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Céline Leroy (Traducteur)
EAN : 9782364685796
240 pages
Editions du sous-sol (07/10/2021)
4.11/5   140 notes
Résumé :
Nous avions quitté Deborah Levy gravissant sur son vélo électrique les collines de Londres et écrivant dans une cabane au fond d’un jardin. Nous la retrouvons, plus impertinente et drôle que jamais, prête à réinventer une nouvelle page de sa vie.

Tandis que ses filles prennent leur envol, elle nous emmène aux quatre coins du monde, de New York aux îles Saroniques en passant par Mumbai, Paris ou Berlin, tissant une méditation exaltante et follement in... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Retrouver Déborah Levy après Ce que je ne veux pas savoir et le coût de la vie dans État des lieux, 3e opus de son récit de vie toujours traduit par Céline Leroy, est un pur délice. Je dis récit de vie plus qu'autobiographie, tellement Levy nous entraîne bien loin des habituels recensements chronologiques, pour mieux approfondir les grands espaces de réflexions thématiques qui ont séquencé son parcours de vie.

Après un retour sur les lieux qui l'ont construite et poussée à écrire dans le tome 1, l'émancipation féminine et le prix qu'il lui a fallu payer pour cela dans le tome 2, Levy se livre cette fois à une exploration de son « portefeuille de propriétés », exercice où la métaphore immobilière et matérielle est prétexte à un inventaire de vie partagé.

Un appartement, 3 vélos électriques et 3 chevaux de bois. Et de la soie… Alors que le départ de la maison de ses filles la force à s'interroger sur ce que sera cette nouvelle étape de vie, Levy, seule dans son vieil appartement de Londres et son cabanon de travail de fond de jardin, réfléchit à voix haute et partagée sur ce qu'il lui reste à acquérir, posséder, réussir ou achever.

Avec ses amis proches pour caisse de résonnance et au gré de quelques voyages, elle interroge des thèmes aussi variés que l'apparente sécurité que procure la propriété matérielle, le rôle politique et patriarcal de la maison, la place assignée de la femme mûre dans la société, ou la recherche toujours en cours du personnage féminin absolu dans la littérature.

De Londres à Hydra, en passant par New-York ou Paris, les lieux l'inspirent ou l'interrogent, faisant parfois resurgir des fulgurances sud-africaines de sa jeunesse heureuse au Cap, bercée par un soleil à nul autre pareil. Un lieu d'enfance devenu structurant : « Je n'avais pas démantelé ma maison de Johannesbourg pour la reconstruire en Grande-Bretagne. Je l'avais habitée étant enfant, et elle m'habitait maintenant que j'étais adulte. »

L'un de ses derniers mots sera pour les hommes et pour l'amour, convoquant à nouveau la grande Marguerite Duras pour illustrer ce qu'elle n'a peut-être pas su ou voulu faire : « Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n'est pas possible, on ne peut pas les supporter. »

Il est rare qu'une femme, qu'une auteure, nous fasse autant pénétrer dans sa demeure. En refermant la porte de la maison intérieure de Déborah Levy, entrouverte le temps de trois livres, j'en ressors rempli d'interrogations. Mais tellement plus riche de ces interrogations nouvelles. La grâce d'une certaine littérature…
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"Ce n'était peut-être pas la maison mais le désir qui me faisait me sentir plus vivante ".

Dans ce troisième volet de son autobiographie en mouvement, Deborah Levy fait l'inventaire, réel ou rêvé, de ses possessions.
Une maison idéale, fantasmée, dans divers lieux,où elle nous conte,à sa façon très personnelle, sa vision de la vie.
Cet état des lieux clôt sa longue méditation sur la place de la femme dans la société, au moment précis où ses filles prennent leur envol.Elle convoque les idées et replace ses réflexions "dans le temps compressé de sa mémoire ".
Je me la représente comme un petit bout de femme à l'humour salvateur, originale et spontanée.
La poésie dont elle entoure son quotidien et son univers un peu foutraque offrent un regard unique sur nos interrogations existentielles.

