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Critiques sur Les Carnets de Jane Somers, Tome 2 : Si vieillesse po.. (6)
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FRANGA
  19 janvier 2014
Après le 1er tome, je n'ai pu résister à l''envie de lire aussitôt le 2ème.
Ce carnet n° 2 est en partie consacré à la rencontre de Jane Somers avec un homme marié, pas très heureux dans son couple.
Ces rencontres ne se feront qu'à l'extérieur, dans les parcs de Londres ou dans des pubs.
Par ailleurs, Jane continue à rendre visite à une personne âgée esseulée, héberge la fille d'une collègue qui ne va pas très bien et qui trouve refuge chez elle.
L'histoire d'amour aura une fin, chacun d'eux restant attaché à leur propre passé, qu'il leur sera difficile de mettre de côté.

Je vous fais partager le dernier passage du livre qui signe la séparation de ces deux êtres qui auraient pu continuer une partie de leur vie ensemble, peut-être sur les mêmes bases de rencontres occasionnelles mais enrichissantes :
"Il me semble que toute ma vie ne correspond à rien, rien du tout, et n'a jamais été que du néant, de même que mes pièces impeccables, ma chambre à coucher dans laquelle Richard ne retrouve rien de moi, ne me voit pas. Je lève les yeux vers le ciel spectaculaire de Londres dans lequel Richard, il y a une heure à peine, s'est envolé vers sa vraie vie, en compagnie de la femme qui partage son existence depuis maintenant un tiers de siècle. J'examine alors cette chambre tranquille, si blanche, si fraîche et si ordonnée où je sais que bientôt se glisseront un à un, tout d'abord furtifs et insignifiants puis familiers et chers, tous les menus plaisirs, toutes les consolations innombrables de ma solitude."
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Carmendb
  06 novembre 2018
En moins d'une semaine, la vie tranquille de Jane est complètement bouleversée. Son talon se coince dans le métro, elle évite la chute de justesse en tombant dans les bras d'un séduisant quinquagénaire : le coup de foudre est immédiat, pour l'un comme pour l'autre.
Jane dirige un magazine féminin, elle "travaille par, pour et avec Lilith depuis la fin de la guerre". Veuve depuis de longues années, elle aurait pu continuer à mener une vie facile de célibataire dans son petit appartement, mais depuis trois ans elle héberge sa nièce Jill, jeune fille dynamique, à qui de surcroît, elle a offert un poste au sein de l'équipe du journal. Elle s'est habituée à la présence de la jeune fille chez elle et c'est un choc quand Jill lui annonce son départ pour s'installer avec son petit ami. Elle ne reste pas longtemps seule : la soeur de Jill, Kate, une marginale en plein désarroi, impose sa présence sitôt la place disponible! Jane ne peut se résoudre à la chasser et les difficultés commencent...
Le ton est donné dès la première page : c'est d'abord un roman d'amour, mais pas seulement, c'est aussi une oeuvre centrée sur les problèmes de la vieillesse, de la solitude, de la maladie et de la mort. Beaucoup de mélancolie dans ces relations amoureuses incomplètes, dans ces escapades dans la campagne anglaise, beaucoup de tristesse devant ces barrières insurmontables qu'ils ne pourront franchir pour vivre leur amour au grand jour, beaucoup de nostalgie quand affleurent les souvenirs du passé. Plus qu'un tableau flamboyant sur l'amour-passion qui peut dévorer les êtres à tout âge, ce serait plutôt un pastel en clair-obscur où les ombres souvent l'emporteraient sur la lumière...
[Note : dans le roman "L'amour encore", paru dix ans plus tard, l'héroïne ressemble comme une soeur à Jane : Sarah, veuve, directrice d'un théâtre, redécouvre l'amour et ses vicissitudes après cinquante ans, et tout comme Jane, elle est en charge de sa nièce, une marginale en souffrance.]
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lcath
  19 avril 2015
Les moins de vingt ans ,mais aussi à mon avis les moins de quarante ans auront sans doute du mal à se reconnaître dans cette histoire d'amour de cinquantenaires.... et en plus sans sexe ! Pourtant la passion est là , les émois sont perceptibles , tout y est mais peut-on rejouer sa vie quand on en a plus de la moitié derrière soi ?

Retour sur le passé, se reconnaître ou non dans la/le jeune femme/homme que l'on était ... qui était-on , qui sommes-nous devenus ...

Quelle place les femmes peuvent-elles faire à l'amour quand elles veulent réussir socialement ....

Quelle vieillesse nous attend , quand le corps lachera petit à petit ...

Une belle et grande ballade dans un Londres que je ne connais pas , une renaissance au milieu de sa vie et toute la souffrance qui va avec l'amour .

Une fois dépassé le milieu friqué de la mode qui m'a un peu tendu au début, j'ai été émue par cette histoire , par cette femme qui se retrouve à mi-parcours et doute de ses choix
Lien : http://theetlivres.eklablog...
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lisona
  13 juin 2018
Un portrait de femme, brillante, active et passionnée. C'est un roman plein de sentiments, de vérité, de cruauté.
Pourquoi ne pas se poser, une fois, et profiter de ce que la vie veut bien nous donner? une rencontre fortuite mais d'une intensité telle qu'elle peut tout faire basculer.
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MediathequeFayl
  17 mars 2016
J'avais déjà lu auparavant certains ouvrages de Doris Lessing. J'ai vraiment été conquise par son écriture: beaucoup de portraits, style formidable, finesse des sentiments décrits, personnages très forts. Ce roman m'a redonné le sourire et j'ai beaucoup apprécié.
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Rodin_Marcel
  26 mars 2015
Doris Lessing - "Carnets de Jane Somers – Si vieillesse pouvait" Albin Michel "livre de poche" (titre original "if the old could" cop.1983) (ISBN: 978-2253045182)

J'ai littéralement dévoré le tome 2 des "Carnets de Jane Sommers – Si vieillesse pouvait" de Doris Lessing. Un tableau au vitriol. J'en suis ressorti assommé, abasourdi, estomaqué...

Cette fois, l'héroïne se débat entre trois pôles :
- elle se fait envahir par sa nièce Kate, une adolescente à la dérive, sans aucun projet d'avenir, rapidement happée par un bande de squatters (l'entrevue avec eux est un morceau d'anthologie)
- par ailleurs, elle continue de s'occuper de personnes âgées
- enfin, et c'est l'objet principal du récit, elle tombe amoureuse d'un homme de son âge, avec lequel finalement elle ne pourra rien construire... Si bien que le roman se termine sur une grande solitude.

Il m'arrive souvent de partager ce point de vue : les rapports entre les gens (et tout particulièrement entre les femmes et les hommes) sont aujourd'hui tellement détruits, calamiteux, inexistants et l'individualisme tellement érigé en modèle qu'il m'arrive souvent de poser la question : "comment vont-elles et ils faire pour vivre ensemble ?".
Nous vivons dans des sociétés matérialistes, cultivant l'hédonisme et le jeunisme, mortifères, des sociétés acharnées à détruire tout idéalisme, dans lesquelles les gens s'ennuient profondément lorsqu'ils en ont les moyens, et s'épuisent à tenter de survivre lorsqu'ils en sont exclus (voir le tome 1 des «carnets de Jane Somers»)...
Le constat dressé par Doris Lessing est terriblement réaliste.

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