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William Olivier Desmond (Traducteur)
EAN : 9782020525879
282 pages
Éditeur : Seuil (01/04/2005)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 120 notes)
Résumé :
Liftin, médecin allemand à la retraite, est tout heureux de faire rénover la vieille maison qu'il vient d'acheter dans le village de Col di Cugnan, à cent kilomètres de Venise. Mais en retournant la terre autour de la bâtisse, un ouvrier met à jour un cadavre, ou plus exactement un squelette. Ces restes macabres sont vite identifiés grâce à la découverte d'une bague portant le blason d'une des plus grandes familles de la noblesse vénitienne. Il s'agit de Roberto Lor... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Pois0n
  02 mai 2019
Si vous aimez les intrigues tortueuses et la recherche minutieuse d'indices, passez votre chemin, car ici, les investigations reposent avant tout sur l'interrogatoire de témoins et les déductions du Commissaire Brunetti. Il faut dire que le crime date un peu et qu'on est plus proche de « Cold cases – affaires classées » que des « Experts ».
Noblesse oblige est un polar au rythme lent, posé, où la véritable enquête ne démarre que passé le tiers du bouquin (qui ne fait que 283 pages). Avant ça, ça digresse beaucoup, ça n'est pas très palpitant, ça traîne, bref, on s'ennuie. On n'est ni véritablement immergés dans la haute société vénitienne, ni dans Venise elle-même : on nous balance certes des noms de lieux à tout-va, mais aucune description. A moins donc de connaître les endroits cités et de savoir à quoi ils ressemblent, difficile de suivre les pas du commissaire...
Par la suite, les investigations deviennent plus intéressantes, au fur et à mesure que Guido Brunetti commence à comprendre ce qui a pu se passer. Dommage que nous, lecteurs, grâce à une discussion du début du tome voulue anodine mais tellement sans rapport apparent avec l'histoire qu'on ne peut que faire le lien avec ce que l'on apprend très vite sur la victime, puissions ainsi deviner bien avant lui ce qui est arrivé au jeune homme du champ ! Heureusement, la chronologie des faits et le « pourquoi » demeurent un mystère jusqu'au bout, mais il faut avouer qu'être en possession d'une partie des réponses n'aide pas à se passionner pour l'enquête... Celle-ci se veut en outre très linéaire. le commissaire et ses adjoints ne tâtonnent pour ainsi dire pas, et les seuls rebondissements ne sont pas le fait de l'avancée de l'enquête, mais provoqués par des tiers.
C'est donc un petit polar tranquille et sans réelle surprise, où l'on suit d'un point A à un point B des personnages à peine esquissés, en dehors bien sûr du héros du héros principal. Même certains épisodes de nos vieilles séries policières à la française comme « Une femme d'honneur » sont plus mouvementés et riches en fausses pistes que ça ! Ça ne signifie pas pour autant que Noblesse oblige est un mauvais livre. L'enquête a beau être un peu fade, la plume de Donna Leon possède un certain charme qui parvient, heureusement, à sauver l'ensemble.
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Herve-Lionel
  01 mars 2014
N°660– Juillet 2013.
NOBLESSE OBLIGE – Donna Leon - Calman-Lévy.
