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William Olivier Desmond (Traducteur)
EAN : 9782020340380
308 pages
Éditeur : Seuil (02/10/1998)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 152 notes)
Résumé :
La police repêche, au petit matin, un cadavre flottant dans les eaux sales d'un canal de Venise. Tous les indices concluent à une agression crapuleuse, mais pour le commissaire Brunetti le mobile apparent est un peu trop simple. Et l'identité du mort est embarrassante : c'est un militaire américain de la base de Vicence.
Peu de temps après, un palazzo appartenant à un riche homme d'affaires milanais est cambriolé. Les deux affaires semblent apparemment sans r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Aline1102
  07 avril 2012
Un noyé repêché dans l'un des canaux de Venise est identifié comme étant un jeune Sergent de l'armée américaine. le jeune homme était en poste à Vicenza, où se trouve une importante base militaire US. D'après les premiers éléments de l'enquête, il semble que sa mort soit le résultat d'un vol ayant mal tourné...
Mais cette explication ne satisfait pas le commissaire Brunetti, chargé de l'enquête. Il se rend plusieurs fois à Vicenza, visite l'appartement du mort, et se rend compte du mystère qui entourait la vie du Sergent Foster.
Entre-temps, un cambriolage a eu lieu dans l'un des magnifiques palazzo de la ville. Cette enquête est également confiée à Brunetti, qui, là aussi, se pose de nombreuses questions. La victime, un riche homme d'affaires milanais, lui paraît étrangement suspect.
Brunetti finit par trouver un lien entre ces deux enquêtes. Mais, dans le cours de ses recherches, il s'intéresse à de nombreux personnages haut-placés, ce qui ne plaît pas à son supérieur...

Cette enquête du commissaire Brunetti était très intéressante à lire. En se lançant dans une intrigue mêlant de nombreux problèmes très actuels Donna Leon parvient à nous tenir en haleine jusqu'à la dernière page.
Mais malgré le suspense qui sous-tend tout le roman, c'est finalement une ambiance très relaxante qui se dégage surtout de la façon de travailler du commissaire Brunetti. D'après les descriptions de l'auteur, le couple Brunetti et leurs deux enfants vivent de façon assez sereine dans un magnifique appartement aménagé dans les derniers étages d'un ancien palazzo. Rien que l'environnement de leur vie familiale, donc, donne une impression d'élégance discrète et de calme patricien tout à fait délicieux. Ajoutez à cela les talents culinaires De Paola, et vous aurez compris que ce qui fait le charme de ce livre, ce sont surtout les milliers de petits détails que l'auteur nous livre à propos de la vie quotidienne des personnages principaux.
Cette façon de vivre, Brunetti donne l'impression de la transposer dans son domaine professionnel. Malgré les nombreux rebondissements de l'histoire, le commissaire semble prendre son temps pour résoudre les problèmes qui se posent. Et sa méthode toute personnelle paraît d'ailleurs tout aussi efficace que celle des enquêteurs qui s'agitent en tous sens puisque, finalement, le dénouement se révèle tel qu'il l'a imaginé...
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adtraviata
  05 juin 2018
J'ai retrouvé le commissaire Brunetti avec plaisir et même avec une certaine surprise, car Foster, le premier mort que l'on retrouve un matin au bord d'un obscur canal vénitien, apparemment victime d'une agression de rue, est un Américain qui travaillait au service de santé publique de la base américaine de Vicence. L'occasion pour le commissaire de se souvenir de l'histoire et de(s) (l')intérêt(s) de la présence US en Italie et de rencontrer la charmante supérieure hiérarchique de la victime, le docteur Peters. Brunetti va collaborer avec un capitaine de carabiniers présent sur la base le major Ambrogiano. Les autorités américaines font clairement de la rétention d'informations, voire de la manipulation, faisant croire à des histoires de drogue, mais impossible de rien prouver… Les intuitions de Brunetti se confirment quand, quelques jours plus tard, on retrouve la médecin morte d'une overdose. Suicide, déclare l'autopsie… Pendant ce temps, un riche industriel milanais se fait cambrioler dans son palais vénitien.
