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Critique de Hugo


Hugo
  13 juin 2016
Il faut reconnaitre que j'ai perdu depuis quelques mois l'envie de lire, mais je retrouve celui d'écrire, alors il a bien fallu que je trouve un moyen légitime de verser quelques lignes sur ce site que j'affectionne tant…

Alors j'ai trouvé le moyen : réécrire quelques unes de mes critiques qui commencent à dater, simplement pour le plaisir d'aligner quelques mots et Marc Levy fait partie de ces auteurs décriés dont j'apprécie la plume populaire, déclassé au rang des romans à deux balles, sacrifié au prix d'un talent non académique, mais qui me donne par moment de quoi alimenter quelques émotions sincères devant la simplicité de son écriture…

C'est vrai que toutes ses histoires se ressemblent, voilà pourquoi j'ai lâché l'affaire, les romances au vin rouge ne m'enivrent plus « au temps » de mon inculture certaine, j'ai donc tourné les dos à cette levrette littéraire pour me pencher plus sérieusement sur des orgasmes plus philosophiques, plus intellectuels… et ce pour différentes raisons, pour m'élever au rang de l'illusion culturelle, être en droit de revendiquer un certaine savoir qui m'échappe le plus souvent, essayer de comprendre ce monde dans lequel nous survivons, comprendre qui nous sommes, pouvoir donner un sens à tout cette merde qui pollue les mers, génocide notre environnement, celui de trouver les réponses dont j'ignore les questions, et à force de chercher, on finit par s'enfoncer dans le néant qui nous caractérise si bien, celui de l'incompréhension face à tout notre gâchis de ne pas saisir notre chance de vivre comme dans un comte de fées, les rêves sont audacieux, l'espoir sans est sans issue, on finira tous par crever avec des regrets…

Mais je ne renie pas cet étrange plaisir de bouquiner du Marc Levy en pointant de mon doigt le plus sincère, qui préfère taquiner les terres humides, ruisselantes d'une envie lubrique devant ce plaisir au combien délicieux, plutôt que de s'élever seul contre l'élite méprisante qui revendique cette certitude de détenir la subjectivité d'une vérité personnelle qui donnerait toute légitimité à leur avis… chacun étant libre de se branler sa vérité dans un mouchoir de soie, moi j'utilise un rouleau de Sopalin en me caressant la médiocrité...

Bien sur que je respecte ceux qui détestent ce style de lecture bon marché, bien marketé, je ne suis pas dans le jugement, je m'en branle un peu, j'ai toujours assumé mon côté romantique, à l'eau de rose, c'est bien d'assumer l'inavouable, ça permet de se détendre un peu l'égo et de se foutre son orgueil derrière l'oreille le temps de quelques émotions simplettes que procure ce genre de bouquins…

il n'y a pas à débattre pour déterminer qui à la plus grosse, à se regarder dans le miroir pour se convaincre de notre objectivité, on est ce que l'on est, différents au yeux des uns et des autres, l'unanimité est un doux mirage que l'utopie revendique depuis trop longtemps, se berçant d'illusions d'une victoire unanime qui nous plongerait tous dans le chaos d'un avis universelle, laissant peu de place à la fantaisie, à l'horreur, au bonheur, à l'espoir d'un monde sclérosé peuplé de moutons binaire qui végéteraient bêlement jusqu'à cette fatalité imminente…

Et si c'était vrai est loin d'être un bouquin original, mais je me suis laissé embarquer dans cette histoire cul cul d'un fantôme comateux et d'un gars amoureux, me laissant bercer par une écriture sans prétention mais qui m'a fait sourire le temps d'une histoire, courte certes mais drôlement efficace si peu que vous soyez réceptif au style…

A plus les copains
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