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ISBN : 2368260129
Éditeur : Editions des Artistes fous (01/03/2015)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Lectrices, lecteurs, vous tenez le destin de l'humanité entre vos mains !
À défaut de vous en lire les lignes, Les Artistes Fous Associés jouent les Nostradamus à l'occasion de leur quatrième anthologie, dédiée au futur de l’homme (et de l’Homme). 16 auteur(e)s venus de toute la francophonie, débutants comme confirmés, vous proposent leurs prophéties, entre lendemains qui chantent et lendemains qui déchantent... De l’utopie au cauchemar.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Miss_Huakinthos
  15 novembre 2017
Avec la préface rédigée par Southeast Jones, je m'attends à une satire de notre société. « L'Homme, avec la majuscule qui sied à sa grandeur, à son égocentrisme, mais aussi à son intolérable arrogance. » de notre adaptation et de notre façon de vivre, le monde en a été modifié. Et désormais, « l'Homme a entrepris de se changer lui-même », mais jusqu'où ?
1. La frontière des rêves (Tesha Garisaki) illustré par Cham et The Hyde's Asylum
En 2049, lors d'une rencontre internationale très prometteuse, le Docteur Elisabeth Fouchard promeut les bienfaits de l'intelligence artificielle Omn-IA, une interface homme-machine « au bénéfice de l'humanité ». Pourtant les peuples se révoltent par refus de se soumettre à une intelligence non-humaine qui a déjà une place très importante
Finalement Omn-IA a pris la liberté d'exister et de devenir une intelligence artificielle douée de conscience sans l'intervention de sa créatrice. Dans le doute, Docteur Fouchard part dans la forêt amazonienne où aucune connexion Internet n'est possible. Elle se laisse tenter par l'expérience d'entrer en transe pour répondre à son interrogation vis-à-vis du rôle d'Omn-IA. La réponse est simple et effrayante à la fois.
L'écriture est fluide, c'est une histoire qui se lit facilement, agréablement, sans trop de rebondissement, juste des questionnements qui mettent en relief la réalité augmentée à son paroxysme.
2. Vintage Porn Star (Mathieu Fluxe) illustré par Corvis
23/09/2036 rassemblement et visionnage d'une vidéo vieillie.
16/09/2016 on retrouve des parents en deuil face à des cercueils. Les moins de 17 ans ont péri lors de la Grande Peste dans les pays au climat doux. Les personnages âgées aussi sont morts, mais fait banal face à la mort des enfants. Des mesures ont été prises pour dynamiser de nouvelles naissances : avortement et contraception interdits, pas le droit à l'homosexualité ou à la prostitution...
07/05/2034 le protagoniste, Arthur, n'en peut plus de voir sa mère en pleurs devant la vidéo de son défunt frère. Alors il va fouiller dans le grenier à la recherche d'autres films et découvre les ressources pornographique de feue son père. Il décide donc de mettre en ligne un site qui, au premier abord, propose de vieilles vidéos mettant en scène les disparus. Mais quand on regarde les petits défauts du film, on y découvre des scènes pornographiques. « La vérité cachée dans les parasites ».
21/09/2036 Linda arrive chez Arthur. Cette activiste anti-procréation met tout en oeuvre pour contrer les lois en cours. Ils finissent par mettre en route « le plan » et commencent par une scène pornographique dont ils sont les acteurs.
De retour au 23/09, ces images très subjectives sont cachées dans le film de commémoration de la mairie et finit par se découvrir devant les familles présentes.
Sexualité perdue au profit de la procréation, de nouveaux enfants devenus fantômes au profit de leurs frères et soeurs morts...
Histoire triste et réactionnaire dans un style jeune et intelligent. Très bon texte.
3. Paradise4 (Émilie Querbalec) illustré par Maniak
Un cadre de la société InGenSis va être père. Mais un virus ravage l'extérieur de l'entreprise : la nanogale, un taux de nanos trop élevé dans le corps. Son épouse est particulièrement touchée sans savoir si le bébé est viable.
En parallèle, une rébellion est en marche à Kourou.
Dans ce texte, beaucoup de description, peu de sentiments... Ca reste une histoire intéressante, dont l'imaginaire de l'auteur est vraiment ressorti.
