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EAN : 9782266329682
960 pages
Pocket (06/07/2023)
4.19/5   26 notes
Résumé :
Élevé par un père libertin et un prêtre humaniste, Jean de Kervadec est jeté dans le tourbillon du monde lorsqu’il perd la possession du manoir familial. Il embarque alors pour l’Amérique à la recherche de son frère aîné, héritier légitime, le seul à même de reconquérir leur domaine.
Cependant, le jeune homme est loin d’imaginer des multiples destinations où le pousseront vents et courants : de l’Amérique, où naît une république, aux côtes d’Afrique où sévit ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
"Sous le vent de la liberté"
L'appel du grand large et de l'aventure.
Le vent souffle dans les voilures
Une ambiance exaltée,
J'entends l'océan chanter
Les terres gronder
Les hommes s'insurger
Une soif d'indépendance et de liberté !

Un long voyage dans cette fin du XVIII ème siècle mouvementée, une ample reconstitution historique sur les bouleversements géopolitiques à travers les continents.
Christian Léourier mène son récit d'une plume magnifique et élégante. La richesse du vocabulaire, l'équilibre entre considérations historiques et scènes épiques en font une fresque remarquable.

Nous sommes dans une Bretagne campagnarde au manoir de Kervadec.
Là, vivent le marquis Armel Hoel de Kervadec, désargenté et son fils Jean. le marquis s'affirme libertin et ne perd pas une occasion de brocarder les prêtres. Pourtant, il confie l'éducation de son fils au Père Milon, un prêtre d'origine roturière. Ils se ressemblent d'une certaine manière et ils s'estiment : Tous deux des humanistes !
Le marquis attaché aux doctrines des philosophes, un goût immodéré pour la lecture : Montesquieu, Rousseau, Raynal, vouant une admiration sans borne à Voltaire, ne dédaigne pas à pousser lui-même la charrue, vêtu comme l'un de ses paysans.
Au décès de son père Jean perd la possession du manoir, spolié par sa tante et une famille bourgeoise les Le Dantec. Lorsqu'il comprend leur duplicité, il se révolte et veut retrouver son frère ainé Yves parti en Amérique, héritier légitime de Kervadec.
Il quitte sa Bretagne et son amour d'enfance Maria "sa petite fille de rêve qu'a pas la bouche rouge, qu'a pas les yeux charbon noir, qu'a pas les ongles peints,
qu'est naturelle ..."
Les aventures s'enchaînent à un rythme effréné pour Jean de Kervadec, simple matelot, il devient marin et va vite vérifier que "c'est pas l'homme qui prend la mer mais la mer qui l'a pris ..."
Il parcourt le monde et ses révolutions, croise de nombreuses figures historiques La Fayette, le sultan Tipu Sahib, Toussaint, Robespierre ...
prend conscience des enjeux politiques, économiques et sociétaux de cette époque :

L'Amérique devient les Etats-Unis, le rôle joué dans le conflit des Amérindiens.
Il passe quelques années au sein d'une tribu iroquoise, nous éclaire sur leurs us et coutumes.
"Les iroquois viennent en renard, combattent en lion, partent en oiseau."
Maria est toujours dans son coeur, ses pensées ...
Mais il faut bien que le corps exulte ! quelques fois ! Otsitock l'amérindienne, l'indienne Dahnvati ...

Il s'indigne de
La traite nègrière, ces millions d'africains transportés sur des navires transatlantiques vers le nouveau monde pour les soumettre au travail forcé.
Il est présent lors de
La révolution Haïtienne, première révolte d'esclaves.
Participe à
L'âge d'or de la piraterie dans les Caraïbes et océan indien.
Il est nommé capitaine, entouré de ses fidèles et loyaux compagnons Papegai,
Bâbord-armures le basque, Miguel le portugais...
Ils appartiennent à cette race de coureurs de mer, ont bourlingué sur tous les océans, subi tous les vents, dont on dit qu'ils ont de l'eau salée dans les veines.
Kervadec a su leur inspirer une réelle amitié et un dévouement sans limite !
Ce sera une immersion dans l'univers maritime, les conditions de vie, le quotidien des équipages à bord d'un navire militaire ou négrier : Ils sont corsaires et à l'occasion pirates !
Ils vont subir les tempêtes, la fureur de l'océan et les combats : à l'abordage ! "Torreben".