« Et si ces deux innocents avaient accidentellement mis les pieds là où il ne fallait pas, tout ça à cause d'une éruption suspecte sur le bras d'un garçonnet ? »
Dans cette enquête qui prend son temps faute de clarté dans les relations italo-américaines (et aussi pare que le commissaire doit contourner avec précautions les ordres du vice-questeur Patta, toujours aussi imbu de lui-même et attentif avant tout à flatter les autorités), Brunetti va naviguer en eaux troubles et découvrir – notamment grâce à son riche beau-père, qu'il ne porte pourtant pas dans son coeur – à quel point les autorités politiques, militaires et économiques peuvent user et abuser de leurs pouvoirs réunis. Sans vouloir révéler le fin mot de l'affaire, l'enquête se termine sur une note amère car Brunetti est muselé en beauté à la fin de l'affaire. Je me demande même si son sens de la justice et de l'honnêteté ne le mettra pas carrément en danger dans une future affaire… Ce sont ces qualités qui font que j'aime Brunetti, avec son sens de l'humour inébranlable. J'apprécie aussi le compagnonnage indéfectible de sa femme Paola.
Petit clin d'oeil : ce n'est que le deuxième Brunetti que je lis mais il y a à chaque fois une petite allusion aux Belges, purement anecdotique, mais ça me fait sourire.
Lien : https://desmotsetdesnotes.wo..
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Herve-Lionel
  01 mars 2014
N°658– Juillet 2013.
MORT EN TERRE ÉTRANGÈRE – Donna Leon - Calman-Lévy.
Traduit de l'anglais par William Olivier Desmond
Un cadavre vient d'être découvert aux petites heures du matin, apparemment poignardé et flottant dans les eaux noires d'un canal à Venise. Le commissaire Guido Brunetti se charge naturellement de cette affaire. Très vite il s'aperçoit que la victime est un Américain, plus exactement le sergent Foster de la base de Vicence. Il lui faudra donc travailler avec une armée étrangère ce qui ne lui facilitera pas les choses. Elles sont d'ailleurs suffisamment compliquées comme cela au quotidien avec son supérieur hiérarchique, le vice-questeur Patta qui n'est jamais aussi satisfait que lorsqu'il ne se passe rien à Venise puisque toutes les formes de délinquance, et particulièrement un crime de sang, sont synonymes de baisse de la fréquentation touristique dans la ville. Il faut dire que ce hiérarque est le type même du chef de service incompétent, ignare, profiteur à l'occasion, autant dire inutile, mais imbu de lui-même, de sa supposée importance et dont on se demande comment il a bien pu faire pour parvenir à ce poste.
Un peu macho quand même ce Brunetti quand il s'étonne de la présence des femmes, surtout officier et médecin, dans l'armée américaine, franchement italien aussi quand il oublie ses fonctions officielles de policier pour faire dans la combinazione, Vénitien avant tout quand il éprouve le besoin de décrire sa ville aux étrangers en sa compagnie ; il faut dire que la Sérénissime ne laisse personne indifférent. Il est amoureux de son épouse et attentif à sa famille mais ne dédaigne pas, à l'occasion, la compagnie des femmes, même si elles portent l'uniforme. Pourtant, il reste les réactions bizarres de cette femme, le capitaine médecin Peters et supérieur hiérarchique de Foster au service de la santé publique quand elle le voit à la morgue et qu'elle apprend la manière dont il a été assassiné. C'est peut être assez pour que le commissaire la soupçonne, ce qui ne simplifiera pas l'enquête de la police italienne ! Au début, tout paraît lisse dans la vie de Foster, mais une visite dans son appartement révèle la présence de cocaïne et une possible relation intime avec cette supérieure. Ainsi que pouvait bien justifier le meurtre de ce militaire, le vol, la vengeance, la jalousie ou une simple agression de rue ? Pourtant, les jours suivants révèlent la mort par overdose du capitaine Peters alors que cette dernière n'était pas toxicomane ! Autant dire que, malgré les ordres de sa hiérarchie, Brunetti a bien l'intention de poursuivre son enquête originelle.
