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Willi Glasauer (Illustrateur)
EAN : 9782070538812
65 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (18/04/2002)
3.8/5   404 notes
Résumé :
Venue se livrer à la Bête pour sauver son père, la Belle finit par aimer le monstre qui se révèlera alors être un beau prince ensorcelé... Tout le monde connaît l'une ou l'autre des adaptations de ce célèbre conte sous forme de film ou de dessin animé. L'histoire imaginée par Madame de Beaumont est devenue mythique. Elle glorifie la "beauté intérieure" qui peut exister dans l'être le plus laid, voire terrifiant, et la valeur de ceux qui, comme la Belle, savent aller... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
3,8

sur 404 notes

nekomusume
  16 décembre 2012
Lu il y a quelques années et relu dans le cadre du challenge la face cachée des Disney.
Madame Leprince de Beaumont a écrit ce conte plus tôt que les contes de Grimm malgré cela il moins moins entré dans les traditions que Grimm et Perrault. De plus, celui-ci s’adresse plus à des enfants plus âgés, par le langage et le style.
Le message est clair, les demoiselles sont invitées à être respectueuse envers leurs aînées, douces, modestes, bonnes et studieuses mais aussi plus portées sur la « beauté intérieure » que l’apparence de leur prétendant. C’est un conte sans vrai méchant, juste des sœurs jalouses, et qui me fait beaucoup penser au mythe d’Eros et Psyché. Ici la jeune fille se livre volontairement à la bête en échange de la vie de son père, alors que Psyché est offerte à un monstre décrit par une prophétie.
Après pour les différences avec le film de Disney, le Belle a normalement deux sœurs et deux frères et son père est un marchand ruiné. Elle n’a pas de prétendant puisqu’elle préfère lire, et la Bête, même si elle est terrifiante d’apparence, ne l’est pas de comportement. Au contraire, il est très aimable et a un regard doux. Le père de la Belle, tout comme elle, ne sont jamais retenus prisonnier mais reçus comme des hôtes de marque. La rose qui a un rôle très important dans le dessin animé comme témoin de la malédiction du prince et marqueur de la fatalité, est en fait dans le conte l’élément déclencheur de la fureur de la Bête. En effet, c’est en voulant faire plaisir à sa fille qui ne demandait pas un cadeau onéreux que le père fâche la Bête qui y voit un abus fait à son hospitalité.
La présence d’un prétendant pour la Belle est pêchée directement dans la version filmée de Jean Cocteau mais il n’a que peu de ressemblance entre les deux personnages, en dehors de l’arrogance.
Le conte se déroule en douceur, jusqu’à sa conclusion logique, l’amour rend la Bête malade et désespérée quand elle croit que la Belle ne reviendra pas, mais elle n’est jamais mise en danger par le prétendant ou une tierce personne.
Du coup dans la version de Disney, les personnages rajoutés ou trop modifiés m’agacent beaucoup… et ce conte doux est transformé en une parodie de films d’action qui dénaturent l’histoire.
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BazaR
  31 janvier 2021
— Monsieur BazaR, merci d'avoir bien voulu accepter le rôle de la Bête dans notre petite production. Nous pensons vraiment que vous convenez parfaitement, surtout au niveau du faciès.
— Heu… merci… je crois. Quoi qu'il en soit, je me suis permis de lire le texte avec attention…
— Pour mieux trouver l'inspiration, nous comprenons. C'est tout à votre honneur. C'est un gentil conte que La Belle et la Bête, n'est-ce pas ?
— Heu, oui. Gentil et tout en bons sentiments et méchants personnages… En apparence.
— En apparence ? Que voulez-vous dire ?
— Ben je me pose quelques questions sur la Bête. Il est quand même un peu bizarre, vous ne trouvez pas ?
— Eh bien oui, certainement, vu la malédiction qui l'oblige à rester cloitré loin du monde.
— Non, pas ça. Il a de drôles de réactions, très extrémistes.
— Oh vous exagérez. Après tout il s'agit d'un conte. L'extrême est permis.
— Quand même. Il offre l'hospitalité au père perdu dans la forêt, le nourrit magnifiquement, le laisse dormir dans un lit très confortable. le père se relâche, se permet de couper une rose… et bim ! Il doit mourir derechef.
— Cela met du piment à l'histoire. Et puis la Bête offre une alternative.
— Ok, il le laisse partir si une de ses filles s'offre en sacrifice à sa place. C'est raide pour une rose. Franchement, il aurait dû afficher le règlement intérieur de la vie de son château. Il devait se douter que ça tournerait mal…
— Où voulez-vous en venir ?
— Moi je crois que la Bête a tout comploté pour que le père fasse une faute, et qu'il lui envoie Belle.
— Qu'est-ce que vous racontez ?
— Mais oui, ça se tient ! Une fois Belle sur place, il la séduit, joue les charmants mystérieux. Et quand elle refuse de l'épouser, re-bim ! Il menace de se suicider. Encore une réaction extrême que je crois calculée. La Bête manoeuvre pour avoir ce baiser qui la libèrera du sort. Voilà ce que je crois.
— Mais bon dieu, c'est juste un conte ! Qu'est-ce que vous allez chercher ?
— Bête est un manipulateur de la pire espèce.
— Heu… tout compte fait, je crois que nous nous passerons de votre esprit complotiste pour notre représentation. Vous risquez de salir l'esprit de nos jeunes enfants avec vos idées. Veuillez quitter la scène monsieur BazaR.
— Moi ce que j'en dis… c'est juste histoire de faire une critique hein.
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Fifrildi
  10 janvier 2021
Qui ne connaît pas l'histoire de la Belle et la Bête ? Elle a été adaptée à toutes les sauces, pour le meilleur et pour le pire.
La version de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (publiée en 1756) est une version abrégée de celle Gabrielle-Suzanne de Villeneuve. Elle-même s'est inspirée d'un conte de Francesco Straparola (1550) qui, pour sa part, l'a tirée du folklore italien.
J'ai lu l'édition de Julie Chaintron (éditions Libretti) et il est étonnant d'y lire que la version de Madame de Villeneuve est un « roman féerique, baroque, touffu et très long. » le conte, publié dans le recueil La jeune américaine et les contes marins (1740), fait 342 pages. Je suis donc curieuse de lire cette version.
Un sympathique moment de lecture qui invite à aller au-delà des apparences pour apprendre à connaître et apprécier une personne.