Il plonge dans le tumulte de Paris en pleine révolution
"Ah ça ira, ça ira ..."
Notre héros passe d'une aventure à l'autre, fréquente souvent la mort et l'apprivoise.
Eveillé par son père à "l'esprit des lumières" il développe ses propres réflexions, remet en question ses certitudes et accorde son soutien aux combattants de la liberté,
partout !
Il devient un homme, calme ses tempêtes intérieures, maitrise sa fougue naturelle. Quand les éléments se déchaînent, il prend le vent de face, dessous, en travers...

Salut capitaine, je t'en remets aux vents
Toi et tes compagnons attachants
Te laisse à ton amour, lui prendre ses dentelles
Son ventre d'hirondelle
Que tu caresseras jusqu'au matin...
Je referme ce livre à remonter le temps
Reviens dans mon présent
Loin de ces combattants et marins.

J'ai dévoré ce fantastique roman d'aventures porté par des personnages inoubliables.

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Imposant pavé de plus de six cent pages, « Sous le vent de la liberté » est en fait une intégrale réunissant trois romans parus chez Bayard entre 2005 et 2006 et complètement revus par Christian Léourier à l'occasion de sa republication par Argyll. Bien que l'auteur comme la maison d'édition soient d'ordinaire plutôt spécialisés dans l'imaginaire, cette oeuvre-ci n'appartient ni à la fantasy, ni à la SF, ni au fantastique puisqu'il s'agit d'un ouvrage de pure fiction historique. L'action se déroule sur une période d'environ vingt ans à la fin du XVIIIe siècle et met en scène un jeune homme, Jean de Kervadec, et son combat pour récupérer le domaine de son père, noble breton désargenté, après la mort de ce dernier. Dépossédé du château familial par sa tante et une famille bourgeoise dont il n'a compris que trop tard la duplicité, l'adolescent ne décolère pas et n'a désormais plus qu'une idée en tête : retrouver son frère aîné, Yves, parti faire fortune en Amérique avant sa naissance et par conséquent héritier légitime de Kervadec. Seulement, pour le retrouver, le jeune homme ne dispose que d'une correspondance lacunaire faisant état de sa présence sur le Nouveau Continent où a débuté depuis peu la fameuse Guerre d'indépendance américaine, opposant les colons aux Anglais. Embarqué comme simple matelot à bord d'un navire effectuant la traversée, Jean commence alors un formidable voyage qui l'entraînera d'Amérique en Afrique, en passant par l'Inde, Saint-Domingue, le Canada, et bien sûr la France où, il l'espère, la belle Maria le Dantec l'attend toujours. Chaque roman est divisé en deux grandes parties qui se déroulent chacune dans un endroit du monde différent, et chaque tome débute inévitablement par un plus ou moins rapide retour en France pour le héros qui va malheureusement de désillusion en désillusion en ce qui concerne l'exécution de sa vengeance. Bien que long et dense, l'ouvrage se dévore avec grand plaisir, que ce soit en raison de l'affection que l'on porte aux personnages, de la qualité de la reconstitution historique de cette fin de siècle pleine de bouleversements ou encore de l'élégance de la plume de l'auteur. Christian Léourier emploie en effet pour l'occasion un style soigné et un langage soutenu qui collent parfaitement à l'ambiance du texte, sans que la narration ne paraisse jamais pompeuse ou ampoulée.