" Je crois que ce que je valorise le plus sont les vraies relations humaines et l'imagination.
Peut-être qu'il est impossible d'obtenir les premières sans la seconde. J'ai mis du temps à me débarrasser de l'envie de plaire à ceux qui n'agissent pas dans mon intérêt et sont incapables de m'entourer de leur affection.
Je possède les livres que j'ai écrits et transmets mes droits d'auteur à mes filles. En ce sens, mes livres sont ma propriété.
Une propriété qui n'est pas privée. Il n'y a ni chien méchant ni vigile à l'entrée ni panneau qui interdit aux gens quels qu'ils soient de plonger, d'éclabousser, de s'embrasser, d'échouer, d'être furieux ou effrayés, d'être tendres ou tristes, de tomber amoureux de la mauvaise personne, de sombrer dans la folie, de devenir célèbres ou de jouer dans l'herbe."

Belle philosophie de vie.
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Je ne suis préparée à rien. Je prend ce qu'on veut bien me transmettre. La délicatesse d'une rose comme un État des lieux. Je regarde tout suffisamment longtemps, pour m'imprégner. M'imprégner d'un monde, d'un mode d'écriture, d'une fleur, de la recherche minutieuse de donner corps à un personnage féminin, d'un lieu, des vibrations, ou encore d'un rêve de maison. J'aime l'imprégnation. C'est quelque chose ensuite, qui t'appartient un peu: une légère trace dans le sillage de mes pensées. Je suis avec délectation les pérégrinations de Déborah Lévy et le bonheur de rentrer chez elle…
Je ne suis préparée à rien. Je ne connais pas encore le départ d'un enfant vers son nid, je ne connais pas les joies d'une sorbetière, je ne connais pas tou.te.s les écrivain.e.s qu'elle invite à son souvenir. Je n'ai que des chemins qu'elle a défriché pour que je m'y sente à l'aise et que j'apprenne l'art de vivre, et l'immense plaisir d'être une femme. Je n'avais qu'une joie, rentrer chez moi, pour lire ses pensées, juste à côté de mon rosier. J'ai l'envie folle, aujourd'hui, d'un bananier, sur les rebords de ma baignoire. À voir si un jour, on le comptera avec mon État des lieux…
Je ne suis préparée à rien. Je n'ai que des doutes et des désirs d'écriture, mais les pensées hyperactives ne veulent pas rester dans une demeure, ne veulent pas se mettre en lignes. Elles veulent l'eau, le vent, l'intérieur intime d'une fleur, la quintessence de la féminité. Mais je veux y entendre en sagesse, je veux les questionnements existentiels de Déborah, je veux les voyages, je veux le cabanon, je veux une chambre à moi, tout ce qui fait une propriété et l'Etat des lieux de nos foyers…
Je ne suis préparée à rien. Mais j'imagine très bien. Les portes et les fenêtres qu'on ouvre ou qu'on referme, les murs qu'on casse et qu'on reconstruit, les lieux et les états qui nous habitent, je les imagine dans le temps et l'espace. J'étudie auprès de mes aînées leur façon de vivre, leur façon de redessiner le bonheur, de compter leurs biens. Et puisque le personnel est politique, Deborah Lévy avec cette autobiographie en mouvement, m'initie à l'élévation. Je rénove mes rêves et mes enseignements, suite à cela. Je déconstruis et réinvente ma liberté.
Je n'étais préparée à rien, mais je fais état d'un coup de coeur pour cette lecture. Je suis riche, maintenant, d'écrits puissants que je pourrai lire et relire, parce que Ce que je (ne) veux (pas) savoir c'est le coût de la vie et l'État des lieux, et d'autres bonheurs impertinents, et je ne suis que gratitude pour ceux que Déborah Lévy nous transmet avec tant d'intelligence et de soin, pour qu'ils résonnent dans le réel…
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Dernier volet de la trilogie savoureuse de Deborah Levy, « Etat des lieux » raconte le cheminement de l'écrivaine et de la femme qu'elle est devenue après le départ de ses enfants. Dans ce livre, elle s'interroge sur le lieu idéal habitable, elle qui a « passé un temps fou à scruter les vitrines d'agents immobiliers en quête d'un domaine » à elle. Convoquant toujours les figures littéraires tutélaires qui l'accompagnent, Duras, Dickinson, Woolf, l'auteur explore dans chaque chapitre un lieu géographique qu'elle a occupé : NY, Londres, Paris, Mumbai, l'île d'Hydra, avec des retours sur sa terre d'origine en Afrique du Sud. Elle passe du registre existentiel au registre professionnel, en passant par la case géographique et les objets qui l'accompagnent avec une grande agilité d'esprit. En une page elle se questionne sur la reconnaissance de son travail « Se faire un tant soit peu voir et entendre est un combat, alors qu'est ce qu'une autrice peut faire pour changer ça ? Si elle invente des histoires dont les protagonistes sont vus et entendus, est-ce que ça sera crédible ? », sur le chemin à parcourir pour rejoindre son foyer, sur la difficulté de trouver sa chambre à soi dans un soucis de vérité.

