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William Olivier Desmond (Traducteur)
EAN : 9782020593441
345 pages
Éditeur : Points (06/04/2006)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Le commissaire Brunetti reçoit la visite de Claudia, une jeune étudiante. Elle cherche à réhabiliter son grand-père jugé coupable d'un crime commis pendant la Seconde Guerre mondiale. Brunetti découvre qu'il était lié à un gigantesque trafic d'œuvres d'art. Mais Claudia est bientôt retrouvée
poignardée dans son appartement... Quels redoutables secrets son meurtrier tient-il tant à garder enfouis ?

Biographie de l'auteur
Née dans le New J... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
saphoo
  26 avril 2020
Encore une lecture pour répondre à un item d'un challenge, ma foi, je suis mitigée, je n'ai pas trouvé très intéressant l'enquête, mais j'ai pris plaisir à visiter un peu Venise. L'art étant également au rendez-vous, disons que ça m'a fait passer la pilule plus facilement. L'écriture est correcte, l'histoire est bien menée, mais je ne trouve guère d'intérêt à lire ce genre de roman, si il y n'a pas un peu de plaisir ou de découverte sur un sujet ou un autre.
Une fois de temps à autre, ça passe, mais sinon, on a l'impression d'avoir fait le tour et le contour de tous ces policiers.
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Sylviegeo
  14 août 2015
C'est le 11ième titre de la série mettant en vedette le commissaire Brunetti. Que dire? On le retrouve toujours avec joie. Et l'on retrouve aussi toujours la même structure narrative. Une bonne vieille recette. (Tiens donc, j'ai utilisé le mot recette ) . Avec ce titre, on revient sur un des pans les moins reluisants de l'histoire du pays durant la seconde guerre mondiale. Certains, plus vils que d'autres, profiteront de la peur, pour aisément et sans pudeur, voler, spolier, tuer des gens et des familles afin de s'approprier leurs biens. Brunetti sera obligé de revivre cette triste histoire. Encore ici, Brunetti ira petits pas par petits pas, entre deux repas, pour arriver à élucider le meurtre d'une brillante étudiante, Claudia, qui avait comme professeur l'épouse de Brunetti. Donc, il creuse, il réfléchit, il discute, il questionne, il apprend, il découvre, et il mange... Et Donna Leon réussit toujours à exciter la gourmande en moi! Qu'est-ce qu'il mange bien le commissaire Brunetti: des lapins aux noix et olives, des crêpes ricotta, des desserts, des brioches moelleuses, etc etc..hum Excusez-moi, j'ai comme une petite faim là !
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BABYBOOK
  13 juin 2015
Roman policier bien ficelé. Premier roman que je lis de l'auteure Ayant regardé la série à la TV, je ne pouvais m'empêcher de voir le commissaire Brunetti comme dans la série, amis je ne savais pas du tout que c'est Dona Leon qui avait écrit ces livres. Bonne surprise donc et l'envie d'en lire d'autres.
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Enya75
  11 novembre 2019
Cette enquête plonge dans le passé, au moment de la Seconde Guerre Mondiale, dans l'Italie fasciste, afin de réhabiliter la mémoire d'un homme jugé coupable de vol d'oeuvres d'arts, c'est en tout cas le voeu de Claudia, sa petite fille, une étudiante De Paola. Elle souhaite, grâce au commissaire, laver l'honneur de son grand père. Jusqu'au moment où cette jeune femme est assassinée...
Dans ses investigations dans le passé, Brunetti va découvrir un traffic d'oeuvres d'art, les méthodes des trafiquants, remonter les filières entre les anciens partisans du fascisme et les anciens résistants, démêler les mensonges, et au final déterminer qui dans tout cela, s'est réellement enrichi... La complexité des personnages est comme toujours un régal dans les romans de Donna Leon.
Paola Brunetti ne sera pas en reste pour épauler son mari, d'une part, grâce à ses petits plats notamment, mais également par ses déductions et analyses profitables à l'enquête.
Une enquête de Brunetti qui met plutôt l'accent sur la psychologie plus que sur l'action, et c'est toujours aussi excellent !
Lien : https://lecturesdartlubie.bl..
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Fantine
  25 juin 2010
C'est avec un immense plaisir que le lecteur retrouve le Commissaire Brunetti, toujours doté d'un charme certain, d'un flair infaillible, et, son légendaire flegme.
Dans cette nouvelle enquête, Brunetti affronte les démons de son passé lié à l'histoire récente de l'Italie c'est à dire la Seconde Guerre Mondiale, le fascisme, et, ses partisans.
L'intrigue tourne autour des différents trafics qui entourèrent cette période, et, notamment, ceux concernant les oeuvres d'art ainsi que sur les différentes méthodes qu'employèrent les trafiquants pour s'enrichir.
Parmi ces sinistres personnages, une figure se dégage. Qui est il ? Pourquoi sa petite fille désire t'elle tant réhabilliter sa mémoire ? Pourquoi et comment est il mort ? Que sont devenues les oeuvres d'art acheter illégalement par le grand père ? Pour quelle raison la jeune fille est elle assassinée ? Telles sont les questions auxquelles l'illustrissime Commissaire devra trouver les réponses, tout en ayant des discussions métaphyiques et philosophique avec sa femme Paola.

