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ISBN : 2847344063
Éditeur : Tallandier (03/01/2008)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Mort à quarante ans, brisé par la gloire et les excès, consumé par sa propre énergie, Jack London (1876-1916) aura vécu cent vies : ouvrier, pilleur d'huîtres, chasseur de phoques, chercheur d'or, militant socialiste, correspondant de guerre, agriculteur... Autant de métiers, autant de best-sellers. Une famille instable, une enfance de labeur, de pauvreté et d'errance : la vie de Jack London débute comme une nouvelle de Jack London. La suite ressemble à l'un de ses ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
yann-frat
  16 mai 2010
Histoire : La vie épique de Jack London auteur mésestimé en France et rangé à tort dans la littérature pour enfants... un comble pour un bandit baroudeur des lettres obsédé par la lutte des classes...
Style : Un style qui sent l'entertainment tout de même et une vision partiale et "politiquement correcte" de la vie de l'auteur (qui se "noie" dans l'alcool, qui est "trop" égocentrique (pour un auteur ah ah)...)... Bref donc un style très lisible mais un peu agaçant... Pour tout dire je viens juste d'apprendre que c'est une française qui l'a écrit alors que j'étais persuadé de lire de la doxa classique américaine... Étrange...
Oui : J'ai lu cette bio aprés "Martin Eden" car je voulais enfin faire la part des choses et comprendre un peu le parcours de cet auteur à la fois "du grand nord" et "du voyage" (chaque sujet suffisant à remplir la vie d'un être normal il me semble...). La réponse est donc au bout de ce livre : Jack London est avant tout un auteur qui pompe comme un vampire ses expériences et exploite en fiction tout ce qu'il voit autour de lui (et ceci n'est absolument pas un jugement moral, au contraire...). de fait, son passage dans le grand nord n'a duré qu'un an et il n'a passé que 6 mois dans la marine marchande... Tout le reste de son oeuvre est donc du digéré, du réinterprété, du fictionnel... Jack London n'est donc pas vraiment un "auteur baroudeur", c'est un auteur avant tout; c'est avant tout un auteur. Tout simplement.
Et accessoirement, vraiment "Martin Eden" est parfaitement autobiographique...
Non: A part le style de l'auteur donc j'ai parlé et l'insupportable accumulation de coquilles de cette édition chez Tallander (Ont-ils relu ce texte? Qui ose traduire le "golden gate" par "la porte dorée"???) aucune raison de se priver de ce livre qui en plus donne envie de se replonger dans l'oeuvre de London... Ce qui est tout de même le seul véritable indice de réussite d'une bio...
Conclusion : Ce livre écrit simplement et facile à lire m'a donné exactement ce que j'étais venu y chercher c'est à dire des données précises et biographiques sur la vie de London ainsi qu'une remise en perspective de ses écrits... Cependant, maintenant je ne cracherais pas non plus sur une autre biographie un plus critique (sa pensée politique et philosophique m'a l'air passablement tartignolle) et un peu plus axée sur la production littéraire et intellectuelle de London... Une biographie qui parlerait aussi de son rapport au corps (sujet qui, accessoirement, me semble essentiel tant son oeuvre est basée sur la performance, sur la virilité, sur le fait "d'être un homme") (ainsi c'est à ma connaissance l'un des seuls auteurs classiques que je connaisse à avoir fait volontairement une série de photos en slip, tous muscles dehors...).
Oui ou non: Oui pour arrêter de croire que c'est un auteur pour enfants !
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lolo71
  07 août 2010
La vie de Jack London fut un roman. C'est dans sa vie qu'il a puisé la matière de son oeuvre considérable. Sa propre expérience bien sûr, mais aussi ce qu'il a vu, les histoires qu'on lui a racontées. Peu de choses le destinaient à devenir écrivain. Il naît John Griffith Chaney à San Francisco en 1876, et est abandonné avant même sa naissance par son père, un astrologue réputé. Sa mère se remarie avec John London, qui donne son nom à l'enfant de sa femme. Jack n'apprendra qu'à l'âge de 21 ans que cet homme n'est pas son père, mais il conservera toujours une grande affection pour lui. Les London s'établissent comme fermiers en Californie puis, les affaires n'étant pas florissantes, emménagent dans un quartier pauvre d'Oakland. C'est là qu'il devient un petit dur de la rue, qu'il expérimente les bars et l'alcool, mais aussi qu'il se découvre un formidable appétit de lectures, dévorant tout ce qui passe entre ses mains.
