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Michel Lebrun (Traducteur)
EAN : 9782743603373
371 pages
Payot et Rivages (02/03/1998)
3.64/5   70 notes
Résumé :
L'avenir de Jackie Burke ne semble pas des plus prometteurs. Hôtesse de l'air depuis vingt ans, elle se fait prendre à l'aéroport avec « un peu de poudre » et cinquante mille dollars dont elle ne peut prouver l'origine. Les fédéraux lui offrent une alternative : soit elle donne Ordell Robbie, pour qui elle travaille, et elle retrouve une liberté qui risque d'être compromise si le trafiquant d'armes apprend qu'elle a parlé, soit elle décide de se taire et elle en pre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Jackie Brown, belle et sexy hôtesse de l'air se fait coincer par les fédéraux pour transport illégal de devises, ceux-ci propose un marché à la belle, mais eux comme « l'employeur de Jackie » ont oubliés une chose primordiale, qui va fausser les règles, un petit truc qui fait accélérer votre rythme cardiaque : l'amour. Et puis aussi, le blé bien sur, on est des humains quand même.
Elmore Léonard, maitre incontesté du polar, signe avec ce « Jackie Brown » un subtil et malin jeu de cache-cache, faux semblants, parole donnée et trahie aussi vite. La demie douzaine de personnages traversant son roman sont joyeusement complexes, E.L. mène tout ça sur un rythme diablement jubilatoire. Cette partie d'échec dont chaque coup doit être subtilement joué, de peur de ce voir mettre mat, vous tiens en haleine sans problème.
Le chat devient souris et vice versa, on lit ça d'une traite tant l'écriture est agréable, Tarantino ne s'y est pas trompé en adaptant son bouquin, le style et les dialogues très cinématographique se mariant à merveille avec la folie Tarantinesque. Livre comme film à découvrir.
PS : le film de Q.T. offre de magnifiques rôles à Robert Foster, Michael Keaton ou encore au super Bob de Niro.
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Le plus beau film de Tarantino ne pouvait qu'avoir une origine grandiose.
Et force est de constater que cet opus de Leonard en à des qualités .
Tout d'abord une femme héroine c'est bien trop rare , déja sur ce point Leonard sort la téte haute .
Cett femme à du caractère , en à marre et veut se venger . Et quelle vengeance .
Oui il est difficile d'oublier le film quand on lis ce livre ...
Mais l'intrigue est fort bien tenue , les personnages on une épaisseur , il y a un bon suspense , en somme c'est un fort bon roman noir que voila ...
Bien malin qui plus est .
On jubile en retrouvant les passages du film dans ces pages .
Le must quand on lis ce trés bon roman c'est d'écouter la BO du film en méme temps ...
Le bonheur ....
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Cela faisait un moment que Punch créole trainait sur une étagère. Peu ou prou depuis la sortie au cinéma de Jackie Brown, l'adaptation qu'en a fait Quentin Tarantino. Ce qui nous ramène à 1997. On ne rajeunit pas. J'avais bien aimé le film en question quoi que, à mon avis, il soit un peu poussif parfois et tienne essentiellement sur la bande-son, quelques dialogues percutants ou amusants et les personnages de Max Cherry (magnifique Robert Forster en espèce de prêteur de caution aux airs de Droopy) et Louis (De Niro en braqueur paumé, défoncé et plutôt limité), plus que sur ceux d'Ordell et Jackie.
Après cela, donc, bien que j'aie acheté le livre, j'ai fini par le laisser prendre la poussière, et d'autres lectures, y compris tous les autres romans d'Elmore Leonard, sont passées avant lui. Ce qui ne m'a pas empêché, toutes ces années durant, de fantasmer dessus et d'imaginer que ce sagouin de Tarantino avait sans doute, en changeant le lieu de l'action (Los Angeles au lieu de Miami) et en voulant imposer sa griffe, un peu saccagé le bouquin.

L'histoire est relativement simple au départ. Jackie, hôtesse de l'air sur une compagnie intérieure, fait passer de l'argent entre les Bahamas et la Floride pour le compte d'Ordell Robbie, trafiquant d'arme vantard et sans doute pas aussi malin qu'il veut s'en donner l'air. Elle finit un jour par se faire agrafer par la police et envoyer en taule. Ordell passe par Max Cherry, prêteur de caution pour la faire libérer. Max tombe amoureux de Jackie qui, fatiguée d'un boulot mal payé et de se faire entuber par la vie décide de tirer son épingle du jeu en jouant sur deux tableaux, promettant aux flics de leur livrer Ordell, et à Ordell de lui permettre d'échapper aux flics. La situation se complique bien sûr avec la présence de Louis, ancien complice d'Ordell, braqueur bas du front qui vient de sortir de taule, et de Mélanie, plus ou moins petite amie d'Ordell, qui aimerait bien se tirer avec le pognon de ce dernier.