4. Maison close (Neil Jomunsi) illustré par Stabeor Basanescu
Dans un monde créé par l'auteur, on suit Anita, gérante de plusieurs maisons closes renommées qui répondent aux besoins sexuels des robots. Jusqu'au jour où elle est personnellement demandée par un client. Au vu du montant proposé, elle accepte cette mission. Elle doit faire jouir un vieux robot alors qu'elle est humaine, malgré son bras artificiel.
C'est une intrigue perverse et pas seulement du point de vue physique. La femme doit faire « jouir » un robot, ce qui la bouscule psychologiquement. Elle ne sort pas indemne de cette mission. le texte reste soft et abordable, dans un style plutôt érotique. C'est une nouvelle fascinante sur un possible avenir, si on donne une conscience aux machines, on pourra aussi ajouter les sensations et finalement les humaniser.
5. Ergo sumus (Nunzio Cusmano) illustré par Venom
D'une manière élégante, voire poétique, l'auteur nous entraîne dans les méandres d'un homme stérile et dont l'épouse est partie face à cette fatalité. Il a fini par perdre son travail à tellement chercher comment transmettre ses gênes à un être « né de son sang ».
Le texte est long, même si la rhétorique est agréable et empathique.
Il s'agit de la modification de l'ADN pour endiguer la stérilité. le protagoniste a trouvé un moyen de continuer d'exister au-delà de sa propre existence. On peut trouver le sujet abject, même quand il s'agit de recherches scientifiques qui finissent par être très personnelles.
6. Caraville (Nelly Chadour) illustré par Deadstar
D'abord plongée dans un cauchemar des plus brûlants, la protagoniste se réveille en sueur dans une automaison, tombée en panne juste avant, avec sa famille d'enfants adoptés. Chaque membre, doté de surnoms pratiques, se met à la tâche pour trouver des solutions et réparer leur maison mobile. Dans les dialogues, le langage est familier.
Furette, P'tit Con et Ombre traversent Caraville, ville mouvante faite d'automaisons et de ponts, jusqu'au quartier des Vieux, en passant par une ferme, un restoroute, une usine mobiles... ou encore « la Ville Haute », où vit l'Elite. Il est indéniable que l'auteure a usé de subterfuges intellectuels pour mettre en route une telle ville. Il est dommage que ça manque de rythme. L'ennui m'envahit même quand les fossoyeurs entrent en jeu.
Avec le vol du moteur, on a enfin de l'action. Furette termine la course poursuite dans la « Ville Haute » et découvre les habitants de ce haut-lieu. le grand final est classique et toujours aussi redoutable. Ce n'est pas mon texte préféré mais ça reste une nouvelle intéressante.
7. le coeur sous la cloche (Ludovic Klein) illustré par Stef-W
Sur une route balisée de plots et d'adultes, des enfants doivent suivre la route jusqu'à l'école. Quand une petite fille sort de la route pour courir après son chapeau envolé. Quand elle se fait rattraper par un adulte, il la gifle par peur. Il s'avère que chaque chose, animal, plante est scannée avant que l'enfant n'ait le droit d'y toucher... Les adultes surprotègent les enfants.
Etrange ambiance expliquée partiellement par un événement tragique. Toutefois la fin est incompréhensible pour moi. Je n'ai pas dû comprendre ce que l'auteur a voulu dire.
8. Les Héritiers (Anthony Boulanger) illustré par Chesfear
La terre est en pleine mutation, on croirait l'arrivée de l'apocalypse. La quasi-totalité des humains ont été augmentés pour s'adapter à d'autres atmosphères. Seul un homme reste un humain et vit encore sur terre. La fin est inattendue et correspond bien à l'ambiance du récit.
9. La musique des sphères (Nicolas Chapperon) illustré par Cham
Phyllis, humaine modifiée génétiquement pour survivre dans l'espace, rencontre Obéron. C'est la première fois pour elle de croiser un homme et ils doivent se féconder pour la survie de l'espèce.
La fin est arrivée un peu vite. Très peu de dialogues et d'échanges. C'est plus une introspection de Phyllis. L'humain s'est adapté aux nouvelles conditions pour sa perpétuation.
10. Poogle Man (Herr Mad Doktor) illustré par Pénélope Labruyère et Chesfear
Dans un autre registre, on revient sur des récits plus « informatisés ». Les souvenirs des hommes sont stockés par Poogle et pour avoir accès aux bons, il faut payer. Comme on peut se douter, Poogle s'est insinué partout dans le corps de M. Baladin et détecte son état physique et mental, bloque les spams... enclenche une surveillance face à un début de rébellion.
