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William Olivier Desmond (Traducteur)
EAN : 9782020593441
345 pages
Éditeur : Points (06/04/2006)
3.6/5   99 notes
Résumé :
Le commissaire Brunetti reçoit la visite de Claudia, une jeune étudiante. Elle cherche à réhabiliter son grand-père jugé coupable d'un crime commis pendant la Seconde Guerre mondiale. Brunetti découvre qu'il était lié à un gigantesque trafic d'œuvres d'art. Mais Claudia est bientôt retrouvée
poignardée dans son appartement... Quels redoutables secrets son meurtrier tient-il tant à garder enfouis ?

Biographie de l'auteur
Née dans le New J... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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saphoo
  26 avril 2020
Encore une lecture pour répondre à un item d'un challenge, ma foi, je suis mitigée, je n'ai pas trouvé très intéressant l'enquête, mais j'ai pris plaisir à visiter un peu Venise. L'art étant également au rendez-vous, disons que ça m'a fait passer la pilule plus facilement. L'écriture est correcte, l'histoire est bien menée, mais je ne trouve guère d'intérêt à lire ce genre de roman, si il y n'a pas un peu de plaisir ou de découverte sur un sujet ou un autre.
Une fois de temps à autre, ça passe, mais sinon, on a l'impression d'avoir fait le tour et le contour de tous ces policiers.
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mjaubrycoin
  20 septembre 2021
Le lecteur qui ouvre pour la première fois un roman de Donna Leon mettant en scène le Commissaire Brunetti court un grave danger : celui de devenir un addict et d'enchaîner la découverte des enquêtes (il y en a plus de 25 à ce jour il me semble) non pas tant pour les intrigues policières qui sont bonnes mais sans plus, mais pour l'ambiance générale qui les accompagne.
Suivant les pas du marcheur qu'est le Commissaire, on se déplace dans Venise, on rêve le long des canaux, on déguste un café serré ou une pâtisserie délicieuse, on peste contre les hordes de touristes qui défigurent le paysage. On finit par devenir familier de cette si belle ville et des vénitiens ombrageux mais si attachants.
Mais on découvre aussi tout un pan sociologique et économique de la vie vénitienne, avec la corruption de certaines élites, la pollution qui fait craindre le pire pour la survie de la lagune, l'inefficacité des politiques gouvernementales, sans oublier les petits arrangements entre amis.
Certes tout ceci n'est pas joli, joli mais pour faire pendant, il y a la vie privée de héros avec son épouse érudite amatrice d'Henri James, ses deux enfants adolescents avec lesquels il a quelquefois des échanges vifs, ses amis et alliés à la questure où il travaille, comme la délicieuse Elettra toujours habillée à la manière d'un top model et petit génie du piratage informatique.
Dans cet ouvrage, Donna Leon aborde la question de l'histoire récente de l'Italie et de la façon dont les contemporains occultent les ravages du fascisme dans la société civile. Un voile d'oubli a été pudiquement jeté sur des agissements peu honorables mais certains se refusent à tourner la page.
La jeune Claudia brillante étudiante de Mme Brunetti tente de réhabiliter l'honneur perdu de son grand-père accusé (et condamné) pour avoir fait commerce d'oeuvres d'art spoliés aux malheureux qui fuyaient la dictature mussolinienne. Quand elle est retrouvée chez elle, sauvagement poignardée, Brunetti déduira à juste titre que les recherches qu'elle menait sur le passé sont probablement à l'origine de la haine qui a armé son meurtrier.
L'Italie a toujours été terre artistique et les oeuvres d'art qui s'y trouvent à profusion ont suscité bien des convoitises en ces temps troublés et plusieurs décennies après, la mémoire des faits reste vivace et les ressentiments intacts...
Une belle enquête qui met une fois de plus en avant les qualités humaines de Brunetti et son sens incomparable de la mesure en toute chose, probablement le fruit de ses bien-aimés auteurs grecs et latins dont la lecture constitue son loisir préféré.
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Sylviegeo
  14 août 2015
C'est le 11ième titre de la série mettant en vedette le commissaire Brunetti. Que dire? On le retrouve toujours avec joie. Et l'on retrouve aussi toujours la même structure narrative. Une bonne vieille recette. (Tiens donc, j'ai utilisé le mot recette ) . Avec ce titre, on revient sur un des pans les moins reluisants de l'histoire du pays durant la seconde guerre mondiale. Certains, plus vils que d'autres, profiteront de la peur, pour aisément et sans pudeur, voler, spolier, tuer des gens et des familles afin de s'approprier leurs biens. Brunetti sera obligé de revivre cette triste histoire. Encore ici, Brunetti ira petits pas par petits pas, entre deux repas, pour arriver à élucider le meurtre d'une brillante étudiante, Claudia, qui avait comme professeur l'épouse de Brunetti. Donc, il creuse, il réfléchit, il discute, il questionne, il apprend, il découvre, et il mange... Et Donna Leon réussit toujours à exciter la gourmande en moi! Qu'est-ce qu'il mange bien le commissaire Brunetti: des lapins aux noix et olives, des crêpes ricotta, des desserts, des brioches moelleuses, etc etc..hum Excusez-moi, j'ai comme une petite faim là !
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BABYBOOK
  13 juin 2015
Roman policier bien ficelé. Premier roman que je lis de l'auteure Ayant regardé la série à la TV, je ne pouvais m'empêcher de voir le commissaire Brunetti comme dans la série, amis je ne savais pas du tout que c'est Dona Leon qui avait écrit ces livres. Bonne surprise donc et l'envie d'en lire d'autres.
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hmurgia
  05 août 2015
Toujours un très bon Brunetti, qui nous prouve une fois de plus que l'Italie n'a pas digéré la seconde guerre mondiale et le reniement de Mussolini...Une étudiante De Paola interroge celle-ci puis Guido sur un possible nouveau procès de son grand-père, jugé en 1945 pour vol d'oeuvres d'art à des victimes du fascisme. Cette jeune fille est retrouvée assassinée. Brunetti va enquêter sur les directeurs de la Bibliothèque de la patrie, histoire et jalousie se sont emmêlées...
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
GrouchoGroucho   07 avril 2015
Brunetti sentit son cœur se serrer quand il pensa à ce qui devait se trouver dans l'enveloppe : des papiers ne pouvaient signifier qu'une chose, et de la part d'un ami, en plus ! Il décida de ne rien dire, de donner l'argent à une œuvre de bienfaisance et de ne plus jamais parler à Marco. C'est alors le terme de disonorato qui lui vint à l'esprit, et il sentit sa gorge se contracter à l'idée de la mort de cette vieille amitié.
Se servant de l'ongle, il déchira grossièrement l'enveloppe et en retira une élégante et épaisse feuille de papier à lettres, couleur crème, et une enveloppe plus petite et scellée. Il déplia la feuille et retrouva la même écriture penchée, la même encre violette. Dans l'autre enveloppe, tu trouveras du romarin, celui que le fils de Maria lui envoie de Sardaigne. Elle dit qu'il faut en mettre une demi-cuillère à thé pour un kilo de moules et un demi-kilo de tomates, et de ne pas utiliser d'autres épices.
Brunetti porta la petite enveloppe à son nez et y respira le parfum de l'amitié.
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78787510217878751021   26 avril 2015
Inspecteur Vianello et commissaire Brunetti :
" C'est étrange, monsieur, reprit l'inspecteur , mais depuis quelques années - et j'ai l'impression que ça se produit de plus en plus souvent -, il m'arrive de discuter avec quelqu'un et de repartir en me disant qu'il est cinglé. Vraiment cinglé."
Brunetti, qui avait connu des expériences similaires, voulut savoir quelles étaient ces choses dont il parlait.
Vianello resta un bon moment songeur, donnant l'impression que c'était la première fois qu'il faisait part de cette impression à quelqu'un.
"Eh bien, je parle à des gens qui me disent qu'ils sont inquiets à cause du trou dans la couche d'ozone et de ce qui va arriver à leurs enfants et aux générations futures, et ils m'apprennent la minute suivante qu'ils ont acheté une des ces bagnoles monstrueuses comme les Américains les adorent.
....
- Ma femme affirme qu'il est plus facile d'accepter les aberrations du comportement humainsi on se dit que nous sommes des sauvages équipés de portables, dit Brunetti.
- Elle est sérieuse ? demanda Vianello du ton de la curiosité plutôt que du scepticisme.
- Voilà quelque chose de très difficile à apprécier chez elle, Vianello."
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gorjussgorjuss   23 janvier 2016
"Es-tu fier de ce que vous avez fait pendant la guerre ?"
demanda-t-il impulsivement, aussi surpris d'avoir posé la question
que le comte le fut de l'entendre.