Traduit de l'anglais par William Olivier Desmond
Tout près de Venise, on vient de découvrir le squelette d'un jeune homme qu'on identifie seulement grâce à la chevalière qu'il porte. Elle arbore les armoiries des Lorenzoni, une grande famille de Venise qui a appartenu à l'histoire. Pourtant, pendant la deuxième guerre mondiale, l'un de ses membres, le comte Picho Lorenzoni a livré aux SS le nom de tous les juifs de Venise dont beaucoup sont morts assassinés. le corps qu'on vient de retrouver, apparemment exécuté d'un balle dans la tête, serait celui de Roberto Lorenzoni, un jeune homme d'une vingtaine d'années, kidnappé deux ans auparavant sous la yeux de sa fiancée dans les environs de Trévise. Deux demandes de rançon furent formulées mais rien ne fut payé pour cet unique enfant du couple mais après un temps, on n'eut plus de ses nouvelles. Devant l'éventualité d'une erreur sur la personne ou d'un canular, Brunetti qui n'avait pas à l'époque été chargé de cette enquête, se documente avec précisions sur les circonstances de cette affaire. Il interroge, évidemment, la signorina Elettra, la toujours aussi efficace secrétaire de la questure mais, s'agissant d'une famille noble vénitienne, le commissaire se souvient opportunément que sa belle famille qui est également aristocrate pourrait bien lui fournir de précieux renseignements sur les Lorenzoni. le comte Falier, son beau-père accepte de lui dire ce qu'il sait. Les Lorenzoni étaient dans les affaires mais Roberto distrait, distant, superficiel, semblait moins doué pour cela que son père, tout comme il semblait peu versé dans les disciplines intellectuelles. Il n'était employé par le conte que dans le domaine de la représentation, des voyages. En revanche son cousin Maurizio, de deux ans son aîné et qui vivait dans sa famille, avait davantage de dispositions pour le commerce. Il aurait très bien pu avoir un rôle dans cet enlèvement. En effet, se positionnant comme véritable héritier, il avait un intérêt à la disparition de son cousin.
Dans le courant de ses investigations, le commissaire prend contact avec la petite-amie de Roberto qui a assisté à l'enlèvement ; elle est maintenant mariée et mère de l'enfant d'un autre homme, il s'assure de la véritable identité du cadavre et reprend en quelque sorte l'enquête initiale puisque, d'un simple enlèvement, il s'agit maintenant d'un assassinat. En fait Roberto était assez mystérieux mais Maurizio est lui-même un personnage assez énigmatique. Puis les événements se précipitent remettant en cause et les belles certitudes de Brunetti. Toute cette histoire devient logique, met en évidence un trafic international, la cupidité des hommes, le non respect des membres de cette famille, l'inconscience de tous...
J'ai moins aimé ce roman, à cause sans doute de ses longueurs mais il reste quand même un bon moment de lecture.
© Hervé GAUTIER - Juillet 2013 - http://hervegautier.e-monsite.com

























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spleen
  14 février 2013
Un petit coup de spleen avec cet hiver qui n'en finit pas, j'avais envie de retrouver l'atmosphère envoutante de Venise, voyager un peu mais là cela a été plutôt un coup d'épée dans l'eau des canaux ...
Le commissaire Brunetti est aux prises avec des ravisseurs et des trafics pas très propres .
Enquête peu palpitante qui pourrait se dérouler n'importe où.
Tant pis pour moi !
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Aifelle
  08 mai 2020
Entre un pavé de 800 pages et un autre de presque 600, j'ai glissé un Brunetti comme une petite sucrerie, histoire d'oublier ce confinement qui tourne en rond certains jours. Je l'ai acheté d'occasion, un peu au hasard, pour cette série j'ai l'impression que l'ordre chronologique n'est pas si important.
C'est le troisième que je lis et comme pour beaucoup de séries, l'enquête n'est pas forcément le principal intérêt du livre, c'est l'enquêteur qui m'intéresse et le monde que l'auteure a construit autour de lui. Et ce n'est pas tout un chacun qui a la chance de travailler à Venise, personnage à part entière.
Cette enquête se déroule dans le milieu de la grande noblesse vénitienne, dans une famille dont la généalogie est connue de longue date. le commissaire Brunetti fait donc appel à son beau-père, fin connaisseur de ce milieu, puisqu'il en fait partie lui-même.
On vient de retrouver dans la campagne le squelette d'un jeune homme disparu depuis deux ans, enlevé. Après deux demandes de rançon, personne n'a plus eu de nouvelles et les ravisseurs n'ont jamais été retrouvés. Seule une chevalière portant les armoiries des Lorenzoni permet d'identifier le jeune Roberto.
L'enquête va se dérouler lentement, dévoilant des histoires assez louches datant de la seconde guerre mondiale, un trafic inquiétant avec les pays de l'Est, des règlements de comptes familiaux impitoyables. Dans le même temps, Brunetti est préoccupé par sa femme Paola, dont son beau-père lui a affirmé qu'elle n'était pas heureuse.