Mais pour aider à la subsistance de la famille, Jack doit travailler dès l'enfance, tout en suivant l'école. Adolescent, il sera ouvrier en usine, pilleur d'huîtres, s'enrôlera dans la patrouille de pêche (qui pourchasse les pilleurs d'huîtres !), chassera le phoque au large du Japon, sera trimardeur sur les routes des Etats-Unis, connaîtra la prison, puis de retour au bercail, reprendra ses études. Marqué par la misère et l'exploitation du prolétariat américain, il se sensibilise alors aux thèses socialistes. Mais Jack ne se sentira jamais véritablement à son aise dans ce milieu étudiant, parmi des jeunes issus de classes aisées. C'est également l'époque de ses premières nouvelles, qu'il tente de vendre aux journaux. le succès se fera longtemps attendre, et ne prendra véritablement son essor qu'après une année passée dans le grand nord canadien, comme chercheur d'or, d'où il ramènera quantités d'histoires « du froid ». C'est décidé, il sera écrivain.
Je ne peux ici retracer toute la vie du grand écrivain, la biographie de Jennifer Lesieur le fait excellemment. Tout en narrant les péripéties de la vie de London, elle replace chaque nouvelle et roman dans le contexte où ils ont été écrits, faisant pour chacun un résumé, ce qui permet d'apprécier les rapports, particulièrement évidents chez cet auteur, entre vie et écriture. Sa personnalité est aussi particulièrement bien dessinée. Volontaire, avide de connaissances, boulimique de travail, London n'échappe pas aux contradictions : croyant en la réussite individuelle et militant socialiste, débordant de vie et en proie à l'abattement, voire à la dépression, dénonçant dans ses écrits le sort misérable fait aux peuples colonisés et croyant en la supériorité de la « race » anglo-saxonne… Son tempérament excessif le conduira à une mort précoce, à l'âge de 40 ans, terrassé par la maladie et l'alcool. Mais une oeuvre immense nous reste.
Passionnante, d'une lecture agréable et très bien documentée, cette biographie, à ce jour la seule, étonnamment, parue en français, ravira tous les aficionados de Jack London. Et pour ceux qui ne connaîtraient pas son oeuvre extraordinairement diverse, qui aborda tous les genres, elle leur donnera à coup sûr envie de s'y plonger sérieusement.

Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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polarjazz
  07 janvier 2017
Comme bon nombre d'adolescent, j'ai lu "L'appel de la forêt" et "Croc Blanc". Adulte, j'ai lu "Construire un feu". Aujourd'hui, je me suis confronté à la biographie de l'auteur. C'est un homme qui a étreint la vie passionnément et avec excès. Je suis très admirative face à des individus bourrés de ressources et de talents. Engagé politique, ce début de XXème siècle connait de nombreux bouleversements industriels, économiques et sociaux. Jack naît dans une famille ouvrière. le père qui l'élève n'est pas son père biologique. Il l'apprendra plus tard. Très tôt, il découvre qu'il a un goût immodéré pour la littératures et la philosophie. Autodidacte, il dévore tout ce qui lui tombe sous la main grâce surtout à des rencontres et à la bibliothèque municipale. Il sait qu'il deviendra écrivain. Mais son désir est contrarié par la précarité de ses proches. Il doit travailler. Il découvre l'usine aliénante. Il est saisi par le pouvoir du capitalisme. Il devient un socialiste engagé. Certains écrits comme "Le Peuple d'en bas" et "Martin Eden" révèlent l'effroyable réalité du monde ouvrier.
Il profite de la ruée vers l'or pour partir à l'aventure. Il revient avec le scorbut et un tas d'histoires à raconter. C'est le début de la reconnaissance littéraire.
Il se marie ; a deux filles qu'il ne verra presque plus après son divorce. Il se remarie avec une femme qui lui ressemble. Ensemble, il tente le tour du monde en bateau. le tour du monde s'arrêtera en Australie. Malade, le couple rentre aux Etats-Unis. Jack London se fait construire un ranch immense. Il s'endette, boit, fume. Pas étonnant que sa santé décline rapidement et qu'il meure à quarante ans. Il a commencé sa carrière d'écrivain par des histoires courtes diffusées en feuilleton dans les magazines. Même s'il écrit des fictions, c'est un écrivain ancré dans son époque. Socialiste, il soutient la révolution mexicaine - il y sera correspondant de guerre - ainsi que la révolution russe. Dans certains récits transparaît le racisme de l'auteur. Racisme surtout envers le métissage.
Jack London est un homme complexe, moderne, visionnaire.
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claudia
  25 septembre 2008
Je viens d'achever la biographie de Jack LONDON, écrite par Jennifer LESIEUR, aux Ed: Tallandier.
Ho! Jack..
y a un p'tit moment que je te lis, que je t'approche.
