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ISBN : 2754807748
Éditeur : Futuropolis (02/08/2012)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 369 notes)
Résumé :
22 ans après la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle, Emmanuel Lepage se rend à Tchernobyl en 2008, par le biais de l’assocation Les Dessin’acteurs pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, Emmanuel Lepage a le sentiment de défier la mort et à l’approche de la zone interdite, une question taraude son esprit : que suis-je venir faire i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (105) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  06 mars 2015
Le 27 avril 1986, le monde connaît sa plus grande catastrophe nucléaire du XXème siècle. le coeur du réacteur de la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, commence à fondre, provoquant la volatilisation de son circuit de refroidissement. Dès lors, un nuage radioactif se propage et parcourra des milliers de kilomètres sans que personne ne le sache et ne s'en protège. L'on comptera des milliers de victimes tandis que le Kremlin n'évoquera que 2 morts...
Novembre 2007, une association bretonne, les Dessin'acteurs, impliquée dans la lutte contre le nucléaire, a déjà fait un voyage là-bas et veut installer une résidence d'artistes à Tchernobyl. le dessinateur et scénariste Emmanuel Lepage, membre de cette association, décide de se rendre sur les lieux du drame, Volodarka située à une vingtaine de kilomètres de la zone interdite, en compagnie de Gildas, peintre et illustrateur.
Avril 2008, 22 ans jour pour jour après la tragédie, il dépose ses sacs et son matériel de dessin, non sans appréhension...
Emmanuel Lepage nous livre un témoignage bouleversant, tragique mais ô combien nécessaire. Dès son arrivée, il sera surpris par cet environnement post-apocalyptique et évoluera dans des paysages laissés à l'abandon. Au delà de ces zones interdites, il se rendra vite compte qu'il y a encore de la vie et que des gens sont revenus habiter près de la capitale, malgré les dangers encourus. Il dépeint magnifiquement et avec beaucoup de sensibilité cette population ukrainienne, malgré tout pleine de vie. On le suit pas à pas au gré de ces rencontres et de ces paysages qu'il découvre, abasourdi par tant de beauté et par cette nature rayonnante qui semble reprendre ses droits, allant même parfois jusqu'à oublier que ces terres sont irradiées. Utilisant différentes techniques de dessin, que ce soit l'aquarelle ou le crayon, il nous fait ressentir d'autant plus les émotions qui le traversent et nous offre de superbes planches pleines de vie. Un témoignage sincère, bouleversant et poignant...
Un printemps à Tchernobyl... et tout redevient vert...
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boudicca
  03 avril 2018
« Je croyais me frotter au danger, à la mort... et la vie s'impose à moi. Gildas, tu crois qu'on peut dire « Tchernobyl, c'est beau ? » Je sens confusément l'ambiguïté de ces mots collés l'un à l'autre. Pourtant c'est ce que me souffle mon dessin. La mort a ce visage ? Ça ne colle pas. On ne m'a pas envoyé ici pour revenir avec ça ! » Nous sommes en 2008 lorsque l'illustrateur Emmanuel Lepage se voit proposé de participer à une expérience unique : résider plusieurs semaines à Tchernobyl afin de réaliser, en collaboration avec un autre artiste, un album dont les droits seront reversés à une association venant en aide aux enfants contaminés. de ce voyage bouleversant, Lepage et Gildas reviendront avec un carnet de voyage publié la même année sous le titre « Les fleurs de Tchernobyl » (Les Dessin'acteurs). Quatre ans plus tard, l'artiste signe un nouveau roman graphique dans lequel il retrace sous la forme d'un documentaire son expérience à Tchernobyl, et les impressions qu'il en a gardé. Or, comme le prouve la citation qui ouvre cet article, rien ne l'avait préparé à ce qu'il allait vivre là-bas. Des paysages dévastés, des ruines, les témoignages de vies brisées, oui. Mais la beauté de la forêt qui renaît, cette débauche de couleurs, cette faune et cette flore qui prospèrent, et ces habitants pleins de vie, cela non, certainement pas. On retrouve ici le même principe déjà utilisé par Lepage dans « Voyage aux îles de la désolation » (et plus tard dans « La lune est blanche ») et le résultat est aussi stupéfiant, que ce soit au niveau des graphismes que du scénario. Pendant cent cinquante pages, le lecteur est ainsi invité à suivre l'ensemble du parcours de l'artiste, de ses préparatifs à son séjour, et découvre par ses yeux l'ampleur de l'accident et ce qu'est devenue la zone près de trente ans après les faits.
