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EAN : 9782743646615
300 pages
Payot et Rivages (13/02/2019)
3.6/5   20 notes
Résumé :
Jack Ryan, huissier travaillant pour les tribunaux de Detroit, est doué pour retrouver les personnes disparues - surtout celles qui aimeraient le rester. Un "conseiller en investissement" aux allures de malfrat lui propose une grosse somme pour localiser un minable nommé Robert Leary, alias Bobby Lear. Mais cette mission conduit Ryan dans un lit où il ne devrait pas se trouver... S'il ne surveille pas ses arrières, il risque lui aussi d'être porté disparu, et pour d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
A trente-six ans, Ryan se demande s'il n'a pas raté sa vie. Il a exercé toute une série de métiers sans vraiment trouver sa voie. Un jour, un ami d'enfance lui parle de la profession d'huissier. Ryan se lance. le voilà qui parcourt la ville de Detroit au volant de sa Cougar blanche criblée de balles pour délivrer des assignations. Ses affaires prospèrent quand un homme d'affaires originaire de Baton Rouge l'embauche pour une mission particulière : il lui demande de localiser un vétéran du Viêt Nam tombé dans la criminalité. Evidemment, ce travail lucratif va se révéler plein de surprises et de dangers. Coincé entre les truands de Detroit et ceux venus de Louisiane, Ryan va devoir faire preuve de ruse et de courage. D'autant plus que les gens qu'il affronte sont capables de tuer sans se poser trop de questions… « Inconnu 89 » est l'histoire d'un gars ordinaire qui tombe par hasard dans la mare aux crocodiles. L'intrigue relativement simple au départ va s'étoffer d'une succession de machinations. Tout est parfaitement mis en scène mais le récit manque de caractère. Un roman divertissant mais pas renversant.
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Unknown Man No. 89, avait été traduit en 1978, soit un an après sa parution, dans la collection Super Noire de Gallimard, par Henri Collard, sous le titre Homme inconnu n° 89. Il était très vite apparu comme l'un des meilleurs romans d'un Elmore Leonard au sommet de son art. Si je ne garde pour ma part pas un souvenir particulier de la traduction elle-même, je me souviens par contre très bien de ce que ce livre était en effet l'un des meilleurs d'Elmore. Peut-être sont-ce les bientôt vingt années passées depuis cette première lecture, ou bien la nouvelle traduction par Elie Robert-Nicoud, mais j'ai eu l'impression de découvrir un nouveau roman en lisant Inconnu 89 que viennent de publier les éditions Rivages. On ne peut que leur savoir gré de continuer à retraduire l'intégralité de la bibliographie d'Elmore Leonard et plus encore quand il s'agit comme c'est le cas ici de ses romans majeurs.
Si l'histoire en elle-même ne diffère pas foncièrement des thèmes habituels de l'auteur, tous les éléments s'y agencent avec une rare perfection. Nous avons donc Ryan, la quarantaine, qui, après avoir exercé une multitude de boulots, s'est lancé quelques années plus tôt dans une carrière d'huissier pour les tribunaux de Detroit. Flegmatique et efficace, il s'est fait là une réputation. Celle de pouvoir retrouver à peu près n'importe qui pour lui remettre une assignation à comparaître. C'est cela qui mène à lui un personnage douteux, Perez, qui lui demande de retrouver pour lui l'héritier d'une possible petite fortune en actions. Pas contre le fait de toucher une bonne commission, Ryan accepte ainsi de se lancer sur la piste de Bobby Lear, tout juste sorti de prison et qui a une fâcheuse tendance à dessouder ses amis. Au passage, Ryan va croiser le chemin de Denise, la femme de Lear, et envisager peu à peu de suivre un autre chemin que celui sur lequel l'a lancé Perez.
Je l'ai dit, il n'y a rien dans Inconnu 89 que l'on ne retrouve dans d'autres romans d'Elmore Leonard. Un héros dont le flegme apparent cache une grande détermination, des méchants cyniques qui se tirent la bourre et se croient plus malins qu'ils ne le sont, une femme qui, derrière une apparence de fragilité ou de détachement, se révèle très coriace. Mais tous ces éléments, ajoutés au sens du dialogue d'Elmore Leonard, à ses descriptions qui disent tant de l'état d'esprit de ses personnages et qui posent en quelques mots toute une ambiance… tout cela fait en quelque sorte d'Inconnu 89 une espèce de roman-témoin du style de Leonard. Il suffit de voir comment, dans ces quelques lignes qui ouvrent ce livre, il plante son personnage de Ryan :
« Un jour, un ami de Ryan lui avait dit : "Ouais, mais toi au moins personne vient te faire des emmerdes."
Et Ryan avait répondu à son copain : "Je sais pas, quand je vois où j'en suis, je me dis que peut-être je devrais les laisser venir."
Il y avait quelques années de ça. Ryan s'en souvenais comme d'une sorte de sonnette d'alarme, il avait décidé de se bouger le cul et de se tirer de là.
Sa soeur l'avait emmené à une vente aux enchères de voitures réformées de la police de Detroit, il avait acheté une Cougar 1970 blanc et bordeaux pour deux cent cinquante dollars. Sa soeur n'aimait pas la Cougar parce qu'il y avait quatre impacts de balles sur la portière du conducteur. Ryan avait dit que ça ne le dérangeait pas. Tu m'étonnes. Il adorait ça. »
Tout ça pour dire que si l'on ne devait lire qu'un seul roman d'Elmore Leonard – mais quelle drôle d'idée – ça serait certainement celui-ci.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Elmore Leonard. Il sonne bien ce nom-là, me dis-je. J'ai l'impression d'en avoir souvent entendu parler. Quelques clics plus tard, tout paraît plus clair. Jackie Brown, Get Shorty, Justified, eh oui. Tout ça vient du même Leonard. Mais si je devais parier, je dirais que son nom m'étais connu de réputation. Je veux dire avant même qu'on pense aux films tirés de ses écrits. Quel plaisir de découvrir que l'illustre écrivain avait pour ami Donald E. Westlake, un de mes chouchous. Si dans le monde du polar, il y a un style Elmore Leonard, ce serait quand même bête de se priver de la découverte. Au hasard, prenons Inconnu 89.
Comment définir la plume Leonard ? L'auteur avait livré ses dix commandements persos, résumés en une formule lapidaire "If it sounds like writing, I rewrite it" ("si ça ressemble à de l'écrit, je le réécris"). Clair, net, précis. Les descriptions sont limitées à une très fine part congrue. Ça dialogue beaucoup, genre beaucoup beaucoup. Mais c'est fluide, frais, enlevé, ça sonne juste. Les personnages n'ont rien d'héroïque ni de particulièrement repoussant. Ils sont parfois drôles. Ils sont parfois touchants. Parfois bêtes. Bref, facile de croire en eux. Juste des gens qui vivent leurs vies au gré de combines rodées. le plaisir, c'est de les voir se rencontrer et regarder ce qui se passe. Simple désir mutuel de trouver une efficacité dans sa forme la plus brute ? D'effacer toute vanité littéraire ? J'imagine un peu de tout ça à la fois. Je m'amuse à repérer l'évidente proximité avec les romans de Richard Stark (l'un des alias utilisé par Westlake) qui souscrit peu ou prou à la même ligne de conduite.
Il est vrai que quand on est habitué à du roman noir où l'intrigue emprunte des tournants soudains, Inconnu 89 peut sembler placide. Cool plus exactement. Beaucoup de choses se passent, mais rien ne semble forcé ou précipité. Personnellement, comme découverte je trouve que ce roman s'en sort bien. La lecture est rapide, l'écriture onctueuse, on enchaine les chapitres à vitesse grand V. L'impression d'avoir en main quelque chose qui s'est écrit en cours de route est une agréable expérience. On termine souvent un chapitre avec la sensation que ça y est, ça va partir en sucette. Comptez sur Elmore Leonard, il vous surprendra autant qu'il vous frustrera. Il aime jouer sur plusieurs temporalités, multiplier les points de vue. Il a raison, la galerie de personnages est ragoûtante. le coulant Ryan bien sûr, chevalier plus blanc foncé que noir clair. La charmante Denise, tantôt douce tantôt piquante. le machiavélique Virgil, imprévisible mais classe. Enfin, une petite pensée pour Raymond Gride, le psychopathe pas raciste (mais en fait si) et bien bourrin.
Heureux d'avoir enfin frayé dans le petit monde de Leonard, avec ces magouilleurs au grand coeur et ces loubards sans envergure. Quels qu'ils soient, il les écrit avec caractère et avec une langue bien pendue. Pas étonnant qu'un cinéaste aussi volubile que Quentin Tarantino y ait trouvé une source d'inspiration. Pas étonnant non plus que son adaptation de Punch-Créole (Jackie Brown, 1997) fut longtemps son film le plus mesuré et tendre (avant Once Upon a Time in...Hollywood).
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À 36 ans, après avoir tenté une palanquée de métiers différents et suivant la proposition de son ami policier Dick Speed, Jack Ryan (le personnage principal), a décidé de devenir huissier. Ce métier lui plaît, par l'indépendance et les revenus qu'il lui offre.

