AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2702163254
Éditeur : Calmann-Lévy (12/09/2018)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Le commissaire Brunetti, surmené par des dossiers compliqués, s’offre une retraite solitaire dans une superbe villa de l’île de Sant’Erasmo, loin de sa femme Paola et de son patron. Il a bien l’intention d’y passer ses journées à ramer sur la lagune vénitienne et à déguster des plats locaux. Mais soudain, le paradis vire au cauchemar quand le gardien de la villa, Davide Casati, disparaît lors d’un violent orage. Personne, pas même la femme qu’il rencontrait le soir ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
morin
  14 janvier 2019
L'histoire se déroule en juillet. Une chaleur humide et étouffante s'est abattue sur Venise et sa région. Fatigué Brunetti supporte de moins en moins cette chaleur.
Afin d'éviter que Pucetti, son jeune collègue, ne commette une "bavure" durant l'interrogatoire d'un fils de notable vénitien Brunetti simule un malaise. Il profite de cet incident pour demander au vice-questeur l'autorisation de prendre quelques jours de congés.
Il part à San Erasmo , dans une maison appartenant à la famille de sa femme. Il y est accueilli par le gardien Davide Casati.
Pendant une dizaine de jours une amitié va lier les deux hommes qui passent ensemble des heures sur la lagune à ramer et à se baigner.
Mais Casati disparaît. Il est retrouvé mort, sous son bateau renversé.
Le repos est terminé pour Brunetti. Il décide d'enquêter sur cet homme : Qui était-il ? quelles sont les raisons pour lesquelles il est venu vivre à San Erasmo ?
Dans sa première partie ce roman est différent des ouvrages précédents. le cadre de l'histoire n'est plus ni le commissariat ni le domicile de Brunetti mais la lagune. Casati lui fait découvrir les abeilles, lui parles des poissons, des oiseaux, des avirons. Dans son écriture l'auteure nous fait ressentir la lenteur des heures passées par ces deux hommes.
Dans la deuxième partie, on retrouve le Brunetti des ouvrages précédents. Il cherche à connaître les raisons de l'explosion survenue il y a plusieurs années et dont les conséquences ont brisé en partie la vie de Casati.
Dans cet ouvrage Donna Leon reprend un thème qui lui est cher et qu'elle a déjà abordé dans deux ouvrages précédents "Réquiem pour une cité de verre" et "Mort en terre étrangère" : la pollution des sols et de l'eau dans la région de Venise. Une pollution provoquée sciemment, souvent criminelle, entraînant des dommages important tant au niveau des humains que de la faune et de la flore.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Fantine
  26 septembre 2018