« La vérité vous libérera mais d'abord elle vous emmerdera. » Gloria Steinem.

Deborah Levy nous raconte, toujours avec son humour caustique et son féminisme subtil et éclairé, ce qui la constitue aujourd'hui, comment elle a écouté ses désirs, comment elle est devenue maîtresse de son foyer. Elle dresse les fondations du foyer imaginaire, de son « espace où vivre » qui lui permet de traverser cette nouvelle phase d'âge mur. Son questionnement existentiel est incessant mais jamais elle ne rentre dans des considérations théoriques froides. Elle a l'art de s'adresser à nous comme une amie qui nous raconte une histoire, nous interroge, nous écoute entre les blancs des pages. Elle s'attable autour d'un Spritz, et d'une assiette de pâtes aux anchois (après s'être retrouvée nez à nez avec un poulet rôti mort deux fois dans le volet précédent), nous rappelle que la mère de Jane Birkin a donné le conseil suivant à sa fille : « Quand tu auras tout perdu… mets des sous-vêtements en soie et lis Proust. » le plus petit détail, le plus simple bananier (son dernier enfant) acheté dans un marché dilate son regard, confère une valeur symbolique à son récit. Elle nous plonge dans son monde fourmillant d'intelligence et de détails sensuels (même si j'ai trouvé ce volet un peu moins dense que les deux précédents).

Deborah Levy à n'en pas douter est une écrivaine qui compte dans le paysage actuel. Son ton est le ton de la confidence, son regard est un regard universel. Elle englobe dans sa voix, la voix de quantité de femmes en drainant les voix des femmes fortes qui l'ont précédée, en écrivant un récit de femme, en s'assurant qu'elle a bien décrypté ses désirs propres, tracé la circonférence de son monde avec ses références à elle, en dehors de toute influence et pression patriarcale. La traductrice Céline Leroy a extrait de cette histoire de foyers au sens large une matière chantante, nourrissante, sensuelle et rythmée. Deborah Levy est une écrivaine solide avec une plume solide et une production succincte et profonde, une de mes écrivaines contemporaine préférée.
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Un pur plaisir de lecture !
J'ai aimé l'idée, le style, le cheminement des réflexions.
Ça m'a beaucoup parlé.

« Moi aussi, j'avais des fantômes tapis dans les ombres de ma vie : l'enfance, l'Afrique, l'amour, la solitude, le vieillissement, ma mère et toutes mes propriétés rêvées dans mon portefeuille de propriétés ».

Ouvrons tous les champs des possibles ; avec une pensée libre et créatrice.

