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EAN : 9782351782880
304 pages
Gallmeister (07/04/2022)
4.22/5   56 notes
Résumé :
Une chose est juste quand elle tend à préserver l’intégrité, la stabilité et la beauté de la communauté biotique. Elle est néfaste quand elle ne remplit pas ces conditions." Un constat limpide, qui fonde une éthique écologique à la postérité immense.
Né dans le rêve pionnier, Aldo Leopold a consacré sa vie à observer la nature. Autour de sa ferme dans son "comté des sables" comme à travers le reste des États-Unis, il mesure l’empreinte de l’homme, insidieuse,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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sur 56 notes
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alberthenri
  31 août 2021
Souvent, je ne lis pas les préfaces, c'est probablement un tort.
ça l'aurait été avec la préface de J.M.G le Clézio, car elle est une très bonne introduction à cet ouvrage.
Le Clézio résume parfaitement l'esprit et la démarche d'Aldo Leopold, mettant l'accent sur la qualité littéraire de cette oeuvre que l'on présente comme une quintessence du nature writing et de l'écologie.
Leopold, né dans l'Iowa, région rurale des Etats-Unis à la fin du dix-neuvième siècle, se passionne tout jeune pour l'ornithologie et après des études spécialisées dans la gestion forestière, rejoint l'office américain des forêts.
Si l'on parle écologie à propos d'Aldo Leopold, c'est d'une écologie empirique, raisonnée, vécue passionnément au quotidien, Leopold défenseur de la nature et précurseur de la protection animale était pêcheur et chasseur, ce qui ne manquera pas d'étonner voire de choquer les écolos 2.0 !
Ce qu'il faut retenir de la lecture de cet "Almanach d'un comté des sables", c'est l'émerveillement transmis par l'auteur, émerveillement d'un scientifique, professionnel de la forêt qu'il transmet au lecteur.
Aldo Léopold mourut à l'âge de 61 ans, d'une crise cardiaque en aidant des voisins à éteindre un feu de broussailles. Son engagement total lui coûta la vie, il en demeure d'autant plus exemplaire !
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Folfaerie
  21 mai 2010
Il y a des livres comme ça, qui dès les premières lignes font surgir des images, des lieux qui, même si vous ne les avez jamais parcourus autrement qu'en imagination, vous sont précieux. Pour moi, c'est l'image de la Grande Prairie américaine que foulent les troupeaux de bisons. le continent américain a subi bien des désastres écologiques, et d'autres se profilent à l'horizon, mais rien n'est plus poignant ni plus significatif que la perte de la Grande Prairie et le massacre des bisons, évoqués avec regret par Aldo Leopold. Entre deux cours à l'université, ce dernier vient se ressourcer dans son domaine de 50 hectares de prés et de bois, situé dans le Wisconsin.
Au fil des mois, le naturaliste (qui a été aussi chasseur) nous livre le fruit de ses observations et réflexions sur le monde sauvage qui l'entoure. Sur son domaine il croise cerfs, grouses, lapins, visons, ratons laveurs. Un arbre abattu permet à Leopold de remonter le temps et le moins qu'on puisse dire, c'est que l'Histoire du Wisconsin n'est guère brillante : 1872, mort du dernier dindon sauvage, 1899 le dernier pigeon migrateur est abattu, 1908 c'est le dernier couguar qui tombe sous les balles d'un chasseur, 1925 la dernière martre disparaît…mais malgré une biodiversité qui s'amenuise dans cet Etat, Leopold s'émerveille tous les jours du spectacle que lui offre la nature, que ce soit le concert symphonique des oiseaux à l'aube, où les couleurs délicates de la rivière à un certain moment de l'année.
Dans la seconde partie du livre, intitulée « quelques croquis » , Leopold évoque, entre autres, le destin des grands carnivores américains, l'ours et le loup en particulier, éternels condamnés, sacrifiés à l'autel du profit. Un épisode de jeunesse lui revient, particulièrement désagréable, et lorqu'il s'approche du corps de la louve qu'il vient d'abattre, il mesure alors les conséquences douloureuses de son acte. La montagne est malade de la disparition des prédateurs mais qu'importe, l'homme n'a pas appris à penser comme une montagne, et ce constat lui inspire cette belle phrase reprise de Thoreau : « le salut du monde passe par l'état sauvage ». C'est assez malheureux d'entendre un si beau discours de la part d'un chasseur. Cela m'a d'ailleurs rappelé un peu le parcours de James Oliver Curwood...