L'ouvrage commence par un rappel clair et concis de la catastrophe et de ses conséquences. le 26 avril 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl fait la une de toute la presse : le coeur d'un des réacteurs a commencé à fondre, et un second serait en fusion. Un nuage radioactif se forme alors, et parcourt des milliers de kilomètres sans que personne ne le sache ou ne puisse s'en protéger. En France, médias et politiques cherchent par tous les moyens à rassurer la population : « nous n'avons rien à craindre ! » Pendant des jours, des experts défilent pour expliquer à grand renfort de cartes que le nuage aurait épargné la France (les autorités admettront plus tard qu'environ un tiers du territoire aurait été exposé), tandis que se succèdent reportages et interviews visant à prouver que les centrales françaises sont totalement fiables (alors que celle de Tchernobyl est au contraire présentée comme vétuste). Mais qu'en est-il des gens sur place ? Quelles sont les conséquences pour ceux qui travaillaient à la centrale ? Et pour leur famille ? Et pour tous ces villes et villages à proximité ? Les chiffres parlent d'eux-mêmes : plus de 350 000 personnes auraient été évacuées de la zone contaminée et certaines ONG avancent le chiffre de 25 000 à 100 000 décès causés directement par la radio-exposition (contre seulement 4000 selon le rapport rédigé par l'OMS...) Parmi les premières victimes, on trouve évidemment les employés de la centrale, mais aussi les pompiers de la ville, qui se sont battus pendant des jours contre l'incendie (et qui mourront tous quelques jours plus tard), ainsi que les liquidateurs (entre 500 000 et 800 000 personnes) qui se virent confier la construction du sarcophage censé contenir la contamination.
Voilà pour les conséquences immédiates. Et puis il y a celles à long terme, notamment dans le domaine sanitaire : ces cancers qui se développent, ces enfants qui naissent mal formés ou succombent à un nombre incalculable de maladies... Cet aspect plane évidemment sur l'ensemble de l'album de Lepage, qui commence d'ailleurs son récit par des extraits bouleversants de « La Supplication », un essai signé par la journaliste Svetlana Aleksievitch qui a interrogé plus de cinq cents témoins de l'accident qui racontent leur calvaire et les pertes qu'ils ont subi. Les conséquences de la catastrophe ne se limitent toutefois pas aux morts et aux malades, et c'est là l'une des forces de l'ouvrage qui permet justement d'appréhender l'événement sous toutes ses facettes : « A l'évocation d'une catastrophe nucléaire, on pense tout de suite aux effets de la radiation : hommes brûlés, enfants difformes, monstres... Elle évoque parfois la contamination, ces infimes doses de radionucléides qui, absorbées chaque jour, détraquent peu à peu l'organisme et tuent.Mais une catastrophe nucléaire, c'est aussi toute l'économie d'une vaste région qui s'effondre. » Au fil de son périple, Lepage dessine les villes abandonnées, les coopératives laissées à l'abandon, et dresse ainsi le portrait d'une région fantôme, où tout fut possible et tout fut perdu. Autour de la centrale, c'est ainsi une zone d'une trentaine de kilomètres qui a été évacuée et qui demeure sous surveillance des autorités depuis plus de trente ans. Masques, gants en latex, décontamination, militaires en treillis... : tout laisse entendre que la situation est désormais sous contrôle. « Une apparence d'autorité et de force, alors que tout échappe à l'homme. »
Mais l'album est bien plus qu'un simple portrait de la catastrophe et de ses conséquences à long terme. Ce qui touche avant tout le lecteur et le prend vraiment aux tripes, ce sont les émotions qui ont traversé l'auteur sur place et qu'il restitue ici au profit du lecteur. Loin de se limiter à un une errance glauque dans une région en ruine, le voyage de l'auteur est aussi faite d'une multitude de rencontres qui nous permettent de mieux comprendre l'état d'esprit de ceux qui grandissent et vivent à proximité de la zone. Or, là encore, rien n'est conforme à ce qu'on pouvait attendre. Bien sûr, le spectre de la catastrophe et des morts qu'elle a causé rode encore partout, mais ce sur quoi les dessins de Lepage mettent l'accent ce ne sont pas les difformités ou la maladie, mais les sourires, la générosité dont font preuve les habitants, et surtout leur relation à cette zone interdite à laquelle certains souhaitent se confronter. L'artiste nous décrit également par le menu les doutes qui l'ont traversé, et les interrogations auxquelles il lui a fallu répondre avant d'accepter de participer à ce périple. Il y a bien sûr les réactions de ses proches, puis l'apparition de problèmes psychosomatiques juste avant son départ, et enfin, une fois sur place, la menace de la contamination qui plane en permanence, amplifiée par le tic-tac du dosimètre mesurant la radioactivité ambiante. A Tchernobyl, le danger est partout : « il peut y avoir des zones « propres » à l'intérieur de la zone interdite, comme il peut y encore de « sales » à l'extérieur. D'un champ à l'autre la terre peut être contaminée, ou non. » Les premières sorties des artistes sont d'ailleurs assez conformes à ce qu'on pouvait attendre : des ruines, des habitations et véhicules abandonnées, des signes de départ précipité, et puis cette immense centrale à l'abandon. Mais à ces visions apocalyptiques succèdent en fin d'album celles de paysages magnifiques, d'une forêt pleine de couleurs et des animaux qui s'ébattent. Comme dans tous ses autres ouvrages, l'auteur fait preuve d'une grande sensibilité et offre à ses lecteurs des passages très intenses qui continuent de bouleverser longtemps après la dernière page refermée.