Le plus gros point fort de cette trilogie doit avant tout à la minutie et à l'ampleur de la reconstitution historique proposée ici par l'auteur grâce auquel le lecteur a la possibilité d'appréhender les enjeux et les bouleversements géopolitiques de la fin du XVIIIe, pas seulement en Europe, mais dans le monde entier. Cela implique évidemment un travail de documentation colossal et, si je serais évidemment bien incapable de juger de l'exactitude de tous les faits historiques dont il est fait mention ici, il est certains sujets que je maîtrise mieux pour les avoir étudiés (la traite négrière et la Révolution française, notamment), or ces derniers sont traités avec beaucoup de sérieux par l'auteur. Ballotté bien malgré lui par les événements, sans pour autant jamais se contenter de la position de spectateur passif, notre héros voyage donc partout dans le monde et nous fait ainsi découvrir les principaux enjeux politiques, économiques et sociétaux de cette fin de siècle sur les différents continents. L'auteur nous livre dans un premier temps un aperçu de la Guerre d'indépendance américaine, d'abord d'un point de vue assez général puis plus spécifique puisqu'il est, entre autre, question du rôle joué dans le conflit par les Amérindiens. Jean va en effet passé un long moment au sein d'une tribu iroquoise, ce qui donne à Christian Léourier l'occasion de s'attarder sur les spécificités de cette civilisation souvent méconnue et dont la découverte des us et coutumes ne manquera pas de passionner le lecteur. le deuxième tome aborde quant à lui la question de la traite négrière à propos de laquelle l'auteur s'est, là encore, sérieusement documenté afin d'en retranscrire au mieux la réalité mais aussi l'horreur (si le sujet vous intéresse, je ne peux que vous encourager à vous plonger dans l'étude de l'historien spécialisé Marcus Rediker, « A bord du négrier »). On quitte ensuite les côtes africaines pour l'Inde où, là encore, Christian Lérourier prend soin de nous exposer le contexte particulier lié, notamment, à la volonté des britanniques de s'imposer dans la région, en dépit de l'hostilité que leur présence suscite chez certains potentats locaux. le troisième tome se déroule, lui, peu de temps après le début de la Révolution française dont on découvre dans un premier temps les conséquences aux Antilles, et notamment à Saint-Domingue, île sur laquelle les esclaves se soulevèrent à leur tour suite aux événements parisiens. On plonge ensuite directement dans le tumulte de la capitale en 1791-1792, ce qui permet à l'auteur de revenir sur certains des moments clés de cette période : les dissensions au sein de l'assemblée entre les partisans de la guerre et ceux de la paix, ou entre ceux favorables à l'abolition de l'esclavage et les autres ; la division du clergé entre prêtres assermentés et réfractaires ; la prise des Tuileries le 10 août 1792 ; les massacres de septembre…

Loin de survoler les différentes étapes de son héros, ce qui aurait eut pour conséquence de réduire chacune d'elles à de simples décors plus ou moins exotiques, Christian Léourier s'attache à contextualiser le plus simplement mais aussi le plus clairement possible la situation, abordant ainsi les différents rapports de force dans la région, les personnalités emblématiques, ou encore les enjeux géopolitiques. Si la lecture se révèle être un vrai régal pour les passionnés d'histoire, elle le sera aussi cerainement pour les amateurs d'aventures, et notamment d'aventures maritimes. S'il faut souvent se méfier des comparaisons hâtives des éditeurs visant à rapprocher l'ouvrage publié de grands classiques, force est de constater que le parallèle établi par Argyll entre le roman de Léourier et des oeuvres comme « Les aventures de Jack Aubrey » de Patrick O'Brian ou encore la série « Hornblower » de C. S. Forester est ici tout à fait pertinent. Là encore, l'auteur s'est de toute évidence abondamment documenté, ce qui permet au lecteur une immersion totale dans l'univers maritime de l'époque dont on découvre à la fois les difficiles conditions de vie mais aussi les moments les plus exaltants. Quotidien des équipages à bord d'un navire militaire ou d'un négrier, postes de combat à bord, tactiques utilisées par les vaisseaux en fonction de leur taille et de leur maniabilité, relations entre les membres de l'équipage… : Léourier aborde tout ces sujets et bien d'autres et parvient tout au long du roman à trouver un équilibre remarquable entre considérations historiques et scènes épiques typiques des romans d'aventure cités plus haut.