Page 10 : « Dick Speed lui avait fait visiter le tribunal Frank Murphy, il lui avait montré tout ce qui se passait dans les coulisses et lui avait parlé des huissiers qui livraient les documents officiels pour le tribunal. On pouvait se faire pas mal de fric si on était prêt à passer ses journées au volant de sa voiture. Et à l'entendre, c'était pas un boulot trop difficile. »

Un jour, un certain M. Félix Pérez lui confie la mission, « rapide, simple et bien payée» de retrouver un certain homme à Détroit. Cependant, cet homme est retrouvé abattu. Sa jeune veuve (belle lorsqu'elle n'est pas ivre) va amener Jack à tenter de contrecarrer les plans de son «employeur» qui visent à la déposséder des fonds dont elle n'a pas connaissance et dont elle devrait hériter. Ainsi commence cette histoire pour le meilleur et pour le pire.

J'ai beaucoup aimé ce roman policier très fluide, rythmé, et ponctué de rebondissements.

Notamment, j'ai particulièrement apprécié une course-poursuite déchaînée et sans concession, façon « No country for old men ».
Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
La fille avec les cheveux blond filasse (...) et le verre à eau plein de vin de table devant elle sur le bar lui demanda :
"T'aimes le sexe?"
Ryan hésita.
"Oui, bien sûr, dit-il.
- Et t'aimes les voyages? demanda la fille.
- Ouais, j'aime bien.
- Alors va te faire foutre, et loin. "
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