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ISBN : 9791093363523
Éditeur : Flamant Noir Editions (10/12/2018)

Note moyenne : 4.43/5 (sur 7 notes)
Résumé :
LA TRANSJURASSIENNE. Célèbre rendez-vous du ski de fond français. Tous les ans, plus de 3 500 skieurs se retrouvent sur les pistes du Haut-Jura pour braver le froid glacial, le vent et la fatigue, autour du même objectif : donner le meilleur de soi et franchir la ligne d'arrivée ! Le commissaire Morteau connaît bien cette compétition dont il suit chaque édition. Mais cette fois, l'événement lui réserve des surprises... Depuis quelque temps, l'organisation de la co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Sharon
  28 décembre 2018
J'ai toujours un regret quand je referme une enquête du commissaire Morteau : comme je les ai lus au fur et à mesure de leur parution, je n'ai pas d'autres livres mettant en scène cet enquêteur sous la main pour prolonger le plaisir de lecture. J'ai, par contre, beaucoup de citations en réserve, et l'envie de découvrir le burger franc-comtois.
Morteau n'a pas de chance. Comme le commissaire Maigret en son temps, un ami d'enfance le contacte. "Ami", il faut le dire vite, plutôt une personne avec laquelle il est allé à l'école. Il est un grand sportif - son ami - marié à une ancienne championne de ski. Non, ce n'est pas sur lui que planent les menaces, non, c'est sur la célèbre course qu'il organise - la Transjurassienne. Qui peut vouloir nuire aux skieurs - qui ne sont pas des sportifs qui brassent autant d'argent que les footballeurs ? Et surtout, qui peut être assez bête pour prévenir avant d'agir ? Oui, là, c'est ma question, parce que la discipline est trop difficile pour donner envie d'avoir un coup de pub, cela ne fera pas venir les skieurs et les sponsors plus vite !
Morteau revient chez lui, c'est à dire dans sa région natale, et il entend bien mener l'enquête à sa manière, même si cela ne convient à personne, ni à Fabien Monceau, son parigot de lieutenant, ni à la juge d'instruction. Il faut agir vite, très vite ! Un meurtre a eu lieu, confirmant les menaces reçues par l'organisateur, et tous n'apprécient pas les méthodes de Morteau. D'ailleurs, j'ai apprécié que certains points de procédures soient rappelés - ce qui ne veut pas dire qu'ils alourdissent le récit. En effet, dans les séries policières qui envahissent nos écrans, il suffit quasiment d'un coup de baguette magique pour que le bon enquêteur soit chargé de l'enquête. Là, rien n'est si simple, et Morteau le rappelle : il ne peut littéralement pas enquêter comme ça, pour faire plaisir à un "ami", d'autant plus que d'autres (les gendarmes) sont tout aussi compétents que lui pour se faire. Pas de guerre des polices, pas non plus - et c'est très important pour moi - de fascination ou de compréhension pour les meurtriers. Pour une fois, le commissaire Morteau et le lieutenant Monceau sont d'accord : qu'on puisse vouloir tuer quelqu'un les dépasse, et l'on peut très bien enquêter sans partager le point de vue du meurtrier.
Le respect de la procédure, oui, mais pas les excès : le lecteur ne subit pas un cours magistral sur la manière de collecter les indices, sur les rapports à écrire, ou pire, trois pages de scènes d'autopsie : seules les informations nécessaires à la compréhension de l'enquête nous sont donnés (je crois que vous m'avez compris, je déteste les scènes d'autopsie).
Les fans de Morteau pourront être rassurés : il a toujours son ours en peluche, il l'a emmené. Par contre, son chat est resté chez lui, soigneusement gardé : il est le chat d'un policier, non un chat policier, et il se porte très bien ainsi.
Je n'en dirai pas plus sur l'enquête, les suspects, les indices, les fausses pistes. Je dirai simplement que l'intrigue est habilement construite, et que lire ce livre fut un véritablement plaisir.
Une petite citation pour la route :
Morteau montra l'ardoise où figurait la carte du restaurant. Il avait choisi l'établissement pour deux raisons. D'abord, il adora la viande fumée du Haut-Doubs, et un restaurant qui en avait fait sa spécialité ne pouvait que l'attirer. Ensuite, le nom du restaurant, Les plaisirs cochons, lui avait laissé peser que le restaurateur avait forcément de l'esprit, d'autant plus qu'il avait précisé sur la devanture "Pour les épicuriens ne mangeant pas de porc, des plaisirs végétariens sont également prévus". Que l'on puisse imaginer l'existence de plaisir végétariens était à ses yeux le summum du sens de l'humour !
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Commenter  J’apprécie          70
Taylor
  15 janvier 2019