Qui dit fresque historique dit évidemment personnalités, et on croise en effet un certain nombre de figures emblématiques de cette fin du XVIIIe siècle, De La Fayette au sultan Tipu Sahib (l'un des principaux opposants à l'installation des Britanniques en Inde) en passant par Toussaint Louverture ou encore Robespierre. Tous sont traités avec la plus grande nuance, l'auteur échappant ainsi à l'écueil de la caricature, ce qui est d'autant plus appréciable en ce qui concerne la période révolutionnaire dont les acteurs sont, trop souvent, traités de façon très réductrices. Léourier ne se contente cependant pas de figures historiques et met aussi en scène un bon nombre de personnages fictifs hauts en couleur qu'on prend un grand plaisir à suivre pour un bout de chemin aux côtés du héros. le marin Papegai, le trappeur Petit-Beau, l'amérindienne Otsitok, le corsaire le Danois et son entourage, les fidèles marins Bâbord-Amures et Miguel, le faussaire Bricaire… : autant de personnages côtoyés plus ou moins brièvement par Jean de Kervadec et qui, tous, ne manqueront pas de marquer le lecteur par leur exubérance, leur charisme ou tout simplement la sympathie qu'ils inspirent. le seul véritable reproche qu'on peut formuler concernant ces trois tomes concerne la place accordée aux personnages féminins qui, s'ils sont bel et bien présents à toutes les étapes du protagoniste, n'en demeurent pas moins cantonnées au rôle très réducteur de potiches. Qu'il s'agisse de Maria, la jeune femme que le héros désespère au moins autant de retrouver que d'exercer sa vengeance, de l'iroquoise Ostitok, de l'indienne Dahnvati ou encore de l'esclave Amaka, toutes sont forgées selon le même moule (belles, innocentes et généralement en détresse) et ne semblent être là que pour encourager les élans amoureux du protagoniste. Il en résulte que l'attitude de ce denier envers la gente féminine est parfois agaçante, même si l'auteur joue parfois manifestement avec ce héros dont il se plaît à complexifier la vision au fil de ses voyages. Éveillé par son père à « l'esprit des Lumières », le jeune homme se montre malgré tout globalement attachant car prompt à remettre en question ses certitudes et à accorder son soutien aux combattants de la liberté partout dans le monde.

Formidable fresque historique retraçant les bouleversements ayant lieu à la fin du XVIIIe aussi bien en Europe qu'en Amérique, en Asie ou en Afrique, « Sous le vent de la liberté » est aussi et surtout un fantastique roman d'aventure qui ravira les amateurs des plus grandes sagas maritimes. Portés par des personnages inoubliables et un héros attachant, ces trois tomes sont également très réussis d'un point de vue littéraire, la plume élégante de Christian Léourier permettant une immersion totale dans cette époque captivante. Une vraie réussite !
Lien : https://lebibliocosme.fr/202..
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Quand j'ai découvert le travail des éditions Argyll, j'ai de suite été séduite par la charte graphique de leur couverture et sur un titre comme Sous le vent de la liberté c'est encore plus frappant ! Tout y est sur la couverture, l'appel du grand large et de l'aventure ! Je les remercie donc de m'avoir envoyé ce roman pour que je puisse le découvrir.

Je connaissais déjà la plume de Christian Léourier, dont j'ai lu La Lyre et le glaive l'an passé. Malheureusement après des premières pages fort encourageante, la suite n'était pas parvenue à me séduire. Cependant, je n'aime pas rester sur un échec, j'avais donc envie de découvrir dans un autre style cet auteur si prolifique et c'est avec le roman d'aventure historique que cela l'a fait !