Le vice-questeur, toujours aussi flagorneur, timoré mais surtout désireux de ne pas faire de vagues préfère traiter cette affaire comme une agression de rue qui aurait mal tourné et commande au commissaire de se consacrer à un cambriolage survenu dans un palais du Grand Canal appartenant à un important industriel milanais de l'armement. Au moins, comme cela, il se fera bien voir d'un important notable. Ainsi Brunetti abandonne-t-il cette affaire, officiellement seulement puisque contrairement aux apparences, il pense que ces deux enquêtes pourraient bien être liées. En effet, notre commissaire ne tarde pas à mettre à jour un trafic de déchets avec création de décharges sauvages à cause de la corruption des hommes politiques, du laisser-aller des autorités italiennes face aux Américains notamment en matière d'écologie, des différentes réglementations à l'intérieur des pays de la communauté européenne et de l'ombre de la Mafia.
Je ne connaissais pas cette auteure au nom à consonance européenne, née dans le New-Jersey mais qui a choisi la cité des doges pour lieu de résidence permanente. En revanche la série télévisée allemande qui a contribué au succès des enquêtes de son commissaire fétiche m'a encouragé à lire les vrais romans. Je n'en suis pas déçu, le voyage extraordinaire dans cette cité mythique autant que l'intrigue policière, malgré quelques longueurs, ont été pour moi l'occasion d'un bon moment de lecture.
© Hervé GAUTIER - Juillet 2013 - http://hervegautier.e-monsite.com





















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AndreeLaPapivore
  16 août 2015
Bien loin de l'image habituelle (on pourrait même dire du cliché) que l'on peut avoir du flic, divorcé et alcoolique, tourmenté par ses démons intérieurs, le commissaire Guido Brunetti est un mari et un père de famille à la vie tout ce qu'il y a de plus banale : il rentre déjeuner chez lui à midi, il a du mal à comprendre son fils adolescent, il s'intéresse au problème d'équilibrage du tambour de la machine à laver... Au travail, il passe plus de temps à remplir de la paperasse qu'à poursuivre des criminels. S'il n'avait un supérieur incompétent, plus préoccupé par l'accroissement de son carnet d'adresses que par la recherche de la vérité, Guido Brunetti serait un commissaire heureux. En effet, dans une Italie gangrénée par la mafia et la corruption politique, Venise fait figure d'exception car les crimes y sont plutôt rares.
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert les enquêtes de ce policier intègre et désabusé. L'intrigue, plus complexe qu'il n'y parait à première vue, est bien menée et les rebondissements sont nombreux. Il n'y a ni courses poursuites ni de fusillades, le rythme de l'enquête est assez lent, mais parfois cela fait du bien de lire un roman qui prend le temps de bien poser les choses. J'ai bien aimé la découverte de Venise de l'intérieur, sans concessions, bien loin des circuits touristiques et de l'image idéalisée que l'on peut en avoir. La description de la vie quotidienne sur la base militaire américaine et les problèmes engendrés par cette "occupation" sont très intéressants et ajoutent un côté réaliste au roman. Ajoutez à cela des personnages sympathiques et attachants, que l'on a envie de suivre au quotidien, et vous obtiendrez un très bon roman policier, agréable à lire. Une chose est sûre, je lirai les autres volumes de la série (il y en a plus d'une vingtaine publiés actuellement) avec beaucoup d'intérêt.
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edwige31
  31 juillet 2012
Ce nouvel épisode du Dottor Brunetti est une étonnante modernité. le depot sauvage de produits toxiques avec la complaisance coupable des politiques résonnent étonnamment. le Dottor Brunetti fait encore une fois preuve de perspicacité avec beaucoup de tact et d'élégance. c'est tré dynamique, sans temps morts. J'ai été très intéressée par le système militaire de coopération mis en place par les États unis en Italie : très bien décrits avec toutes les conséquences sur l'économie te la politique d'un pays
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
GrouchoGroucho   05 avril 2015
- Quand on demande une faveur, Guido, c'est toujours pour soi. En particulier, si elle concerne quelqu'un d'autre.
