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EAN : 9782253034261
120 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1984)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Pour découvrir Emmanuel Levinas et apprendre à l'aimer, rien de tel que la lecture de ses entretiens radiophoniques avec Philippe Némo. Elle permet de découvrir la pensée d'un des plus grands philosophes français contemporains, un des rares à s'être efforcé de penser une morale pour le temps présent. Levinas, sans jamais céder aux facilités de la vulgarisation, accepte néanmoins de simplifier l'expression de ses arguments de manière à toucher une audience plus large... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
FredMartineau
  02 juin 2019
Éthique et Infini est un livre d'entretiens entre Emmanuel Levinas et Philippe Nemo, qui avaient été enregistrés et diffusés par France Culture. Il esquisse l'oeuvre du philosophe en abordant les principaux thèmes développés dans ses publications. Ces échanges m'ont donné envie d'approfondir sa pensée, ils sont pour certains trop bref pour permettre une compréhension réelle ( à moins que je sois pas philo-compatible) ou pour être convaincu par ses démonstrations.
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polarjazz
  31 mars 2017
La philosophie est une science que je ne maîtrise pas. Je l'avoue. Et je pensais à défaut que la philosophie était athée. Ce qui d'après Levinas ne semble pas être tout à fait le cas. La philosophie nous interroge sur nous-même, sa nature, son sens. "Où en sommes-nous, interroge-t-il ? Levinas disserte sur le philosophe Martin Heidegger et son oeuvre 'L'Être et le Temps". le temps est une notion qui m'intéresse. C'est une piste à explorer. Je vais donc poursuivre mon expédition dans les arcanes de la philosophie métaphysique.
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Piling
  15 octobre 2009
:E.L.– le "Tu ne tueras point" est la première parole du visage. Or c'est un ordre. Il y a dans l'apparition du visage un commandement, comme si un maître me parlait. Pourtant, en même temps, le visage d'autrui est dénué ; c'est le pauvre pour lequel je peux tout et à qui je dois tout. Et moi, qui que je sois, mais en tant que première personne, je suis celui qui se trouve des ressources pour répondre à l'appel.
Ph. N. – On a envie de vous dire : oui, dans certains cas… Mais dans d'autres au contraire, la rencontre d'autrui se fait sur le mode de la violence, de la haine et du dédain.
E.L. – Certes. Mais je pense que quelle que soit la motivation qui explique cette inversion, l'analyse du visage telle que je viens de la faire, avec la maîtrise d'autrui et sa pauvreté, avec ma soumission et ma richesse, est première. Elle est le présupposé de toutes les relations humaines. S'il n'y avait pas cela, nous ne dirions même pas, devant une porte ouverte : "Après vous, Monsieur !" C'est un "Après vous, Monsieur !" originel que j'ai essayé de décrire."
Or cet "Après vous !" a une très forte parenté avec l'exigence jankélévitchienne : Un Toi est un Moi sans devoirs, un Moi est un Toi sans droits. Dans l'autre partie, celle sur la responsabilité, Lévinas revient sur cette impérieuse demande, et ce don d'emblée et sans condition, un donner impératif :
(…)
Lien : http://vitanova.blogspot.com..
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jeanmarcg
  24 mai 2017
Ce livre court est la transcription d'un entretien entre Philippe Nemo, producteur à France Culture, et le philosophe. La discussion commence par des points de biographie de Levinas, les premiers livres qu'il a lus, puis sa découvertes de la philosophie, et le début de ses études. Puis peu à peu, en écoutant Nemo interroger le philosophe sur les livres qu'il a produits, on en vient à rentrer dans sa pensée. Même si les concepts volent haut, on arrive à suivre le cheminement... C'est un livre idéal pour débuter sa connaissance de Levinas, et qui pourra donner à tel ou tel l'envie de se pencher par la suite dans un autre de ses livres.
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picokoa
  17 février 2017
Un petit livre constitué d'entretiens pour France-Culture, la porte d'entrée parfaite vers le travail d'Emmanuel Levinas lorsque l'on est novice. La forme parlée, souvent plus simple, rend le propos lumineux. Dix courts chapitres pour aborder solitude, amour, responsabilité, liberté, visage, religion...
Le visage et la relation à l'autre m'ont particulièrement marquée.
Un ouvrage à lire, relire, feuilleter, annoter... Riche.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
PilingPiling   13 octobre 2009
Ce sentiment que la Bible est le Livre des Livres où se disent les choses premières, celles qui devaient être dites pour que la vie humaine ait un sens, et qu'elles se disent sous une forme qui ouvre aux commentateurs les dimensions mêmes de la profondeur, n'était pas une simple substitution d'un jugement littéraire à la conscience du 'sacré'. C'est cette extraordinaire présence de ses personnages, c'est cette plénitude éthique et ces mystérieuses possibilités de l'exégèse qui signifiaient pour moi originellement la transcendance. Et pas moins. Ce n'est pas peu de choses que d'entrevoir et de sentir l'herméneutique avec toutes ses audaces comme vie religieuse et comme liturgie. Les textes des grands philosophes, avec la place que tient l'interprétation dans leur lecture, me parurent plus proches de la Bible qu'opposés à elle, même si la concrétude des thèmes bibliques ne se reflétaient pas immédiatement dans les pages philosophiques. Mais je n'avais pas l'impression, à mes débuts, que la philosophie était essentiellement athée et je ne le pense pas aujourd'hui non plus. Et si, en philosophie, le verset ne peut plus tenir lieu de preuve, le Dieu du verset, malgré toutes les métaphores anthropomorphiques du texte, peut rester la mesure de l'Esprit pour les philosophes.