En effet Sous le vent de la liberté, qui est en fait la révision de trois tomes parus en 2005-2006 chez un autre éditeur, s'inscrit dans la plus pure tradition du roman d'aventure d'époque et c'est dans ce style que j'ai préféré l'auteur. Contrairement à une Lyre et le glaive où je ne voyais pas où il voulait en venir, la ligne narrative est claire ici. Nous suivons, Yann, un jeune noble breton, qui rêve de liberté et qui sur un coup de tête par à la recherche de son frère parti aux Amériques, ce qui va l'entraîner dans un tout un tas d'aventures.

Dès le début, la narration est fluide, la plume riche mais facile car très entraînante. le héros grandit avec nous. Il a d'emblée un caractère qui le rend attachant et le fait d'en faire un suiveur des Lumières grâce à l'instruction atypique de son père et de son prête-précepteur n'y est pas pour rien. C'est clairement eux, lui et son caractère ouvert, les moteurs de l'histoire. Les autres font pâle figure à côté et on a tendance à les oublier, à les voir s'effacer au profit des nouvelles rencontres qu'il fait sans cesse. Seul un autre personnage nous hantera comme lui, son amour de toujours, Maria, mais je n'ai pas apprécié ce personnage de par trop effacé.

Pour le lecteur, comme moi, avide de lectures dynamiques, les aventures s'enchaînent à un rythme élevé tout au long du roman. Christian Léourier nous embarque d'abord dans une Bretagne campagnarde de la fin XVIII, puis à bord d'un vaisseau se rendant en Amérique, au milieu des Indigènes, aux côtés de personnages connus de la Guerre d'Amérique, sur un nouveau vaisseau en direction de l'Afrique, en pleine traite négrière, dans les plantations, sur la route des Indes, au milieu des pachas ou encore en plein Paris révolutionnaire. Et encore, je vous ai épargnés certains aller-retour ! On ne peut pas dire que le héros chôme, il passe d'une aventure à l'autre se construisant une stature d'homme solide et éclairé.

Avec Yann, Christian Léourier nous offre LE roman de la fin d'un siècle et au coeur de ses aventures revient sans cesse la question de l'altérité. Ainsi, son histoire n'est que le prétexte pour un joli cri contre le racisme, l'esclavagisme, le racisme de classe et pour la liberté et l'amour. J'ai beaucoup aimé voir Yann grandir au fil de ses voyages et de ses rencontres. L'auteur lui et nous laisse le temps pour cela. Il a une belle plume descriptive qui rend à merveille les ambiances et les décors divers de ses aventures. On passe de la France, à l'Amérique, à l'Afrique, à l'Inde, à Paris. C'est très riche et pour autant, il reste toujours juste dans ses notes historiques. Il sait parfaitement utiliser la grande Histoire comme décor de sa propre histoire, ce que j'apprécie toujours dans un bon roman historique.

Ainsi, là où la plume de Christian Léourier m'avait un peu déçue sur un texte de fantasy, il m'a totalement séduite dans une aventure historique rocambolesque au long court. Ce récit de la fin d'un siècle était particulièrement complet et vivant, avec un épicentre autour de la question de l'autre fort séduisant et un héros attachant au milieu de toute cette agitation. Si vous souhaitez découvrir l'auteur au milieu de ses vastes écrits, je vous recommande chaleureusement ce roman qui se dévore !
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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J'ai acheté ce livre, pensant y trouver un récit de marine m'emmenant loin, sur le pont d'un navire, aux différents coins du monde. Mais il n'y avait pas tant de voyage que cela. Certes, on va à différents endroits, mais on reste peu à manier les voiles et les canons.