Un épisode qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais que j'ai lu avec un certain plaisir paresseux, comme on retrouve un vieil ami.
Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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Fantine
  25 juin 2010
Il s'agit de la septième enquête du commissaire Brunetti.
Chargé de rouvrir l'enquête sur les circonstances du kidnapping, puis, de la mort d'un jeune noble vénitien, Roberto, fils du Comte Lorenzoni. Brunetti s'introduit au coeur de l'aristocratie vénitienne, et, cela grâce à sa noble belle-famille. En effet, Brunetti a épousé la fille unique du Comte Orazio Falier.
Au cours de son enquête, Brunetti découvre des trafics en tous genres, entre l'Italie et l'Europe de l'Est. le Comte Lorenzoni fait-il partie de ces organisations internationales de trafiquants ?
La mort du jeune Roberto, tué d'une balle dans la nuque, dont le corps à demi décomposé découvert, deux ans après son enlèvement, a-t-elle un lien avec ces trafics ? Parallèlement à son enquête, et, à la suite d'une remarque de son beau-père, Brunetti se pose des questions existentialistes sur l'amour qu'il porte à sa femme, sur l'avenir de son mariage, sur les rapports entre hommes et femmes.
C'est au contact des Comtes Lorenzoni et Falier qu'il découvre, vraiment le(s) code(s) d'honneur ainsi, que les différentes règles régissant le mode de vie de la noblesse.
Bien menée, comme toutes les autres investigations du Commissaire Brunetti, l'enquête sur le décès de Roberto, va le conduire sur des chemins troubles et difficiles qui vont réveiller en lui un sentiment d'impuissance face à l'horreur.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
GrouchoGroucho   06 avril 2015
- Non seulement vous n'avez pas recommandé le lieutenant Scarpa pour des félicitations, mais vous avez même suggéré qu'il soit transféré.
C'est avec le plus grand mal, que Patta contenait sa rage. Il avait emmené avec lui le lieutenant dans ses bagages quand il avait lui-même été nommé à Venise, quelques années auparavant ; depuis lors, Scarpa tenait le rôle d'assistant du vice-questeur mais, surtout espionnait pour le compte de son maître.
- C'est exact.
- Je ne saurai le tolérer.
- Tolérer quoi, vice-questeur ? Que le lieutenant soit transféré, ou que je me sois permis de le suggérer ?
- Les deux.
.../...
- Rien ne pourra me faire changer d'avis sur le lieutenant Scarpa. Rien ne pourra me faire changer la teneur de mes recommandations.
- Vous savez qu'elles seront lettre morte, n'est-ce pas ? insista Patta en repoussant cette fois le dossier de côté, comme pour éloigner tout risque de contamination.
- Peut-être, mais elles resteront dans les archives.../..
- Pour ce qui est du lieutenant Scarpa, la seule chose qui mérite d'être conservée est le fait que c'est un excellent officier et un homme digne de confiance.
- Dans ce cas, faites archiver cette opinion, vice-questeur, et je ferais archiver la mienne. Et un jour, comme c'est toujours le cas lorsqu'on se penche sur l'histoire, de futurs lecteurs détermineront qui, de nous deux, avait raison.
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78787510217878751021   03 février 2015
(Brunetti et Paola)

"Si jamais c'est nécessaire, lui dit-il en passant la tête par l'entrebâillement de la porte, on pourra toujours aller manger une pizza chez Gianni."
Elle leva les yeux.
"Peu importe comment elle va massacrer ces malheureux raviolis, répondit-elle, nous allons tous les manger, jusqu'au dernier, et j'en réclamerai même une seconde portion."
Avant qu'il ait pu protester, elle tendait vers lui un crayon menaçant.
"C'est le premier repas qu'elle prépare toute seule, et il ne pourra être que fabuleux."
Elle vit qu'il ne renonçait pas à ses objections et lui coupa une nouvelle fois la parole.