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Jean-DanielJean-Daniel   13 novembre 2019
Je pense […] que l’accès au visage est d’emblée éthique. C’est lorsque vous voyez un nez, des yeux, un front, un menton, et que vous pouvez les décrire, que vous vous tournez vers autrui comme vers un objet. La meilleure manière de rencontrer autrui, c’est de ne pas même remarquer la couleur de ses yeux ! Quand on observe la couleur des yeux, on n’est pas en relation sociale avec autrui. La relation avec le visage peut certes être dominée par la perception, mais ce qui est spécifiquement visage, c’est ce qui ne s’y réduit pas.
[…] Le visage est exposé, menacé, comme nous invitant à un acte de violence. En même temps, le visage est ce qui nous interdit de tuer.
[…] Mais la relation au visage est d’emblée éthique. Le visage est ce qu’on ne peut tuer, ou du moins dont le sens consiste à dire : « tu ne tueras point ».
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PilingPiling   14 octobre 2009
…Tout à l'opposé de la connaissance qui est suppression de l'altérité et qui, dans le "savoir absolu" de Hegel, célèbre "l'identité de l'identique et du non-identique", l'altérité et la dualité ne disparaissent pas dans la relation amoureuse. L'idée d'un amour qui serait une confusion entre deux êtres est une fausse idée romantique. Le pathétique de la relation érotique, c'est le fait d'être deux, et que l'autre y est absolument autre.

Ph. N. – Ce serait le ne-pas-connaître-autrui qui ferait la relation ?

E.L. – Le ne-pas-connaître n'est pas ici à comprendre comme une privation de la connaissance. L'imprévisibilité n'est la forme de l'altérité que relativement à la connaissance. Pour celle-ci, l'autre, c'est essentiellement ce qui est imprévisible. Mais l'altérité, dans l'éros, n'est pas synonyme de l'imprévisibilité. Ce n'est pas comme un raté du savoir que l'amour est amour.
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FredMartineauFredMartineau   02 juin 2019
Le social avec ses institutions, ses formes universelles, ses lois, provient-il de ce qu'on a limité les conséquences de la guerre entre les hommes, ou de ce qu'on a limité l'infini qui s'ouvre dans la relation éthique de l'homme à l'homme ?
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PilingPiling   14 octobre 2009
Ce qui est caressé n'est pas touché à proprement parler. Ce n'est pas le velouté ou la tiédeur de cette main donnée dans le contact que cherche la caresse. C'est cette recherche de la caresse qui en constitue l'essence, par le fait que la caresse ne sait pas ce qu'elle cherche. Ce "ne pas savoir", ce désordonné fondamental en est l'essentiel. Elle est comme un jeu avec quelque chose qui se dérobe, et un jeu absolument sans projet ni plan, non pas avec ce qui peut devenir nôtre et nous, mais avec quelque chose d'autre, toujours autre, toujours inaccessible, toujours à venir. Et la caresse est l'attente de cet avenir pur sans contenu.
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Videos de Emmanuel Levinas (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Emmanuel Levinas
Grand entretien avec Alain Finkielkraut, à l?occasion de la parution de son ouvrage « À la première personne » (éditions Gallimard).
Le philosophe et écrivain y retrace son parcours, interrogeant le passé et mesurant ses dettes envers un legs intemporel. #Finkielkraut
https://www.laprocure.com/premiere-personne-alain-finkielkraut/9782072853197.html
Alain Finkielkraut est un philosophe français qui est passé d'une recherche métaphysique à une analyse parfois critique des comportements de la société d'aujourd'hui, dont la manifestation la plus caractéristique est son livre paru en 1987, "La défaite de la pensée".
Alain Finkielkraut est né à Paris en 1949. Son père juif d'origine polonaise réfugié en France dans les années 30 est un rescapé d'Auschwitz. Finkelkraut prépare Normale Sup à la khâgne du lycée Henri IV mais échoue à Ulm et est reçu à Saint Cloud. Il réussit l'agrégation de lettres modernes en 1974 et après deux ans d'enseignement dans le secondaire, part aux Etats-Unis où il enseigne la littérature française à l'université de Berkeley en Californie. A son retour en France, il enseigne la philosophie et l'histoire des idées à l'Ecole polytechnique. Il se fait connaître du grand public dès 1974 avec le nouveau désordre amoureux écrit en collaboration avec Pascal Bruckner. C'est la période de réflexion métaphysique de Finkelkraut, influencée par la pensée d'Emmanuel Lévinas. Avec La défaite de la pensée paru en 1987, Finkelkraut aborde une analyse critique des comportements sociaux. Il se dit anti-moderne et critique le tout-culturel qui banalise la culture. La démarche intellectuelle de Finkelkraut est toujours anti-conformiste et engagée.
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Dans la catégorie : FranceVoir plus
>Philosophie et disciplines connexes>Philosophie occidentale moderne>France (324)
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