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ISBN : 2867701643
Éditeur : ACR Edition (01/01/2003)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
S’il est l’un des artisans majeurs du mouvement nabi, avec Bonnard, Ranson et son beau-frère K.-X, Roussel, Edouard Vuillard va peu à peu ordonner une œuvre très personnelle qui ignore les avant-gardes, alors même qu’il les avait annoncées. Entre le Primitivisme de l’École de Pont-Aven, l’exemple de Gauguin et le Fauvisme, voire l’Abstraction, il expérimente le vocabulaire d’une peinture qui trouvera sa voie intimiste à travers les sujets les plus ordinaires, quotid... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Alzie
  11 décembre 2014
Puisqu'il n'y a pas de description éditeur, autant que le lecteur se plonge en toute confiance dans le regard sage et pensif qu'Edouard Vuillard lui adresse en ouverture, autoportrait au canotier datant de 1888 (collection particulière), réalisé alors qu'il a tout juste vingt-ans. Il vient de quitter l'Académie Julian, est devenu l'élève du peintre Gérôme, aux Beaux-Arts, et ne va pas tarder à le quitter pour un travail plus « libre » au Louvre, car il préfère côtoyer d'autres maîtres (Chardin, Vermeer, Léonard, Poussin, Titien, Rembrandt). 1888, c'est également l'année précise où Paul Gauguin donne sa leçon de Pont-Aven à Sérusier qui peindra sous sa dictée le paysage au Bois d'Amour, petit tableau qui deviendra le Talisman des Nabis.
« Enfant de la petite bourgeoisie, Edouard Vuillard abandonne une carrière militaire que sa famille souhaitait pour lui et, par le biais de l'amitié (celle de Maurice Denis et de Ker Xavier Roussel rencontrés au lycée Condorcet), découvre la peinture. Il est moins du côté du dandy que du rapin. Sans en adopter le caractère débraillé et provocateur. Il figurerait bien dans une nouvelle De Maupassant mais le caractère feutré de son tempérament et de son mode de vie le fait passer dans le monde ouaté et délicat de Proust, sans en avoir l'éclat et la morgue. »
Livre d'une immense poésie visuelle. Une composition qui réserve la part belle à la peinture du plus intimiste des Nabis (avec son ami Bonnard sans doute), en lui accordant la plus large respiration possible dans des pages magnifiquement illustrées, que les commentaires de Jean-Jacques Lévêque accompagnent avec beaucoup de pertinence et de délicatesse. Les thématiques retenues pour le découpage des chapitres, toujours très courts, restent en parfaite harmonie avec les oeuvres nombreuses présentées ; un atelier de couture, des femmes, l'épaisseur des textures et des matières, le foisonnement végétal d'un parc public, un salon bourgeois, les jeux d'un enfant, un moment de lecture, un profil perdu sous le halo d'une lampe, un portrait. Pudique, furtive, sensuelle, la touche de Vuillard s'attache aux sujets les plus familiers et échappe cependant à toute banalité.
Bien sûr, c'est le Vuillard de la première heure qu'on préfère, mais l'oeuvre entier se laisse admirer même si dans les dernières années le retour à l'ordre semble l'avoir gagné.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AlzieAlzie   11 décembre 2014
Vuillard aime Chardin. Il a tiré de lui cette leçon essentielle que l'objet n'est pas qu'un énoncé formel, mais la chambre d'échos de ce qu'il éveille dans l'esprit et la mémoire de celui qui le regarde et se l'approprie par le désir de le représenter. De traduire sa vie même, sa vibrante présence.
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AlzieAlzie   17 janvier 2014
L'audace de ses recherches plastiques autour des années 1890 et jusqu'à la fin du siècle est d'autant plus surprenante que banale est sa vie, et modeste son comportement. Du milieu étroit de ce foyer étrange dominé par sa mère, il passe aux salons huppés de la grande bourgeoisie, plutôt le côté Verdurin de Proust que le chic de Guermantes, mais dominé par des exigences culturelles auxquelles il apporte sa part de nouveauté, d'audace tempérée par sa fonction de portraitiste mondain.
Son tempérament le porte à cette tempérance. Elle est le reflet et la conséquence de sa vie.
L'ordinaire fait art, mais sublimé par une richesse intérieure qui le fait unique.
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