Emmanuel Lepage nous livre ici un portrait ambivalent et déroutant de Tchernobyl aujourd'hui, et de l'expérience exceptionnelle qu'il y a vécu aux côtés d'autres artistes et journalistes. D'une grande sensibilité, le texte est aussi émouvant à lire que les dessins beaux à regarder, et j'ai retrouvé lors de ma lecture la même intensité que lors de ma découverte de ses voyages en Antarctique. Une oeuvre magnifique, à lire absolument.
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spleen
  30 mars 2014
Un album qui m'a été conseillé par le bibliothécaire me voyant errer dans le rayon BD .
Effectivement c'est remarquable !
Cette histoire raconte le séjour fait par le dessinateur à Tchernobyl pour réaliser un carnet de route, il y accompagnait un collectif d'artistes dont certains avaient déjà fait des séjours en Ukraine
Au début de l'ouvrage, est racontée la catastrophe nucléaire , ses implications locales et mondiales et le traitement médiatique de l'époque.
Nous assistons aux réunions préparatoires des amis , dans une ambiance anti-nucléaire , Emmanuel Lepage y fait part comme certains autres de son appréhension d'aller en zone contaminée, on peut les comprendre , le ravitaillement a apporté sur place s'organise, la nourriture locale, contaminée étant un des points épineux du séjour.
Puis nous suivons le voyage, l'arrivée et l'installation dans le petit village près de la zone interdite, la rencontre avec la population locale, ceux qui sont restés et ceux qui sont revenus, jeunes et vieux, avec des motivations bien différentes : il y a ceux qui ont le coeur ancré dans cette région, ceux qui veulent aider ou témoigner et ceux qui en profitent: les pilleurs.
Les barrières tombent, la vodka aidant le rapprochement, les musiciens fraternisent autour de leur musique ,qui à la guitare ou au bayan .
Le dessin est sombre, sans couleurs , tourmenté, comme l'histoire dramatique de ce bout d'Ukraine avec de temps en temps une touche de couleur, le visage d'une jolie interprète, un panneau de radio-activité.
Les angoisses de chacun , lorsque se déroulent les visites dans les zones réglementées, s'expriment de façon différente , un tel se déplace avec son dosimètre, Emmanuel avec masque et sacs plastiques autour des chaussures ou attitude provocatrice des jeunes du coin …
La ville de Pripiat , les villages abandonnés et pillés , les véhicules abandonnés donnent une vision post-apocalyptique que retranscrit bien le crayon noir de l'artiste.
Et puis au détour d'un sentier, la nature reprend ses droits, la couleur s'impose , éclatante, lumineuse, la palette d'Emmanuel s'illumine d'elle-même à la surprise presque choquée du dessinateur .
Les enfants avec leurs rires, leurs jeux ,arrivent , les bras chargés de jonquilles, bousculant les habitudes un peu feutrées , comme si chacun s'évertuait à ne marcher que sur la pointe des pieds.
Le décor se transforme et le constat est bien éloigné de celui prévisible au départ de désolation et ravages.
Et l'inconcevable se produit: un pique-nique en zone contaminée, la joie de vivre et la nature qui reprend ses droits , fière et sauvage.
La vie s'impose et continue.
Une lecture époustouflante et très émouvante.
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Myriam3
  12 mars 2016
Après Voyage aux îles de la Désolation, je continue ma découverte d'Emmanuel Lepage par ce livre.
