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Citations sur Le Fauteuil hanté (18)

Dionysos89
Dionysos89   21 mai 2012
Mais entendons-nous bien : quand nous disons que ces morts ne sont point naturelles, nous ne voulons point faire allusion à quelque puissance occulte qui, en dehors des lois naturelles connues, aurait frappé ! Nous laissons ces balivernes aux petites dames du club des « Pneumatiques », et nous venons catégoriquement dire à M. le procureur de la République : « Il y a un assassin là-dessous, trouvez-le ! »
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JeanAnders
JeanAnders   27 janvier 2019
Une grande nappe toute blanche des neiges récentes s'étendaient à ses pieds, et l'homme, avec son son manteau dont la marche agitait les ailes, paraissait là-dessus comme un grand oiseau noir.
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pika010
pika010   08 décembre 2017
L'auteur de ce cruel ouvrage renonce à donner une idée de la cohue sans nom qui suivit ce coup de théâtre.
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chantal76
chantal76   05 octobre 2017
si cet homme a surpris, comme il le prétend, le secret de Toth, il est plus fort que vous et moi, je vous prie de le croire, et si j'avais eu le malheure de m'en faire un ennemi, j'aimerais mieux rencontrer sur mon chemin, la nuit, une troupe de bandits armés, qu'en pleine lumière cet homme, les mains nues! Le vieil égyptologue avait prononcé ces derniers mots avec tant de force et de conviction, qu'ils ne manquèrent point de faire sensation.
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Alixone
Alixone   23 août 2013
Le lendemain de ce jour néfaste, M. le secrétaire perpétuel Hippolyte Patard pénétra sous la voûte de l’Institut sur le coup d’une heure. Le concierge était sur le seuil de sa loge. Il tendit son courrier à M. le secrétaire perpétuel et lui dit :
« Vous voilà bien en avance aujourd’hui, monsieur le secrétaire perpétuel, personne n’est encore arrivé. »
M. Hippolyte Patard prit son courrier, qui était assez volumineux, des mains du concierge, et se disposa à continuerson chemin, sans dire un mot au digne homme. Celui-ci s’en étonna.
«M. le secrétaire perpétuel a l’air préoccupé. Du reste, tout le monde est bouleversé ici, après une pareille histoire ! »
Mais M. Hippolyte Patard ne se détourna même pas. Le concierge eut le tort d’ajouter :
« Est-ce que M. le secrétaire perpétuel a lu ce matin l’article de L’Époque sur le Fauteuil hanté ? »
M. Hippolyte Patard avait cette particularité d’être tantôt un petit vieillard frais et rose, aimable et souriant, accueillant, bienveillant, charmant, que tout le monde à l’Académie appelait « mon bon ami » excepté les domestiques bien entendu, bien qu’il fût plein de prévenance pour eux, leur demandant alors des nouvelles de leur santé; et tantôt, M. Hippolyte Patard était un petit vieillard tout sec, jaune comme un citron, nerveux, fâcheux, bilieux. Ses meilleurs amis appelaient alors M. Hippolyte Patard : « M. le secrétaire perpétuel », gros comme le bras, et les domestiques n’en menaient pas large. M. Hippolyte Patard aimait tant l’Académie qu’il s’était mis ainsi en deux pour la servir, l’aimer et la défendre. Les jours fastes, qui étaient ceux des grands triomphes académiques, il les marquait du Patard rose, et les jours néfastes qui étaient ceux où quelque affreux plumitif avait osé manquer de respect à la divine institution, il les marquait du Patard citron.
Le concierge, évidemment, n’avait pas remarqué, ce jour-là, à quelle couleur de Patard il avait affaire, car il se fût évité la réplique cinglante de M. le secrétaire perpétuel. En entendant parler du Fauteuil hanté, M. Patard s’était retourné d’un bloc.
« Mêlez-vous de ce qui vous regarde, fit-il ; je ne sais pas s’il y a un fauteuil hanté ! Mais je sais qu’il y a une loge ici qui ne désemplit pas de journalistes ! A bon entendeur, salut ! »
Et il fit demi-tour, laissant le concierge foudroyé.
Si M. le secrétaire perpétuel avait lu l’article sur le Fauteuil hanté ! Mais il ne lisait plus que cet article-là dans les journaux, depuis des semaines ! Et après la mort foudroyante de Maxime d’Aulnay, suivant de si près à la mort non moins foudroyante de Jehan Mortimar, il n’était pas probable, avant longtemps, qu’on se désintéressât dans la presse d’un sujet aussi passionnant !