Et si, comme Deborah Levy, nous envisagions la « maison de nos rêves », quelle serait-elle ?

Après « Une chambre à soi » préconisée par Virginia Woolf, Deborah Levy nous fait partager « une propriété à soi » et imaginer une « demeure pour soi »…
«(…) rêveries de propriétés foncièrement inexistantes (…) »

Un roman « tranche de vie » qui s'inscrit dans « l'autobiographie en mouvement » de l'écrivaine poétesse britannique. Un opus féminin, délicatement poétique et subtilement drôle.

Entre réalité pragmatique et imaginaire réaliste ; des confidences et des pensées révélées à l'approche de la soixantaine, moment d'un « état des lieux ».
Une nouvelle page de vie racontée depuis Londres jusqu'à l'île d'Hydra, en passant par New-York, Mumbaï, Berlin, Paris.

« le temps compressé de la mémoire ».

Un récit mêlant histoire personnelle, littérature, politique et philosophie.

Marguerite Duras, Virginia Woolf parmi d'autres, l'inspirent ; Gaston Bachelard, « Un nid est une structure fragile qui, néanmoins est censée évoquer la stabilité ».
Complexité et paradoxes des sentiments, richesse des relations humaines.
L'art de vivre.
Un questionnement sur le sens d'une maison, de la propriété et de la féminité.

« Je crois que mon but, en littérature, est de penser librement ou plutôt de m'arranger pour que les livres s'expriment librement pour moi. Ça peut paraître facile et évident, mais ça ne l'est pas, ni sur la page ni dans la vie. »

« Il est très simple d'être heureux, mais très difficile d'être simple ».

