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Martine Schruoffeneger (Traducteur)
ISBN : 2253050903
Éditeur : Le Livre de Poche (25/04/2001)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 55 notes)
Résumé :
De tout ce que tu viens de lire, tu pourras déduire que le mensonge est un péché pour les autres, et pour nous une vertu...
Avec le mensonge, patiemment appris et pieusement exercé, si Dieu nous assiste nous arriverons à dominer ce pays et peut-être le monde : mais cela ne se pourra faire qu'à la condition d'avoir su mentir mieux et plus longtemps que nos adversaires. Je ne le verrai pas, mais toi tu le verras : ce sera un nouvel âge d'or... Primo Levi Lilith... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
ericbo
  06 août 2018
Je suis toujours assez surpris que d'un auteur, on ne lise que son livre qui a le plus le succès. D'une part, ce n'est pas forcément le plus réussi ni le plus abouti, et d'autre part, il n'est pas toujours le plus représentatif de son oeuvre. « Si c'est un homme » est devenu un classique. Mais, en aucun cas il ne représente toute l'amplitude du talent de Levi. Une édition italienne regroupe toutes ses nouvelles (Tutti i racconti ; Enaudi ; 2005). Je ne sais pas si tout est traduit en français mais on découvre alors, que derrière l'auteur connu pour son témoignage de la Shoah, il y a un véritable écrivain capable de nouvelles de fictions. Les quelques nouvelles regroupées en français sous le titre « Lilith » démontrent l'éventail de ce talent. On trouve dans ce recueil des nouvelles liées à la Shoah mais aussi d'autres, de pure fiction comme celle de l'arracheur de dents. Et même certaines avec de l'humour.
Un grand livre de plus de Primo Levi.
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araucaria
  26 mai 2013
J'ai surtout apprécié le premier tiers du livre intitulé "Passé proche" dans lequel Primo Levi raconte des souvenirs de son internement à Auschwitz. Je suis moins intéressée par les autres nouvelles. Dommage. de cet auteur, je retiendrai donc "Si c'est un homme" et "La trêve" qui sont des livres incontournables sur la shoah et la vie dans les camps.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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Aurel82
  27 mars 2017
Ce recueil de nouvelles est en trois parties. Je vais surtout m'attarder sur la première, même si les deux autres parties sont excellentes aussi.
Dans cette première partie, Primo Levi nous livre non seulement une galerie de portraits de personnages qu'il a croisé durant sa détention mais aussi, il nous décrit les conditions dans les camps et leurs fonctionnements. Sans jamais tomber dans le mélodrame, Primo Lévi se raconte et nous touche. Une belle leçon d'humanité.
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frandj
  23 septembre 2015
Je ne suis pas un grand amateur de nouvelles. Si j’ai choisi de lire ce livre, c’est parce qu’il a été écrit par Primo Levi, l’inoubliable auteur de "Si c’est un homme". Ce recueil contient une trentaine de textes, assez courts, rassemblés en trois parties, intitulées respectivement passé proche, futur antérieur et indicatif présent. On y retrouve l’intelligence, la sobriété, le réalisme de Levi. Le destin lui a montré les choses de la vie telles qu’elles sont, à la fois éprouvantes et complexes. Les hommes ne sont jamais tout à fait bons, mais ils ne sont (presque) jamais tout à fait mauvais. Cette leçon d’humanité, il l’a apprise à la plus dure école: dans un camp de concentration nazi. Rentré en Italie, il ne l’a pas oubliée. Dans l’ensemble, ces nouvelles sont variées et bien tournées. Celle que j’ai préférées correspondent plutôt à la première partie, qui se réfère à l’univers concentrationnaire; ces textes ne sont pas sinistres, malgré leur sujet, car Levi a toujours de la distance pour éviter le pathos. La nouvelle qui donne son titre à tout le recueil me semble remarquable, parmi quelques autres.
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HORUSFONCK
  22 août 2017
Ma deuxième lecture de l' oeuvre de Primo Levi, vient de s'achever avec ce recueil de nouvelles;
J'ai retrouvé cette verve toute italienne, qui nous conte les choses graves avec un pétillant et un humour affleurant, discret.
Primo Levi se laisse découvrir et déguster dans ces histoires vécues ou d'une agréable fiction souvent poétique. L'humanité y tient une place prépondérante.
Il y a une grâce, chez l' auteur de Si c'est un homme, qui n'est jamais ni surfaite ni accessoire. simplement essentielle.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Aurel82Aurel82   06 avril 2017
C'est le propre des régimes dans lesquels tout le pouvoir vient d'en haut et où aucune critique ne peut venir du bas, d'affaiblir et de confondre la capacité de jugement, et de créer une vaste zone de consciences grises à mi-chemin entre les grands du mal et les victimes pures : c'est dans cette zone que se situe Rumkowski. Plus haut ou plus bas, c'est difficile à dire : lui seul pourrait nous le dire s'il pouvait parler devant nous, même en mentant, comme il avait sans doute toujours fait ; il nous aiderait à le comprendre, comme tout inculpé aide son juge, et l'aide même contre sa volonté, même s'il ment ; car la capacité de l'homme à jouer un rôle n'est pas illimitée.