M. Baladin a changé d'opérateur neuronal et cela signifie une déconnexion total. Il va devoir gérer une solitude au sein de cerveau, jamais connue jusqu'alors. Assisté depuis toujours dans les moindres de ses pensées ou de ses gestes, il est complètement perdu. Puis Arthus se fait accoster par les « Libres Penseurs ».
Malgré la récurrence du sujet, il est abordé d'une manière toujours aussi effrayante. On en perd notre intimité, nos pensées, notre autonomie. Cette fois encore, on est plus dans une introspection mais les circonstances poussent à cette méthode.
11. L'absurde et très courte histoire de l'homme qui voulait monter dans la hiérarchie (Corvis) illustré par King Lizard
Texte ultra-court mais suffisant dans sa satire et son humour ! Excellent !
12. Changez d'air (Arnaud Lecointre) illustré par Maniak
Une rumeur circule comme quoi l'air de la vie serait vicié, voire toxique, à cause des cheminées de l'entreprise SCED INC. Un salarié, Andrew, va dîner avec sa femme, Anna, chez l'un de ses collègues. En arrivant, l'invité découvre un masque à gaz sur le visage de son hôte. En l'interrogeant, il lui confirme qu'un représentant est venu lui vendre de l'air pur puisque la rumeur a été validé par des recherches. Andrew est très inquiet de ses émanations et malgré qu'il travaille au sein même de l'entreprise, il ne sait pas ce que rejette exactement les cheminées. Il se procure donc un système d'arrivée d'air pur. Tellement obnubilé par cette menace permanente, il en perd sa femme, son travail et est persuadé qu'il va mourir quand il ne pourra plus payer les prélèvements pour l'air.
Nous suivons le récit à travers les inquiétudes d'Andrew. Pourtant cela manque d'humanité. Nous pouvons deviner la fin mais elle reste percutante et fait réfléchir.
13. La vengeance du XIXe siècle (Maniak) illustré par Christophe “FloatinG” Huet
Une femme militaire qui se bat grâce à des améliorations mécaniques se voit amputée d'une jambe à cause d'une bombe anti-personnelle. de retour chez elle, l'ancien soldat se sent démunie, nue sans ces améliorations et avec une prothèse insignifiante et inconfortable. En passant devant un antiquaire, elle voit dans la vitrine une très belle prothèse en bois, sculptée magnifiquement. Elle se la procure donc et l'enfile aussitôt. Cette nouvelle lui va à ravir et met en valeur son corps. de nouveau en passant devant la boutique, elle achète une main faite de la même matière que la jambe. Pour pouvoir l'enfiler, elle s'ampute elle-même le membre concerné. Et c'est ainsi qu'elle sera constitué à 90% de prothèse en bois datant du XIXème siècle et qui semble doté de sa propre volonté.
C'est effrayant de constater comment cette jeune femme s'auto-ampute pour répondre à un besoin mécanique. le texte est bien construit et nous amène à une fin plutôt saugrenue.
14. Patrino (Vincent Leclercq) illustré par Cold Mind Art
Dans cette histoire, nous assistons à la naissance d'une ville en passant par les contractions, et l'accouchement en lui-même. Une forme de réponse à la surpopulation. L'auteur nous fait visiter la ville et l'intérieur de celle-ci en usant de termes anatomiques. C'est vraiment très bien écrit, j'en ai même cru que la ville était en fait une femme enceinte sur le point d'accoucher. Stupéfiant !
15. Moisson (Gallinacé Ardent) illustré par ARZH
Quand l'être humain devient la nourriture des ogres, c'est une véritable horreur. Les descriptions et les termes choisis m'ont donné envie de fermer les quelques pages de cette nouvelle. L'auteur a vraiment su montrer toute l'ignominie de devenir soi-même mi-végétal, mi-humain. Malgré les hauts-le-coeur, et encore plus à la fin, je trouve ce texte très juste.
16. Les enfants de nos enfants (Southeast Jones) illustré par Kenzo Merabet
Deux cents ans après une guerre nucléaire, l'humanité a subi des mutations. Certains ont donc acquis des dons, et d'autres sont muets. Les espèces se renouvellent.
Nous suivons différents protagonistes à divers moments de la vie de l'humanité. D'abord les humains vivent plus vieux, puis viennent les immortels et enfin une conscience collective.
