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ISBN : 2221190467
Éditeur : Robert Laffont (10/03/2016)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 9 notes)
Résumé :
" Pourquoi c'est moi ? m'as-tu demandé juste après avoir appris ta maladie, la même qui avait tué notre mère vingtcinq ans plus tôt. Alors, presque malgré moi, j'ai cherché des réponses, et ça n'a pas été facile. Mais autour de nous, chacun avait sa petite idée, ta question inspirait, les "parce que' pleuvaient... Le cancer est peut-être la maladie de notre époque, mais il y en a une autre, sournoise : l'obstination folle à trouver une raison ou une explication à to... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Bazart
  31 août 2016
Très beau témoignage, sobre et très juste sur la maladie du siècle, le cancer dans lequel Pascale Leroy nous parle de la maladie qui a touché sa soeur Christine.
Le sujet est classique (hélas), mais l'angle plutôt original celui de tenter de mettre de côté la culpabilisation un phénomène tellement récurrent avec cette maladie : on cherche souvent une explication à tout, comme si on était non seulement malade du cancer mais en plus, coupable et responsable de son état.
Pourquoi moi? Que pouvons-nous faire afin d'éviter la maladie? Comment y remédier? Toutes ces questions que tout le monde se pose, le malade et l'entourage, n'ont finalement pas de raison d'être c'est ce que nous dit l'auteur en tout cas dans ce livre courageux..
Pour l'auteur, Il n'existe jamais aucune raison raisonnable et acceptable d'être malade : Pascale Leroy nous donne les clefs de l'apaisement en partageant avec chacun son expérience du doute et de la peur.
Un témoignage qui évite le pathos et la culpabilité et qui devrait être offert à chaque accompagnant et à chaque malade.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Sanguine
  09 avril 2016
Grâce à Netgalley et les Editions Robert Laffont, j'ai eu l'opportunité de découvrir le témoignage de Pascale Leroy sur la maladie de sa soeur. En ce moment, j'aime lire des témoignages, je ne sais pas pourquoi mais ça me touche beaucoup de découvrir les histoires privées d'autres personnes (connues ou non).
"Pourquoi c'est moi ? m'as-tu demandé juste après avoir appris ta maladie, la même qui avait tué notre mère vingt-cinq ans plus tôt. Alors, presque malgré moi, j'ai cherché des réponses, et ça n'a pas été facile. Mais autour de nous, chacun avait sa petite idée, ta question inspirait, les "parce que' pleuvaient ...
Le cancer est peut-être la maladie de notre époque, mais il y en a une autre, sournoise : l'obstination folle à trouver une raison ou une explication à tout. Comme si, au fond, chacun était responsable de sa maladie, se la fabriquait par son mode de vie et même son mode de pensée. "
Et si on arrêtait de conjurer notre peur en confondant explication et sens, en culpabilisant les malades et leur entourage ? Il n'existe jamais aucune raison raisonnable et acceptable d'être malade, nous dit ce récit intime dont chaque étape, de l'annonce du diagnostic aux derniers instants, résonne en chacun de nous. Avec une incroyable vitalité et une vraie force d'apaisement.
Je n'avais jamais entendu parler de ce témoignage et j'ai été attirée par le titre. Oui, ça peut paraitre étrange de se sentir attirée par un bouquin qui traite du cancer mais c'est une maladie qui a touché des personnes proches de moi (avec une issue plus ou moins heureuse ... surtout moins ...) et du coup, ça m'interpelle toujours. J'ai envie de savoir comment d'autres ont réagi, comment ils se sont battus et comment ils ont fait face à la bête.
Ici, c'est la soeur de Pascale qui est atteinte, un cancer au cerveau, dont j'ai oublié le nom exact, d'autant plus difficile à accepter que c'est le même qui a déjà emporté leur mère quelques années auparavant. La question se pose alors dans l'esprit de sa soeur "Pourquoi moi ?". Oui, c'est souvent je pense la question qui revient le plus fréquemment dans l'esprit des gens qui apprennent un tel diagnostic. Je me connais et je crois que je deviendrai à moitié folle si d'aventure une telle horreur m'arrivait.
J'ai aimé l'écriture de l'auteure, sans fards ni détours. Elle nous livre les événements tels qu'elle les a vécu. Elle ne tente pas de minimiser les choses, ni même de les amplifier du reste. Elle se contente de nous relater la vie chamboulée de sa famille. J'ai aussi apprécié le fait qu'elle ne se voile pas la face, lorsque quelque chose lui déplait ou qu'elle ne fait pas correctement, elle n'hésite pas à le dire. de même lorsqu'elle trouve que sa soeur devient un poids pour elle, elle ose le confier au lecteur.