Comme Brunetti gardait le silence, le comte enchaîna :
- De quoi s'agit-il ?
- D'un officier des carabiniers. Ambrogiani. Il vient tout juste d'être muté en Sicile. Peux-tu faire en sorte qu'il ne lui arrive rien, tant qu'il sera en poste là-bas ?
- Ambrogiani ? fit le comte, comme s'il ne voulait rien savoir de plus que le nom.
- Oui.
- Je vais voir ce que je peux faire, Guido.
- Je t'en serais très reconnaissant.
- Le major Ambrogiani aussi, sans doute.
- Merci.
.../...
Au moment où Brunetti reposa le combiné, un détail de cette conversation lui revint brusquement à l'esprit et il resta pétrifié sur place, perdu dans la contemplation de sa main comme s'il ne pouvait la détacher de l'appareil. Le comte connaissait le grade d'Ambrogiani. Lui-même avait simplement parlé d'un "officier," mais son beau-père avait précisé "le major Ambrogiani." Le comte était aussi courant des activités de Gamberreto. Il était en affaires avec Viscardi - et maintenant, il n'ignorait rien du grade de l'officier des carabiniers... Que savait-il encore ? Et dans quelles autres affaires jouait-il un rôle ?
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ktyfamilyktyfamily   27 novembre 2011
Le jour de la semaine que Paola détestait le plus était le dimanche, car ce matin là, elle s'éveillait aux côtés d'un étranger. Depuis le temps qu'ils étaient mariés, elle s'était habituée à un mari qui, au saut du lit, était une créature sinistre, mauvaise, incapable de courtoisie pendant une heure, une présence hargneuse dont il n'y avait à attendre que des grognements et des regards sombres. Sans doute pas le plus charmant des compagnons, mais au moins lui fichait-il la paix et la laissait-il dormir. Sa place, toutefois, était usurpée le dimanche par quelqu'un qui, littéralement, ne cessait de gazouiller - rien que le mot la hérissait.
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KickouKickou   23 mai 2016
...C'est tout un petit monde, ici, un monde qui n'a rien à voir avec l'Italie. Il eut un geste vers sa fenêtre. C'est l'Amérique, ici, commissaire. C'est ce que nous allons tous devenir, j'en ai peur ... l'Amérique.
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78787510217878751021   26 avril 2015
Le jour de la semaine que Paola détestait le plus était le dimanche, car ce matin-là, elle s'éveillait aux côtés d'un étranger. Depuis le temps qu'ils étaient mariés, elle s'était habituée à un mari qui, au saut du lit, était une créature sinistre, mauvaise, incapable de courtoisie pendant au moins une heure, une présence hargneuse dont il n'y avait à attendre que des grognements et des regards sombres. Sans doute pas le plus charmant des compagnons, d'accord, mais au moins lui fichait-il la paix et la laissait-il dormir. Sa place, toutefois, était usurpée le dimanche par quelqu'un qui, littéralement, ne cessait de gazouiller - rien que le mot la hérissait. Débarrassé du fardeau de ses responsabilités, c'était un homme tout différent : amical, badin, amoureux. Elle l'avait en horreur."
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gorjussgorjuss   29 juillet 2014
Il ne m'est pas indifférent que ces choses se produisent,
que nous nous empoisonnions nous-mêmes et empoisonnions nos descendants,
que nous préparions en connaissance de cause la destruction de l'avenir,
mais je ne crois pas que l'on puisse faire quoi que ce soit
- je dis bien quoi que ce soit - pour l'empêcher.

Nous sommes une nation d'égocentriques.
C'est notre gloire mais ce sera aussi notre perte,
car pas un seul d'entre nous n'est capable de se vouer corps et âme au "bien commun".
Les meilleurs d'entre nous parviennent à se sentir responsables de leurs familles,
mais en tant que nation, nous sommes incapables d'en faire davantage.
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