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ISBN : 2743640030
Éditeur : Payot et Rivages (29/04/2017)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Deux femmes partagent, le temps d'une nuit, une chambre d'hôpital. L'une est kabyle et musulmane, l'autre française et juive : tout les sépare sauf leurs cancers, qui sont les mêmes. Au cours de la nuit, par les paroles et les silences, le passage des soignants et des proches, elles vont se découvrir, se rencontrer. Leurs histoires se tissent, leurs fantômes se croisent, comme celui de Marie Curie, qui hante l'hôpital. Est-on assez nu dans la maladie, assez dépoui... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
petitsoleil
30 juin 2017
Un récit émouvant, sensible, avec deux personnages très différents.
Kahina, mère de famille nombreuse, kabyle, arrive dans une chambre déjà occupée par Elsa, une jeune femme très maigre, solitaire, discrète.
Etrangeté, choc des cultures, mais les deux femmes vont apprendre à se connaître. Elsa, célibataire sans enfant, juive d'origine polonaise et ukrainienne, adore sa petite nièce Milena et dessine avec passion. Elle crée des enfants de papier. En Bretagne, elle a connu des descendants de Marie Curie. Kahina et Elsa vont penser, rêver à un vieux châle berbère ...
Ce récit nous offre un huis clos le temps d'une soirée et d'une nuit à l'hôpital. Juste avant l'opération de Kahina et Elsa, atteintes d'un cancer du sein. Un moment tragique conté avec poésie, émotion et douceur.
A découvrir.
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nathavh
07 mai 2017
Deux femmes partagent la même chambre d'hôpital.

- Kahina, kabyle musulmane originaire de Tilist en Algérie. Elle arrive entourée d'une grande partie de ses douze enfants, elle est persuadée qu'on l'opérera demain d'un simple kyste au sein gauche.
- Elsa, juive d'origine polanaise et ukrainienne, célibataire, sans enfant. Elle est solitaire et atteinte d'un cancer au sein droit. Elle est illustratrice pour enfants, ce qui lui permet de s'évader dans sa famille de papier. Elle a déjà subi un long traitement.
Toutes les deux seront opérées le lendemain. Tout les sépare sauf leur opération.
Avec beaucoup de sensibilité, de pudeur, ses deux femmes vont le temps d'une nuit, se découvrir, se mettre à nu, partager leur vie.
Kahina racontera le drame de sa vie. Elles se livreront, partageront leur parcours de vie, leurs origines, les drames de leur vie et seront proches comme jamais.
Aucun tabou, aucune barrière pour parler de l'arrivée de la maladie, les étapes, l'acceptation, leurs souvenirs.
Une plume magnifique comme chaque fois, limpide, allant droit au coeur des sentiments et des émotions.
Un sujet qui me touche de très près pour l'instant et m'a fortement émue. Déborah plonge ici aves ses héroïnes au plus profond de soi, à la découverte de l'humanité qu'il y a en chacun de nous.
Merci pour ce beau moment d'émotions.
Ma note : 9.5/10
Lien : https://nathavh49.blogspot.b..
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cathulu
06 mai 2017
L'une est musulmane, kabyle, mère de douze enfants. L'autre est française, juive et reporte son affection sur son unique nièce. Tout semble donc les opposer mais le fait de partager une chambre à l'institut Curie, où elles vont être opérées d'un cancer du sein le lendemain matin , va créer entre ces femmes une subtile osmose qui les fera se rencontrer par delà les différences.
Ce roman baigne dans une atmosphère onirique, empreinte de magie,et on ne s'étonne pas de rencontrer, entre veille et sommeil, le fantôme de Marie Curie, dont le châle crée un lien entre les deux femmes d'une manière originale, par delà les frontières et les années.
En 135 pages, emplies d'humanité et d'empathie, Déborah Lévy-Bertherat nous fait partager cette nuit cruciale pour ces deux femmes, qui nous deviennent vite très proches. On embarque à leur suite dans cette traversée dénuée de tout pathos mais riche d'émotions et on en sort le coeur battant. à découvrir sans plus attendre !
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groody
24 juin 2017
Tout d'abord merci à masse critique Babélio et aux éditions Rivages de m'avoir permis de découvrir ce roman qui m'a happée un samedi matin. En 150 pages, avec une plume humaine et poétique Déborah Lévy-Bertherat nous raconte la rencontre de deux femmes si différentes mais rongées par le même mal. Elsa est juive d'origine polonaise ; Kahina est kabyle et musulmane. Elles sont voisines de lit à l'institut Marie Curie, l'espace d'un soir, une nuit. Kahina c'est la mère, la mama (on entend son accent chantant entre les lignes), entourée de ses enfants, qui ne lui ont pas tout dit ("un kyste bénin"). Elsa n'est pas mère mais voue pour sa petite nièce de quatre ans, un amour inconditionnel (tiens tiens !) Elle dessine, tout ce qui l'entoure, capte les instants et les retranscrit dans son carnet. C'est le personnage qui m'a le plus intriguée : sa solitude, sa souffrance silencieuse et cette rage omniprésente m'ont troublée. L'auteur nous entraîne comme dans un conte d'un autre temps ou une légende ancestrale dans la vie de ces deux femmes et nous livre une bien jolie réflexion sur la religion, la maladie et la solitude.
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Promenonsnousdansleslivres
02 juin 2017
Un grand merci à la masse critique Babélio et aux éditions Rivages de m'avoir permis de découvrir ce roman qui m'a tapée dans l'oeil dès sa sortie, par son titre mais aussi par le sujet traité. Alors bonne ou mauvaise surprise?
Nous allons accompagner durant une soirée et une nuit deux femmes de confessions religieuses différentes. Kahina est Kabyle et Musulmane, Elsa est Française et Juive, rien n'était fait pour qu'elles se rencontrent, elles n'ont qu'une chose en commun la maladie.
C'est à l'institut Curie de Paris que les deux femmes se rencontrent, tout les oppose Kahina a une grande famille qui ne la lâche pas d'une semelle, elle est joviale et expansive Elsa quant à elle est une femme réservée et solitaire, très discrète elle dessine et écoute de la musique tout en pensant à sa nièce qu'elle chérit.
D'une écriture simple et subtile Déborah Lévy-Bertherat nous offre le portrait de deux femmes qui vont se livrer et échanger sur leurs vies, leurs coutumes le temps d'une nuit avant de se retrouver face à leur sort au petit matin. Les masques tombent, toutes les deux ont le même but : affronter la maladie qui elle n'a ni religion ni nationalité.
Un récit poignant qui nous pousse à une réflexion sur nous-même et sur notre vision de la vie, cependant j'ai trouvé que le récit manquait dans l'ensemble de profondeur, j'aurais aimé que les deux femmes aillent plus loin dans leurs discussions, qu'elles se dévoilent un peu plus que leurs religions soient mises face à face pour qu'il y' ait un échange beaucoup plus enrichissant.
Lien : http://promenonsnousdanslesl..
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil30 juin 2017
Elsa dessine un haut mur de pierre, solide, infranchissable. Soudain, la pensée du mur entre Israël et Palestine l'effleure et lui fait honte. Sur certains sujets, elle se sent plus arabe que juive.
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petitsoleilpetitsoleil30 juin 2017
Elsa reprend son carnet et, discrètement, trace sur la feuille le profil de la nouvelle venue, cette Kahina, tournée maintenant vers la fenêtre. Tout à l'heure, en l'entendant dire son poids, quatre-vingt-huit kilos, près du double du sien, elle l'a imaginée immense ou énorme.