Décevant, donc? Uniquement sur ce point là car, malgré une écriture parfois inégale, on est transporté par le vent de la liberté. On se plonge dans ce long récit de 950 pages. On doute, parfois, avec le personnage, sur des sujets très sensibles. C'est très intéressant d'un point de vus historique. On passe de la guerre d'indépendance américaine à la révolution française, en passant par la traité négrière. On y rencontre des indiens, d'Amérique, puis d'Inde. Et le roman prend alors une ampleur historique qui m'a plu.

Alors, je partage cette lecture avec vous. Gardez à l'esprit que vous ne passerez pas tant de temps en mer, mais qui vous connaitrez un voyage très enrichissant.
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Ce roman de Christian Léourier est long, prenant, passionnant. On y suit le jeune Jean de Kervadec, quittant sa Bretagne natale dans l'espoir de retrouver son frère aîné, héritier du domaine familial. Il s'embarque donc sur un navire qui se rend aux Amériques. C'est le début d'une longue aventure au cours de laquelle Jean découvrira différentes cultures, différentes personnalités et différents lieux qui le changeront, l'aideront à grandir et à développer sa pensée propre.
La toile de fond est historique, notamment les suites de la Révolution française.
Un magnifique roman d'aventure !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Sais-tu pourquoi le capitaine t'a confié le commandement en second du navire, bien que tu lui aies avoué avoir trop peu navigué pour y prétendre ? Parce que ton compagnon a préféré pénétrer dans une cale en feu, plutôt que t'abandonner. Aux yeux du Danois, il est plus méritoire d'inspirer une telle amitié que de savoir prendre un ris ou changer d'armure. Car manoeuvrer s'apprend; inspirer le dévouement, non. C'est un don de Dieu.
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Je te regretterai, dit-il. Mais je connais ton coeur. Si tu étais né dans ces forêts, tu entendrais la voix d'Otsitok dans les feuillages et tu ne serais plus triste. Hélas, tes oreilles de Blanc sont sourdes. Si tu restais, tu deviendrais tout sec à l'intérieur de toi. J'ai déjà vu des gens de ton peuple finir ainsi. Un arbre desséché ne donne pas de fruits. Alors vaut mieux que tu t'en ailles. Explique aux tiens ce que sont les Onkwe-onwe. Apprends-leur le vrai langage. Dis-leur que la terre est notre mère, qu'elle ne peut pas plus appartenir à un homme que l'air qu'il respire ou que l'eau dans laquelle il se baigne. Celui dont la femme ensemence le champ jouit de sa récolte. Cela est juste. Mais celui qui pose une clôture et dit : cette terre m'appartient et nul autre n'a le droit de manger son fruit, celui-là prétend enchaîner sa mère et affamer son frère.
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Si Monsieur Goureaud attendait de ma part la moindre compassion, il se trompait lourdement.
-Nous vivons dans un monde impitoyable, affirmai-je, où l’homme est un loup pour l’homme. Que dis-je, un loup ? Un tigre ! Ainsi, il m’a été rapporté que, pour accumuler cette fortune dont vous déplorez aujourd’hui la perte, les colons de Saint-Domingue éreintent des hommes privés de leur droit le plus naturel à disposer d’eux-mêmes au seul motif qu’ils ont la peau noire et les cheveux crépus !
Il sursauta, comme s’il avait marché sur une vipère.
-Vous ne pouvez comparer…
-Votre argent à leur liberté ? Certes, ce serait indécent.
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Chez les Iroquois, les décisions les plus graves sont prises par les matrones, l'éclairais-je. Ce sont elles qui autorisent l'entrée en guerre, ou le déplacement du village quand la terre qui l'entoure devient moins généreuse. Cela se conçoit : ce sont les femmes qui devront remplacer les guerriers morts en donnant naissance, ce sont elles qui cultivent les champs.
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Les fauves séduisent par leur grâce et leur élégance, au point que, fasciné, on oublie qu’ils sont dangereux.
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A l'occasion du festival "Imaginales" à Epinal, rencontre avec Christian Léourier autour de son ouvrage "La lyre et le glaive. Volume 1, le diseur de mots" aux éditions Critic.
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