"Des champignons carbonisés, de la pasta qui aura la consistence de la colle à papier peint et un poulet qu'elle a décidé de faire mariner dans la sauce soja et qui sera donc à peu près aussi salé que la mer Morte.
- Ta description me donne envie de me précipiter à table."
Au moins, songea Brunetti, elle ne pourra rien faire contre le vin.
"Et Raffi? Tu vas l'obliger à manger ça?
- Crois-tu donc qu'il n'aime pas sa petite soeur ?" rétorqua-t-elle avec un ton de fausse indignation qu'il connaissait bien.
Il ne répondit pas à cette question rhétorique.
"Bon d'accord, je lui ai promis dix mille lire s'il mangeait tout.
- A moi aussi ?" lança Brunetti avant de s'éclipser.
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GrouchoGroucho   06 avril 2015
- Votre sœur est-elle au courant ? voulut-il savoir, se demandant ce qu'un médecin qui travaillait dans le système national de santé aurait pensé d'un proche qui payait pour ne pas avoir à passer par ce système.
- Et d'après vous qui m'a conseillé de prendre cette assurance-maladie ?
- Comment c'est elle ?
- Elle a souvent l'occasion de se rendre dans les hôpitaux, et elle ne sait que trop comment ça se passe.
Elle médita un instant là-dessus puis ajouta :
- Ou bien il vaudrait mieux parler de ce qui ne s'y passe pas. La semaine dernière, une se ses patientes a été hospitalisé au Civile, dans une chambre avec six autres femmes. Elles sont restées deux jours sans qu'on leur apporte à manger, et elle n'ont jamais pu savoir pour quelle raison et qui était responsable.
- Et comment ont-elles fait ?
- Heureusement, les parents de quatre d'entre elles sont venus leur rendre visite. Elles ont partagé avec les autres. Sinon, elles n'auraient rien mangé.
.../...
Si vous voulez qu'on change vos draps, il faut payer. Ou pour avoir le bassin. Barbara a fini par baisser les bras, et c'est pour ça qu'elle m'a conseillé d'aller dans une clinique plutôt que dans un hôpital, si jamais j'en avais besoin.
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gorjussgorjuss   20 décembre 2015
"Je pense à ce qui est dit dans la Bible, depuis quelque temps", dit-elle,
laissant Brunetti stupéfait.
Elle était la plus athée de toutes les personnes qu'il connaissait.

"Tu sais, ce passage dans lequel il est dit œil pour œil, dent pour dent", reprit-elle.

Comme il acquiesçait, elle enchaîna :
"Autrefois, je considérais cela comme l'une des pires choses qu'avait déclarées
ce dieu particulièrement déplaisant...
Cette façon de crier vengeance, cette soif de sang."

Elle serra les journaux contre sa poitrine et détourna les yeux,
cherchant comment formuler ce qu'elle voulait dire.
Puis elle revint vers lui.

"Mais récemment, il m'est venu à l'esprit que ce qu'il voulait dire, peut-être,
était juste le contraire.
- Je ne comprends pas.
- Au lieu d'exiger un œil ou une dent,
ce qu'il nous dit est qu'il y a une limite,
que, si nous perdons un œil,
nous ne pouvons pas demander davantage qu'un œil,
que si nous perdons une dent,
nous ne pouvons exiger qu'une dent ;
pas une main... et encore moins un cœur."
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78787510217878751021   03 février 2015
(Paola à Brunetti)
..."Ce n'est pas parce que nous sommes plus intelligents que nos émotions sont forcément plus élevées, Guido."
...
"Ca nous arrange de croire que les émotions les plus viles, la haine et la colère, par exemple, sont inhérentes aux classes sociales les moins bien loties, qu'elles leur appartiennent en quelque sorte de droit. Ce qui nous permet, bien entendu, de prétendre au monopole sur l'amour, la joie et toutes ces choses censées élever l'âme."
Il avait essayé de protester mais elle l'avait arrêté d'un geste.
"Les imbéciles, les abrutis et les grossiers aiment avec autant d'intensité que nous. Simplement, ils ne sont pas capables d'habiller leurs émotions de belles phrases, comme nous."
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