On y retrouve les thèmes de prédilection de Donna Leon : Venise (élargie dans le cs présent à l'île de San Erasmo), et, la protection de l'environnement ainsi qu'un commissaire Brunetti en pleine crise existentialiste, mais, surtout quelque peu (voire complètement surmené.
Le tout est mené sur un ton désabusé, triste, mais, grave. Un Donna Leon qui sort de l'ordinaire, avec un commissaire pas dans son "état normal", n'ayant plus ses repères, ni goût à rien. Même Pline l'ancien, son auteur antique "adoré", et, Paola, son épouse n'ont pas réussi à le sortir de sa léthargie afin qu'il retrouve sa verve, son allant habituel. Ce qui est quand même plus que rare chez "notre cher commissaire".
C'est aussi l'occasion de découvrir l'ile de San Erasmo. Cette dernière a tendance à être oublié, et, surtout supplanté par les îles de Burano, Murano, et Torcello.
Les Disparus de la lagune est, à mon avis, un des meilleurs tires, voire le meilleur de Donna Leon
Commenter  J’apprécie          90
Bigmammy
  24 octobre 2018
C'est une des lois du genre : nos policiers préférés ne peuvent prendre des vacances ou du recul – je pense à Hercule Poirot ou Jules Maigret pour les plus célèbres – sans qu'une nouvelle affaire ne leur tombe dessus.
Dans ce nouvel épisode de la vie de Guido Brunetti (le 26ème), cet événement n'apparaît pas immédiatement mais après une longue séquence naturaliste, scandée par le mouvement des rames plongeant dans l'eau, pivotant sur leurs dames de nage sculptées comme des oeuvres d'art : les forcoles.
Brunetti traverse un passage à vide. Il s'interroge sur le sens de son métier, voire de sa vie. N'est-ce pas aussi le cas de Donna Leon (elle a 76 ans)?
D'un commun accord avec Paola, il va se reposer à San Erasmo, une des petites îles de la baie et se lie d'amitié avec le gardien de la villa où il loge, Davide, un expert es navigation sur la lagune à bord de la merveilleuse barque qu'il a construite : un puparin.
Les deux hommes s'apprécient, et partent de longues heures ramer sur les eaux, entre les canaux et les vasières, au rythme des marées et au milieu d'une faune apparemment protégée … pour visiter les dernières amies de Davide : ses abeilles.
Jusqu'à un terrible orage et la disparition de Davide. Comment un tel navigateur émérite a-t-il pu se noyer ? La résolution de l'énigme va replonger Brunetti – c'est bien le cas de le dire – dans son destin de flic, d'autant plus qu'il a apprécié ce vieil homme jadis compagnon de régate de son propre père.
On retrouve ici la constante préoccupation qui traverse toute l'oeuvre de l'auteure : la dénonciation de la corruption et des dommages irrémédiables causés à l'environnement. Cette antienne – qui de temps en temps agace le lecteur - se double d'une réflexion très profonde sur la responsabilité, la culpabilité, le remords et la souffrance psychologique des personnages.
Certains trouvent l'ouvrage peu convainquant, trop lent, ressassant des thèmes éculés, archi-connus, à la fin transparente. Je ne suis pas de ceux-là : pour moi, c'est un roman très humain, tout en nuances et en sensibilité. Une belle oeuvre.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
jeannalbertina
  24 septembre 2018
La nouvelle enquête du commissaire Brunetti nous propose une autre atmosphère ; devant s'arrêter pour cause de "burn out", Guido part s'isoler dans un village de la lagune vénitienne. le gardien de la villa dans laquelle il réside et se repose disparaît et c'est le début d'une nouvelle enquête. de nombreuses pages sont consacrées à la description de la lagune version nature, ce qui crée une ambiance différentes de tous les romans précédents. Beaucoup de contemplation , une présence lointaine De Paola, l'épouse prof de fac et d'Elettra, la secrétaire. Les thèmes de la pollution et de la corruption sont toujours présents avec une amertume accrue.La magie opère toujours mais le ton se fait de plus en plus grave ...
Commenter  J’apprécie          70
lelivredapres
  26 décembre 2018
Cette 26ème enquête, présentée sur la quatrième de couverture comme l'une des meilleures de la série (mais c'est ce que l'on a tendance à dire régulièrement, non ?), s'est révélée à la hauteur et je dirai même qu'elle m'a particulièrement plu, peut-être parce qu'elle ne se passe pas exactement à Venise, et donc qu'elle est assez dépaysante, même si le commissaire ne s'éloigne de sa chère ville que pour se rendre… dans la lagune ; et aussi certainement, parce que Brunetti va mal, et que cela ne semble pas seulement passager.
Et cela commence lorsque, pour dissimuler la réaction mal contrôlée d'un collègue lors d'un interrogatoire, le commissaire Brunetti est amené à simuler un malaise. Il joue tellement bien la comédie, si l'on peut dire, qu'il est transporté à l'hôpital où il est obligé de se soumettre à quelques examens. En discutant avec sa femme Paola de la supercherie, il se rend compte qu'il ne supporte plus du tout son métier. Surmenage, burn-out, simple fatigue passagère ? le commissaire Brunetti décide de prendre quelques semaines de repos, seul avec quelques livres, dans une villa qu'une vieille tante de sa femme possède dans l'île de Sant'Erasmo.
Il y est accueilli par Davide Casati, un ancien ami de son père, qui s'occupe de la maison de la tante De Paola. Les deux hommes sympathisent et Davide propose à Brunetti de l'accompagner chaque matin à bord de son « puparin », une barque à deux rameurs, utilisée pour les régates notamment : l'homme doit se rendre dans différents endroits de la lagune pour s'occuper de ses ruches et récolter le miel. Brunetti est ravi car il avait l'intention de faire de l'exercice et les heures de rame lui seront d'un grand bénéfice, d'autant plus qu'elles sont accompagnées de longues discussions avec Davide.
Mais une nuit d'orage, Davide disparaît. Sa fille Federica pense qu'il est allé « parler » à sa femme au cimetière de San Michele, comme il en a l'habitude, mais il n'y a pas de traces de Davide là-bas. le commissaire Brunetti prend l'affaire en mains et accompagne les garde-côtes dans leurs recherches. le voilà parti dans une nouvelle enquête qui le mène à s'interroger sur la pollution dans la lagune, sur l'attitude volontairement criminelle de certaines entreprises industrielles des environs, comme sur les conséquences de la légèreté de tous en matière d'environnement pendant des années. le thème est d'actualité !
L'enquête de Brunetti est officieuse, et aidé de Vianello, de la perspicace commissaire Griffoni, et de la Signorina Ellettra, ils vont mettre à jour beaucoup d'éléments avant de conclure que parfois, la vérité n'est pas bonne à dire. Les révélations de personnes impliquées à des degrés divers dans une vieille histoire qui a des retentissements désastreux sur le présent, plongent Brunetti dans un questionnement philosophique profond.
Encore une fois, notre cher commissaire révèle sa sincérité et son humanité. le rythme lent du roman, au cours duquel Brunetti nous emmène avec lui ramer dans la lagune, pédaler sur la charmante petite île, partager repas et discussions avec les gens du cru, ainsi que les interrogations que le commissaire se pose grâce à la distance qu'il prend, font de ce nouvel épisode un des meilleurs en effet.