C'est très bien écrit. Intelligent, profond. Délicieux. J'ai adoré.
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critiques presse (5)
FocusLeVif
10 janvier 2022
Dans ce troisième volume de son autobiographie, Deborah Levy s'interroge sur le patrimoine symbolique des femmes et le maintien de leurs désirs.
Lire la critique sur le site : FocusLeVif
Bibliobs
08 janvier 2022
L’autrice britannique publie « Etat des lieux », le dernier tome de son « autobiographie en mouvement », où elle inventorie ses biens imaginaires et s’interroge sur sa condition de femme écrivaine.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeDevoir
13 décembre 2021
À coups de cassures et de reprises, d’associations d’idées maîtrisées et chaque fois cohérentes, d’une paradoxale fluidité, la forme inventive confère à cette entreprise autobiographique un charme unique. Un humour (anglais) amorti seulement, ici et là, par de légères pointes d’amertume. Une fluidité qui « passe » en français grâce à la traduction remarquable de Céline Leroy.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeFigaro
04 novembre 2021
L’auteur poursuit dans ce livre le récit de sa vie, un travail d’introspection empreint de poésie et d’humour, parfois agaçant, mais très attachant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama
11 octobre 2021
Exploratrice des méandres de sa propre existence, l’écrivaine britannique invente depuis quelques années une forme littéraire inclassable, radicale, et formidablement accueillante. Après “Ce que je ne veux pas savoir” et “Le Coût de la vie”, elle clôt sa trilogie avec “État des lieux”, un roman duquel on ne voudrait jamais sortir.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Le chauffeur faisait penser à un philosophe dans un film de série B.Il avait une folle crinière de cheveux blancs,une longue barbe blanche, et portait une veste en tweed élimée.J’étais tentée de lui poser quelques questions philosophiques basiques : Notre univers existe t-il vraiment ? Qu’est-ce que l’âme ? Le doute est-il le point de départ de la sagesse ?
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Je me suis demandé s’il était possible d’être un personnage matriarcal dont les besoins, l’ego, les angoisses et les humeurs ne prendraient pas tout le monde en otage….Comment encourager, protéger et nourrir ceux dont on s’occupe tout en leur laissant leur liberté ? Peut-être que le coût secret de l’amour véritable est de le laisser prendre son envol. Et rentrer. Les parents ne donnent pas cette liberté à leurs enfants. Ces derniers n’ont pas besoin de nous la demander. Ils la prendront de toute façon parce qu’ils le doivent. (Pages 111-112)
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Je pensais à Hécate, déesse des carrefours, avec ses torches et ses clés, Méduse avec ses serpents et son regard fatal, Artémis avec ses chiens de chasse et ses cerfs, Aphrodite avec ses colombes, Déméter avec ses juments, Athéna avec sa chouette. Dès que je voyais une femme d'un certain âge, excentrique, parfois fragile psychologiquement, qui nourrissait les pigeons sur les trottoirs de toutes les villes du monde, je me disais : Ah, tiens, voilà une autre déesse qu'on a tuée, que la vie a rendue folle.
Les déesses étaient-elles des propriétés foncièrement possédées par le patriarcat ?
Les femmes sont-elles des propriétés foncièrement possédées par le patriarcat ?
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Je crois que ce que je valorise le plus sont les vraies relations humaines et l’imagination. Peut-être qu’il est impossible d’obtenir les premières sans la seconde. J’ai mis du temps à me débarrasser de l’envie de plaire à ceux qui n’agissent pas dans mon intérêt et sont incapables de m’entourer de leur affection. Je possède les livres que j’ai écrits et transmets mes droits d’auteur à mes filles. En ce sens, mes livres sont ma propriété. Une propriété qui n’est pas privée. Il n’y a ni chien méchant ni vigile à l’entrée ni panneau qui interdit aux gens, quels qu’ils soient, de plonger, d’éclabousser, de s’embrasser, d’échouer, d’être furieux ou effrayés, d’être tendres ou tristes, de tomber amoureux de la mauvaise personne, de sombrer dans la folie, de devenir célèbres ou de jouer dans l’herbe.
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Je ne voulais aucun de ses problèmes. Je ne voulais rien de sa souffrance. Je ne voulais pas être comme elle. Elle ne m'offrait aucune vision optimiste de la cinquantaine ou de la vieillesse. Pourtant, je l'aimais démesurément. Quand j'y pense, je comprends que ça n'était pas vraiment son rôle d'offrir un optimisme qu'elle n’éprouvait pas ou auquel elle n'avait pas accès. Je crois que je lui en voulais parce que j’avais besoin qu'on m'encourage, peut-être même qu'on me mente un peu sur les bords. Tout va bien se passer, tu vas t'en sortir. Je crois que ma mère était incapable de dire quoi que ce soit si elle n'était pas convaincue. Vraiment elle n'avait rien d'un personnage féminin porté disparu puisqu'elle était tout à fait unique dans son pessimisme existentiel ; simplement, elle n'était pas le personnage maternel que je voulais qu'elle soit. Au fond, qu'est ce que ça veut dire, maternel ? Si cela implique de réconforter, protéger, éduquer, nourrir, encourager, mentir, d'être l'ancre dans la tempête de la vie, d'être toujours là, tous les personnages ne sont pas armés pour gérer un tel arsenal de qualités. Parmi les femmes de ma connaissance, beaucoup de celles qui n'avaient pas d'enfants étaient bien plus en mesure de répondre à ces exigences impossibles.
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Les livres de Deborah Levy sont des douceurs acidulées, des objets vifs et précieux, des surprises débordantes de sens et de sentiments. Ils sont si réconfortants qu'ils deviennent des amis.
Son autobiographie « en mouvement », et en trois volumes ("Ce que je ne veux pas savoir", "Le Coût de la vie", "État des lieux") a fédéré, à raison, quantité de lecteurs en France.
L'autrice anglaise, qui vit à Paris six mois de l'année, publie "La Position de la cuillère", un recueil de textes et de nouvelles dont elle donne la primeur à ses admirateurs français (il ne sortira en Angleterre que l'année prochaine).
#litterature #booktube #livres
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