Bref, on se trouve là face à une classique histoire à la Elmore Leonard : des personnages forts en gueule qui essaient chacun d'arnaquer les autres et certains, plus cools que les autres, plus malins, qui vont tenter à leur tour de profiter de la mêlée pour tirer le gros lot. Rien de bien nouveau, mais c'est aussi ce que l'on aime généralement chez Leonard qui transpose une fois sur deux la même trame, tout le charme tenant à ces petits détails qui changent et subliment l'histoire grâce au talent de dialoguiste et de metteur en scène de l'auteur.
Pourtant, avec Punch créole, cela ne passe pas forcément aussi bien. Sans doute l'histoire devient-elle trop vite trop complexe (si vous n'avez pas tout compris à l'échange des sacs en voyant Jackie Brown, je ne vous garantis pas que vous aurez une révélation en lisant Punch créole) et l'on a tôt fait de se perdre dans les circonvolutions du plan machiavélique monté par Elmore Leonard. Bien sûr, les dialogues sont là, ainsi que des personnages hauts en couleurs, mais cela ne suffit pas. Ordell a trop défauts sans pour autant être un méchant vraiment charismatique, Jackie est un peu trop parfaite pour qu'on l'aime vraiment, et, en fin de compte, on s'intéresse plus aux seconds rôles, Max, Mélanie et Louis, qui ont sans doute plus d'épaisseur.
Et je m'aperçois donc que, en fait, Tarantino s'est montré plutôt fidèle au livre et a surtout pêché par une mise en scène sans grande imagination. Ce qui s'avère être le défaut essentiel du film – à mon avis, d'autres trouvent que c'est sa principale qualité – , ce rythme faussement nonchalant qui aboutit à un embrouillamini final difficilement compréhensible, tout comme ce qui s'avère en être son meilleur atout, ces dialogues ultraréférencés où le premier et le second degré de l'humour se mêlent allègrement, vient de ce qu'il s'agit d'une adaptation fidèle du roman.

Alors certes, cela reste un bouquin d'Elmore Leonard, et on ne peut donc nier qu'il s'agit d'un plutôt bon roman. Toutefois, il apparait aussi plus poussif que la plupart de ses autres livres. À trop vouloir accumuler les personnages et les rebondissements, Elmore Leonard nous perd parfois et ça pourrait être dommage s'il n'y avait pas dix, vingt ou trente de ses romans pour rattraper le coup.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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Auteur pince sans rire qui nous entraîne souvent dans des poursuites improbables à travers les Etats Unis, avec des personnages sans peur et sans morale. Ses romans sont souvent à l'origine de scénarii.
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Les hôtesses de l'air font de bonnes mules pour transporter drogue et argent sale entre les frontières. Mais que peuvent-elles faire lorsqu'elles se font pincer ? C'est la trame du scénario qu'exploite ici l'auteur, la même que Lilja Sigurdardottir utilise dans “Piègée”. le traitement est cependant fort différent alors que dans ce dernier la subtilité régnait, nous sommes plutôt ici en présence d'exécutions en série, de trahisons à la chaîne où finalement tous les acteurs, flics compris, ne songent qu'à leurs propres intérêts et se foutent bien des conséquences sur autrui.

L'héroïne a du cran, connait la musique et ne s'en laisse pas trop imposer. Elle louvoie entre les pièges tendus par des loustics mal intentionnés qui ont comme défaut de sous-estimer les femmes en général. Les personnages sont bien campés, crédibles. Les développements, qui abondent, sont imprévisibles. Il en résulte un polar bien sympathique, rythmé, avec une touche d'exotisme qui épice un plat déjà fort bien mijoté.
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
Ecoute bien ce que je te dis. Une fois que tu t'es fixé un but, tu dois t'acharner, pas d'hésitations, pas de volte-face. Si tu as besoin d'un flingue, prends-en un, et sers-t-en. examine la situation. C'est l'autre ou toi, sinon tu te retrouves en cabane! Pas besoin de réfléchir, papa, tu l'élimines. Moi, il me reste un dernier coup à faire, et je n'aurai plus jamais besoin de bosser avant d'avoir dépensé un million de dollars! Et tu crois que si un pékin sz met sur mon chemin, je ne vais pas le descendre?
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Louis l’observa sans commentaire. Il ne dit d’ailleurs pas grand-chose avant le pont central les ramenant à West Palm. C’est là qu’il attaqua :

— Pourquoi as-tu voulu me montrer ce mec ? Il t’a traité de nègre et tu veux qu’on lui casse une jambe ?

— Cette vieille connerie d’œil pour œil ! C’est à force de fréquenter des Ritals que tu as pris ça ? Ils adorent ça, la vengeance. C’est tout ce qu’ils connaissent ; ça et le Pape
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Ordell se disait que, pour qui ne connaîtrait pas l’adresse de Beaumont, il suffirait de longer les rues obscures jusqu’à Blue Heron, jusqu’à ce qu’on entende de la musique reggae, des musiques pour s’éclater, et suivre le rythme jusqu’au petit lotissement de stuc où Beaumont vivait avec une tribu de Jamaïcains entassés là. Ils balançaient leur musique à plein volume pour accompagner leur orgie de crack ; mais cette nuit, à première vue, ils semblaient s’en tenir à la marie-jeanne, entassés dans une pièce comme de joyeux réfugiés, s’envoyant du vin doux et du rhum brun pour faire passer l’herbe. Tu entres là-dedans, tu respires, tu es stone.
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Vous savez combien de morts violentes il y a eu à Medellin, rien que l’année dernière ? Plus de cinq mille, la plupart des mômes de votre âge, avec toute la vie devant eux ! Vous comprenez ce que je vous dis ? Y a dix fois plus de chances de crever qu’à Detroit en moyenne – pour vous dire le genre d’endroit que c’est.
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Toutes ces années sans se parler. Au début de leur mariage, il avait tenté de lui lire des poèmes. À la fin, quand elle disait quelque chose, c’était : « Et qu’est-ce que ça signifie, d’après toi ? »
Depuis presque dix ans, il n’avait jamais dit de mots d’amour à Renee. Avant, il lui en disait parfois, sachant qu’il ne l’aimait plus. Où était le problème ? Elle ne lui en avait jamais parlé. Pas même au début de leur mariage, alors que fou d’elle, il ne cessait de lui dire qu’il l’aimait… car c’était vrai. Elle était menue, bourrée de charme au point qu’il avait envie de la croquer. Elle ne disait jamais un mot pendant l’amour.
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