Je m'attendais à rencontrer des hommes, des enfants ou des animaux déformés, cadavériques et vivant dans la misère, et tout en commençant le livre, je me rendais compte à quel point, même si la catastrophe de Tchernobyl est tristement célèbre, on ne sait rien par les médias de ce qui se passe aujourd'hui dans la zone irradiée et dans ses alentours, ni à quoi elle ressemble maintenant. Elle est comme un trou noir sur Terre bannie de la vie.
En 2008, Emmanuel Lepage s'engage, en tant que membre de l'association Dessin'Acteurs, à partir deux semaines sur place au sein d'un groupe d'activistes et de rapporter les dessins de ce qu'il y aura vu. Il pèse bien sûr les dangers, le risque de radiation bien sûr, et prend soin de se protéger autant que possible.
Ils vivent ainsi quelques semaines dans une maison abandonnée et nettoyée et rencontrent ceux du village, qui sont restés ou revenus, s'approchent du site, visitent.
Le témoignage qu'en ramène Lepage est tout aussi surprenant pour moi qu'il l'a été pour lui. Si la découverte de Pripriat, ville nouvelle, moderne en 1986 et totalement abandonnée ensuite, apocalyptique avec ses immenses avenues vides, ses manèges désertés et abîmés par les intempéries et l'atmosphère inquiétant qui y rôde - chargée en radiations, le temps presses - les forêts au contraire sont vertes, lumineuses, luxuriantes, une rivière s'y écoule paisiblement, des animaux sauvages s'y promènent. Tout cela n'est qu'apparence: hors de question de s'asseoir dans l'herbe, de ramasser tout crayon qui y tombe, de toucher les branches des doigts. La nature est dangereuse.
Aux frontières de cette zone interdite, toute une faune humaine s'arrange, parfois irrésistiblement attirée par ce monde abandonné, venant y piller aussi, démembrer les habitations, récupérer du matériel - revendu en Europe!- .
Le groupe y récolte témoignages et portraits de ceux qui se sont adaptés. Pourtant, difficile de ne pas penser que tous ces enfants qui rient et s'amusent joyeusement sont contaminés, seront malades tôt ou tard et condamnés.
Les illustrations sont belles bien sûr, effrayantes ou lumineuses. Lepage semble revenir de ce voyage déconcerté par ce qu'il ramène, ces images parfois banales qui cachent la monstruosité derrière la beauté.
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Ziliz
  28 août 2013
Après bien des hésitations, un problème de santé handicapant pour son travail de dessinateur, Emmanuel Lepage part finalement à Tchernobyl en 2008, sur les lieux de la catastrophe d'avril 1986. Cet album est un carnet de voyage de ce qu'il y a vu et ressenti, de ses échanges avec les personnes rencontrées.
L'auteur rappelle en texte et en image l'accident nucléaire, les heures et jours qui ont suivi, la panique, le chaos, le travail des "liquidateurs" (de 500 à 800 000 hommes en action), la population évacuée trop tard, les gens revenus vivre en zone interdite, les décès, les cancers à venir, la débâcle économique pour toute une région… Cela, je "connaissais" via quelques ouvrages (cf. 'La supplication', 'Fukushima', 'Tchernobyl, la zone'.. ). Ce qui n'empêche pas, à chaque nouvelle lecture, la sidération, l'horreur, la révolte et, plus égoïstement, la peur.
Ce qui frappe dans cet album (et les extraits choisis par les lecteurs en témoignent) : le triomphe de la vie - la vie végétale et animale dans cet environnement dévasté et toujours très toxique, la survie et la réorganisation des populations restées sur place, leur optimisme malgré les morts. D'ailleurs, cela surprend l'auteur lui-même et semble le mettre mal à l'aise, cet optimisme qu'il exprime dans son graphisme, notamment par des couleurs éclatantes : "Je suis ici pour montrer l'horreur et je fais des dessins pleins de couleurs !".
Un album-documentaire brillant, sincère, important, forcément instructif et forcément glaçant.
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critiques presse (7)
BulledEncre   23 janvier 2013
De la rumeur d’un nuage effrayant dont on ne sait pas bien s’il est passé au dessus de nos têtes, Emmanuel Lepage fait le récit d’un désastre humain majeur du XXème siècle. Il attrape et entraîne le lecteur à ses cotés dans cet univers le plus pernicieusement dangereux qu’il soit, là où la beauté et la mort sont synonymes.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Lexpress   03 décembre 2012
Emouvant de bout en bout, Un printemps à Tchernobyl offre ainsi un témoignage rare, troublant, qui conjugue à merveille le questionnement intime avec la réalité extrême d'un monde qui ne demande qu'à renaître.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   26 novembre 2012
Le dessinateur, et son lecteur, sont saisis par le sacré du désastre.