La dernière partie « en fin de compte », est un constat, amer forcément, et une série de propositions sur la façon d'aborder l'écologie et les moyens de protéger la nature.
Publié en 1949, cet Almanach n'a pas pris une ride. Outil de réflexion et de connaissances, l'ouvrage d'Aldo Leopold est aussi une formidable invitation à nous émerveiller devant les beautés de la nature.
Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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Notos
  25 septembre 2017
À ceux qui pensent que l'écologie est plus qu'une question politique, mais une éducation nécessaire et urgente ; à ceux qui sentent que l'appel de l'aube contient plus que des couleurs et des chants d'oiseaux, mais une promesse ; ; à ceux enfin qui un jour on pressenti un moment d'éternité replié dans le creux d'une feuille d'arbre, ce livre est destiné.
Avec une sensibilité merveilleuse et une lucidité impressionnante, Aldo Leopold brosse des paysages saisissants de beauté, où le grandiose des Rocheuses côtoie la délicatesse infime de la plus petite fleur du monde, où la faune et la flore livrent leur secret dans le murmure de la nuit.
Cette délicate et profonde plongée dans la nature pose directement la question qui animait déjà ce visionnaire des années 40, à savoir celle de la place de l'Homme dans ce monde organisé qui existait bien avant lui : aujourd'hui, l'importance de l'écologie relève de l'évidence, mais ses implications éthiques et esthétiques sont encore loin d'avoir été intégrées à nos vies.
Ce livre, écrit dans un style vivant et profond, parvient le difficile numéro d'équilibriste de réunir chasseurs, ornithologues, promeneurs et curieux dans une même dynamique, une même figure : celle de l'homme en proie à toutes ses contradictions face à une nature dont il a oublié le langage millénaire.
Pourquoi lire ce livre ? La réponse est peut-être dans ce poème d'Edwin Arlington Robinson, que Leopold devine adressé à l'homo sapiens tout entier :
Que tu le veuilles ou non,
Tu es un Roi, Tristram, car tu es l'un
Des rares, à l'épreuve du temps qui, lorsqu'ils s'en vont,
Laissent le monde différent de ce qu'il était.
Prends garde à ce que tu laisses.
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gong
  04 février 2021
J'avais posté ce commentaire soulignant une critique de lectrice (Folfaerie !)
Je la réédite en clair, quelques années ont passé et la prise de conscience a fait quelque avancée notable(en gros )
Désolé de me citer !!
"Il est de petits opus tels celui-ci que l 'on garde à portée de main :soit une recherche nous y ramène soit un neveu ou ami vous demande un renseignement et plutôt que répondre vaguement , vous lui mettez le livre en mains et il le garde: c'est tant mieux .
J'ai en même temps retrouvé chez un bouquiniste un ouvrage consacré au grand peintre Remington :on peut associer les deux personnages !"
Associer ces deux personnages - par ailleurs sans doute opposés dans leur philosophie - permet de constater ce fossé entre la mentalité de "civilisateurs brutaux"** que furent les immigrés anglo-saxons.
Le récent passage tv de "Danse avec les Loups" exposait la brutalité de ces pionniers quand au début l éclaireur de K Costner se comporte avec muflerie (mais tué bientôt par les flèches des Sioux.)
Je digresse mais c est cette Amérique assez fidèle historiquement que nous font voir Aldo Léopold ,F Remington et K Costner .
Le personnage de d'Trump condensait ces traits de comportement :irrespect et toute puissance
J'arrête ici comme disent nos cousins du Québec...
"ça n'a point de bon sens !"
** des pas brutaux ? pas sûr qu'il en existe cf :Ouïghours Tibétains Berbères Tupamis Aborigènes Africains ....
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lerital31
  23 février 2016
Cet almanach est un véritable bréviaire écologiste écrit par un précurseur dans la bataille pour la défense de la planète et de la biodiversité mais surtout écrit par un authentique amoureux de la nature, et pas un amoureux séduit par des documentaires Arte, non un amoureux de terrain, charmé par son environnement direct, attentif aux magies de la nature qui l'entoure tout au long de l'année.