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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
GrouchoGroucho   07 avril 2015
Brunetti sentit son cœur se serrer quand il pensa à ce qui devait se trouver dans l'enveloppe : des papiers ne pouvaient signifier qu'une chose, et de la part d'un ami, en plus ! Il décida de ne rien dire, de donner l'argent à une œuvre de bienfaisance et de ne plus jamais parler à Marco. C'est alors le terme de disonorato qui lui vint à l'esprit, et il sentit sa gorge se contracter à l'idée de la mort de cette vieille amitié.
Se servant de l'ongle, il déchira grossièrement l'enveloppe et en retira une élégante et épaisse feuille de papier à lettres, couleur crème, et une enveloppe plus petite et scellée. Il déplia la feuille et retrouva la même écriture penchée, la même encre violette. Dans l'autre enveloppe, tu trouveras du romarin, celui que le fils de Maria lui envoie de Sardaigne. Elle dit qu'il faut en mettre une demi-cuillère à thé pour un kilo de moules et un demi-kilo de tomates, et de ne pas utiliser d'autres épices.
Brunetti porta la petite enveloppe à son nez et y respira le parfum de l'amitié.
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78787510217878751021   26 avril 2015
Inspecteur Vianello et commissaire Brunetti :
" C'est étrange, monsieur, reprit l'inspecteur , mais depuis quelques années - et j'ai l'impression que ça se produit de plus en plus souvent -, il m'arrive de discuter avec quelqu'un et de repartir en me disant qu'il est cinglé. Vraiment cinglé."
Brunetti, qui avait connu des expériences similaires, voulut savoir quelles étaient ces choses dont il parlait.
Vianello resta un bon moment songeur, donnant l'impression que c'était la première fois qu'il faisait part de cette impression à quelqu'un.
"Eh bien, je parle à des gens qui me disent qu'ils sont inquiets à cause du trou dans la couche d'ozone et de ce qui va arriver à leurs enfants et aux générations futures, et ils m'apprennent la minute suivante qu'ils ont acheté une des ces bagnoles monstrueuses comme les Américains les adorent.
....
- Ma femme affirme qu'il est plus facile d'accepter les aberrations du comportement humainsi on se dit que nous sommes des sauvages équipés de portables, dit Brunetti.
- Elle est sérieuse ? demanda Vianello du ton de la curiosité plutôt que du scepticisme.
- Voilà quelque chose de très difficile à apprécier chez elle, Vianello."
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gorjussgorjuss   23 janvier 2016
"Es-tu fier de ce que vous avez fait pendant la guerre ?"
demanda-t-il impulsivement, aussi surpris d'avoir posé la question
que le comte le fut de l'entendre.

[...]

"Non, je n'en suis pas fier.
Je l'étais sans doute au début, j'imagine.
Il faut dire que j'étais très jeune, je sortais à peine de l'enfance.
Quand les hostilités ont pris fin, je n'avais même pas dix-huit ans,
mais j'avais vécu et agi comme un homme,
ou comme je pensais qu'un homme devait vivre et agir,
pendant plus de deux ans.

Sur un plan moral, cependant,
ajoutant le comte avec un sourire qui parut étrangement doux à Guido,
je n'étais qu'un gamin, un simple gamin."
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michel.carlier15michel.carlier15   29 septembre 2012
Est-ce que vous n'avez pas honte de consacrer toute votre énergie à acquérir davantage de richesses , sans penser un seul instant à la vérité et à la compréhension des choses , ainsi qu'à la perfection de vos âmes ?
Surprise , Paola demanda :
Et d'où sortent toutes ces considérations élevées ?
De Platon , répondit Brunetti en retournant à son assiette .
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gorjussgorjuss   17 janvier 2016
"N'oublie pas que je passe l'essentiel de ma vie professionnelle
en compagnie d'étudiants ou d'universitaires.

Les premiers sont la plupart du temps paresseux,
les seconds démesurément contents d'eux.

Les premiers n'ont que leur sensibilité et la délicatesse de leur âme à la bouche,
et t'expliquent admirablement bien comment quelque blessure narcissique profonde
les a empêchés d'achever leur dissertation ;
quant aux seconds, ils n'ont qu'un désir,
t'expliquer que leur monographie sur l'usage du point-virgule par Italo Calvino
va changer tout le cours de la critique littéraire moderne.

Alors tu comprends, quelqu'un comme Marco,
qui te parle de choses tangibles,
de la manière de gagner de l'argent et de gérer une boîte,
et qui n'a pas une seule fois, au cours de toutes ces années,
essayé de m'impressionner avec ce qu'il sait,
avec les endroits où il a été,
ni ne m'a infligé le long récit de ses souffrances
- quelqu'un comme lui est un verre de vin blanc bien sec
après un long après-midi à boire de la camomille froide."
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