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ISBN : 2918059765
Éditeur : Libertalia (22/01/2016)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Pendant dix ans (2005-2015), chaque mois, Jean-Pierre Levaray a animé la chronique « Je vous écris de l’usine » dans le mensuel CQFD. Il a raconté les heurs et malheurs de la classe ouvrière, sa classe. Les luttes et les espoirs, les joies et les peines, les travers et la résignation, parfois. Ce texte vient d’en bas. Il en a le goût et l’odeur. Ode à l’écriture prolétarienne.

« La véritable histoire des ouvriers ne peut être mieux racontée que par le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Lison67
  11 février 2017
Une fois n'est pas coutume, je sors à nouveau de ma routine littéraire avec ce titre de Jean-Pierre Levaray. J'expérimente ce que l'on nomme l'écriture prolétarienne. Je vous écris de l'usine est une compilation de chroniques publiées par l'auteur dans le journal alternatif et indépendant CQFD. Ces récits mensuels de trois à quatre pages rapportent les anecdotes réelles vécues entre 2005 et 2015 par l'auteur, ouvrier syndicaliste CGT, au cours de ses journées à l'usine et lors de ses visites au siège de l'entreprise ou à des collègues ouvriers dans d'autres usines.
Ces chroniques m'ont fait l'effet d'une piqûre de rappel et d'une prise de conscience. Je n'étais pas totalement étrangère aux événements rapportés : délocalisation massive des usines françaises, pression exercée sur les ouvriers, accidents du travail parfois mortels, blagues potaches, petites traîtrises et solidarité, procès AZF, dégâts de l'amiante… J'ai surtout été surprise par la régularité des faits. Chaque mois Jean-Pierre Levaray relate au lecteur un événement nouveau dans un style court, incisif et rythmé. Il réveille la conscience militante du lecteur, lui dévoile certains rouages de l'administration des grandes industries, met en lumière les abus (nombreux !), l'instrumentalisation des personnes toujours, et bien d'autres choses parfois drôles et souvent révoltantes.
En période d'élections présidentielles, cette lecture est plus que bénéfique pour se remémorer, se re-motiver aussi et se rappeler ce que l'on pourrait attendre de nos politiques, prendre conscience des conséquences des choix économiques pris au sommet de la pyramide sociale sur les populations situées à la base de cette même pyramide. Se rappeler aussi que la condition ouvrière existe toujours en France – on en est là ! – qu'elle empire un peu plus chaque année – l'évolution sur 10 ans des chroniques de Jean-Pierre Levaray est criante de vérité – et qu'il est plus que temps de la (re-)prendre en compte politiquement.
Lien : https://synchroniciteetseren..
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Lybertaire
  09 mars 2016
(...) Jean-Pierre Levaray, ouvrier spécialisé et militant à la CGT d'une usine d'engrais, n'a pas la langue dans sa poche. Pendant dix ans, il tient une rubrique mensuelle dans le journal CQFD sur le quotidien de son usine. Les luttes, les joies, la solidarité et les malheurs des copains ouvriers. Ce témoignage précieux, fait de portraits et de récits édifiants, devrait faire date dans la culture populaire.
La première chose qui frappe, c'est la violence des rapports sociaux, la lutte des classes insurmontable, la distance incommensurable entre les cols blancs et les cols bleus. Jean-Pierre a bien du mal à se mettre à la place des cadres et des dirigeants, et je le comprends ! Dans de savoureux passages, il nous raconte les réunions avec la direction au siège social de Total à La Défense, les réunions avec les autres syndicats, notamment avec la CFDT, un syndicat plutôt de droite dans son usine.
Un peu comme un ethnologue, l'auteur nous décrit la faune qui habite l'usine et l'occupation sociologique des lieux. Il montre comment les comportements individuels sont pris dans la vie collective de l'usine : les résignés, les lèche-culs, les révolutionnaires… On embrasse ici la culture populaire, l'attachement au lieu de travail et aux copains, mais on voit aussi combien la dégradation des conditions de travail a bien souvent raison des derniers moments conviviaux.
L'article entier sur Bibliolingus :
http://www.bibliolingus.fr/je-vous-ecris-de-l-usine-jean-pierre-levaray-a125263954
Lien : http://www.bibliolingus.fr/j..
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Ludoyelle
  29 décembre 2016
Les auteurs qui osent aborder le monde ouvrier sont rares. Lui en vient de l'usine et sait de quoi il parle pour notre bien à tous.
L'écriture est rude , sans concession mais la poésie est proche, il suffit de la regarder cette usine, ces beaux éclairages orangés pour succomber et oser entrer.
Ce livre est une mémoire ouvrière à garder dans un coin de sa bibliothèque pour transmettre aux générations futures.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LybertaireLybertaire   09 mars 2016
Quoi qu’il en soit, le procès [d’AZF] va pouvoir s’ouvrir en 2007. Y sera-t-il question de cette industrie que les patrons ont laissée péricliter, des ateliers vieillissants de plus en plus difficiles et dangereux à conduire, de toutes ces maîtrises de “coûts fixes” qui ont entraîné des réductions de personnel, de ces pseudo-mesures de sécurité qui se traduisent par un surcroît de paperasse plutôt que par des protections réelles ? Sera-t-il question aussi des bénéfices colossaux d’un trust comme Total (pour rappel, 12,5 milliards d’euros en 2005) qui ferme des usines pour être encore plus rentable ? Ou va-t-on parler seulement d’un drame dû à une “erreur humaine” ? Car en plus de ce que la population toulousaine a enduré le 21 septembre 2001 et qui mérite pour le moins réparation, c’est bel et bien l’implacable toute-puissance marchande qui devrait être au centre des débats. [...] Depuis l’explosion, la vie dans mon usine a changé : une prise de conscience des dangers qu’il y a à fabriquer de tels produits, de la nécessité de ne pas continuer obstinément à bousiller l'environnement et d'accélérer la fermeture des usines comme celle où je bosse. De là à applaudir quand on vous jette après usage…
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LybertaireLybertaire   09 mars 2016
Dans l’usine, l’annonce crée une drôle de sensation. Il y a ceux qui s’étonnent d’apprendre qu’ils vont dégager. Ceux qui n’attendaient que ça, les pieds déjà calés dans les starting-blocks. Ceux qui calculent quand l’usine fermera pour de bon, ceux qui craignent de ne pas être assez jeunes et déjà trop vieux pour retrouver quelque chose. Il y a aussi les jeunes qui espèrent que ce plan leur permette de trouver un meilleur boulot ailleurs… On ne sent pas de combativité, plutôt comme une vieille odeur d’habitude.
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LybertaireLybertaire   09 mars 2016
Le “N” de GPEN, c’est le symbole de l’azote, autour duquel GPN va uniquement travailler, en produisant moins d’engrais et davantage de produits liés au “développement durable et au respect de l’environnement” en se tournant vers “une activité liée à la terre, notre premier client” [sic].
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LybertaireLybertaire   09 mars 2016
« Le PDG disant quasiment à chaque réunion : “La démocratie s’arrête aux bornes de l’entreprise”, ce qui n’est pas une information, mais qui, à force d’être asséné, donne une idée des gens qui nous dirigent. »
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Videos de Jean-Pierre Levaray (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Pierre Levaray
Jean-Pierre Levaray : du temps des luttes à une paix sociale de rigueur... .
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