Le commissaire Morteau est ravi de passer un peu de temps dans sa région d'origine. Un ancien camarade d'école fait appel à lui car il a reçu des menaces sur la course qu'il organise : la Transjurassienne, une course mondialement connue de ski de fond.
Accompagné de son lieutenent, Morteau va mener une enquête discrète. Cependant, un mort est déjà à déplorer faisan planer un climat peu propice à la compétition.
Le commissaire Morteau est un bon vivant (faut voir ce qu'il engoutit comme nourriture c'est impressionnant) et applique les méthodes d'investigation à l'ancienne, son principe "ça colle ou ça ne colle pas", ce qui agace son jeune coéquipier qui a la fougue de la jeunesse.
Le commissaire Morteau trouve que les pièces du puzzle s'emboitent bien trop facilement et la suite va lui donner raison. J'avais deviné le nom du coupable bien que le mobile m'est apparu plus tard.
Je pense lire les autres romans avec ce personnage très sympathique.
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chevalierortega33
  14 janvier 2019
Le 8 février se déroule la mythique course de ski de fond la Transjurassienne. C'est à cette performance sportive et cosmopolite de 76 km, que nous convie Sébastien Lepetit.
Avec l'humour que j'avais découvert avec plaisir en 2015 dans Merde à Vauban, le même épicurisme accompagne son commissaire Morteau, amateur de vin et de bonne chère donc, qui ne crains pas les calories, dans une enquête chez les fondeurs. Il a succombé aux demandes pressantes d'un ancien camarade de promotion et ne va pas tarder à le regretter. C'est flanqué de son ours en peluche et de son adjoint Monceau qu'il débarque à la Combe du Lac.
Le froid jurassien nous agresse profondément, les lecteurs souffrent sur les pentes et peinent à démêler les rivalités des prétendants au podium. L'enquête se déroule sur une semaine et la course sur quelques heures … les deux récits nous sont offerts simultanément sans préjudice pour la compréhension.
Au cours de cette semaine de galère, notre cinquantenaire endurci tâte de la romance flamboyante et une rapide rencontre avec son père qui nous vaut une critique acerbe du capitalisme, haute en couleur.
Une enquête « pas à pas » et bien menée et ancrée à la fois dans le Jura profond et dans le sport de haut niveau, une promesse de sang, que j'ai beaucoup aimée. Un très agréable moment de lecture à déguster au coin du feu !

Lien : https://collectifpolar.wordp..
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delcyfaro
  15 janvier 2019

Je ne connaissais ni l'auteur ni ses précédentes oeuvres et je me suis lancée dans cette histoire attirée par la très jolie couverture et par une quatrième de couverture bien alléchante...
Et bien je ne suis pas déçue du tout, au contraire j'ai vraiment énormément apprécié ma lecture.
Nous sommes à quelques jours de la célèbre course la Transjurassienne qui parcourt le Jura sur plus de 70 kms pour arriver à Mouthe, la « glacière » française.
Le commissaire Morteau (au nom bienvenu dans cette région dont l'une des spécialités est la saucisse du même nom) est contacté par un ami d'enfance qu'il n'a pas revu depuis très longtemps.
Celui-ci est devenu directeur de la course et reçoit des menaces anonymes qui lui annoncent que cette année il y aura du sang sur la neige pendant la course.
Et effectivement l'un des coureurs favoris est retrouvé assassiné de plusieurs balles dans la tête. Qui l'a tué? Et pour quelles raisons? L'empêcher de gagner? L'empêcher de révéler des vérités dérangeantes?
Notre commissaire, aidé de son jeune collège Fabien Monceau va devoir répondre à ces interrogations et découvrir le responsable de ce meurtre.
Une enquête pas si classique que cela et un épilogue qui dénote une imagination débordante de l'auteur font de cette histoire un bien agréable moment de lecture.
Quelques pointes d'humour, des citations, des rebondissements et des personnages qui sont très bien pensés et animés.
En résumé, une histoire passionnante et juste l'envie de découvrir les premières enquêtes du commissaire et de suivre l'auteur.
Une bien belle découvert et je remercie Les Editions Flamand Noir et NetGalley pour cette lecture bien intéressante.

