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ISBN : 2072669944
Éditeur : Gallimard (02/06/2016)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Que se passe-t-il lorsque nous décidons de vivre dans un autre pays que celui de notre naissance?
« Un Français s’est acheté un terrain dans une campagne sicilienne, il a passé des mois à y reconstruire une maison. Il en sort un beau matin pour boire son café au soleil, un voisin apparaît, pose un fusil sur la table et dit : "Tu vois ce fucile? Quand tu es arrivé, j’ai décidé de te tuer avec."»
L’homme au fusil laissa la vie à son voisin, lui raconta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
zabeth55
  13 juin 2016
Un peintre parisien achète une masure en Sicile, dans une aride vallée. Il la retape avec l'aide de deux ouvriers locaux.
Chaque jour, un voisin passe près de chez lui, fusil en bandoulière et flanqué de ses deux chiens. C'est Rosario R., un paysan.
Un jour, il s'arrête et lui annonce que sa première intention avait été de l'abattre avec son « fucile ». Mais, contre toute attente, un autre matin il s'arrête encore et, pendant quatre heures, lui raconte ce qu'il n'a jamais raconté à personne : comment, pendant la guerre, il a déserté d'une caserne De Grèce, et a mis deux ans à rentrer chez lui à pied.
Par la magie d'une écriture intelligente et précise, le lecteur est entraîné aux côtés de Rosario, dans son incroyable odyssée.
Les expressions italiennes mêlées au texte sont un régal.
Les rapports entre le français et Rosario, d'abord méfiants se transforment en confiance et en amitié. Mais sans qu'un mot de trop ne soit dit. Tout en pudeur et en respect.
C'est un très beau texte, original, tendre et puissant.
C'est un hommage à l'endurance et à la patience, et c'est aussi un très bel hommage à la Sicile et aux siciliens.
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Nicolas9
  25 février 2017
Dans ce récit en partie autobiographique, Pierre-Yves Leprince nous emmène en Sicile, dans un hameau perché à 900 mètres d'altitude, en face de l'Etna. Nous sommes dans les années 80 et l'auteur vient de s'acheter une petite ferme en ruine située en pleine nature et accessible uniquement à pied.
Pour la rénover, il engage trois ouvriers locaux qui partagent avec lui un peu de leur intimité au cours des déjeuners en communs pris à l'ombre d'antiques chênes. A chaque page on ressent l'amour de PYL pour ce coin de terre brulé de soleil et ses habitants au parler si savoureux.
Un matin tôt, alors qu'il profite de la fraîcheur pour déguster un café sur sa terrasse surplombant la Méditerranée, son taiseux voisin le signor Rosario R. fait brusquement son apparition: «Tu vois ce fusil ? Quand tu es arrivé, j'ai décidé de te tuer avec.» Sentant que sa vie ne tient qu'à un fil, il n'a d'autre choix que d'écouter ce contadino (paysan) sexagénaire inculte. Et il ne le regrettera pas !
Après s'être imaginé gisant dans son sang dans ce décor bucolique, le narrateur finit par comprendre que Rosario n'est pas venu pour l'assassiner. le vieil homme a simplement envie de confier à «l'étranger» ce qu'il a sur le coeur depuis plus de quarante ans...
Son récit débute à la fin des années trente, lorsqu'il est descendu pour la première fois sur la côte en contrebas de son hameau, pour chercher du travail. Naturellement, serait-on tenté de dire, les seuls employeurs qu'il rencontre sont des mafieux. le temps qu'il s'en rende compte, il est déjà trop tard. Il leur est désormais «lié pour la vie» lui expliquent-ils laconiquement.
Pour préserver le suspens, j'éviterai de raconter la suite… Cette belle histoire nous emmène jusqu'en Grèce dans des circonstances historiques délicates, propices à tous les périls. Et Rosario, puisque finalement c'est bien de lui dont il s'agit dans ce récit, nous révélera une capacité d'adaptation insoupçonnée pour faire face aux huit vagues de danger qui vont déferler sur lui.
Une confession passionnante qui se lit d'une traite et qui permet de voyager dans des lieux qui paraissent idylliques tant que l'on ne les a pas fréquentés en cavale et sans ressources…
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Axelinou
  22 avril 2017
C'est l'histoire d'un peintre parisien qui achète une ruine à retaper dans une aride vallée… et qui tombe amoureux de la Sicile.
Trop pudique pour écrire une autobiographie, il raconte ici l'histoire de son voisin, Rosario R., paysan de Sicile, qui pendant la guerre a déserté et entrepris une odyssée De Grèce jusqu'en Sicile.