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Tatooa
  26 janvier 2021
J'aurais pu croire que j'allais m'ennuyer, à lire un conte aussi "connu".
Ben je le connaissais, mais en fait non !
On croit qu'on le connait, parce qu'on a vu le dessin animé, on a vu le film (sisi quand on est vieille comme moi on a vu le film avec Jean Marais, ah mais ! mais pas l'autre avec E. Watson, ébé nan ! Mamie fait de la résistance, na !).
Mais c'est que c'est une histoire à la fois fort mignonne, et, sous un vernis moraliste de bon aloi, tout à fait intéressante sur de nombreux sujets, par exemple sur le dépassement de la peur de l'étrange(r), des apparences, sur le temps qui nous apprend à mieux connaître l'autre, sur le fait que les actes comptent plus que les mots, aussi, quand "la bête ne peut montrer son bel esprit", mais brille par ses actes (ou ses non-actes, il est doux, humble, gentil, respectueux, autant de choses qui ne "se voient pas").
De fait, si la morale de l'histoire satisfait la bien-pensance et la morale, le fond, lui, rejoint une certaine forme de travail psy, voire de spiritualité, qui veut qu'en apprenant à reconnaître les "bêtes" en soi, on les "transforme" en quelque chose d'extrêmement positif.
Autant vous le dire de suite : les bêtes en soi sont beaucoup moins sympathiques que celle-ci, et bien plus difficiles à regarder en face et à apprivoiser.
Mais on ne pourrait guère demander à un conte de nous offrir en plus des épousailles avec un ex-monstre féroce et violent, ce serait sans doute un peu trop demander - déjà que les soeurs offrent un joli panorama de méchanceté, on ne va quand même pas abuser...
Bref, c'était extrêmement plaisant de lire cela en ce moment, ça m'a changé les idées tout en ne me les changeant pas, ce qui est le propre du cheminement intérieur... Arfeu !
J'ai beaucoup apprécié !
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deidamie
  24 janvier 2021
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, on s'offre un plaisir régressif avec un conte, La Belle et la Bête, de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont.
Or donc un gentilhomme, pris dans une tempête de neige, trouve refuge dans un merveilleux château. Avant de partir, il visite les jardins et cueille une branche de roses pour l'offrir à sa fille. Mal lui en prend : le propriétaire des lieux, une Bête affreuse, surgit alors et lui ordonne de revenir pour payer les roses de sa vie… ou de celle d'une de ses filles.
-Bon alors, moi, je vous préviens, cette histoire ne brille pas par son suspense insoutenable ! Si vous cherchez quelque chose d'intense, prenez un autre bouquin.
-En effet ! J'ai cependant pris plaisir à me replonger dans ce gentil classique, à la langue simple et élégante à la fois…
-… mais tellement moraliste ! et sans subtilité ! Si vous êtes gentil, vous serez récompensé, et si vous êtes méchant, vous serez puni !