Lien : https://delcyfaro.blogspot.c..
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Amnezik666
  26 décembre 2018
Après Cross l'éditeur reste dans le polar sportif, mais exit les baskets, cette fois c'est sur des skis que ça se passe ; quelques jours avant que ne soit donné le départ de la Transjurassienne, une course de fond particulièrement éprouvante.
C'est le troisième roman mettant en scène le commissaire Morteau, même si, comme je l'ai indiqué plus haut, c'est pour moi une découverte.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Morteau, sous ses airs de flic bourru se cache un être profondément humain qui aime profiter de la bonne chère (et il faut dire qu'il a un sacré coup de fourchette) et de la dive bouteille (là encore il ne manque pas de répondant).
Face à la force tranquille du vieux flic, on trouve l'impétuosité de son jeune lieutenant qui voudrait toujours que les choses avancent plus vite. Mais à force de foncer tête baissée, on peut rater quelques détails importants.
Si l'auteur mise beaucoup sur ses personnages, il ne néglige pas pour autant l'enquête de police ; mais il est vrai que le commissaire Morteau pourrait avoir pour devise « qui veut aller loin ménage sa monture« . Il enquête à son rythme, entre deux repas pantagruéliques, et prend son temps avant de tirer ses conclusions. Faut pas être pressé, mais la méthode a fait ses preuves…
Même si on est plus proche du rythme de Maigret que de celui d'un Jack Bauer (24 Heures), on ne s'ennuie pas une minute en suivant l'ami Morteau ; bien au contraire, ses digressions font partie intégrante du charme inné de ce bouquin. Il n'en reste pas moins que l'on se prend au jeu, à l'instar de Morteau et Monceau, on alterne entre les suspects au gré des indices et soupçons…
À la lecture du roman, on sent que Sébastien, tout comme son flegmatique commissaire, est un amoureux de sa région. Il en parle si bien que nous ne pouvons que nous aussi être sous le charme de la beauté de ses paysages et de la richesse de sa gastronomie (sans mentir, j'en ai parfois eu l'eau à la bouche).
Ce roman fut une belle découverte, non seulement il m'a donné envie d'aller plus avant en compagnie du commissaire Morteau, mais il s'inscrit parfaitement dans le label qualité cher au Flamant Noir.
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SharonSharon   22 décembre 2018
Morteau montra l'ardoise où figurait la carte du restaurant. Il avait choisi l'établissement pour deux raisons. D'abord, il adora la viande fumée du Haut-Doubs, et un restaurant qui en avait fait sa spécialité ne pouvait que l'attirer. Ensuite, le nom du restaurant, Les plaisirs cochons, lui avait laissé peser que le restaurateur avait forcément de l'esprit, d'autant plus qu'il avait précisé sur la devanture "Pour les épicuriens ne mangeant pas de porc, des plaisirs végétariens sont également prévus". Que l'on puisse imaginer l'existence de plaisir végétariens était à ses yeux le summum du sens de l'humour !
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Amnezik666Amnezik666   21 décembre 2018
Lorsqu’un vieil ami vous recontacte après des lustres, ce n’est jamais bon signe. Mais si en plus il n’était alors qu’une vague connaissance et qu’il vous parle comme si vous aviez été des amis proches, cela devenait carrément suspect.
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Amnezik666Amnezik666   26 décembre 2018
Tu sais, continua-t-il, quand ta femme te trompe, c’est très douloureux. Mais c’est à elle que tu dois en vouloir, pas à celui qui en a profité… À elle et à toi qui n’as pas su la comprendre, lui donner envie de rester avec toi.
Commenter  J’apprécie          20
SharonSharon   22 décembre 2018
Certes ! Comparer une femme à une veilleuse de chaudière n'était peut-être pas la métaphore la plus romantique ou la plus poétique qui soit, mais c'était celle qui venait à l'esprit de Morteau et elle lui semblait tout à fait appropriée. Et puis il ne prétendait pas être poète.
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Amnezik666Amnezik666   21 décembre 2018
À ses yeux, le ski de fond était une sorte de sport qui se pratiquait comme du vrai ski, mais à plat. Côté sensations, c’était un peu la maison de retraite. Le ski de fond était au ski ce que le minigolf était au golf.
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