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EAN : 9782253111825
224 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)
3.25/5   840 notes
Résumé :
"Tu t'attendais à quoi? Je lui ai dit. Tu crois que ça va être facile de me quitter? Tu crois que je vais te laisser faire comme ç ? J'ai lancé le cadre par terre, le verre s'est brisé mais comme c'était pas assez, j'ai bondi du lit et j'ai déchiré la photo, celle qu'il prétendait tant aimer, la photo de nous deux en mariés, beaux et légèrement ridicules, il y avait tant de monde qu'on ne connaissait pas à notre mariage qu'on est partis avant la fin. Il a eu l'air t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (94) Voir plus Ajouter une critique
3,25

sur 840 notes

carre
  16 mai 2013
On peut bien évidemment trouver beaucoup à redire sur ce genre de récit, La pauvre petite fille riche, à la paternité élevé au rang de grand penseur, de quoi elle se plaint. Bon OK, côté amour c'est plutôt Waterloo morne plaine, mais bon elle a tout le reste quand même. Non !
Et bien je ne suis pas aussi catégorique, je trouve même que le livre de Justine Levy, puisque c'est d'elle qu'il s'agit, m'a accroché, ému même. La fille de BHL raconte ce séisme intérieur que provoque la trahison de l'être aimé. Avec courage, honnêteté me semble t'il, elle raconte cette plongée dans la dépression devant ce mensonge. Avec justesse, sans mièvrerie, on rentre en empathie avec le personnage, le meilleur Levy à ce jour pour moi. En revanche c'est sur, les lecteurs réfractaires à « Rien de grave », rayerons de leur pense-bête les autres de titres de J.L.
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rabanne
  05 mars 2017
Justine Lévy m'a une fois de plus touchée par sa plume.
Authentique, n'y allant pas par quatre chemins, malgré tous les méandres (sentimentaux, psychologiques) par lesquels elle est passée et qu'elle nous expose dans ce roman autobiographique.
L'on retrouve Louise de "Le rendez-vous", une femme-enfant qui apprend douloureusement à grandir, à guérir de ce qui aurait pu complètement la détruire (drogue, dépression, chagrin d'amour)...
Un récit délivré dans un langage parlé, qui pourrait dérouter par le manque de respiration, de ponctuation, mais que j'ai apprécié encore une fois pour la profondeur et la sincérité qu'il dégage.
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Chocolatiine
  01 novembre 2015
Cette histoire, c'est la plus vieille histoire du monde : Louise et Adrien étaient amoureux et heureux, jusqu'au jour où leur route croise celle de Paula, la nouvelle copine du père d'Adrien. Après le père, elle couche avec le fils. Et voila Louise trompée, abandonnée, divorcée. Louise, c'est Justine Lévy, Adrien, Raphaël Enthoven et Paula... Paula n'est autre que Carla Bruni !
Ce roman, ce sont des mots crachés sur le papier par Justine, sans concession ni pour elle ni pour les autres, des mots crachés pour se sentir mieux, pour se décharger de toute cette amertume, cette tristesse, pour tenter de combler le vide laissé par l'amour insulté et trahi.
Ce livre, c'est la lecture idéale pour les périodes de rupture, il me semble. Louise nous conte aussi Pablo, son amoureux espagnol rencontré par hasard sur un bateau, un battant qui l'aidera à se sortir de tout ça. Ce livre, c'est aussi un message d'espoir ! Tout ne s'arrête pas à la fin d'une relation, il faut continuer à rêver, même si le ciel semble nous tomber sur la tête. Chacun rencontrera son Pablo et se relèvera. Rien de grave.
Challenge Petits plaisirs 2014/2015
Challenge ABC 2015/2016
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Patsales
  31 décembre 2019
« Décrire un homme dans toute la vérité de sa nature » disait (en substance) Jean-Jacques dans ses Confessions. Or, on sait depuis longtemps que la vérité est inaccessible, si ce n'est sans doute par l'intermédiaire de la littérature qui donne sa chance à chaque personnage et permet au lecteur de faire un pas de côté, et d'ouvrir un oeil neuf sur le monde, les deux s'il a de la chance.
Justine Lévy raconte comment elle s'est fait larguer. C'est le genre d'expérience qui nous est arrivé à tous au moins une fois. Alors, pourquoi lire son bouquin? Comme lot de consolation (genre: y'a pas qu'à moi que ça arrive)? Bof. Autant se faire une soirée pizza entre copines. Comme succédané relativement avouable à la presse people (Carla Bruni serait une salope et Raphaël Enthoven un ambitieux narcissique)? On a connu potins plus croustillants.
Mais comme objet littéraire, à mon avis, ça ne marche pas non plus. Ce n'est pas que ce soit mal écrit, même si les phrases à rallonge (non pas les phrases complexes, mais celles qui remplacent les points par des virgules) m'énervent. Elles suggèrent l’urgence, mais pourquoi vouloir suggérer l'urgence? Quand il s'agit de raconter une transplantation cardiaque, je comprends, mais là ? Page 96, on a la solution:
« Je suis allée voir, d'abord, l'homéopathe de maman
« Vous parlez toujours aussi vite? il m'a demandé.
