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ISBN : 275788087X
Éditeur : Points (14/08/2019)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Qui est ce cadavre défiguré qui flottait dans le canal ? Aucun élément d’identification possible – si ce n’est une chaussure, – pas de signalement de disparition dans la région de Venise. Le mystère semble bien épais pour le commissaire Brunetti. Mais, il en est sûr, ce visage ne lui est pas inconnu. C’est l’irremplaçable Mlle Elettra qui l’aide à retrouver la mémoire : l’homme avait été filmé lors des manifestations des agriculteurs, à l’automne. La piste est frag... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  20 juillet 2018
J'ai lu sept ou huit romans de Donna Leon. Jusqu'à maintenant, même si ses enquêtes policières n'étaient pas les plus enlevante ou les plus originales, je les appréciaient tout de même. Venise et ses canaux, la bonne bouffe, la vie italienne entre la famille et les amis, etc. Même le rythme lent me convenait. Mais cette fois-ci, avec L'inconnu du Grand Canal, ça ne passe pas. Je me suis foutrement ennuyé. Un corps repêché, déjà lu. Quoi faire pour le rendre plus original ? L'affubler de la maladie de Madelung, qui déforme des parties du corps. L'enquête, quant à elle, est très conventionnelle. Beaucoup de blabla. le seul intérêt de ce bouquin (si c'en est vraiment un) est qu'il entraine le lecteur dans les méandres de l'industrie alimentaire, l'abattage. En tous cas, moi, ça ne m'a pas intéressé. Je l'ai terminé uniquement parce que je n'aime pas laisser un roman inachevé, la résolution de l'enquête ne m'intéressait pas du tout. de plus, cette lecture a mis en évidence un élément qui m'avait échappé jusqu'ici : je serait bien en mal de décrire les personnage. La droiture morale de Brunetti et sa famille, ça va, mais à quoi ressemble-t-il physiquement ? Pariellement pour la signora Elettra ou le vice-questeur Patta. Et ce pauvre Vianello, le fidèle assistant toujours au poste, un personnage plus vanille que ça, c'est impossible ! Pour que j'aie le temps de m'attarder à l'aspect physique des personnages secondaires, c'est que l'intrigue laissait beaucoup à désirer.
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Cath36
  04 décembre 2014
D'un ennui distingué. Cette pauvre Donna León peine à se renouveler et ce qui faisait le charme de ses romans précédents, présence de Venise, dénonciation des tares et des crimes d'une société corrompue jusqu'a la moelle, relations du commissaire Brunetti avec sa famille et avec ses superieurs, tout semble s'évaporer ici comme une acqua alta en plein soleil et il ne reste que les ombres pâles de personnages rendus diaphane par la minceur de l'histoire et la prévisibilité de l'intrigue. J'ai peiné à finir ce livre je l'avoue, et je ne garderai de la Venise à laquelle Donna León nous avait habituée qu'un lointain souvenir, et pas mieux de la terra ferma où se passe en grande partie cette nouvelle enquête.
L'auteur se noie dans des digressions qui n'aboutissent jamais et l'enquête se noie comme le cadavre de l'histoire au fil des pages. Ce sera sans doute le dernier livre que je lirai d'elle, ayant lu (et beaucoup aime) tous les autres.
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Bigmammy
  24 octobre 2014
Quand je réfléchis à ce qui m'attire dans les séries américaines, ce n'est pas tant la qualité de l'intrigue ou la vraisemblance du scénario que la psychologie des protagonistes qui retient toute mon attention. Ainsi en est-il des romans de Donna Leon et du plaisir sans cesse renouvelé à vivre un moment avec le Commissaire Guido Brunetti, ses collaborateurs et sa famille – à moins qu'ils ne fassent qu'un ?
A la différence de certains personnages récurrents de polars célèbres, Brunetti n'est ni alcoolique, ni handicapé par sa petite taille, ni malheureux avec la gent féminine mais au contraire un homme cultivé qui lit les auteurs antiques, aime passionnément son épouse Paola, respecte son adjoint Vianello, admire la signora Elettra particulièrement douée en informatique – elle est en réalité un fort habile hacker – et se joue de son imbécile patron, le vice-questeur Patta.
Cette 21 ème enquête commence avec un bien étrange cadavre : celui d'un homme atteint d'une maladie rare, retrouvé dans les eaux du Grand Canal mais dont personne n'a signalé la disparition ni ne réclame le corps. L'autopsie révèle qu'il a été assassiné de plusieurs coups de couteau mais qu'il n'était pas tout à fait mort quand il a été jeté à l'eau … Qui est-il ? Son physique étrange rappelle quelqu'un à Brunetti et l'on retrouve sa silhouette sur une vidéo filmée lors d'une manifestation paysanne. Il s'agit d'un vétérinaire récemment séparé de son épouse. Il travaillait aussi aux abattoirs pour arrondir ses fins de mois …
Avec Donna Léon, il n'y a aucune surprise : après le traitement des déchets toxiques gérés par la Camorra, la traque des homosexuels, les banques, les trafics d'enfants adoptés, les sans-papiers et les Roms, l'Italie et même la calme Venise recèlent des trésors de croustillants scandales de corruption. Nous avons bien de la chance, en France, que cette étincelante auteure n'ait pas choisi notre pays comme lieu de résidence, car elle aurait aussi trouvé matière à développer des histoires aussi ténébreuses.