Lien : https://lelivredapres.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

critiques presse (1)
LeDevoir   29 octobre 2018
La grande qualité du récit de Donna Leon est d’impliquer le lecteur dans cette histoire qui est à la fois sordide et en même temps d’une lumineuse beauté ; les passages où les deux hommes rament en silence sur la lagune sont à faire rêver et la traduction de Gabriella Zimmermann en rend les moindres détails avec bonheur.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
morinmorin   14 janvier 2019
Brunetti se pencha sur le mort, sans se soucier de l'intégrité des preuves. De la main, il lui baissa les paupières, qui restèrent closes un moment, puis se rouvrirent. Brunetti sortit de sa poche un mouchoir en coton, trempé et informe ; il le déplia et le posa, dégoulinant, sur le visage du cadavre, puis il se remit à genoux et ferma les yeux.

page 162
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   20 septembre 2018
Quel homme étrange, optimiste et résolu devait être ce Pline, qui collectait et enregistrait passionnément tous les aspects de la nature, enquêtait incessamment sur tout et finit victime de sa propre curiosité scientifique.
Désireux de voir de ses propres yeux l’éruption du Vésuve, il décida, assoiffé qu’il était de connaissance, de ramer jusqu’au pied du volcan, mais il changea de trajet pour aller sauver la femme d’un ami. Malgré les morceaux de pierre ponce brûlante et les cendres ardentes qui tombaient dans son bateau, il continua à naviguer. Selon la lettre où son neveu décrit les circonstances de sa mort, il déploya beaucoup d’efforts pour calmer l’inquiétude de tous ceux qu’il rencontrait. Mais sa bonne étoile s’éclipsa et le temps de vie qui lui avait été imparti parvint à son terme, et il mourut asphyxié par l’air chargé de poussières.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   20 septembre 2018
Quel homme étrange, optimiste et résolu devait être ce Pline, qui collectait et enregistrait passionnément tous les aspects de la nature, enquêtait incessamment sur tout et finit victime de sa propre curiosité scientifique.
Désireux de voir de ses propres yeux l’éruption du Vésuve, il décida, assoiffé qu’il était de connaissance, de ramer jusqu’au pied du volcan, mais il changea de trajet pour aller sauver la femme d’un ami. Malgré les morceaux de pierre ponce brûlante et les cendres ardentes qui tombaient dans son bateau, il continua à naviguer. Selon la lettre où son neveu décrit les circonstances de sa mort, il déploya beaucoup d’efforts pour calmer l’inquiétude de tous ceux qu’il rencontrait. Mais sa bonne étoile s’éclipsa et le temps de vie qui lui avait été imparti parvint à son terme, et il mourut asphyxié par l’air chargé de poussières.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   20 septembre 2018
Votre travail. Votre besoin d’agir, alors que vous ne pouvez pas agir. Les limites imposées à votre champ d’action font que vous ne pouvez qu’arrêter et interroger les gens que vous croyez coupables d’un crime. Vous ne pouvez rien leur faire, et vous avez peu de chances de leur faire prendre conscience de la gravité des actes qu’ils ont commis. C’est pourquoi j’ai parlé de “besoin”, signor Brunetti. J’entends par là une obligation éthique. C’est parce que vous vous considérez comme impuissant que vous vous êtes retrouvé ici.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   20 septembre 2018
Votre travail. Votre besoin d’agir, alors que vous ne pouvez pas agir. Les limites imposées à votre champ d’action font que vous ne pouvez qu’arrêter et interroger les gens que vous croyez coupables d’un crime. Vous ne pouvez rien leur faire, et vous avez peu de chances de leur faire prendre conscience de la gravité des actes qu’ils ont commis. C’est pourquoi j’ai parlé de “besoin”, signor Brunetti. J’entends par là une obligation éthique. C’est parce que vous vous considérez comme impuissant que vous vous êtes retrouvé ici.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Donna Leon (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Donna Leon
Donna Leon se dévoile en répondant, avec humour et sincérité, au questionnaire de Proust.
autres livres classés : veniseVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

La Venise de Donna Leon

Le premier roman paru en France (1992) "Mort à la Fenice" est un roman à clef. Qui se cache derrière le chef d'orchestre très médiatique assassiné ?

Wilhelm Furtwängler
Antonio Toscanini
Herbert von Karajan
Agostino Steffani

13 questions
47 lecteurs ont répondu
Thème : Donna LeonCréer un quiz sur ce livre