« Il n'avait pas imaginé en partant qu'il fuirait l'armée, ferait un long voyage en terre étrangère mais, en bon paysan, il avait prévu les imprévisibles qui finissent toujours par se produire, l'orage, l'incendie, le tremblement de terre. Il ne connaissait pas grand-chose au-delà de son monde mais s'attendait à tout, il était de ces êtres observateurs et silencieux qui sont prêts, quoi qu'il arrive, à l'action, à la patience, à la douleur, à la réussite, à l'échec, à la vie, à la mort, à tout, même à une soumission passagère, sauf au découragement, à la capitulation. »
Ce récit alterne avec l'adaptation de l'auteur à la « sicilitude » (p. 68).
« La guerre m'est utile, j'y vais, si elle me répugne, je la fuirai, une seule personne est à la jonction de ces univers, moi, Rosario R., je ne les relierai qu'à bon escient, je ne regretterai pas le passé quand le futur arrivera, il n'aura que l'importance que je lui donnerai. »
Je remercie le libraire de Fontainebleau qui m'a conseillé ce livre et cette écriture toute en nuances, toute en douceur, toute en poésie, toute en respect de la vie paysanne sicilienne.
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Nadouch
  06 juillet 2016
Véritable petite pépite que cette odyssée ! Rosario est un "vieil homme" de soixante ans qui a bien envie de dégommer à coup de fusil son jeune nouveau voisin, artiste français venu chercher la tranquillité au fin fond de la campagne sicilienne. Finalement, il l'épargne et choisit de lui raconter son histoire, celle d'un jeune homme parti faire la guerre en Grèce contre son gré, qui déserte et cherche à revenir au pays coûte que coûte, malgré la distance, les embûches, la mafia...
Le récit de cette incroyable odyssée, enchâssé dans celui de l'adaptation du narrateur à sa vie italienne, est un pur moment de bonheur, plein de vie, de sentiments vrais, de poésie parfois. le texte est soigné, c'est une lecture agréable, parsemée de mots d'italien qui ne m'ont pas gênée, malgré le fait que je n'y comprenne goutte...
Il en reste comme une image, la photographie d'un paysage aride et pourtant chaleureux, d'un Etna proche et lointain à la fois, d'une "mamma" lâchant ses pasta dans l'eau qui bout, de godillots fatigués et de retrouvailles pudiques.
Tout en nuances et en pureté, très réussi et gagnerait à être connu, car ce monsieur Leprince a une très belle plume.
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baka789
  14 janvier 2018
L'odyssée qui ne m'a pas fait voyagé .
Pourtant beaucoup d'éléments prometteurs sont présents.
Tel que la Sicile bien sur, l'aventure d'un homme pendant la guerre , et bien d'autres choses .
Pourtant, ça ne l'a pas fait.
Je trouve un peu trop facile ce retour au pays .
C'est bien un peu de chance dans un roman, mais là c'est trop.
Aussi ce qui m'a déplu, c'est toutes ces expressions non traduites.
Elles sont trop nombreuses et surtout à des moments qui non pas lieu d'être.
le coté positive de ce roman, c'est le fait qu'il soit en partie autobiographique.
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critiques presse (1)
LeFigaro   10 juin 2016
Pierre-Yves Leprince rendre hommage à ceux qui sont conduits à errer loin de chez eux en espérant le retour.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AxelinouAxelinou   22 avril 2017
Lorsque j’ai commencé à voyager en Sicile, je répondais à la française quand on me demandait mon métier : je disais « je suis peintre », on dit en italien « je fais le peintre ». Pour cette langue, une personne n’est pas un métier, elle l’exerce. La formule est idéale pour moi, j’ai toujours mieux su ce que je faisais que ce que j’étais.
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AxelinouAxelinou   22 avril 2017
Rappelle-toi ça : « la megghiu parola è chidda qui non si dici », la meilleure parole est celle qu’on ne dit pas !
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Video de Pierre-Yves Leprince (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre-Yves Leprince
Pierre-Yves Leprince - Les enquêtes de Monsieur Proust .Pierre-Yves Leprince vous présente son ouvrage "Les enquêtes de Monsieur Proust" aux éditions Gallimard. http://www.mollat.com/livres/leprince-pierre-yves-les-enquetes-monsieur-proust-9782070145010.html Notes de Musique : Introduction Rondo - André Navarra, Charles Munch et Orch. Assoc. Concert Lamoureux. Symphonie espagnole.
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