Lire la critique sur le site : Lexpress
BoDoi   30 octobre 2012
[Le] trait est magnifique. A la fois libre et tenu, léger et fouillé, oscillant entre un noir et blanc mélancolique et des couleurs éclatantes. La forme rejoint alors le fond, dans un récit bellement écrit, ciselé avec beaucoup de sincérité.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Auracan   22 octobre 2012
C'est du grand Lepage, qui aura su nous raconter avec ses mots et ses dessins une aventure pas ordinaire. A l'heure où les médias ne font plus leurs choux gras de la tragédie nucléaire de Fukushima, il est bon de se plonger dans cet album qui relate avec justesse et émotion les dégâts que peut faire un accident nucléaire de cette importance à long terme.
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   15 octobre 2012
Ouvrage poignant sur un drame majeur de l’histoire récente, tout autant que reportage incisif sur la vie quotidienne aux abords de la Zone, et compte-rendu anecdotique d’une expérience artistique militante originale, ce Printemps à Tchernobyl est hautement recommandable.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   11 septembre 2012
Emmanuel Lepage continue donc de faire voyager ses pinceaux pour dessiner le profil d'un pays blessé, tout en s'interrogeant sur lui même, sur sa vision du monde, de ses engagements. [...] Vous l'aurez compris, c'est magnifique et bouleversant, de bout en bout. Une incroyable expérience de lecture qui m'a particulièrement chamboulé.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   06 mars 2015
Selon l'OMS, cinq millions de personnes seraient aujourd'hui contaminés par les radionucléides, trois millions d'enfants devraient suivre des traitements médicaux durant toute leur vie, 270000 personnes vivraient dans des zones "strictement contrôlées" et 4000 seraient décédées suite à la radio exposition.
Ce dernier chiffre est très contesté par de nombreuses organisations non gouvernementales, d'autant que les liens malsains unissant l'OMS et l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA) au sein de l'ONU jettent la suspicion sur sa validité.
Ces organisations non gouvernementales avancent plutôt le chiffre de 25000 à 100000 morts. Sans compter les cancers qui feraient au moins 500000 victimes dans les années à venir.
Début 2010, l'académie des sciences de New-York affirme que la pollution durable due à l'accident a provoqué la mort, sur toute la planète, de près d'un million de personnes entre 1986 et 2004.
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ZilizZiliz   27 août 2013
[Viktor] est un ancien liquidateur. Il rentre du travail. Il rentre de la zone avec son camion. Viktor est pilleur. A peine vidée de ses habitants, la zone interdite devient l'objet de tous les pillages. D'abord les meubles, puis le métal... Aujourd'hui, les réacteurs qui étaient en construction. (...)
" - Comment rentres-tu dans la zone avec ton camion ?
- Haha ! Je connais les "trous".
- Qu'est-ce que tu ramènes de la zone ?
- Aujourd'hui [en 2008] du béton, de l'acier...
- Et ça va où ?
- Ben chez vous, à l'Ouest ! "
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ZilizZiliz   28 août 2013
Bober est hors de la zone interdite, mais la contamination s’est faite au gré des vents et des pluies sous forme de ‘taches de léopard’. Il peut y avoir des zones ‘propres’ à l’intérieur de la zone interdite, comme il peut y avoir des zones ‘sales’ à l’extérieur. D’un champ à l’autre, la terre peut être contaminée… ou non. On peut donc trouver une pomme de terre ‘propre’ à coté d’une pomme de terre ‘sale’, éloignées de quelques mètres, mais les retrouver toutes les deux au marché.
(p. 89)
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Myriam3Myriam3   07 mars 2016
C'est ici que les réfugiés de Tchernobyl ont été, pour la plupart,installés après la catastrophe.
pour eux ont été construites de nouvelles cités et ils ont été regroupés par villes ou villages. Ils ont pris aussi les appartements promis, par l' administration soviétique, à d' autres qui les attendaient depuis des années. Ce qui a suscité parfois beaucoup d' animosité à leur égard.
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marina53marina53   06 mars 2015
Dessiner, c'est essayer de rendre visible ce qui ne se voit pas.
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