Et cependant, quel était l’esprit sensé (M.Hippolyte Patard s’arrêta pour se le demander encore)...quel était l’esprit sensé qui eût osé voir, dans ces deux décès, autre chose qu’une infiniment regrettable coïncidence ? Jehan Mortimar était mort d’une congestion cérébrale, cela était bien naturel. Et Maxime d’Aulnay, impressionné par la fin tragique de son prédécesseur, et aussi par la solennité de la cérémonie, et enfin par les fâcheux pronostics dont quelques méchants garnements de lettres avaient accompagné son élection, était mort de la rupture d’un anévrisme. Et cela n’était pas moins naturel. […]
« Qu’ya-t-il donc de plus naturel, se fit-il à lui-même, que la rupture d’un anévrisme ? C’est une chose qui peut arriver à tout le monde que de mourir de la rupture d’un anévrisme, même en lisant un discours à l’Académie française !... »
Il ajouta :
« Il suffit pour cela d’être académicien ! »
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genou
genou   19 mai 2015
—Ah ! monsieur le directeur ! quelle catastrophe ! s'écria M. Hippolyte Patard en levant ses mains au ciel.
—Qu'y a-t-il donc, mon cher ami ? daigna demander avec une grande bonhomie le grand Loustalot.
—Comment ! vous ne savez pas ! M. le chancelier ne vous a rien dit ? C'est donc à moi qu'il revient de vous annoncer une aussi attristante nouvelle ! Maxime d'Aulnay est mort !
—Dieu ait son âme ! fit le grand Loustalot qui n'avait rien perdu de la foi de son enfance.
—Mort comme Jehan Mortimar mort à l'Académie en prononçant son discours !...
—Eh bien tant mieux ! déclara le savant, le plus sérieusement du monde. Voilà une bien belle mort !
Et il se frotta les mains, innocemment. Et puis, il ajouta :
—C'est pour cela que vous m'avez dérangé ?
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JeanAnders
JeanAnders   27 janvier 2019
Il y a des situations dans la vie qui valent bien que l'on risque quelque chose.
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genou
genou   19 mai 2015
Il arrêta l'un de ces messieurs qui descendait du pont des Arts et qui, avec son allure énervée, semblait encore tout agité par l'événement. Il lui demanda :
—Enfin ! monsieur ! sait-on de quoi il est mort ?
—Les médecins disent qu'il est mort de la rupture d'un anévrisme.
—Et l'autre, monsieur de quoi était-il mort ?
—Les médecins ont dit : d'une congestion cérébrale !...
Alors une ombre s'avança entre les deux interlocuteurs et dit :
—Tout ça, c'est des blagues !... Ils sont morts tous deux parce qu'ils ont voulu s'asseoir sur le Fauteuil hanté !
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genou
genou   19 mai 2015
L'esprit ainsi préoccupé, M. Gaspard Lalouette s'était rapproché du tournant de la rue Mazarine et peut-être se serait-il engagé dans cette voie tortueuse si quatre messieurs qu'à leur redingote, chapeau haut de forme, et serviette de maroquin sous le bras, on reconnaissait pour des professeurs, ne s'étaient trouvés tout à coup en face de lui, criant et gesticulant :
—Vous ne me ferez pas croire tout de même qu'il a fait son testament !
—S'il ne l'a pas fait, il a eu tort !
—On raconte qu'il a vu plus d'une fois la mort de près...
—Quand ses amis sont venus pour le dissuader de son dessein, il les a mis à la porte !
—Mais au dernier moment, il va peut-être se raviser ?...
—Le prenez-vous pour un lâche ?
—Tenez... le voilà... le voilà !
Et les quatre professeurs se prirent à courir, traversant la rue, le quai, et obliquant, sur leur droite, du côté du pont des Arts.
M. Gaspard Lalouette, sans hésiter, lâcha tous ses bric-à-brac.

Il n'avait plus qu'une curiosité, celle de connaître l'homme qui allait risquer sa vie dans des conditions et pour des raisons qu'il ignorait encore, mais que le hasard lui avait fait entrevoir particulièrement héroïques.
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genou
genou   19 mai 2015
—C'est un vilain moment à passer...
—Sans doute, mais on dit que c'est un homme qui n'a peur de rien !...
—A-t-il des enfants ?
—Non !... Et il est veuf !
—Tant mieux !
—Et puis, il faut espérer tout de même qu'il n'en mourra pas !... Mais dépêchons-nous !...
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