-A vrai dire, cela ne m'a guère dérangée, parce que j'ai retrouvé les émotions que j'éprouvais déjà petiote : je me sentais rassurée et satisfaite. Rassurée par l'aspect prévisible et moral, satisfaite par le dénouement. Certes, ce n'est pas un plaisir très raffiné, mais ça fait du bien, je trouve. Surtout en ce moment.
Et j'ai également retrouvé une autre satisfaction : la connexion que j'établissais, à tort ou à raison, avec le mythe de Cupidon et Psyché. Psyché aussi est contrainte d'abandonner sa vie et entre dans un palais somptueux, où elle est servie par des créatures invisibles.
J'aime beaucoup aussi le petit détail suivant : le gentilhomme a fait instruire ses enfants, même féminins.
-Mouais, à nuancer, tout de même ! La Belle a appris le chant et la musique, ce qui la rend encore plus décorative.
-Pas faux, mais tu peux aussi le voir autrement… tu peux considérer qu'elle pratique les arts, qu'elle est donc une artiste, tout simplement. Et comment résister à la bibliothèque qui lui est offerte ?
Malgré le motif usé jusqu'à la corde, malgré le moralisme, je suis obligée de le reconnaître : j'ai passé un fort agréable moment avec ce texte. »
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
MissGMissG   24 décembre 2011
- Il y a bien des hommes qui sont plus monstres que vous, dit la Belle, et je vous aime mieux avec votre figure, que ceux qui, avec la figure d'homme, cachent un coeur faux, corrompu et ingrat.
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LalynxLalynx   04 novembre 2011
- Madame, lui répondit Fatal, je voudrais de tout mon coeur vous rendre service, mais j'aimerais mieux mourir que de dire un mensonge et être un voleur.

- Tu n'es qu'un sot, lui dit cette femme; personne ne saura que tu as fait cela.

- Dieu le saura, madame, répondit Fatal; il voit tout ce que nous faisons et punit les menteurs et ceux qui volent.
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ebn92ebn92   16 octobre 2013
Chaque jour, Belle découvrait de nouvelles bontés dans ce monstre : l'habitude de le voir l'avait accoutumée à sa laideur et, loin de craindre le moment de sa visite, elle regardait souvent sa montre pour voir s'il était bientôt neuf heures, car la Bête ne manquait jamais de venir à cette heure-là.
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GwenawebGwenaweb   18 juin 2014
Elles allaient tous les jours au bal, à la comédie, à la promenade, et se
moquaient de leur cadette, qui employait la plus grande partie de son
temps à lire de bons livres.
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LiliealuLiliealu   26 avril 2015
- ... Outre que je suis laid, je n'ai point d'esprit : je sais bien que je ne suis qu'une bête.
- on n'est pas bête, reprit la Belle, quand on croit n'avoir point d'esprit : un sot n'a jamais su cela.
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Vidéo de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont
Bande annonce de La belle et la bête avec Léa Seydoux et Vincent Cassel sortie prévue : le 12 février 2014
>Coutumes, savoir-vivre, folklore>Folklore>Littérature populaire orale (601)
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