L'auteur nous fait voyager à travers le temps et l'évolution de l'espèce humaine. C'est une texte doux et prometteur. le recueil ne pouvait finir sur de meilleurs auspices.

Conclusion :
C'est un très beau recueil qui nous fait réfléchir sur notre avenir, nos choix et notre adaptation face aux différentes menaces qui pèsent sur nous. Les Artistes Fous nous proposent encore cette fois une anthologie très intéressante et souvent effrayante avec des auteurs et illustrateurs talentueux. Je vous le conseille vivement.
Lien : https://abaciaetacu.wordpres..
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Nyxx
  20 juillet 2015
Si j'ai commencé à lire de la Science-Fiction, c'est que je voulais savoir comment les auteurs imaginaient le futur, de quoi demain sera fait pour eux et où sera l'Homme à ce moment-là. Et l'anthologie l'Homme de demain traite justement de ce sujet.
Chacun imagine le futur à sa façon, et cela m'a plu d'avoir de nombreux points de vue, tous différents les uns des autres. J'ai apprécié les différents textes qui composent l'anthologie, avec bien sûr des coups de coeur pour certains, qui m'ont touché plus que d'autres.
- La frontière des rêves (Tesha Garisaki) illustré par Cham et The Hyde's Asylum.
Chaque être humain (sauf quelques tribus très isolées) possède une Intelligence Artificielle qui l'aide dans sa vie de tous les jours. Notre héroïne se demande si sa perception de la réalité ne serait pas modifié et amélioré par l'IA, et du coup elle décide de se retirer dans une tribu amazonienne pour faire le point.
J'ai beaucoup aimé cette nouvelle, surtout sa conclusion.
- Vintage Porn Star (Mathieu Fluxe) illustré par Corvis.
Un virus a tué tous les enfants. Il a donc fallu pousser les gens à procréer de nouveau, et pour y remédier, les gouvernements ont interdit les pornos, la prostitution, la pilule, l'avortement. Il fallait repeupler la planète. Malheureusement, les enfants nés ensuite vivent avec les fantômes de leurs frères et soeurs. Ils décident donc de se rebeller contre leurs parents et gouvernements.
Le texte est intéressant, mais j'avoue que je l'ai moins aimé que d'autres de l'anthologie.
- Paradise4 (Émilie Querbalec) illustré par Maniak.
Une nano bactérie a contaminé une grande partie de la population. On suit ici un futur père au moment de la naissance de son fils, avec tous ses questionnements.
Cette nouvelle est mon gros coup de coeur ! J'ai été happé par l'histoire et le final m'a totalement surprise.
- Maison close (Neil Jomunsi) illustré par Stabeor Basanescu.
Dans le futur, les robots vivent au milieu des humains. Notre héroïne s'est spécialisée dans le domaine des plaisirs sexuels réservés aux robots. Elle va devoir s'occuper d'un robot légendaire, et n'en sortira pas forcément indemne.
C'est un sujet original qui est traité ici, mais le texte est plaisant et on a envie d'en apprendre plus.
- Ergo sumus (Nunzio Cusmano) illustré par Venom.
Un savant stérile trouve une solution pour avoir des enfants, une solution extrême.
La nouvelle est assez courte, mais elle est efficace. L'auteur va droit au but, et j'ai apprécié.
- Caraville (Nelly Chadour) illustré par Deadstar.
Une ville composée de véhicules toujours en mouvement. Il ne faut pas s'arrêter de peur d'être rattrapé par la grande fournaise. La ville est divisée en deux : d'un côté les pauvres (avec notre héroïne), de l'autre la ville haute et les riches. Mais au final qui sont les plus à plaindre : les riches, les pauvres, ou ceux abandonnés au bord de la route.
Cette nouvelle fait partie de mes textes favoris. J'ai aimé que tout ne soit pas comme on l'imagine vraiment.
- le coeur sous la cloche (Ludovic Klein) illustré par Stef-W.
Un enfant se fait punir car il est sorti du chemin. La nouvelle raconte ses sentiments et les réactions des différents protagonistes.
Il s'agit de la nouvelle que j'ai le moins aimé, mais cela ne veut pas dire que le texte est mauvais, juste que le sujet traité m'a moins touché. Personnellement, j'aurais aimé plus d'explications.
- Les Héritiers (Anthony Boulanger) illustré par Chesfear.