Malgré tout cela ne suffit pas à expliquer l'impression d'urgence et de menace qui émane de cette histoire. Peut-être a-t-elle un sens différent, et plus vaste : Rumkowski, c'est nous ; son ambiguïté, c'est la nôtre, celle de l'hybride pétri de poussière et d'esprit ; sa fièvre même est la nôtre, celle de notre civilisation occidentale qui "descend en enfer au son des tambours et des trompettes", et ses misérables oripeaux sont l'image déformée de nos symboles de prestige social. Sa folie, c'est celle de l'Homme présomptueux et mortel, tel que le décrit Isabelle dans Mesure pour mesure, l'Homme qui : drapé dans sa petite autorité précaire, ignorant par-dessus tout de ce qu'il croit le mieux connaître, son essence de verre, tel un singe en colère, joue à la face du ciel des tours si grotesques que les anges en pleurent et que, s'ils avaient notre rate, ils deviendraient mortels à force de rire.
Comme Rumkowski, nous aussi nous sommes éblouis par le pouvoir et par l'argent, à en oublier notre fragilité essentielle : à en oublier que nous sommes tous dans le ghetto, que le ghetto est clôturé, qu'au-delà de la clôture se tiennent les seigneurs de la mort, et que non loin de là le train nous attend.
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araucariaaraucaria   25 mai 2013
(...) tous les vieux sont pareils, le monde où ils vivent ne les intéresse pas, ils s'y trouvent mal, ils ne le comprennent pas, ils le sentent hostile, et par conséquent leur mémoire ne l'enregistre pas. C'est pourquoi ils se souviennent des évènements anciens, et non des récents: ce n'est pas une question de sclérose, mais de défense. Leur vrai monde, c'est celui de leurs jeunes années, bon par définition : le "bon vieux temps", même s'il a fait cadeau de deux guerres mondiales à l'humanité.
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RevouestRevouest   09 novembre 2011
C'est le propre des régimes dans lesquels tout le pouvoir vient d'en haut et où aucune critique ne peut venir du bas, d'affaiblir et de confondre la capacité de jugement, et de créer une vaste zone de consciences grises à mi-chemin entre les grands du mal et les victimes pures : c'est dans cette zone que se situe Rumkowski. Plus haut ou plus bas, c'est difficile à dire : lui seul pourrait nous le dire s'il pouvait parler devant nous, même en mentant, comme il avait sans doute toujours fait ; il nous aiderait à le comprendre, comme tout inculpé aide son juge, et l'aide même contre sa volonté, même s'il ment ; car la capacité de l'homme à jouer un rôle n'est pas illimitée.
Malgré tout cela ne suffit pas à expliquer l'impression d'urgence et de menace qui émane de cette histoire. Peut-être a-t-elle un sens différent, et plus vaste : Rumkowski, c'est nous ; son ambiguïté, c'est la nôtre, celle de l'hybride pétri de poussière et d'esprit ; sa fièvre même est la nôtre, celle de notre civilisation occidentale qui "descend en enfer au son des tambours et des trompettes", et ses misérables oripeaux sont l'image déformée de nos symboles de prestige social. Sa folie, c'est celle de l'Homme présomptueux et mortel, tel que le décrit Isabelle dans Mesure pour mesure, l'Homme qui : drapé dans sa petite autorité précaire, ignorant par-dessus tout de ce qu'il croit le mieux connaître, son essence de verre, tel un singe en colère, joue à la face du ciel des tours si grotesques que les anges en pleurent et que, s'ils avaient notre rate, ils deviendraient mortels à force de rire.
Comme Rumkowski, nous aussi nous sommes éblouis par le pouvoir et par l'argent, à en oublier notre fragilité essentielle : à en oublier que nous sommes tous dans le ghetto, que le ghetto est clôturé, qu'au-delà de la clôture se tiennent les seigneurs de la mort, et que non loin de là le train nous attend.
Extrait de la nouvelle "Le Roi des Juifs"
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araucariaaraucaria   26 mai 2013
Composer une poésie digne d'être lue et retenue est un don du destin : cela arrive à quelques rares personnes, en dehors de toute règle et de toute volonté, et à ces quelques personnes même, cela n'arrive que rarement dans la vie.
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Aurel82Aurel82   12 février 2017
...ici pour s'en sortir, il fallait faire des pieds et des mains, s'arranger pour trouver à manger en dehors du règlement, en faire le moins possible quand on était au travail, trouver des amis influents, se cacher, cacher ce qu'on pensait, voler, mentir ; que ceux qui ne suivaient pas cette règle mourraient rapidement,...
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Vidéo de Primo Levi
La Story : Primo Levi, l’histoire de son chef-d’œuvre
Enquête sur un best-seller pas comme les autres : « Si c’est un homme », de Primo Levi. Le récit autobiographique d’un jeune juif italien qui raconte l’horreur de la déportation à Auschwitz. Une œuvre majeure de la littérature qui a pourtant failli ne jamais voir le jour. Stupéfiant ! vous raconte son histoire.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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C'est un roman.
C'est un recueil de nouvelles.
C'est un récit autobiographique.

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