- Oui, je crois.
- Pourquoi ?
- Par peur.
- de quoi?
- D'ennuyer les gens trop longtemps, je pense. »
Ah, d'accord.
Sinon, la chronologie est perturbée. Pourquoi pas? Mais aussi: pourquoi ?
On commence par apprendre que Louise enterre sa grand-mère. Puis que sa mère a un cancer. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet (la rupture entre Louise et Adrien, quoi), on apprend que Louise a rencontré Pablo qui est fou amoureux d'elle. Voilà qui évite l’humiliation. Justine Lévy a inventé un nouveau genre: le récit de comment je me suis fait méchamment virer mais même pas mal parce que j'en ai déjà retrouvé un autre.
C'est donc un livre naïf. Qui ne traite pas de son sujet principal : le désamour. Parce que, pour que le lecteur puisse s'émouvoir ou philosopher sur la mort de l'amour, il faudrait encore qu'il comprenne comment il est né. Or, là, rien, macache, peau de balle. Vu comment elle décrit son ex, on ne voit pas pourquoi elle crise d'avoir été quittée. Le truc le plus sympa qu'elle écrive sur lui, c'est quand même : « On avait un jeu, avant. Il fallait qu'il arrive à passer devant un miroir sans se regarder. Il n'y arrivait jamais. Ça nous faisait rire. »
Donc, il n'a jamais été aimable, elle est toujours aimée (par un autre). Effectivement, rien de grave.
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LuMM
  08 janvier 2019
Le mari de Louise, son grand et premier amour, l'a quittée pour refaire sa vie avec l'épouse de son père (Le père du mari, pas celui de Louise).
La pauvre a bien du mal à s'en remettre, ce que l'on peut comprendre. Depuis ce séisme elle ne sait plus faire grand chose: plus travailler, plus choisir un nouvel appartement, encore moins le décorer, ne sait plus aimer…
Tout cela est très joliment vain, bien tourné, mais tourne un peu en rond à mon goût.
L'ennui me gagne.
Je quitte donc Louise à mon tour, à la page 102 de ce petit roman, sans remords puisque cet abandon là au moins lui sera indolore…
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Citations et extraits (133) Voir plus Ajouter une citation
GeoshunGeoshun   14 septembre 2010
Mais peut être qu’on est mieux toute seule ?
Oui on peut dormir en travers du lit, manger des
biscottes toute la nuit, écouter la même chanson en
Boucle cent fois de suite , mais alors plus de caresses ,
Plus de câlins , non , on n’est surement pas mieux ,
Étendre le bras dans le grand lit et ne trouver per-
Sonne , même pas quelqu’un qui m’énerve , même pas
Quelqu’un qui me dégoute , personne , non ce n’est
sûrement pas mieux , moi j’ai besoin qu’on s’occupe
De moi , qu’on m’aime ou qu’on me dégoûte , ou
Qu’on m’énerve ou qu’on me fasse rire , mais aussi
Qu’on me laisse tranquille , de quoi j’ai plus besoin ,
Qu’on s’occupe de moi ou qu’on me laisse tran-
Quille ? 

c’était marrant , avant de discuter avec toi. C’était
Marrant quand j’aimais tout de toi , toi en bloc , t’es
Faiblesse, tes défauts je les aimais aussi tes défauts,
Et j’aimais quand on discutait, j’aimais avoir tort
Contre toi, et raison avec toi, et t’embrasser, et te
Couper la parole pour lancer oh là là tu as la peau
Douce, et jouer au bébé, et jouer à l’adulte, et mettre
un doigt dans ta bouche pendant que tu parlais pour
T’énerver un peu, toucher tes dents, te retrousser le
Nez, te malmener, je t’appartenais, tu m’appartenais,
Tu le sais bien qu’on était comme ca. »
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Honolulu00Honolulu00   28 février 2012
"J'en ai marre de ce froid en moi. Marre de ne plus avoir chaud ni mal. Marre de passer à coté de la vie, du bonheur, du malheur, des gens, des corrida, de la mort. Merde la fausse vie. Merde le noir, le silence, l'anesthésie, les chats, les jeans. Il a raison, Pablo. Faut arreter de pas vivre. Faut arreter de pas pleurer. Faut arreter la rétention de larmes, ça va me donner de la cellulite dans le visage, à force. Faut que t'arretes d'avoir peur d'etre vivante. Chaque fois que tu mets la radio à fond dans la salle de bains, je sais que tu vas pisser. Faut arreter, Belle du Seigneur. Faut arreter l'amour sublime, les amants beaux et nobles et parfaits. Le matin, on est chiffoné, on a mauvaise haleine, c'est comme ça, faut accepter, c'est ça aussi la vie. La vie c'est qu'un jour je quitterai Pablo, ou Pablo me quittera. Je lui préférerai quelqu'un ou il en aura marre de moi, et ce sera triste mais ca ne sera pas tragique. Et puis la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs qu'on oublie pour moins souffrir ou qu'on mélange avec ceux des autres ou avec ses mensonges. […] La vie est un brouillon finalement. Chaque histoire est le brouillon de la prochaine, on rature, on rature, et quand c'est à peu près propre et sans coquilles, c'est fini, on n'a plus qu'a partir, c'est pour ça que la vie est longue. Rien de grave."