On y trouve de magnifiques descriptions à la fois simples et poétiques (sortez le dico pour certains noms d'oiseaux ou de plantes) où l'on ressent le plaisir pris par l'auteur en observant simplement ce qui vit autour de lui. de belles pages, certaines un peu longues, des réflexions sur la complexité du vivant, sur notre prétention à comprendre et "gérer" cette complexité, des réflexions philosophiques sur notre place dans cet environnement et notre rôle.
La cerise sur le gâteau: cet homme qui a pondu une oeuvre culte dans la littérature écolo, cet homme qui a su partager cette sensibilité avec talent, autrefois marginale, aujourd'hui de plus en plus répandue, cet homme était chasseur et pêcheur!!! de quoi faire réfléchir une bonne part des "écolos" citadins, toujours prêts à fustiger les chasseurs qui eux habitent rarement dans les hypers centres urbains. Qui est sur le terrain? Qui se lève à 5h tous les weekend pour marcher et marcher dans nos forêts et nos prairies? Un pied de nez qui méritait d'être souligné.
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critiques presse (1)
Actualitte   10 mars 2017
En promeneur solitaire, attentif et observateur, Aldo LEOPOLD nous fait découvrir, avec une langue pleine de poésie et d’admiration, toutes les beautés d’une nature encore vivante subissant les bouleversements des actions humaines.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
mesrivesmesrives   16 février 2018
J'ai lu de nombreuses définitions de ce qu'est un écologiste, et j'en ai moi-même écrit quelques-unes, mais je soupçonne que la meilleure d'entre elles ne s'écrit pas au stylo, mais à la cognée. La question est : à quoi pense un homme au moment où il coupe un arbre, ou au moment où il décide de ce qu'il doit couper ? Un écologiste est quelqu'un qui a conscience, humblement, qu'à chaque coup de cognée il inscrit sa signature sur la face de sa terre. Les signatures diffèrent entre elles, qu'elles soient tracées avec une plume ou avec une cognée, et c'est dans l'ordre des choses.
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mesrivesmesrives   20 janvier 2018
Concevoir l'Amérique comme une Histoire et la destinée comme un avenir, respirer le parfum d'un hickory à travers le silence des âges, c'est possible. Il nous suffit d'un ciel grand ouvert et de la volonté de faire usage de nos ailes. C'est-cela, plus que les bombes de M.Bush ou les bas Nylon de M.Dupont, qui fournit une preuve objective de notre supériorité sur les bêtes.
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psycheinhellpsycheinhell   15 mars 2011
Il y a des gens qui peuvent se passer des êtres sauvages et d'autres qui ne le peuvent pas. Ces essais sont les délices et les dilemmes de quelqu'un qui ne le peut pas.
Tout comme le vent et les couchers de soleil, les êtres sauvages faisaient partie du décor jusqu'à ce que le progrès se mette à les supprimer. Nous sommes maintenant confrontés à la question de savoir si un "niveau de vie" encore plus élevé justifie son prix en êtres sauvages, naturels et libres. Pour nous, minorité, la possibilité de voir des oies est plus importante que la télévision, et la possibilité de trouver une pasque est un droit aussi inaliénable que la liberté d'expression.
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alberthenrialberthenri   18 août 2021
Un peu plus loin, je tombe sur une tache sanglante entourée d'un grand arc de cercle dessiné dans la neige par les ailes d'une chouette. Le dégel, en délivrant le lapin de la faim, lui a fait oublier sa peur. La chouette est venue lui rappeler que les pensées printanières ne sauraient remplacer la prudence.

Janvier.
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ivredelivresivredelivres   25 septembre 2010
Chaque année, après les tempêtes de neige du coeur de l’hiver, survient une nuit de dégel où le tintement de l’eau qui goutte traverse le pays, réveillant sur son passage les créatures assoupies pour la nuit et d’autres qui dormaient depuis le début de l’hiver. La mouffette roulée en boule au fond de sa tanière déplie ses membres et risque une sortie dans cet univers humide, en traînant son ventre dans la neige. La trace de la mouffette marque l’un des premiers événements repérables de ce cycle de fins et de commencements qu’on appelle une année
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