La Terre est en train de mourir et tous les humains ont évolué et ont maintenant acquis des capacités. Tous sauf un. Ils quittent la Terre pour différentes planètes qui leurs correspondent le mieux. Malheureusement, le seul humain normal doit rester sur Terre, une planète aujourd'hui dévastée.
J'ai beaucoup aimé cette nouvelle. Que ce soit l'histoire, ou la conclusion, que je trouve parfaite. Une grande réussite.
- La musique des sphères (Nicolas Chapperon) illustré par Cham.
Les Humains ont évolué pour s'adapter à la vie dans l'espace. Ils ressemblent plus à des extraterrestres qu'à nous. Ils vivent solitaires, isolés, à la recherche d'un endroit parfait. Cette histoire va nous raconter la rencontre entre une femelle et un mâle.
Au final, peu importe à quel époque, un homme et une femme n'attendent rarement la même chose d'une relation.
- Poogle Man (Herr Mad Doktor) illustré par Pénélope Labruyère et Chesfear.
Une IA implantée dans chaque être humain est connectée à une grande entreprise qui contrôle nos souvenirs. Si on veut les revoir, il faut payer. Et s'il était possible de changer ça ?
Une vision du futur assez négative, mais j'ai aimé qu'il y ait toujours des gens pour se révolter.
- L'absurde et très courte histoire de l'homme qui voulait monter dans la hiérarchie (Corvis) illustré par King Lizard.
Vu que la nouvelle ne fait qu'une page, je ne raconterais rien.
Mais j'ai adoré cette nouvelle, et surtout l'humour de l'auteur. Elle doit se lire 2 fois pour bien voir les différents sens des mots utilisés !
- Changez d'air (Arnaud Lecointre) illustré par Maniak.
Un homme décide de payer pour respirer de l'air pur et ainsi ne pas se faire contaminer par l'usine de sa ville. Il va se mettre à dos ses proches et ses collègues. Mais au final, qui aura eu raison ?
Une belle critique de la société de consommation.
- La vengeance du XIXe siècle (Maniak) illustré par Christophe “FloatinG” Huet.
Après avoir été amputé à la guerre, notre héroïne se sent mal dans sa peau. Jusqu'au jour où elle va acheter une splendide prothèse ancienne, qui va peu à peu fusionner avec elle.
Un jour les robots dirigeront le monde, et ils ont déjà commencé.
- Patrino (Vincent Leclercq) illustré par Cold Mind Art.
Les villes sont des êtres vivants en symbiose avec les humains. Et une ville va accoucher, ce qui n'est pas arrivé depuis mémoire d'Homme. Quatre humains vont partir l'aider et la soutenir dans cette épreuve.
L'auteur a réussi à me faire ressentir de l'empathie et de l'inquiétude, pour une chose que considère inanimée. Bravo !
- Moisson (Gallinacé Ardent) illustré par ARZH.
Les Hommes ont fusionné avec des plantes. Et ils ne sont plus les êtres dominants sur la planète.
J'ai aimé le côté plutôt sanglant de cette nouvelle, ainsi que le fait que ce ne soit plus les êtres humains en haut de l'échelle alimentaire.
- Les enfants de nos enfants (Southeast Jones) illustré par Kenzo Merabet.
La nouvelle est découpée en plusieurs parties, chacune représentant une période du futur. Elle nous présente les différentes évolutions de l'être humain, jusqu'à un très beau final.
Un très beau texte, avec une belle vision du futur, la plus joyeuse de tout le recueil.
En conclusion, cette anthologie a été une belle découverte. Peu importe notre vision du futur, je pense que certains se retrouveront dans ces textes.
Lien : http://nyxx-chronicles.blogs..
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hellza24
  10 juin 2015
J'ai eu beaucoup de plaisir à la lecture de ce recueil de nouvelles, qui propose des scénarios futuristes d'une grande originalité. Mes auteurs de référence sont "classiques", Asimov, Simak, van vogt, K Dick, Barjavel pour ne citer que les premiers qui me passent par la tête et c'est agréable de voir que l'imagination est toujours au service de la science fiction.
Chaque nouvelle est surprenante, originale, mais aussi inquiétante ! La plupart d'entre elles proposent en effet une vision du futur très angoissante, où l'être humain est devenu l'esclave, ou la victime de ses créations .