Car le titre original du roman est bien plus explicite que celui de l'excellente traduction de William Olivier Desmond : « Beastly Things ». le scandale que risquait de dénoncer la victime est en effet lié à la non-déclaration de bêtes malades lors de leur remise à l'abattoir et par conséquent la mise en circulation de leur viande dans le circuit alimentaire.
L'une des scènes du livre nous montre en vue plongeante la chaîne d'abattage des animaux qui prend littéralement à la gorge. Vianello, l'adjoint pourtant baraqué du commissaire, en a la nausée et nous aussi. Heureusement ce moment difficile est contrebalancé par l'adorable dernier moment du roman, plein de tendresse. Mais je n'en dévoile pas plus …
Une nouvelle fois, une histoire italienne de tous les jours (mais souvenons-nous avec humilité de l'affaire de la viande de cheval congelée), racontée avec une foule de détails pointillistes, à la manière d'un Sisley ou d'un Seurat, décrivant de façon réaliste des spécimens de « pauvres types » particulièrement bien brossés. A dévorer avec le coeur bien accroché !
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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ladesiderienne
  13 décembre 2016
Je me réjouissais déjà à l'idée de découvrir Donna Leon à travers son commissaire Brunetti parcourant les canaux de "La Sérénissime". Réunir mon genre de lecture favori (le roman policier) et les beautés d'une ville sublime (que j'ai par ailleurs eu l'occasion de visiter) me préparait déjà à l'extase.
Quelle déception ! Dès les premières pages, mon enthousiasme a chuté et je me suis ennuyée pendant les 3/4 du roman. J'ai tout d'abord regretté que l'auteure ne s'attarde qu'en de trop rares moments à nous décrire l'ambiance si envoutante de Venise mais aussi les problèmes que lui crée sa célébrité : les gigantesques paquebots de croisière dans la lagune, la désertion des Vénitiens devant l'afflux de touristes...
Quant à l'intrigue policière, elle démarre de façon très classique : un cadavre est découvert dans le Grand Canal et c'est au Commissaire Brunetti et à son équipe d'y mettre tout d'abord un nom dessus. L'enquête va entrainer le lecteur dans un lieu à mes yeux digne de l'enfer de Dante, un abattoir peu soucieux de la sécurité alimentaire. J'avoue qu'étant sensible à la cause animale, c'est à partir de cette visite apocalyptique que mon attention a été captée. le lecteur va donc se trouver confronté au scandale de l'industrie de la viande et peut-être s'interroger sur ses habitudes alimentaires. Par ce biais, l'auteure évoque aussi le droit des animaux auquel je ne peux qu'adhérer. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié la scène finale : l'enterrement d'un vétérinaire où participent non seulement ses clients mais aussi leurs animaux qu'il a jadis soignés.
Si le fond du roman me parait tout à fait louable, la forme ne m'a guère convaincue car j'ai trouvé le style de Donna Leon compliqué, trop BCBG (certes on est à Venise, pas à St Denis mais c'est tout de même plutôt "ampoulé"). Les personnages ne m'ont pas paru non plus très charismatiques mais comme je l'ai dit, il s'agissait d'une première rencontre à laquelle j'accorde un 10/20. "Le cantique des innocents" m'attend dans un coin de ma PAL mais je pense qu'il va devoir patienter encore un peu...
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emi13
  10 janvier 2015
Début du livre un peu ennuyeux, il faut presque attendre la fin pour avoir un peu de mouvement .On a l' impression que l' équipe de Brunelli s'est endormie sur l'enquête .Un homme retrouvé sans vie complètement défiguré est repêché dans le Canal de Venice. .Brunetti doit se familiariser avec son nouvel ordinateur .Cette enquête va les emmener dans un abattoir, après ça ils auront difficile de manger un steack .Des animaux abattus n'importent comment pas toujours bons à la consommation .Serait-ce pour ça que l'homme défiguré a été tué ?

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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
dido600dido600   13 novembre 2019
le Parlement était devenu une véritable honte publique. Mais où était donc la foule en colère, pourquoi ne descendait-elle pas dans la rue ? Qui se levait au Parlement pour discuter du pillage pur et simple du pays ? Par contre, si une jeune fille vierge venait à être tuée, le pays entier devenait fou ; si l’on venait à égorger quelqu’un, la presse en parlait des jours et des jours.
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dido600dido600   13 novembre 2019
Les pires criminels sont les hommes politiques, mais comme on ne peut rien faire contre eux, ils ne comptent pas. Donc, qu’est-ce que vous avez, finalement ? Quelques cambriolages, quelques touristes à qui on a volé le portefeuille ? Le type qui a tué sa femme et qui vous appelle pour avouer son crime ?
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dido600dido600   13 novembre 2019
je suis très fatigué, et que je n’ai plus un millimètre carré de mon cerveau ou de mon cœur pour y faire entrer le moindre souci supplémentaire.
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dido600dido600   12 novembre 2019
Il y a des gens comme ça. Pas d’extase mystique, pas de Satan, pas d’enfance malheureuse ou de déséquilibre chimique dans le cerveau. Pour certaines personnes, la méchanceté, il n’y a que ça de vrai.
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dido600dido600   13 novembre 2019
Certains seraient capables des pires violences contre ceux qui font du mal à leurs bêtes. Je pense qu’ils sont idiots, mais je n’ai pas d’animaux domestiques, donc peut-être que ça m’échappe.
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