Afin de mieux connaître ta vie, je me suis introduite dans le très beau livre réalisé par les étudiants de l'EMI-CFD. Textes de Charmiante LONDON
ta seconde épouse Illustré par Edmond Baudoin, photographies artistiques Espérance Racioppi
Mais, je reconnais que dans cette biographie, qui est la seule en France, Jennifer Lesieur me surprends par sa conception.
Au fils des pages, elle détruit l'image que j'ai de toi. Je connais ton enfance cahotique, ton adolescence noyée dans la boisson et les fumées des cigarettes des marins. Ta force de caractère, ta volonté à exister, ta soif de vie, ton envie d'apprendre....
Mais elle va plus loin dans tes entrailles, pour démystifier ce qu'il a de beau , de pur en toi. Et bien souvent au cours de ma lecture, je lui en veux et ne comprends pas cet acharnement à nous entraîner dans le moindre petit détail de ta vie. car après tout c'est la tienne et je trouve qu'elle est à la limite du "viol" moral. Je me suis demandé si tu aurai été en accord avec tout ce déballage sur tes problèmes physiques lié à la boisson, ton ennemi numéro un, ou sur le vrai nom de ton père ?
Toi, seul peux répondre..
Où commence et ou s'arrête une biographie ?.
Mais, je reconnais qu'elle met autant de plaisir après la date de ta mort, à ancenser la puissance de ton écriture. A reconnaître ton oeuvre et à te remettre à ta place, à savoir l'un des plus grand écrivain américain du XIX siècles.
C'est pourquoi, je vous invite à lire ce très beau livre où ton oeuvre est complète et bien documentée.
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feanora
  11 juillet 2012
Cette biographie est extrêmement riche. Toutefois, la vie de London étant tellement imbriquée dans sa vie d'homme, il est parfois difficile de savoir si on se trouve dans un extrait de livre ou dans sa vie réelle.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
polarjazzpolarjazz   26 décembre 2016
Des tribus vivent dans une misère sans nom : "On trouve entre Anvik et la mer une population indigène totalement différente. Les indiens trapus aux membres fins disparaissent, et sont remplacés par une sorte de bâtards, résultant du croisement de Thlinket et d'Esquimau. Accablés par la pauvreté, sans grande énergie et dépourvus de toute ambition, ils n'attirent guère les Blancs qui pratiquent le troc ; par conséquent ils continuent à subsister grâce à un régime de poisson et de viande sans accommodements, qu'ils font passer au moyen de quantités incalculables d'une huile de phoque à l'abominable odeur... Leurs maisons ne sont que des trous creusés dans le sol, entourés d'une clôture de bois flotté, ils ménagent au centre un foyer ouvert dont la fumée s'échappe par un trou percé dans le toit.
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claudiaclaudia   25 septembre 2008
Ce sont trop souvent les gens qui ne savent pas écrire qui écrivent sur ceux qui savent, approuva Martin. J'ai été terrifié par toutes les âneries qu'on a débitées sur Stevenson et son œuvre(Jack LONDON/ Martin Eden)
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BluerockBluerock   13 janvier 2017
L'adolescent travaille sans se plaindre, sans en tirer le moindre bénéfice personnel non plus : sa paye finit dans la main tendue de sa mère. L'autre fruit de son labeur va au patron. Jack comprends qu'il est de ceux qui font fonctionner les rouages de la société sans pouvoir en profiter : "Je regardais la fille du propriétaire de la conserverie passer dans sa voiture, et je savais que c'étaient mes muscles qui, en partie, faisaient rouler cette voiture sur ses pneus de caoutchouc. Je regardais le fils du propriétaire de l'usine se rendre à l'université, et je savais que c'étaient mes muscles qui, en partie, lui permettaient de se payer du vin et du bon temps avec ses copains." De quoi devenir amer, si le jeune homme n'était pas aussi volontaire : " Tout cela faisait partie du jeu. C'étaient eux les puissants."
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ultras81ultras81   22 juin 2017
Il vit en contradiction avec ses idées et il le sait. Comment concilier ses convictions socialistes avec une carrière d'écrivain à succès? Ne vit-il pas ce dont il a rêvé? Il a écrit à s'en démettre le poignet, a gagné beaucoup d'argent , en gagnera encore. Il vit avec une femme gaie et extravertie, avec laquelle il partage tout. Et pourtant ... Sa dévotion à la cause socialiste devient un attachement plus vague, un idéal plus sentimental que concret.
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claudiaclaudia   25 septembre 2008
(...)Jack LONDON, s'est construit tout seul,
il s'est battu pour gagner son pain
et ne plus dépendre de qui que ce soit(...)
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