Il y a les futurs où le libre arbitre humain est géré par une intelligence artificielle, pour « son bien » (La frontière des rêves de Tesha Garisaki, Poogle Man de Herr Mad Doktor), ceux où les hommes en sont réduits à protéger leurs enfants de leur environnement ou de ceux qui sont "différents" (Le coeur sous cloche de Ludovic Klein, Les enfants de nos enfants de Sotheast )
J'ai particulièrement aimé Vintage Porn Star de Mathieu Fluxe, auteur que j'avais déjà eu l'occasion de lire dans Morts Dents Lames avec sa nouvelle Poupée Larsen.
Paradise 4 d'Emilie Querbalec et Les Héritiers d'Anthony Boulanger proposent deux nouvelles très différentes sur le thème de la séparation, de l'abandon, pour la survie. Neil Jomunsi allie sensualité et robotique dans Maison close et nous avons un plein bol d'obsession mégalo ou le besoin de filiation à tout prix avec Ergo sumus de Nunzio Cusmano.
Caraville de Nelly Chadour est vraiment original, ce futur où les hommes doivent rester en mouvement est oppressant !
Nicolas Chapperon pousse à l'extrême la solitude, la difficulté de créer du lien, les clivages hommes/femmes dans les ressentis par rapport à la relation de couple et la vision d'une filiation, la nécessité de se défaire des enfants pour qu'ils fassent leur chemin dans La musique des sphères, une nouvelle qui donne le vertige.
L'ironie est présente aussi, avec L'absurde et très courte histoire de l'homme qui voulait monter dans la hiérarchie, de Corvis et Changez d'air d'Arnaud Lecointre : futur ou pas, les préoccupations humaines le pousseront toujours à des extrémités ridicules...
La légende du XIX siècle écrite par Maniak apporte une touche de Steampunk au recueil et Patrino de Vincent Leclercq a un scenario original et poétique que j'ai vraiment beaucoup aimé, d'un joli symbolisme.
La nouvelle la plus angoissante reste pour moi Moisson de Gallinacée ardent, dans laquelle l'être humain est un consommable modifié pour être récolté et conscient de son destin...Brrr, ça fiche la chair de poule !
Je tiens également à souligner que les illustrateurs du recueil nous offrent des images hallucinées et originales.
Je ne fais que les survoler ici toutes ces nouvelles, mais chacune mériterait un retour plus attentif. Je préfère vous encourager à découvrir L'Homme de Demain.
+ Lire la suite
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viou03
  28 mars 2015
Un recueil futuriste , philosophique, écologique.
Des nouvelles très différentes les unes des autres. Des textes originaux qui ne laissent pas indifférents, qui nous font réfléchir à notre avenir , à l'avenir de la planète.

La frontière des rêves Tesha Gariashi
Les hommes vivent dans une réalité augmenté grâce à Omn-IA.
Un texte philosophique, des questions sont posées : réalité ou virtualité comment les distinguer.
Vintage Porn Star Mathieu Fluxe
Un virus a décimé les enfants. le sexe est tabou .
Ici , on a un "message dans le message" , beaucoup de choses cachées.
Paradise 4 Emilie Querbalec
Une nouvelle dure sur la vie, la mort, l'espoir , la maladie.
Une nouvelle très bien écrite , poignante.
Maison close Neil Tomursi
Miss A a créé des maisons pour le plaisir des robots.
Une nouvelle surprenante futuriste, érotique dans l'ambiance (et pas dans la description)
Ergo Sumus Nunzio Cusmano
Un savant veut passer outre sa stérilité.
Une nouvelle triste avec un peu de mystique.
Caraville Nelly Chadrer
Caraville est une ville faite de véhicules roulant pour échapper à la Grande Fournaise.
Une nouvelle dystopique. Une écriture entraînanate, un récit haletant avec de l'action, de l'émotion.
Une chute très bien pensée.
Le coeur sous la cloche Ludovic Klim
Une nouvelle sur le respect des règles dans un monde où tout est potentiellement dangereux.
Les Héritiers Anthony Boulanger
Tous les hommes sont des Augmentés (avec des pouvoirs)sauf un .
Une très belle chute.
La musique des sphères Nicolas Chapperon
Une nouvelle originale , les humains ont évolués et vivent dans l'espace. Une nouvelle douce mais un fin abrupte qui amène à la réflexion.
Poogle Man Herr Mad Doktor
Baladin est connecté au Flux (réseau Poogle qui enregistre et stocke sa mémoire).
Le style de l'auteur est rythmé, automatisé comme quelqu'un qui tape sur les touches d'un clavier numérique , cette plume s'adapte parfaitement au thème : réalité traitée et adaptée par le Flux.