J'ai été touchée, profondément, par ce témoignage sans complaisance. Les mots de Pascale Leroy ont résonné en moi, j'ai été parfois heurtée, souvent ébranlée par ma lecture mais toujours dans le positif. Ce livre m'a permis de me rendre compte qu'il faut cesser de chercher une explication à tous les événements que la vie nous inflige. Il faut prendre la vie avec philosophie, je crois que c'est ce que je retiendrai.
Un témoignage dont on ne ressort pas indemne mais qu'il est important, je pense, de découvrir ...
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Heval
  19 juillet 2016
Triste, douloureux mais réconfortant. J'ai souffert en lisant ce roman parce que j'ai moi aussi fait « l'expérience » du cancer et de son monde. C'est mon père, décédé au mois d'avril, qui a été touché. C'est lui que j'ai vu souffrir, partir « doucement » (la mort est lente quand il y a douleurs). Il était jeune, 55 ans. le cancer l'a emporté en dix mois seulement. En lisant Pascale Leroy, je me suis donc retrouvée dans ce passé pas si lointain, très proche même. Je me suis rappelée, sans grande difficulté. Les attentes interminables en hôpital de jour, les discussions avec les internes – jamais les mêmes – incapables de répondre aux questions posées, toujours la mort dans la bouche, répétant inlassablement « votre père va mourir », « vous allez mourir », les recherches sur internet pour comprendre les termes médicaux, la maladie, ses signes, son évolution… Je nous ai vu, ma famille, mon père et moi; mon père que j'attends et que je pleure chaque jour; mon père que j'aime plus que tout et que j'aurais voulu sauver en lui donnant ma propre vie. Mais c'est impossible, n'est-ce pas. Impossible de faire quoi que ce soit quand on vous dit « c'est fini, il n'y a plus rien à faire, votre père va mourir ». C'est le réveil brutal, la fin du monde. C'est l'invraisemblable, l'absurdité. C'est une impossibilité. « Mon père ne peut pas mourir ! ». Bien sûre que si, dans la « lutte » contre le cancer, nous avons perdu. Nous n'avons pas réussi à le sauver.
S'il m'a profondément attristée, le livre de Pascale Leroy m'a réconfortée parce que je me suis retrouvée, parce que je me suis sentie beaucoup moins seule. Elle a perdu sa soeur une vingtaine d'année après la mort de sa mère, victime du même cancer (son père est lui aussi mort du cancer), elle a vécu ce que moi aussi j'ai connu. Je me suis posée les mêmes questions: qu'est-ce? pourquoi? comment? Aurions-nous pu faire quelque chose pour éviter la maladie? Qu'est-ce que mon père a fait ou pas fait pour attraper cette saloperie? Comment y remédier? Comment l'aider, le soulager? Lui donner de l'espoir ou l'aider à accepter? En parler ou se taire? Pleurer ou sourire? Quand allait-il mourir? Pourquoi les médecins, les gens, le monde ne pleurent-ils pas avec nous? Pourquoi le cancer? Pourquoi lui? Pourquoi ne guérit-il pas malgré les soins et les conseils? Pourquoi? Est-il faible? Se laisse-t-il aller? Pourquoi ne lutte-t-il pas? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? Des questions et jamais de réponse. Pascale Leroy a tant raison: on essaye de rationaliser, on veut trouver un coupable, un responsable pour se faire justice, on veut comprendre ce qui est, pour l'instant en tout cas, incompréhensible. le cancer arrive, souvent sans crier gare, et s'impose, parfois doucement, parfois rapidement. Il ronge le malade et sa famille, il annonce la mort et ce qui va avec: le désespoir. On a beau dire: l'amour, le moral, le rire ne suffisent pas. le cancer, quand il est agressif, tue. Point. Merci à Pascale Leroy pour ce livre qui est, pour moi, comme une thérapie en cette triste période de deuil.
Lien : http://kanimezin.unblog.fr/2..
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vali81360
  17 mai 2016
Tout d'abord, je remercie les éditions Robert Laffont et Net Galley pour ce service presse.
Comme il est difficile d'appréhender la maladie de nos proches. Dans ce témoignage, Pascale Leroy évoque le cancer de sa soeur Christine, atteinte du glioblastome, une tumeur au cerveau au nom barbare.
Le cancer est une des maladies qui interpelle car dans notre entourage on y est forcément confronté d'une manière ou d'une autre.