En vérité, elle est petite, pas bien grosse, à part la poitrine majestueuse, et d'une bouleversante beauté.

Avec ses bandeaux cuivrés, finement ondulés, l'ovale parfait de son visage, ses yeux noirs en amande, la fierté de son port de tête, on dirait une reine de conte oriental échouée par erreur dans un hôpital parisien.
Peut-être est-elle faite d'une matière plus dense et plus lourde que les autres, un métal précieux.
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nathavhnathavh07 mai 2017
Est-on assez nu, dans ces moments-là, assez dépouillé de tout ce qui nous masque et nous maquille, pour atteindre ce noyau commun qui nous rapprocherait, le plus petit commun dénominateur de l'humanité ? Les hommes sont-ils égaux devant la maladie ? quand il ne reste que cela ? La mort est-elle plus douce pour les riches que pour les pauvres ?
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nathavhnathavh07 mai 2017
A chaque échographie qu'on a faite de sa tumeur, elle s'est surprise à chercher sur l'écran la forme d'un foetus. Oui, c'est étrange, le cancer ressemble à une grossesse, ce mal de mer permanent, l'indulgence des proches, assieds-toi, repose-toi, je vais porter ton sac.
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nathavhnathavh07 mai 2017
Les hommes sont parfois désemparés devant la souffrance, même quand ce n'est pas la leur, et fuient pour ne pas voir. Dommage qu'il faille attraper une maladie grave pour découvrir q'ils vous aiment vraiment, qu'il faille risquer sa vie pour savoir ce qu'elle vaut.
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Videos de Déborah Lévy-Bertherat (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Déborah Lévy-Bertherat
Déborah Lévy-Bertherat - Les voyages de Daniel Ascher .Déborah Lévy-Bertherat vous présente son ouvrage "Les voyages de Daniel Ascher" aux éditions Rivages. Rentrée littéraire 2013. http://www.mollat.com/livres/levy-bertherat-deborah-les-voyages-daniel-ascher-9782743625849.html Note de Musique : 3 Mahler/ Symphony #6 In A Minor, "Tragic" - 3. Andante Moderato (fcp1)
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