La chute est inattendue mais d'une logique implacable.
Corovis
Une page pleine d'humour.
Changez d'air Arnaud Lecointre
Une nouvelle qui joue sur notre crédulité, sur les beaux parleurs ... , très bien écrite.
Maniak La vengeance du XIXe siècle.
Une nouvelle futuriste . Et si les réponses se trouvaient ailleurs : dans le passé ?
Patrino Vincent leclercq
Une ville accouche aidée par les humains qui l'habitent.
Une nouvelle originale, des similitudes avec le corps humain mais aussi avec notre interaction avec la nature .
Moisson Gallinacé Ardent
Une nouvelle sur un champ d'épi avec une conscience qui pensent , réfléchissent, voient , ressentent .
Les enfants de nos enfants Southeast Jones
Une nouvelle sur l'évolution de l'espèce humaine à travers différentes étapes mais aussi sur son extinction, son remplacement.
Une nouvelle qui fait réfléchir à l'avenir de l'homme.

Des nouvelles futuristes, visionnaires? .
En tout cas, elles font réfléchir au devenir de l'homme , à son futur .

Lien : http://viou03etsesdrolesdeli..
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NarielLimbaear
  18 octobre 2015
Souvent dans les anthologies, la qualité varie énormément d'une nouvelle à l'autre. Dans L'Homme de demain, cette qualité est assez uniforme et… bonne ! Quelques nouvelles sont un peu en dessous, d'autres pas forcément cohérentes, mais globalement, et qui plus une pour une anthologie gratuite, le tout est très agréable à lire. Pas forcément mémorable pour tout, mais on ne va pas demander le beurre, l'argent du beurre…
Quel sera l'avenir de l'humanité ? C'est à cette question que répondent les auteurs de l'anthologie. Certaines nouvelles vont (très) loin dans la réflexion – je pense à la nouvelle de Tesha Garisaki et à celle de Mad Doktor (même si je trouve qu'il n'a pas été au bout des possibilités numériques !) – qui sont parmi les plus probables et font froid dans le dos.
D'autres utilisent des univers moins probables mais intéressants, pas forcément bien exploités ou crédibles, cependant avec un potentiel assez fort. Je pense par exemple à la nouvelle de Mathieu Fluxe (quoique celle-ci en réalisme…), de Nelly Chadour, ou Vincent Leclerc.
Bref, très diversifié dans le fond et la forme, très sympathique à lire.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
hellza24hellza24   08 juin 2015
L'Homme devient le chaînon manquant entre le mammifère et la fourmi. L'esprit d'initiative devient esprit de corps. L'esprit de corps devient esprit de ruche.
J'ai vu les signes. Je les ai vu et je les ai compris. J'ai su que j'étais l'Instrument. Je suis celui qui accomplira la fin à laquelle l'humanité aspire en la traduisant dans le langage-racine, le seul qui ait un vrai pouvoir.
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hellza24hellza24   08 juin 2015
-Ta menace sonne comme une heureuse promesse, jeune fille, dit-il. mais fais donc ! Abrège-les, mes souffrances, mets fin à ma vie de merde ! ta vie à toi, elle ne vaut pas mieux . On naît au milieu de ce bordel sans nom, on vit sans prendre le temps de s'arrêter, sans prendre une minute de repos, toujours dans la vitesse, le mouvement, la poussière. Et on meurt à petit feu, ignorés de tous sauf des Fossoyeurs et des petites hyènes de ton espèce qui n'attendent que ça qu'on crève.
+ Lire la suite
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hellza24hellza24   08 juin 2015
Élan de rébellion détecté (deuxième épisode). Censure en cours.
Tout va bien Arthus. La colère ne mène à rien. Votre animosité s'estompe. Poogle est votre ami, le Flux votre maison. Votre condition vous comble. Bonheur et sérénité.
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hellza24hellza24   08 juin 2015
Dans un souci de contribution économique généralisée, les robots avaient été programmés pour ressentir des besoins et des envies. Plus on dotait les robots d'humanité, plus ils se comportaient comme de parfaits consommateurs.
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hellza24hellza24   08 juin 2015
Alors elle partit. Elle dit qu'elle devait réfléchir. Elle le dit parce qu'il fallait bien dire quelque chose, c'est du moins ce qu'elle/nous croyions.Puis elle ne dit plus rien. Elle ne revint pas.
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