Nous parcourrons dans ces quelques pages les moments traversés par la malade du diagnostic à l'échéance finale, la prise en charge des soins, les médecins, la dégradation de l'état de santé, nous aurons aussi le point de vue de Pascale, ses doutes, ses coups de gueules, son moral au plus bas, sa détermination à soutenir sa soeur, ses angoisses. Quel cheminement délicat que celui de ces deux femmes.
On ressent la narratrice aussi perturbé qu'en colère contre l'injustice de cette maladie qui a frappé une deuxième fois leur famille. Pascale essaye de comprendre, le comment et le pourquoi, est-ce une question d'hérédité ? Ou tout simplement la faute a pas de chance ? La question se pose en effet puisque sa propre mère a été atteinte de cette même maladie 25 ans auparavant. Mais c'est la fatalité et c'est ainsi.
C'est un témoignage émouvant, parfois difficile, les mots sont empreints de colère, de remords, de rancoeur, la douleur est palpable pour Pascale avec parfois quelques traits d'humour, histoire de ne pas plomber le récit.
Le moment le plus difficile à lire a été pour moi, l'expérience de la malade en maison de repos avec un personnel soignant plus dur qu'à l'accoutumé. On ne peut qu'imaginer la dureté de traitement qu'elle a vécu là.
Bien que prenant sur le plan émotif, je vous le recommande, il est certes un constat du cancer de Christine, mais il est aussi philosophique, instructif, il nous fait réfléchir entre autres sur la maladie, la nécessité de l'écoute, la force physique et mentale qui sont nécessaires au soutien des malades et bien évidemment sur la mort d'un proche.
C'est un récit fort, dont forcément on n'en sort pas indemne !
Lien : http://bookstoshare-plaisird..
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emeralda
  03 juin 2016
Quand un cas de cancer frappe une famille, c'est déjà un sacré coup à digérer.
Quand le même type de tumeur revient 25 ans après, touchant une personne du même sexe, même âge que la première victime, c'est la blessure qui s'ouvre de nouveau et qui fait doublement mal.
Quand c'est un compte à rebours qui s'enclenche avant le passage de la faucheuse, cela ressemble au coup de grâce avant l'heure.
Ce livre pourrait être trés démoralisant.
Il l'est forcément un peu (on peut trouver plus gai comme thématique ), mais j'ai surtout ressenti de la vie dans ce texte. La maladie est présente, elle ronge ses victimes, mais la mort est tenue en respect un sacré bout de temps par tout un tas de sentiments divers et variés, mais qui font que l'on est bien encore vivant.
J'ai trouvé que ce texte rendait un vibrant hommage aux malades, aux accompagnants, aux familles, aux soignants...
Il y a aussi des dénonciations de pratiques indignes et hélas véritables. La colère était palpable et légitime. On passe presque par toutes les phases.
Cet écrit est touchant.
Je ne le recommande peut-être à tous les lecteurs (on ne peut qu'être touché), mais tout de même, ce livre est remarquable. C'est aussi un texte rempli d'amour...

Lien : http://espace-temps-libre.bl..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
JoyceGJoyceG   14 août 2017
Tu détestes les photos, tu prétends qu’elles volent un peu d’âme à ceux qui se laissent prendre. Si tu aperçois un objectif, tu te caches ou tu te fâches, menaçant de quitter la pièce séance tenante. Tu es tellement convaincante que certains renoncent - d’autres rusent, « Non non tu n’es pas dans le cadre », mais ils réussissent à voler une image de toi. Ton attitude ne relève ni du caprice ni de la coquetterie, ton regard effaré montrant qu’il s’agit de tout autre chose : une phobie de toi-même. 
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vali81360vali81360   14 mai 2016
La vie nous a conduits jusqu'ici vingt-cinq ans plus tôt. Ignorants de ce qui nous attendait, nous lui avons emboîté le pas à contrecœur mais non sans un certain allant, sûrs ne notre capacité de résistance. Et voilà que sans ménagement, la vie nous reprend par la main pour nous ramener au même endroit et cette fois, je n'ai plus envie de la laisser faire, je traîne les pieds, rechigne, me raidis et me cabre, je sais trop ce qui nous attend, tout mon être refuse d'y retourner, mais la vie se moque de ma tentative de rébellion.
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Videos de Pascale Leroy (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pascale Leroy
Deuxième partie de notre rencontre avec Pascale Leroy pour la sortie de son roman "cancer et boule de gomme" (Robert Laffont)
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