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jecogitejecogite   24 août 2015
Et j en ai marre, en même temps, de faire attention. J'en ai marre de la myopie, de la surdité, du mutisme. Mais j'en ai marre, aussi, d'être enfermée en moi avec tous ces sentiments que j'ai proscrits, tous ces mots que je ne veux plus dire, plutôt mourir que de les dire je me dis, à la casse les mots d'occasion déjà servis, c'est comme mon coeur, et mon corps, eux aussi ils sont d'occasion, eux aussi ils ont aimé, souffert, et alors ? je ne vais pas me réincarner pour autant, ni me glisser dans l'âme d'une autre, ils sont là, ces mots, de toute façon, ils sont dans ma tête, dans ma gorge, Pablo les boit en m'embrassant, il les entend même quand je les enferme, tu crois quoi, idiote ? tu crois vraiment que je ne les entends pas, ces mots d'amour que tu ne dis pas ? C'est lui, bien sûr, qui a raison. J'ai honte, et j'ai honte d'avoir honte. J'ai honte de les penser, les mots, et encore plus honte de ne pas pouvoir les dire. J'en ai marre de ce froid en moi. Marre de ne plus jamais avoir chaud ni mal. Marre de passer à côté de la vie, du bonheur, du malheur, des gens, des corridas, de la mort. Merde la fausse vie. Merde le noir, le silence, l'anesthésie, les chats, les jeans. Il a raison, Pablo. Faut arrêter de pas vivre. Faut arrêter de pas pleurer. Faut arrêter la rétention des larmes, ça va me donner de la cellulite dans le visage, à force. Faut que t'arrêtes d'avoir peur d'être vivante, il m'a dit l'autre jour, à l'aéroport. Chaque fois que tu mets la radio à fond dans la salle de bains, je sais que tu vas pisser. Faut arrêter, Belle du Seigneur. Faut arrêter l'amour sublime, les amants beaux et nobles et parfaits. Le matin, on est chiffonné, on a mauvaise haleine, c'est comme ça, faut accepter, c'est ça aussi la vie. La vie, c'est qu'un jour je quitterai Pablo, ou Pablo me quittera. Je lui préférerai quelqu'un ou il en aura marre de moi, et ce sera triste mais ce ne sera pas tragique. Et puis la tristesse passera, elle aussi, comme le bonheur, comme la vie, comme les souvenirs qu'on oublie pour moins souffrir ou qu'on mélange avec ceux des autres ou avec ses mensonges. Le parfum fade du lait de coco, nos pieds écorchés par les tongs, les immenses mille-pattes qui courent sur les chemins de terre, l'eau écarlate du fleuve Garapoa, le petit âne ébouriffé qui s'ébrouait dans les flaques comme un chiot, et ce grand chien jaune qui nous suit depuis notre arrivée, moi j'ai déjà des souvenirs avec Pablo, c'est déjà ça de pris, c'est le jour qui s'est levé. Tu vois, Louise, on recommence, il m'a dit ce matin. C'est ça qui compte, recommencer. Je ne l'aime pas comme j'aimais Adrien. Je ne l'aime plus comme aiment les enfants. La vie est un brouillon, finalement. Chaque histoire est le brouillon de la prochaine, on rature, on rature, et quand c'est à peu près propre et sans coquilles, c'est fini, on n'a plus qu'à partir, c'est pour ça que la vie est longue. Rien de grave.
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TorticolisTorticolis   06 décembre 2009
Le problème, dans ce genre d'histoire, c'est la rééducation. C'est réapprendre à aimer, à rire, à sentir, à sortir, réapprendre tout, comme une grande brûlée, ou une paralysée, ou l'amnésique de ce film de Hitchcock à qui il avait fallu refaire une mémoire.
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sweetlullabysweetlullaby   16 décembre 2010
Aimer ça ne veut pas dire se ressembler. Aimer ça ne veut pas dire être pareils, se conduire comme des jumeaux, croire qu'on est inséparables. Aimer c'est ne pas avoir peur de se quitter ou de cesser de s'aimer. Aimer c'est accepter de tomber, tout seul, et de se relever, tout seul, je ne savais pas ce que c'est qu'aimer, j'ai l'impression de le savoir aujourd'hui un peu plus.
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