrit les circonstances de sa mort, il déploya beaucoup d’efforts pour calmer l’inquiétude de tous ceux qu’il rencontrait. Mais sa bonne étoile s’éclipsa et le temps de vie qui lui avait été imparti parvint à son terme, et il mourut asphyxié par l’air chargé de poussières.
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AifelleAifelle   13 octobre 2020
Brunetti revit la corde autour de la jambe de Casati et tourna ses pensées vers le Casati encore en vie. Il se remémora le vieil homme et le plaisir qu'il avait à lui signaler les échassiers pataugeant et nichant dans la lagune et au milieu de la nature qui explosait littéralement de vie à chaque instant. Il se souvint notamment du bébé échassier aux ailes noires que Casati lui avait montré, se fondant parfaitement avec les roseaux et les brins d'herbe sèche. Casati connaissait les noms et les habitudes de tous les oiseaux qu'il voyait et les indiquait au citadin qu'il était avec une patience d'ange.
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umezzuumezzu   19 février 2019
C'est ainsi que fonctionne le harcèlement, songea-t-il, une personne commence, d'autres la rejoignent, en spirale, en distribuant des coups toujours plus forts, d'autres coups encore une fois que la victime est à terre, puis on l'encercle et on lui assène le coup de grâce.
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