[...]

"Non, je n'en suis pas fier.
Je l'étais sans doute au début, j'imagine.
Il faut dire que j'étais très jeune, je sortais à peine de l'enfance.
Quand les hostilités ont pris fin, je n'avais même pas dix-huit ans,
mais j'avais vécu et agi comme un homme,
ou comme je pensais qu'un homme devait vivre et agir,
pendant plus de deux ans.

Sur un plan moral, cependant,
ajoutant le comte avec un sourire qui parut étrangement doux à Guido,
je n'étais qu'un gamin, un simple gamin."
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michel.carlier15michel.carlier15   29 septembre 2012
Est-ce que vous n'avez pas honte de consacrer toute votre énergie à acquérir davantage de richesses , sans penser un seul instant à la vérité et à la compréhension des choses , ainsi qu'à la perfection de vos âmes ?
Surprise , Paola demanda :
Et d'où sortent toutes ces considérations élevées ?
De Platon , répondit Brunetti en retournant à son assiette .
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gorjussgorjuss   17 janvier 2016
"N'oublie pas que je passe l'essentiel de ma vie professionnelle
en compagnie d'étudiants ou d'universitaires.

Les premiers sont la plupart du temps paresseux,
les seconds démesurément contents d'eux.

Les premiers n'ont que leur sensibilité et la délicatesse de leur âme à la bouche,
et t'expliquent admirablement bien comment quelque blessure narcissique profonde
les a empêchés d'achever leur dissertation ;
quant aux seconds, ils n'ont qu'un désir,
t'expliquer que leur monographie sur l'usage du point-virgule par Italo Calvino
va changer tout le cours de la critique littéraire moderne.

Alors tu comprends, quelqu'un comme Marco,
qui te parle de choses tangibles,
de la manière de gagner de l'argent et de gérer une boîte,
et qui n'a pas une seule fois, au cours de toutes ces années,
essayé de m'impressionner avec ce qu'il sait,
avec les endroits où il a été,
ni ne m'a infligé le long récit de ses souffrances
- quelqu'un comme lui est un verre de vin blanc bien sec
après un long après-midi à boire de la camomille froide."
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